Ce matin, j’entends sur toutes les radios l’expression "un nouveau drame de l’immigration". A minima, 300 morts.
L’air
désolé des présentateurs pour qui ce "nouveau drame" (évoqué en 30
secondes) trouvera sa place entre l’ouverture des Bricoramas le dimanche
et la tentative de coup d’Etat aux Etats-Unis par une femme et son
enfant (plus longuement couvert d’ailleurs). Aucune explication, aucune
mise en contexte, rien. Rien sur la responsabilité des politiques
européennes sur la fermeture des frontières.
C’est étrange, cette peur paranoïaque de l’invasion, cette volonté de
se « protéger » coûte que coûte de ces êtres humains qui, chaque année,
prennent le chemin de l’exil vers les pays riches qu’ils imaginent
terre d’espérance. Mais les riches ont décidé que cette humanité-là
était indésirable.
Ils renforcent leurs frontières, dressent des
barrières, construisent des murs toujours plus hauts. Une véritable
stratégie de guerre mise en œuvre pour contenir « l’envahisseur ».
Par
un effet d’entraînement, d’autres grands pays comme le Brésil, la Chine
ou la Russie mettent aussi en place une « sanctuarisation intérieure »
pour limiter les migrations économiques des régions pauvres vers les
zones de forte croissance.
Ces obstacles physiques sont des outils
efficaces pour criminaliser l’immigration et rendre acceptable l’emploi
d’expressions inacceptables : « immigrant illégal ». On fait croire
qu’ils transgressent la loi : grâce à ces nouveaux obstacles, juridiques
ou physiques, on crée de nouvelles catégories de délinquants : le
migrant.
Au mépris du droit international et des valeurs universelles.
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samedi 5 octobre 2013
Coopération ? L’exemple vient de Cuba et du Venezuela
Par José Fort
Deux informations donnent à réfléchir sur ce que devrait être une véritable coopération internationale. La première vient de La Havane. Dix mille médecins obtiendront cette année leur diplôme dans la Grande Ile. 5.683 Cubains, 4.843 étrangers, la Bolivie arrivant en tête avec 855 médecins diplômés.
Suivent l'Équateur (718), le Mexique (444), l'Argentine (387), le Salvador (386), la Guyana (280), Timor-Leste (194), l'Angola (118) et la Chine (101). Des milliers de médecins cubains travaillent actuellement dans plusieurs pays d’Amérique du Sud et dans les Caraïbes notamment en Haïti.
La deuxième information arrive de Port au Prince grâce à Radio France Internationale (RFI). Un accord vient d’être signé entre le Venezuela et Haïti portant sur un échange de nourriture contre du pétrole. Depuis 2008, Haïti achète à crédit le pétrole du Venezuela au travers du programme Petrocaribe, entraînant une dette qui s'élève aujourd'hui à un milliard de dollars, indique Amélie Baron de RFI. Elle poursuit en précisant que Caracas a décidé de ne pas réclamer cette somme. En échange, Haïti va lui vendre à tarif préférentiel des denrées alimentaires. Un soutien inespéré à l'agriculture haïtienne selon le Premier ministre Laurent Lamothe qui veut rompre avec le libéralisme de ses prédécesseurs. « Les gouvernements précédents ont appliqué une politique ultra-libérale, estime Laurent Lamothe. Ils ont cassé toutes les taxes, les tarifs douaniers et tous les produits ont envahi notre pays. Notre production nationale est tombée à zéro. » Pour le Premier ministre haïtien, la dette contractée auprès du Venezuela n'est pas un handicap mais une aubaine. Pour lui, la logique de Caracas est simple : « Ne payez pas cash, mais envoyez nous plutôt de la nourriture. » Cet accord, conclut Amélie Baron, permettrait à Haïti de relancer son agriculture et de sortir de la misère.
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Deux informations donnent à réfléchir sur ce que devrait être une véritable coopération internationale. La première vient de La Havane. Dix mille médecins obtiendront cette année leur diplôme dans la Grande Ile. 5.683 Cubains, 4.843 étrangers, la Bolivie arrivant en tête avec 855 médecins diplômés.
