vendredi 9 avril 2010

Le PCF soutien les résistants de Base élèves

L'affaire remonte à quelques jours. Ou plus précisément à quelques années. Mais mardi 30 mars, un nouveau scandale éclatait : l'inspectrice académique de Grenoble a demis deux directeurs isérois de leurs fonctions car ces derniers refusaient, et refusent encore, de renseigner Base élèves, un fichier de renseignements.

Le fichage fait toujours autant de bruit. Le fichier Base élèves est utilisé depuis 2007. Il contient l'identifiant national de l'élève, son état civil (âge, sexe...), son adresse de résidence et sa situation familiale, des renseignements sur sa famille ainsi que son cursus scolaire. En Isère, le scandale avait commencé l'an dernier, à la même époque, lorsque Jean-Yves Le Gall, directeur de l'école de Notre Dame de Vaulx, était menacé de sanction. Menacé de sanction car il refusait de renseigner Base élèves et surtout refuser de céder sous la pression. Le 1er septembre 2009, Jean-Yves Le Gall était démis de ses fonctions de directeur.
Mardi 30 mars, Claude Didier, directeur de l'école La Prunière, et Rémi Riallan, directeur de l'école de Séchilienne, connaissaient la même situation. Monique Lesko, inspectrice d'académie, avait décidé de leur faire subir le même sort. Le 31 mars, parents d'élèves, enseignants et syndicats étaient réunis devant l'inspection académique de Grenoble afin de manifester leur soutien aux deux directeurs. Suite à ce rassemblement, la fédération iséroise du Parti Communiste Français nous faisait parvenir leur réaction. Ainsi, elle "condamne la décision incompréhensible et provocatrice de l'Inspectrice d'Académie de l'Isère de retirer de leur fonction de directeur d'école à Claude Didier et Rémi Riallan au motif qu'ils refusent de renseigner Base élèves 1er degré".
Choquée d'une telle sanction, la Fédération insiste sur le fait que les deux directeurs concernés "viennent d'être reconnus comme défenseurs des droits de l'homme auprès des Nations Unies, conjointement avec le Rapporteur spécial sur le droit à l'éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants". La lettre se poursuit, dénonçant à la fois l'utilisation abusive des bases de données administratives, leur multiplication, leur interconnexion et la politique de la peur qui se généralise dans le monde du travail, "véritable déshumanisation des relations sociales, visant à soumettre les individus par la pression et les sanctions". Enfin, elle s'interroge : "Que peut signifier le traçage du parcours scolaire, si ce n'est d'enfermer chaque enfant dans son passé ?"

Des intellectuels et des économistes de gauche dénoncent la réforme des retraites

LE MONDE 07.04.10
quelques jours de la remise du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR), l'association Attac et la Fondation Copernic rendent public un appel, mercredi 7 avril, à la Bourse du travail de Paris.
Quelque 370 personnalités issues de la gauche syndicale, politique, associative mais aussi des milieux des économistes et des sociologues, y dénoncent "le coup fatal au système de retraites par répartition" et appellent à "une vaste mobilisation citoyenne" pour défendre une autre voie.
Les pétitionnaires s'en prennent sans ambages aux réformes du gouvernement envisageant la suppression de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, la remise en cause du calcul des pensions sur les six derniers mois d'activité dans le secteur public et l'allongement de la durée de cotisation.
Ils mettent également en cause les travaux du COR qui préconiseraient la mise en place d'un système par points. "Il s'agirait, dénonce le texte, de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement de salaire défini à l'avance et de faire de la variation du niveau des retraites le moyen d'équilibre financier des régimes."
Pour ces contestataires, toutes ces pistes mèneraient à "une régression sociale", dues non aux contraintes démographiques invoquées mais à la logique de réduction des dépenses publiques à l'oeuvre depuis des mois. Ils suggèrent donc d'inverser le raisonnement économique pour renflouer le système et préconisent, notamment, "l'accroissement des prélèvements sur la richesse produite".
Les besoins supplémentaires de financement auraient été estimés par le COR, en 2007, de 1 à 2 points du produit intérieur brut (PIB) jusqu'en 2050. Une augmentation "réalisable" au regard de "l'explosion des dividendes", qui sont passés de 3,2 % à 8,5 % du PIB dans les dernières vingt-cinq années, insistent les signataires.
"Le financement des retraites est possible à condition d'en finir avec l'actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers", écrivent-ils encore. Ils appellent la gauche à faire "sauter ce tabou" et faire ainsi un choix politique "de justice et de solidarité".
L'appel, signé par les trois syndicats les plus en pointe sur le dossier - CGT, FSU et Solidaires - et la gauche radicale comme le PCF, le NPA et le Parti de gauche, a rallié également les Verts en la personne de Cécile Duflot, leur secrétaire nationale, et quelques figures socialistes, proches de Benoît Hamon, comme Razzy Hammadi, Régis Juanico ou le député européen Liem Hoang-Ngoc.
Le texte porte aussi les signatures de prestigieux sociologues tels Robert Castel, Luc Boltanski, le philosophe Patrick Viveret ou de personnalités tels l'écrivain Susan George, la présidente du Syndicat de la magistrature, Clarisse Taron, et l'animateur du collectif Sauvons la recherche, Georges Debrégeas.
Mais ce sont surtout les quelque 90 économistes présents qui donnent un crédit particulier à l'initiative. On y retrouve des noms connus du milieu de la recherche économique, peu habitués à ce type de démarche engagée : André Orléan, Olivier Favereau et François Eymard Duvernay, fondateurs de l'Ecole de la régulation, Henri Sterdyniak, spécialiste des retraites à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Jean Gadrey, ancien membre de la commission Stiglitz sur les indicateurs de richesse.
L'appel marque ainsi un retour des intellectuels dans le débat politique qu'on n'avait guère plus vus depuis l'appel de solidarité avec les grèves de 1995 de Pierre Bourdieu.
Au-delà de la collecte de signatures connues, les initiateurs entendent contribuer à "une vaste mobilisation citoyenne pour stopper cet engrenage". L'appel devrait servir de support à des réunions publiques et des comités locaux. "Nous cherchons à créer un courant d'opinion sur le fond du sujet capable de montrer qu'il y a d'autres solutions", explique Pierre Khalfa, de l'union syndicale Solidaires.
Reste que l'initiative risque de mettre en lumière les divisions de la gauche. Contactée, la direction du PS n'a pas donné suite. Difficile de trouver une position de consensus sur la défense du système existant quand François Hollande ou Manuels Valls se sont ouvertement prononcés pour un allongement de la durée de cotisation.

