Une cinquantaine de salariés de l’entreprise Atral/Hager (conception
et production de systèmes de sécurité), installée dans la zone
industrielle de Crolles, a déplacé depuis hier le piquet de grève à
l’extérieur des locaux.
Le mouvement, entamé la semaine dernière,
se durcit alors que la direction et les syndicats ont ouvert début
novembre les Négociations annuelles obligatoires (NAO). L’augmentation
générale des salaires est la pierre d’achoppement.
Lors d’une 2 e
réunion, le 21 novembre, la direction a proposé une augmentation de
l’enveloppe salariale de 2,2 %. La répartition s’établit par collèges et
en fonction « des résultats de l’année dernière, explique le directeur
général Luc Palmier. Et au regard du contexte économique incertain, pour
une première proposition, cela nous paraît raisonnable ».
Du côté
des syndicats, l’entreprise « tient ses budgets, insiste Pierre David,
délégué syndical CGT. Elle va bien. Le problème est la politique de
redistribution : elle n’est pas toujours objective ».
Les
revendications de la CGT sont sur la table. Les propositions de la
direction aussi : « Les discussions ne sont pas terminées, assure le
dirigeant d’Atral/Hager. Une proposition définitive sera faite le
10 décembre. »
D’ici là, la CGT annonce que la grève est
reconduite. Jusqu’à nouvel ordre… « Nous demandons 100 € d’augmentation
pour les plus bas salaires. » Selon l’élu syndical, embauché au moment
de la création du site crollois en 1985, cette augmentation concernerait
entre 150 et 160 personnes (sur un effectif total de 430). « Les
salariés qui ont plus de 15 ans d’ancienneté vont bientôt toucher moins
que les derniers embauchés à poste équivalent. Ce n’est pas acceptable !
»
Dauphine libéré du 4/12/2012
mardi 4 décembre 2012
Bernard Thibault : "Je ne crois pas que Florange soit sauvé"
Florange : Bernard Thibault dénonce "un... par FranceInfo
Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault estime, comme les syndicats locaux, que Florange n’est pas sauvée. Il a également dénoncé ce lundi matin sur France Info "un renoncement condamnable de la part du gouvernement" dans le dossier du site ArcelorMittal.
Suite à l'accord entre le gouvernement et le groupe sidérurgiste, annoncé vendredi, le site de Florange n’est pas sauvé, estime Bernard Thibault. Il se joint à la déception des syndicats locaux, pour qualifier cet accord de renoncement condamnable de la part du gouvernement. La CFDT ayant même parlé de trahison.
"Dans les jours précédents" l'annonce de l'accord, "tous les élus syndicaux, tous les élus locaux, un grand nombre de responsables politiques de tous bords ont dit : -dans cette situation il ne serait pas aberrant d'innover-, aussi au regard de l'attitude de M. Mittal sur la scène internationale", a-t-il estimé, en demandant une participation financière directe de l'Etat. Il a rappelé à ce propos que c’est un rapport commandé par le gouvernement lui-même, et remis en juillet, qui préconisait une participation directe de l’Etat dans les activités de Florange.
Bernard Thibault a rappelé qu'après un plan quasi-identique, "en Belgique, les salariés de Liège font le constat qu'après les mêmes promesses de Mittal que celles qui ont été faites au gouvernement français, aujourd'hui les activités sont rompues, on est sur la gestion sociale des licenciements".
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Négociation « sécurisation de l’emploi » : Nouveau texte … toujours l’impasse pour les salariés et l’emploi (CGT)
Alors que le chômage explose depuis dix-huit mois consécutifs, le
Patronat cherche de nouvelles règles pour faciliter le licenciement. Il
est certain que l’effet premier de ce projet d’accord serait d’envoyer
nombre de salariés pointer à Pôle emploi.
Le 29 novembre au soir, le MEDEF a transmis aux organisations syndicales un texte de plus de 70 pages intitulé : « projet d’accord sur la sécurisation de l’emploi ».
En guise de sécurisation, le Patronat traduit dans le texte les déclarations de Laurence Parisot : « pas d’accord sans acceptation du principe de flexibilité ». Effectivement en matière de flexibilité ils « y vont fort » :
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Le 29 novembre au soir, le MEDEF a transmis aux organisations syndicales un texte de plus de 70 pages intitulé : « projet d’accord sur la sécurisation de l’emploi ».