Suivent l'Équateur (718), le Mexique (444), l'Argentine (387), le Salvador (386), la Guyana (280), Timor-Leste (194), l'Angola (118) et la Chine (101). Des milliers de médecins cubains travaillent actuellement dans plusieurs pays d’Amérique du Sud et dans les Caraïbes notamment en Haïti.
La deuxième information arrive de Port au Prince grâce à Radio France Internationale (RFI). Un accord vient d’être signé entre le Venezuela et Haïti portant sur un échange de nourriture contre du pétrole. Depuis 2008, Haïti achète à crédit le pétrole du Venezuela au travers du programme Petrocaribe, entraînant une dette qui s'élève aujourd'hui à un milliard de dollars, indique Amélie Baron de RFI. Elle poursuit en précisant que Caracas a décidé de ne pas réclamer cette somme. En échange, Haïti va lui vendre à tarif préférentiel des denrées alimentaires. Un soutien inespéré à l'agriculture haïtienne selon le Premier ministre Laurent Lamothe qui veut rompre avec le libéralisme de ses prédécesseurs. « Les gouvernements précédents ont appliqué une politique ultra-libérale, estime Laurent Lamothe. Ils ont cassé toutes les taxes, les tarifs douaniers et tous les produits ont envahi notre pays. Notre production nationale est tombée à zéro. » Pour le Premier ministre haïtien, la dette contractée auprès du Venezuela n'est pas un handicap mais une aubaine. Pour lui, la logique de Caracas est simple : « Ne payez pas cash, mais envoyez nous plutôt de la nourriture. » Cet accord, conclut Amélie Baron, permettrait à Haïti de relancer son agriculture et de sortir de la misère.
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vendredi 4 octobre 2013
Révélation: le mode d'emploi de Castorama pour briser les syndicats
Dans un manuel révélé par l’Humanité à consulter ici,
l’enseigne de bricolage, à la pointe du combat patronal pour le travail
du dimanche, apprend à ses dirigeants à « marginaliser » les
syndicalistes.
Documents à télécharger : La stratégie sociale de Castorama -
Quand elles ne mettent pas en scène la mobilisation des «vrais» salariés qui, malgré le Code du travail, voudraient tant avoir la liberté chérie de travailler le dimanche, les grandes enseignes du bricolage passent leur temps du lundi au samedi à contrecarrer l’implantation syndicale dans leurs magasins. Dans un diaporama que l’Humanité révèle (voir le document ci-dessous, notamment à partir de la page 30), Castorama détaille une série de consignes édifiantes pour ses cadres dirigeants, encouragés à opposer la «représentativité salariale» à la représentativité syndicale: au premier tour des élections professionnelles, il faut, indique le manuel, «inciter à l’abstention» afin de faire perdre aux organisations syndicales leur monopole en matière de représentation et, permettre à des candidats «sans étiquette» de se présenter au second tour.
Piloter des suffrages
Mais attention, ajoutent les Machiavel de Castorama, «moins il y aura de suffrages valablement exprimés, plus le délégué syndical aura la chance d’atteindre les 10% qui lui permettront de garder son mandat (seuil de représentativité): il faudrait piloter suffisamment de suffrages exprimés sur une organisation syndicale pour mettre en délicatesse une autre, mais ne pas dépasser la moitié des inscrits pour ne pas réaliser le quorum. Ainsi, on écarte une organisation syndicale et on en légitime une autre ». Les dirigeants de magasins sont encore appelés à «affaiblir la capacité électorale», «soutenir le cas échéant le CE en place», «identifier une liste alliée», «marginaliser les organisations syndicales», etc.