Qui est pour le bouclier fiscal ?

Le dispositif vedette de Nicolas Sarkozy a décidément du plomb dans l’aile. Après les divisions désormais ouvertes au sein du groupe de l’UMP à l’Assemblée nationale, c’est aujourd’hui deux Français sur trois qui contestent le bien fondé d’une exonération fiscale prévoyant de mettre à l’abri de l’impôt les plus riches.

C’est le principe même du bouclier fiscal qui est aujourd’hui battu en brèche, car il repose sur un défaut majeur : il défend les seuls intérêt de ceux qui ont tout.
Pour preuve en 2009 selon le journal « Les échos », les mille familles les plus riches ont touché à elles seules les 2/3 de la somme allouée à ce dispositif.
A tout bien regarder et mis à part le Président de la République et son gouvernement, ceux qui soutiennent le bouclier fiscal se font rares. « Errare humanum est, perseverare diabolicum », Monsieur le Président ! Il faut abandonner l’injuste bouclier fiscal.

mercredi 7 avril 2010

Les cheminots sont en lutte pour le bien commun

Le PCF apporte son soutien à la mobilisation des cheminots. Cette action donne corps au service public de transport auquel notre population peut légitimement prétendre aujourd’hui. A la logique de casse, de décomposition imposées par le pouvoir en place qui abandonne le fret ferroviaire, délocalise des services internes ou sabre dans l’emploi, les cheminots opposent une seule et unique logique : l’intérêt des usagers. Il passe par un investissement accru dans le service offert aux passagers, pour sa sécurité et son environnement.

Chacun connait les conséquences à court terme de l’abandon programmé du fret par la SNCF en terme de nouveaux camions mis sur les routes, à l’inverse de ce que promettait le désormais caduc « Grenelle de l’environnement ».
La grève qui commence fait œuvre utile. le PCF défend les revendications des cheminots en lutte pour le bien commun et appelle à la solidarité avec leur action.

lundi 5 avril 2010

Chatel déshabille Pierre pour habiller Paul : la scandaleuse aumône du gouvernement aux jeunes professeurs

Le ministre de l’Education Nationale a annoncé la revalorisation des salaires des jeunes professeurs.

Seulement un quart des enseignants et CPE seront concernés par une nouvelle grille indiciaire. Le Ministre laisse ainsi ¾ des personnels sur le côté ;
Au bout de 8 années, d’exercice, les 2 carrières se rejoignent, rendant inexistants les effets de la revalorisation au-delà ;
Sur l’ensemble de la carrière, les effets de ces mesures représentent 25 € par mois ;
Aucune annonce de discussion sur les conditions de travail des enseignants ;
Aucune perspective de revalorisation pour l’ensemble des personnels. D’éventuelles mesures annoncées sont soumises aux résultats attendus des suppressions d’emplois au budget 2011.
Ne soyons pas dupe de la générosité apparente de cette mesure. En revalorisant un enseignant sur quatre, le gouvernement en profite surtout pour ne pas augmenter les trois autres. Il divise pour mieux se justifier. Il joue les intérêts des uns contre les intérêts de tous, et profite de la médiocrité des salaires des jeunes enseignants.
L’argumentation de Luc Chatel est particulièrement scandaleuse. En faisant de cette revalorisation le résultat des suppressions de postes dans l’Education Nationale, il légitime le chacun pour soi : déshabillons Pierre pour habiller Paul. Cela n’a rien d’étonnant : la logique des heures supplémentaires, inégalitaires par principe, était la même. Un bel exemple. Une belle leçon de choses, indéniablement.

samedi 3 avril 2010

Salah aura 25 ans le 25 avril….