En guise de sécurisation, le Patronat traduit dans le texte les déclarations de Laurence Parisot : « pas d’accord sans acceptation du principe de flexibilité ». Effectivement en matière de flexibilité ils « y vont fort » :
- opération destruction du CDI en généralisant les contrats de projets et les contrats à durée indéterminée intermittents,
- contournement du licenciement économique par la création de nouvelles procédures,
- encouragement du chantage à l’emploi au travers de la généralisation des accords dits « compétitivité emploi »,
- difficulté plus grande pour la réparation aux prud’hommes (12 mois au lieu de 5 ans pour réclamer des salaires, limitation des dommages et intérêts…),
- possibilité d’un motif de licenciement imprécis,
- obligation d’accepter un nouveau poste s’il est situé à moins de 50 km ou 1 h 30 de trajet…
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lundi 3 décembre 2012
L’accord Mittal-gouvernement est un renoncement à l’ambition d’une relance durable du site de Florange
Après l’annonce du gouvernement, les hauts fourneaux de Florange vont
rester à l’arrêt. De nombreux emplois sur le site continuent d’être
menacés. Le gouvernement parle d’absence de plan social mais donnerai
son feu vert à des reclassements et des pré-retraites financés sur fonds
publics. Voilà la vérité sur l’accord annoncé entre Mittal el le
gouvernement. C’est de la part du gouvernement un renoncement à
l’ambition d’une relance durable du site. Les fumeuses promesses
d’investissements de Mittal, contraire à tous ses actes, ne sont en rien
une garantie. Mittal continue de jouer les sites français et belges,
les uns contre les autres.
Le PCF comprend la colère des salariés et élus locaux devant cette démission de la puissance publique. L’accord Mittal-gouvernement ne peut en aucun cas être un point final au dossier de Florange ni à celui de l’ensemble de la filière sidérurgique française. Les salariés ne doivent pas être à nouveau abandonnés aux griffes de Mittal. Je demande la mise en place immédiate d'un comité national pluraliste associant syndicats, élus locaux, parlementaires, état, industriels et banques pour continuer dans la transparence à construire les solutions industrielles d’avenir inexistantes après cet accord.
Pierre Laurent
Le refus de nationaliser laisse Florange et les salariés dans les griffes de Mittal
Le PCF comprend la colère des salariés et élus locaux devant cette démission de la puissance publique. L’accord Mittal-gouvernement ne peut en aucun cas être un point final au dossier de Florange ni à celui de l’ensemble de la filière sidérurgique française. Les salariés ne doivent pas être à nouveau abandonnés aux griffes de Mittal. Je demande la mise en place immédiate d'un comité national pluraliste associant syndicats, élus locaux, parlementaires, état, industriels et banques pour continuer dans la transparence à construire les solutions industrielles d’avenir inexistantes après cet accord.
Pierre Laurent
Le refus de nationaliser laisse Florange et les salariés dans les griffes de Mittal
On connait dorénavant le scénario de Jean Marc Ayrault. Il annonce un accord avec Mittal pour éviter un plan social et la poursuite de l'activité à Florange. Le scénario du premier ministre a déçu les 650 salariés car il peut tourner vite en mauvais film, ces prochains mois. Comment faire confiance à l'investisseur Mittal et à ses engagements, d'autant que les hauts fourneaux restent fermés et ne redémarrerons pas à court terme ? Comment croire à des investissements de Mittal de 180 millions d'euros en 5 ans bien insuffisants quand le PDG indien ferme depuis des années tous ces sites en Europe ?
Le gouvernement s'est refusé à nationaliser un secteur industriel stratégique. La solution annoncée n'est pas à la hauteur, au vu de l'enjeu industriel. La seule garantie qu'aurait dû prendre le premier ministre aurait été de prendre la main avec une majorité de blocage au sein du conseil d'administration sur la base d'investissements publics, garantissant l'avenir de Florange.