Devant cette pièce datant de 2010, Jean-Paul Gathier, délégué central FO, s’est mis en tête de demander des explications à la direction de Castorama au mois de juin dernier. Le syndicaliste les attend encore, mais il assure: «Pour la direction, les élections doivent servir à contrer les délégués qui les embêtent et à limiter l’influence syndicale. Ce type de pratiques perdure, les syndicalistes les voient à l’œuvre dans tout le pays…»
http://www.humanite.fr/social-eco/550225
Quand elles ne mettent pas en scène la mobilisation des «vrais» salariés qui, malgré le Code du travail, voudraient tant avoir la liberté chérie de travailler le dimanche, les grandes enseignes du bricolage passent leur temps du lundi au samedi à contrecarrer l’implantation syndicale dans leurs magasins. Dans un diaporama que l’Humanité révèle (voir le document ci-dessous, notamment à partir de la page 30), Castorama détaille une série de consignes édifiantes pour ses cadres dirigeants, encouragés à opposer la «représentativité salariale» à la représentativité syndicale: au premier tour des élections professionnelles, il faut, indique le manuel, «inciter à l’abstention» afin de faire perdre aux organisations syndicales leur monopole en matière de représentation et, permettre à des candidats «sans étiquette» de se présenter au second tour.
Piloter des suffrages
Mais attention, ajoutent les Machiavel de Castorama, «moins il y aura de suffrages valablement exprimés, plus le délégué syndical aura la chance d’atteindre les 10% qui lui permettront de garder son mandat (seuil de représentativité): il faudrait piloter suffisamment de suffrages exprimés sur une organisation syndicale pour mettre en délicatesse une autre, mais ne pas dépasser la moitié des inscrits pour ne pas réaliser le quorum. Ainsi, on écarte une organisation syndicale et on en légitime une autre ». Les dirigeants de magasins sont encore appelés à «affaiblir la capacité électorale», «soutenir le cas échéant le CE en place», «identifier une liste alliée», «marginaliser les organisations syndicales», etc.
Devant cette pièce datant de 2010, Jean-Paul Gathier, délégué central FO, s’est mis en tête de demander des explications à la direction de Castorama au mois de juin dernier. Le syndicaliste les attend encore, mais il assure: «Pour la direction, les élections doivent servir à contrer les délégués qui les embêtent et à limiter l’influence syndicale. Ce type de pratiques perdure, les syndicalistes les voient à l’œuvre dans tout le pays…»
http://www.humanite.fr/social-eco/550225
Colombie : Des paysans ont vaincu Santos, la marionnette de Monsanto
par Phil Pepin
En
un retournement étonnant, le président Santos a suspendu la résolution
n°9.70 mettant en œuvre des dispositions draconiennes sur l’accord de
libre-échange entre les États- Unis et la Colombie.
Dans mon article sur la guerre secrète d’Obama en Colombie,
j’avais détaillé le lien entre Monsanto, l’administration Obama et le
gouvernement colombien, lien cherchant à imposer aux agriculteurs de
n’utiliser que des semenses approuvées par le gouvernement.
Des agriculteurs et transporteurs avaient organisé une manifestation nationale massive qui s’est tenue surtout à Bogota, la capitale de la Colombie. Elle a commencé pacifiquement le 19 août mais la violence a vite fait son apparition. Une grande partie de la violence est issue d’éléments de la police infiltrés agissant en provocateurs. Le mouvement de protestation a grossi en incluant un large éventail de groupes montés contre le gouvernement.
Ce succès marque une rupture majeure sur les résultats des efforts déployés par les agriculteurs jusque-là. Le gouvernement avait pu résister aux manifestations précédentes. Celle-ci a pris des proportions énormes qui ont débouché sur des actions de désobéissance civile telles que le blocage de plus de 40 routes du pays.
Les agriculteurs qui protestaient ont forcé le gouvernement colombien à négocier le rejet du projet de loi agricole et la libération des manifestants arrêtés. Un compte rendu détaillé de cette victoire est sur YouTube sous The Real News.com
Un documentaire YouTube, dirigé par Victoria Salano, a montré le lien entre la résolution 9.70 et l’accord de libre-échange. Il a aussi montré la force utilisée de façon choquante par le gouvernement Santos pour obliger les agriculteurs à n’utiliser que des semences approuvés par le gouvernement.
