dimanche 5 mai 2013

Pari réussi : 180 000 personnes ont marché pour la VIème République et contre l'austérité

Militants Front de gauche, Verts, du NPA, associatifs, syndiqués et simples citoyens de gauche ont défilé en nombre ce dimanche 5 mai de la Bastille à Nation. Ils sont venus avec chacun leurs mots d'ordre, et se retrouvent majoritairement autour de deux idées fortes : non à l'austérité et au pouvoir de la finance et pour une VIème république, plus sociale et plus juste.

vendredi 3 mai 2013

Manif pour tous : après l'homophobie, le plagiat

La « manif pour tous » est-elle en panne d'inspiration ? Voila maintenant qu'elle pille sans vergogne les mots d'ordre et visuels du PCF et du Front de gauche. Chacun peut le constater sur cette image circulant sur les réseaux sociaux reprenant une affiche du Parti communiste français. Seule change la couleur et la signature... Informons Frigide Barjot et ses acolytes que non, l'Humain d'abord n'est pas libre de droits !

Apres l'homophobie, voici donc le plagiat. Quel triste exemple pour la jeunesse de notre pays que ce mouvement prétendait pourtant défendre. Le Front de gauche ne sort de cette polémique que plus fort et la dynamique de la préparation de la marche pour le 5 mai pour une 6eme république n'en est que plus belle. Celle-ci s' annonce en effet plus massive, joyeuse et tolérante que celle de la réaction.

jeudi 2 mai 2013

Souscription d'urgence pour sauver l'Humanité







L'Humanité et l'Humanité Dimanche sont en grand danger. Des difficultés de trésorerie les menacent gravement. Pour faire face à cette situation, l'Humanité et ses équipes font appel à leurs lectrices et lecteurs, aux organisations progressistes et démocratiques, à toutes les personnes attachées au pluralisme des idées etde la presse.
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Les « pigeons » comme des coqs en pâte

François Hollande a décidé de satisfaire les « pigeons » qui, à l'automne dernier, avaient protesté contre la réforme du système d'imposition des plus-values de cession de titres.

Il accorde aux assujettis à cette loi un cadeau supplémentaire, évalué à quelques 300 millions d'euros, grâce à un système d'abattements susceptible de rendre les taux d'imposition effectifs plus avantageux que le régime de droit commun, selon la durée de détention des titres. Il encourage aussi l'épargne en actions, via une réforme du PEA, qui faciliterait l'appel de certaines PME au marché financier, alors qu'il faudrait faire reculer son emprise sur les financements. Il accroît les exonérations de cotisations sociales patronales pour les entreprises innovantes et encourage les grands groupes à mettre la main sur leurs potentiels créatifs.

Pendant ce temps, l'austérité sévit, avec le rationnement des services publics et de la protection sociale, au nom de la lutte contre les déficits publics ! Une autre voie, pour soutenir les PME-PMI, était possible en changeant les règles et critères du crédit des banques, les rapports entre grands donneurs d'ordre et sous-traitants, en obligeant à la coopération des grandes sociétés avec les PME pour partager les résultats des recherches et permettre à ces dernières d’accroître considérablement le niveau de qualifications de leurs salariés.

Olivier Dartigolles
Porte-parole du PCF

mercredi 1 mai 2013

Un livre blanc de la défense dans la continuité des choix de Sarkozy

Le livre blanc de la défense qui vient d’être remis au Président de la République, s’inscrit dans la continuité des choix politiques fait par le livre blanc de 2008, à savoir : Une armée professionnelle, sous domination de l’Otan, orientée vers l’intervention extérieure particulièrement en Afrique et dans le bassin méditerranéen. La mortifère confusion entre défense nationale et sécurité intérieure est confirmée. L’austérité budgétaire annoncée, ne fera qu’accroître l’intégration de l’armée française dans l’Otan.

Les conditions même de rédaction de ce livre ont été révélatrices des dérives structurelles de la Ve République. En effet plus que jamais les questions de défense sont l’apanage du seul chef de l’Etat assisté d’une batterie d’« experts » autoproclamés. Pour la première fois depuis 1972, les partis politiques n’ont même pas été auditionnés.

Pour sa part, le PCF considère qu’un véritable débat démocratique sur la politique de défense de notre pays, ses objectifs et ses moyens, est absolument nécessaire. Il s’impose de retisser le lien armée-nation autour de la construction d’un outil de défense citoyen contribuant à assurer l’indépendance et la souveraineté de notre peuple. Ce qui implique de rompre avec la conception d’une armée professionnelle d’intervention extérieure intégrée à l’Otan.

Une politique de défense indépendante ne peut se concevoir hors du cadre général de la politique étrangère de notre pays. La France doit mener une politique extérieure visant à la résolution des conflits dans les cadres du respect des droits humains, du droit de chaque peuple à disposer de lui-même et des ressources de son territoire national, mais aussi en promouvant les notions de biens publics communs universels et le partage des savoirs et des savoirs faire. Cette politique de résolution des conflits doit conduire à la sécurité collective, au désarmement multilatéral et à la Paix.