Communiqué du Parti communiste français
Mahmoud Abbas : "Maintenant nous avons un Etat"
Le président palestinien, auréolé de sa victoire
diplomatique à New York, a affirmé dimanche à Ramallah que les
Palestiniens "maintenant ont un Etat" à son retour de l'ONU où le statut
d'Etat observateur a été octroyé à la Palestine. Mahmoud Abbas s'est
également engagé à relancer la réconciliation inter-palestinienne.
"Maintenant, nous avons un Etat. La Palestine a obtenu un succès historique aux Nations unies", s'est félicité Mahmoud Abbas à Ramallah, en s'engageant à relancer la réconciliation inter-palestinienne dans les jours à venir. "Le monde l'a dit haut et fort: Oui à l'Etat de Palestine, oui à la liberté de la Palestine, oui à l'indépendance de la Palestine. Non à l'agression israélienne non aux colonies, non à l'occupation", a lancé le président palestinien devant une foule de partisans réunis à la Mouqataa, le complexe de la présidence palestinienne à Ramallah (Cisjordanie).
De fait, le nouveau statut d'Etat observateur non-membre de la Palestine ne lui confère pas le statut d'Etat à part entière, mais donne accès aux Palestiniens à des agences de l'ONU et des traités internationaux. Mahmoud Abbas a dédié le rehaussement du statut de la Palestine, voté par plus des deux tiers des pays représentés à l'ONU, au défunt chef historique Yasser Arafat, inhumé à la Mouqataa.
Plusieurs milliers de Palestiniens avaient fait le déplacement dimanche à Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne, qui porteur d'un drapeau national, qui d'un portrait de du président palestinien, trois jours après le vote historique à New York.
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"Maintenant, nous avons un Etat. La Palestine a obtenu un succès historique aux Nations unies", s'est félicité Mahmoud Abbas à Ramallah, en s'engageant à relancer la réconciliation inter-palestinienne dans les jours à venir. "Le monde l'a dit haut et fort: Oui à l'Etat de Palestine, oui à la liberté de la Palestine, oui à l'indépendance de la Palestine. Non à l'agression israélienne non aux colonies, non à l'occupation", a lancé le président palestinien devant une foule de partisans réunis à la Mouqataa, le complexe de la présidence palestinienne à Ramallah (Cisjordanie).
De fait, le nouveau statut d'Etat observateur non-membre de la Palestine ne lui confère pas le statut d'Etat à part entière, mais donne accès aux Palestiniens à des agences de l'ONU et des traités internationaux. Mahmoud Abbas a dédié le rehaussement du statut de la Palestine, voté par plus des deux tiers des pays représentés à l'ONU, au défunt chef historique Yasser Arafat, inhumé à la Mouqataa.
Plusieurs milliers de Palestiniens avaient fait le déplacement dimanche à Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne, qui porteur d'un drapeau national, qui d'un portrait de du président palestinien, trois jours après le vote historique à New York.
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Mélenchon: "L'écosocialisme, nouvelle définition de la démarche socialiste"
Le cofondateur du Front de gauche appelle ce jeudi à un
changement de "centre de gravité" dans la majorité vers la gauche, dans
lequel il se dit "prêt à être Premier ministre". Il met surtout au coeur
de son projet l'écosocialisme, qui se trouvait déjà dans le programme
du Front de gauche à la présidentielle à travers la Planification
écologique.
Extraits de ce long entretien donné à Rue 89.
Le cofondateur du Parti de gauche ne veut pas attendre 2017 pour proposer une alternative aux Français. Il n'entend pas non plus laisser les clés à l'aile droite du PS, qui "ne peut quand même pas prétendre prendre tout le monde en otage avec un révolver sur la tempe, sur le thème : « Celui qui n’est pas d’accord avec ce que dit M. Ayrault se prépare à donner le pouvoir au Front national. »"
Lire la suite
Extraits de ce long entretien donné à Rue 89.