La vidéo est devenue virale en galvanisant le soutien aux manifestations ayant comme objectif principal l’abrogation de la résolution 9.70 . Une version anglaise avec des informations à jour est prévue sortir pour la semaine du 23 septembre 2013.
Phil Pepin
Source : Natural News
Des agriculteurs et transporteurs avaient organisé une manifestation nationale massive qui s’est tenue surtout à Bogota, la capitale de la Colombie. Elle a commencé pacifiquement le 19 août mais la violence a vite fait son apparition. Une grande partie de la violence est issue d’éléments de la police infiltrés agissant en provocateurs. Le mouvement de protestation a grossi en incluant un large éventail de groupes montés contre le gouvernement.
Ce succès marque une rupture majeure sur les résultats des efforts déployés par les agriculteurs jusque-là. Le gouvernement avait pu résister aux manifestations précédentes. Celle-ci a pris des proportions énormes qui ont débouché sur des actions de désobéissance civile telles que le blocage de plus de 40 routes du pays.
Les agriculteurs qui protestaient ont forcé le gouvernement colombien à négocier le rejet du projet de loi agricole et la libération des manifestants arrêtés. Un compte rendu détaillé de cette victoire est sur YouTube sous The Real News.com
Un documentaire YouTube, dirigé par Victoria Salano, a montré le lien entre la résolution 9.70 et l’accord de libre-échange. Il a aussi montré la force utilisée de façon choquante par le gouvernement Santos pour obliger les agriculteurs à n’utiliser que des semences approuvés par le gouvernement.
La vidéo est devenue virale en galvanisant le soutien aux manifestations ayant comme objectif principal l’abrogation de la résolution 9.70 . Une version anglaise avec des informations à jour est prévue sortir pour la semaine du 23 septembre 2013.
Phil Pepin
Source : Natural News
jeudi 3 octobre 2013
Manuel, souviens-t-en...
"Quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de
cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au
Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui
se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a
pas d’avenir.» Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de
Manouche.
La tribune
"Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.
Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc « vocation », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.
Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort (1), Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit...."
Lire la suite
La tribune
"Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.
Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc « vocation », selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.
Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort (1), Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit...."
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Le film (*)
Hier, je ne
l’avais pas vu.
Jeudi quand
les voisins se réunissaient pour le voir, j’étais au 7 de l’allée de la Colline
à la
chorale.
Chorale
tous les jeudis soir, 20 personnes se réunissent autour de Mauricio, jeune chef
de choeur talentueux,
salvadorien, des gens du quartier et d’autres personnes qui viennent
d’ailleurs…
Hier, je
découvre sur mes mails la stupéfaction des uns et des autres qui ont vu le
film…
Hier soir
18h30 Ciné-Villeneuve, organisé par un groupe d’habitants, première soirée de
l’année autour du
film « du vent dans les mollets».
Vers 18h je
me dirige vers la Salle Polyvalente, la soirée est belle, la porte de mes voisins
kosovars
est ouverte sur la ruelle, des voix et de la musique, les montagnes brillent et
se colorent du coucher
du soleil, le parc est rempli de cris d’enfants et de personnes qui traînent
profitant de la douceur
de cette fin d’après-midi avant de rentrer chez elles. Des femmes sur un banc,
des bébés dans
les poussettes, les plus grands qui jouent…Je rencontre Mr Babouri, je le
félicite pour son
élégance, il sort de la mosquée, me demande si je vais bien et me dit : tu vas
au cinéma,
c’est bien…
Le FILM !
Tout le monde en parle, je ne l’ai toujours pas vu.
Ciné-Villeneuve
une belle soirée à la salle polyvalente à côté la Mosquée, 50 personnes, des rires, des
pleurs, un beau moment partagé qui se termine autour d’un pot.
Il est
20h45.