Dans 25 jours Salah aura 25 ans. Il aura alors effectué plus de 5 ans de prison…
En « haut-lieu » on se refuse encore et encore à agir de façon significative pour obtenir sa libération, lui qui est l’objet d’une « détention arbitraire » condamnée le droit, en particulier les Conventions de Genève.
La présidence de la République peut sortir de son mutisme et faire œuvre humaine à défaut d’exiger la justice. Nous lui suggérons, mais surtout nous lui demandons clairement, d’obtenir – comme c’est possible – des autorités israéliennes très « amies » de lui, qu’une « remise de peine » soit enfin accordée à Salah qui doit retourner dans sa famille.
Vous pouvez obtenir la libération de Salah Hamouri, Monsieur le Président de la république !
Faîtes-le !
Salah à Jérusalem-Est pour ses 25 ans !

Bouclier fiscal : en finir avec une mesure injuste

La droite et sa politique ont été lourdement sanctionnées lors des élections régionales.
Pourtant, elle est restée sourde aux revendications des urnes et de la rue. Nicolas Sarkozy n’en a tiré à ce jour aucun enseignement et a affirmé vouloir maintenir le cap de sa politique.
Il semble qu’aujourd’hui, au sein même de sa majorité, les doutes et les interrogations se multiplient notamment sur le bouclier fiscal.
Le PCF n’a cessé de demander la suppression de ce dispositif fiscal particulièrement injuste profitant aux plus riches. Chaque année, l’administration reverse une moyenne de 368 000 euros aux contribuables les plus riches soit l’équivalent de 30 années de SMIC.
Dans un contexte de crise économique qui entraine chômage, baisse des salaires et du pouvoir d’achat, il est impératif de mettre fin à cette mesure injuste.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF
Paris, le 31 mars 2010.

vendredi 2 avril 2010

La Fête du Travailleur Alpin 2010

« Le Travailleur Alpin », journal édité par la fédération de l’Isère du Parti Communiste Français depuis 1928, organise chaque année une grande fête populaire. Cette année, elle se tiendra les 25, 26 et 27 juin 2010 au parc La Poya à Fontaine (38). Réservez dés maintenant votre vignette-bon de soutien auprés des communistes du Grésivaudan.

Déclaration du Conseil départemental du PCF Isère, réuni le 31 mars 2010

La Fédération de l’Isère PCF condamne la décision incompréhensible et provocatrice de
l’Inspectrice d’Académie de l’Isère de retirer leur fonction de directeur d’école à Claude Didier et
Rémi Riallan au motif qu’ils refusent de renseigner le fichier Base Elèves 1er degré.

Nous apportons notre total soutien aux deux directeurs ainsi qu’à leurs collègues isérois menacés
des mêmes sanctions et soulignons le fait que ceux-ci viennent d’être reconnus comme défenseurs
des droits de l’homme dans un récent rapport de Mme Sekaggya, Rapporteuse spéciale sur la
situation des défenseurs des droits de l’homme auprès des Nations Unies, conjointement avec le
Rapporteur spécial sur le droit à l’éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des
migrants.

Nous dénonçons l’utilisation abusive des bases de données administratives, leur multiplication et
leur interconnexion qui portent atteinte aux libertés individuelles fondamentales. Avec Base Elèves

ce sont les enfants qui sont touchés, le droit à l’éducation pour tous qui est remis en question, ainsi
que le droit à l’oubli dont doit pouvoir bénéficier tout enfant. Que peut signifier le traçage du
parcours scolaire, si ce n’est d’enfermer chaque enfant dans son passé ?

Nous dénonçons également la politique de la peur qui se généralise dans le monde du travail,
véritable déshumanisation des relations sociales, visant à soumettre les individus par la pression et
les sanctions. Le PCF de l’Isère sera aux côté de toutes celles et ceux qui luttent pour ne pas laisser
ces méthodes devenir la règle, pour préserver les valeurs que sont l’entraide, la solidarité, le respect
des relations humaines et de la dignité des personnes.
Grenoble, le 31 mars 2010

Hors-série spécial en hommage à Jean Ferrat

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