- Changement d'équilibre à gauche
Le cofondateur du Parti de gauche ne veut pas attendre 2017 pour proposer une alternative aux Français. Il n'entend pas non plus laisser les clés à l'aile droite du PS, qui "ne peut quand même pas prétendre prendre tout le monde en otage avec un révolver sur la tempe, sur le thème : « Celui qui n’est pas d’accord avec ce que dit M. Ayrault se prépare à donner le pouvoir au Front national. »"
- 2014, le point de bascule
- La crise politique favorable au Front de gauche
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dimanche 2 décembre 2012
samedi 1 décembre 2012
Nous demandons la nationalisation du site de Florange
Le 24 février 2012 en pleine campagne présidentielle, le candidat
François Hollande effectuait une visite surprise à Florange et déclarait
être "prêt à déposer une proposition de loi" obligeant à céder des
unités de production à des repreneurs.
"Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder", il faut qu'elle en ait "l’obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner de l'activité supplémentaire".
Aujourd'hui les salariés et leurs familles attendent la nationalisation du site de Florange afin de pouvoir maintenir leurs emplois.
"Je viens devant vous prendre des engagements (...) Je ne veux pas me retrouver dans la situation d'être élu un jour sur une promesse et ensuite de ne pas revenir parce qu'elle n'aurait pas été tenue".
Or, neuf mois plus tard, la promesse n’est pas encore honorée.
De plus, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, alors conseiller spécial de François Hollande, s'est engagé mardi 24 avril 2012 à faire voter par "la future majorité parlementaire de gauche" une loi obligeant les groupes industriels à céder les usines "rentables" qu'elles voudraient fermer en France sans pour autant accepter de les vendre.
Il y a urgence.
Après 18 mois de lutte nous attendons que Monsieur le Président tienne sa promesse et qu’il nationalise le site afin de permettre à un repreneur d’investir.
Nous appelons tous les citoyens à soutenir notre démarche en signant cette pétition et en la diffusant le plus largement possible.
Lire la suite et signer la pétition
"Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder", il faut qu'elle en ait "l’obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner de l'activité supplémentaire".
Aujourd'hui les salariés et leurs familles attendent la nationalisation du site de Florange afin de pouvoir maintenir leurs emplois.
"Je viens devant vous prendre des engagements (...) Je ne veux pas me retrouver dans la situation d'être élu un jour sur une promesse et ensuite de ne pas revenir parce qu'elle n'aurait pas été tenue".
Or, neuf mois plus tard, la promesse n’est pas encore honorée.
De plus, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, alors conseiller spécial de François Hollande, s'est engagé mardi 24 avril 2012 à faire voter par "la future majorité parlementaire de gauche" une loi obligeant les groupes industriels à céder les usines "rentables" qu'elles voudraient fermer en France sans pour autant accepter de les vendre.
Il y a urgence.
Après 18 mois de lutte nous attendons que Monsieur le Président tienne sa promesse et qu’il nationalise le site afin de permettre à un repreneur d’investir.
Nous appelons tous les citoyens à soutenir notre démarche en signant cette pétition et en la diffusant le plus largement possible.
Lire la suite et signer la pétition
Florange: "Mittal pille tout ce qu'il peut piller", dit Pierre Laurent
Pierre Laurent pour une nationalisation de... par rtl-fr
Le secrétaire national du PCF a plaidé ce vendredi pour une nationalisation de Florange sans verser d'indemnisation à la famille Mittal, propriétaire du site sidérurgique d'ArcelorMittal, qui s'est "largement servie".
"Peut-être qu'il y a un accord possible, mais si on négocie un accord avec Mittal, il faut tout mettre sur la table, mettons tous les comptes sur la table (dette, dividendes...) et on verra ce qu'on doit à Mittal." Pour le sénateur de Paris, ArcelorMittal a "pillé" Florange, s'est "servi des dividendes confortables", a "endetté le groupe" et "va partir à un moment donné, alors que nous, nous aurons toujours besoin de continuer de consommer de l'acier".
Le gouvernement a jusqu'à samedi pour trouver une solution de reprise du site de Florange et se mettre d'accord avec ArcelorMittal, sans quoi ce dernier compte fermer définitivement les hauts fourneaux.
- A lire aussi:
Sans-papiers, à qui profite le crime ?
La merveilleuse lutte pour la régularisation des travailleurs
sans-papiers et la détermination sans faille des militants de RESF pour
protéger les enfants scolarisés ont gagné quelques mesures qui
amélioreront la situation à la marge. Mais l’équipe de François Hollande
annonce une politique qui s’inscrit dans la continuité des précédentes.