Emmanuelle
et son mari traversent comme d'habitude le parc en trottinette…
Je traverse
le parc avec Mourad et Laïd, on se dirige vers le Patio à l’Arlequin pour
rejoindre les amis des
associations des Sénégalais en Isère et l’AFODEMI qui organisent une soirée
autour d'Aimé Césaire et L.S. Senghor.
mercredi 2 octobre 2013
Y-a t-il de la tension entre Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste ?
par Andrée OGER, conseillère générale communiste
Municipales 2014, vote du Budget au Parlement : serait-ce la guerre entre Mélenchon et les communistes ?
Quelques phrases un peu dures de Jean-Luc Mélenchon sur les
prochaines élections municipales ou le vote du Budget 2014 ont permis à
la presse de trouver un moyen de parler négativement du
Front de Gauche. Y-a t-il du vrai là-dedans ?
Courte Histoire du jeune Front de Gauche
Lorsqu'on se penche sur le Front de Gauche, il faut avoir à l'esprit
la jeunesse de ce rassemblement lancé fin 2008 par le Parti communiste
pour rassembler ceux qui, à gauche, ne se
satisfaisaient d'un certain fatalisme alors que le système
capitaliste connaissait sa pire crise de son Histoire.
Après 5 ans d'existence, le Front de Gauche a su se faire connaître.
Son plus beau fait d'armes reste la campagne présidentielle d'avril 2012 et les 4 millions de voix
recueillies par son candidat, en l'occurence Jean-Luc
Mélenchon. 11,10 % des électeurs ont ainsi choisi l'alternative à
gauche à une sociale-démocratie engluée dans sa dérive libérale. Un
exploit !
Force est de reconnaître les qualités de Jean-Luc Mélenchon, sa vivacité d'esprit, sa répartie, ses qualités de tribun !
Mais, le Front de Gauche ne se résume pas à un homme, fusse-t-il Jean-Luc Mélenchon!
Le Front de Gauche, c'est tout à la fois un rassemblement de
partis politiques autonomes et un mouvement qui a vocation à rassembler
largement les travailleurs, les militants sociaux
et politiques.
Aujourd'hui comme en 2008, la force principale du Front de Gauche
reste le Parti communiste, à la fois en termes de puissance
d'organisation, en termes d'élus, nationaux et locaux, et en termes
de militants. Le PCF s'est aujourd'hui 130 000 adhérents quand la
deuxième grosse composante du Front de Gauche, le Parti de Gauche de
Jean-Luc Mélenchon, ne revendique "que" 12 000 adhérents, à
peine 10 % des chiffres communistes !
Cela se sent sur le terrain : les communistes collent Front de
Gauche, distribuent Front de Gauche et organisent des réunions Front de
Gauche. Souvent seuls.
Se fâcher avec les communistes serait une stratégie suicidaire pour Jean-Luc Mélenchon et pour le Front de Gauche !
Alors, pourquoi ses propos acerbes de Jean-Luc Mélenchon à destination de ses alliés communistes ?
Peut-être faut-il mettre ça sur le compte de débats au sein de la gauche combative ? D'analyses divergentes ?...
Le Front de Gauche n'est pas une armée au service d'un seul homme,
d'un tribun. C'est, on l'a vu, la somme de forces politiques à
l'Histoire différente et de citoyens de tous horizons. Forcément,
cela crée des débats, parfois des disputes !
Fusillés pour l'exemple : « Encore un effort monsieur le Président »
La Mission du centenaire présidée par l’historien Antoine Prost
vient de rendre son rapport au ministre des Anciens combattants sur «
les fusillés pour l’exemple ». Si ce rapport est une bonne synthèse
historique et évoque l’ensemble des possibilités en affirmant qu’il faut
faire quelque chose, il semble écarter toute réhabilitation collective
au nom de « la défense nationale » sans parler de la caricature qui
consiste à identifier les soldats qui subirent les tranchées à … Mata
Hari.
Cent ans après les faits, après les discours de Lionel Jospin et de Nicolas Sarkozy, à l’instar du Royaume-Uni, du Canada et de la Nouvelle-Zélande, il faut maintenant franchir un pas vers la réhabilitation collective et l’inscription sur les monuments aux Morts. Sans cela, il n’y aura pas de véritable réintégration de ces soldats dans notre mémoire collective. Il existe une majorité au Parlement pour cela. Monsieur le Président, encore un effort vous qui avez voté en tant que Président du Conseil général un vœu qui le demandait !