Cette nouvelle politique de défense appelle de fortes initiatives multilatérales ainsi qu’une VIe République qui redonnera le pouvoir aux citoyens sur cette question cruciale pour l’existence de notre pays.

Pakistan : les travailleurs de Coca Cola s’organisent

C oca Cola International est l’une des enterprises les plus célèbres au monde. Elle réalise des profits supérieurs au PIB de bien des pays du soi-disant « tiers-monde ». Cependant, ces profits proviennent d’une exploitation brutale des travailleurs. Au Pakistan, la direction de l’entreprise recourt à des méthodes répressives pour réduire à néant les droits des 4000 salariés et augmenter les profits. Un grand nombre de ces travailleurs n’ont pas de contrat digne de ce nom. Ils sont embauchés et payés à la journée. Ces travailleurs « temporaires en permanence » gagnent des salaires de misère, sans aucune couverture sociale, et sont contraints de travailler plus d’heures que la loi ne l’autorise. S’ils protestent, la compagnie fait intervenir la police, qui agit avec brutalité. Déçus par les structures syndicales «  reconnues », ils ont tenté de créer leur propre syndicat, mais la répression a mis fin à cette tentative. L’Etat intervient systématiquement du côté des employeurs, comme ce fut le cas lors des protestations qui ont eu lieu dans les usines de Multan, Rahim Yar Khan et Gujranwala.
A Gujranwala, il y a plus de 600 salariés avec des contrats journaliers. Ils sont payés encore moins que les autres travailleurs et ne recoivent aucune majoration pour des heures supplémentaires. Ils n’ont aucune couverture sociale et médicale. Leur statut ressemble à celui d’esclaves. Parfois la direction prête de l’argent aux familles des salariés. En échange, les salariés sont contraints de travailler pour la compagnie et de subir des conditions de travail abjectes. Ils n’ont pas de repos hebdomadaire et n’ont même pas droit à une attestation d’emploi. Périodiquement, la compagnie se sépare brutalement des travailleurs sous contrat.
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Grenoble, pour de nombreux participants, la manifestation du 1er mai reste un événement important.



« le 1er mai prend tout son sens par rapport au contexte difficile et cette chape d'austérité » qui pèse sur les Français, L'heure est venue de « s'unir et de se rassembler»
pour faire notamment face « au Medef qui se frotte les mains et au FN embuscade ».

1er mai - Fête des travailleurs

Les communistes vendront le muguet dans toutes les villes de France avant de rejoindre les diférentes manifestions syndicales.

"Reculade organisée", la chronique de Gérard Filoche dans l'HD

Non, ça ne colle vraiment pas. Discuter cinq mois du mariage pour tous, peut-être. Mais passer en trois semaines, avec procédure d’urgence et vote bloqué, une loi essentielle très contestée sur le droit du travail, ça ne se justifie pas. Même pour ceux qui la défendent, ce n’est pas glorieux : silence médiatique général, aucun débat contradictoire, obscurité organisée sur les 27 articles disparates de l’ANI péniblement transformés en loi, votes forcés, expéditifs, et à reculons, sous pression, des députés.
On en arrive à une des lois les plus mal votées de l’histoire de la Ve République. Elle ne créera aucun emploi, ne supprimera aucun précaire. Pourtant le Code du travail est le droit le plus intime, le plus décisif pour 18 millions de salariés du privé. Même pour ceux qui ne le connaissent pas, leur vie en dépend. Un bon Code du travail, ça produit de bons salaires. Un bon Code du travail, ça protège l’emploi. Un bon Code du travail, c’est la civilisation. Un mauvais Code du travail, c’est la précarité, la flexibilité, le mal contre ceux qui bossent.
Le droit du travail est fait de sueur et de sang, de luttes et de larmes. Il a fallu 170 ans pour le bâtir. Il a fallu 80 ans pour passer de la journée de 17 heures à celle de 10 heures. Et encore 70 ans pour passer de la semaine de 40 heures à celle de 35 heures. Le Code du travail c’est l’histoire du progrès, du respect, de l’humanité. C’est le droit le moins enseigné, le plus dénigré, le plus fraudé. C’est le droit qui établit, ou non, la dignité des salariés. Sans État de droit dans l’entreprise, la subordination liée au contrat de travail devient une soumission sans contrepartie.
La gauche a toujours fait progresser le droit du travail dans l’unité. Il y a eu des « ANI » célèbres, en juin 1936 à Matignon (40 heures et congés payés). Autre ANI célèbre en juin 1968 à Grenelle où le SMIG a augmenté de 33 % et le SMAG de 55 % pour constituer le SMIC ! Jospin avait eu le courage de convoquer un « sommet social » le 10 octobre 1997 pour imposer les 35 heures. La droite a passé à l’acide le Code du travail pendant dix ans. Elle a « recodifié » dans un silence général entre 2004 et 2008. On s’attendait à ce que la gauche reconstruise. C’était dans le programme de Hollande. Si c’était la droite qui avait fait ce forcing ANI-MEDEF on aurait tous été dans la rue, le 5 mars, le 9 avril et le 1er mai.
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