En prolongeant la politique du chiffre, le ministre Valls indique que
le chiffre de 30000 régulations annuelles ne changera pas, le
gouvernement PS-EEVL décide de pérenniser la situation d’environ 300000
personnes sans-papiers.
Oui, il faut en finir avec le statut de sans-papiers en régularisant. Et pour ce faire, il faut enfin s’attaquer aux racines du mal. La misère et la famine qui touchent les pays du sud pousse ceux qui le peuvent vers des cieux leur permettant d’assurer la survie de leur famille. Ces voyages faient sur des bateaux de fortune, trop souvent au prix de leur vie, ne cesseront qu’avec une politique Nord-Sud fondée sur la coopération et la solidarité. Il suffit d’empêcher le pillage des pays du Sud par les multinationales de l’agroalimentaire, du pétrole et autres richesses, et soyons convaincus que les hommes, les femmes les plus déterminés, les plus formés, les plus forts resteront massivement pour construire l’avenir sur leur terre. Mais là, c’est sûr, il faut du courage. S’attaquer à quelques sans–papiers, c’est plus facile que de s’attaquer aux multinationales.
Il est temps après vingt années de politiques répressives marquées par l’échec, de se poser une question : pourquoi les gouvernements successifs n’ont-ils pas su ou voulu résoudre la situation? A qui profite le crime ? Ces centaines de milliers de personnes sans papiers et sans droits, obligées d’accepter n’importe quel travail dans n’importe quelles conditions, constituent pour le BTP, la restauration, les sociétés de service… une main d’œuvre taillable et corvéable à merci. Baisse du coût du travail, déstructuration du droit du travail, ni sécurité sociale ni retraite… les objectifs du Medef sont atteints. S’attaquer à quelques sans–papiers, c’est plus facile que de s’attaquer aux patrons voyous.
On attendait d’un gouvernement de gauche qu’entre les puissants et le peuple - qu'il soit d’ici et d’ailleurs - il choisisse le peuple avec détermination. Le Parti communiste français continuera aux cotés des syndicats et des associations à se démarquer des politiques libérales, qu’elles soient ultra ou teintées de social.
Isabelle Lorand, responsable du secteur Libertés et droits de la personne du PCF
Oui, il faut en finir avec le statut de sans-papiers en régularisant. Et pour ce faire, il faut enfin s’attaquer aux racines du mal. La misère et la famine qui touchent les pays du sud pousse ceux qui le peuvent vers des cieux leur permettant d’assurer la survie de leur famille. Ces voyages faient sur des bateaux de fortune, trop souvent au prix de leur vie, ne cesseront qu’avec une politique Nord-Sud fondée sur la coopération et la solidarité. Il suffit d’empêcher le pillage des pays du Sud par les multinationales de l’agroalimentaire, du pétrole et autres richesses, et soyons convaincus que les hommes, les femmes les plus déterminés, les plus formés, les plus forts resteront massivement pour construire l’avenir sur leur terre. Mais là, c’est sûr, il faut du courage. S’attaquer à quelques sans–papiers, c’est plus facile que de s’attaquer aux multinationales.
Il est temps après vingt années de politiques répressives marquées par l’échec, de se poser une question : pourquoi les gouvernements successifs n’ont-ils pas su ou voulu résoudre la situation? A qui profite le crime ? Ces centaines de milliers de personnes sans papiers et sans droits, obligées d’accepter n’importe quel travail dans n’importe quelles conditions, constituent pour le BTP, la restauration, les sociétés de service… une main d’œuvre taillable et corvéable à merci. Baisse du coût du travail, déstructuration du droit du travail, ni sécurité sociale ni retraite… les objectifs du Medef sont atteints. S’attaquer à quelques sans–papiers, c’est plus facile que de s’attaquer aux patrons voyous.
On attendait d’un gouvernement de gauche qu’entre les puissants et le peuple - qu'il soit d’ici et d’ailleurs - il choisisse le peuple avec détermination. Le Parti communiste français continuera aux cotés des syndicats et des associations à se démarquer des politiques libérales, qu’elles soient ultra ou teintées de social.
Isabelle Lorand, responsable du secteur Libertés et droits de la personne du PCF
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