Frédérick Genevée, responsable des archives et de la mémoire au PCF
Cent ans après les faits, après les discours de Lionel Jospin et de Nicolas Sarkozy, à l’instar du Royaume-Uni, du Canada et de la Nouvelle-Zélande, il faut maintenant franchir un pas vers la réhabilitation collective et l’inscription sur les monuments aux Morts. Sans cela, il n’y aura pas de véritable réintégration de ces soldats dans notre mémoire collective. Il existe une majorité au Parlement pour cela. Monsieur le Président, encore un effort vous qui avez voté en tant que Président du Conseil général un vœu qui le demandait !
Frédérick Genevée, responsable des archives et de la mémoire au PCF
mardi 1 octobre 2013
Un budget 2014 très classe...
Par Benoît Borrits
Sous couvert de « pause fiscale », le gouvernement a construit son budget 2014 sur une forte réduction des dépenses publiques. Cédant aux injonctions du patronat en matière de politiques de l’emploi, cette pause fiscale se traduit par des transferts massifs de richesse des ménages vers les entreprises.
Déterminant plus de la moitié de la répartition du Revenu national brut, le budget est le marqueur le plus important de la nature d’une politique. C’est à cette aune qu’il mérite d’être jugé. Sous la pression d’une droite décomplexée, le gouvernement a choisi de se placer sur le thème de la « pause fiscale » après le budget d’austérité de 2013 : promis, juré, après les efforts de l’année dernière, l’heure est désormais à l’apaisement, d’autant que la reprise se profile à l’horizon...
L’austérité reste toujours à l’agenda des budgets européens. À peine ce budget élaboré, le ministre des finances, Pierre Moscovici, a rencontré, le matin du 25 septembre, la Commission européenne pour montrer qu’il respecte bien les critères du Pacte de stabilité. Il est vrai que la musique s’est infléchie ces derniers mois suite aux catastrophes provoquées par des ajustements budgétaires drastiques dans les pays du sud de l’Europe. Les dirigeants européens ont compris, mais un peu tard, que des baisses brutales de budget et de déficit ont un effet récessif sur l’économie. Désormais, le gouvernement français est plus prudent. On admet que le déficit 2013 sera de 4,1 % au lieu de 3,7 % et le budget 2014 se construit sur un déficit de 3,6 % alors qu’il devait initialement être inférieur à 3 %.
Dans un scénario de croissance de 0,9 % pour 2013, contre 0,1 % en 2013, un effort budgétaire reste d’actualité et le gouvernement a choisi de le faire porter à 80 % sur des réductions de dépenses et à 20 % sur une hausse de la fiscalité : 3 milliards de prélèvements nouveaux contre 33 milliards en 2013. Les réductions de dépenses seront de 15 milliards d’économies se répartissant en 9 milliards sur les dépenses de l’État et 6 milliards sur les régimes sociaux. Une seule bonne nouvelle dans ces réductions de dépenses : sur les 9 milliards de l’État, 500 millions proviennent d’une réduction de la charge de la dette s’expliquant par les faibles taux d’intérêt dont bénéficie actuellement la France. Pour le reste, il s’agit de 2,6 milliards de salaires et de dépenses courantes, de 2,6 milliards de dépenses d’investissement et de 3,3 milliards de concours aux collectivités locales et au budget européen. Dans un pays dans lequel le chômage massif est chronique, la réduction de la dépense publique n’est pas vraiment annonciatrice de créations d’emplois publics ou d’effet d’entraînement sur le reste de l’économie.
Ce sujet est tellement sensible que le texte d’introduction le positionne comme un budget « pour la croissance et l’emploi ». Si l’emploi ne se trouve pas au rendez-vous du côté du secteur public, c’est donc du côté du secteur privé qu’il faut le chercher... Le discours du gouvernement est désormais limpide. « Quand vous baissez le coût du travail, que faites-vous ? Vous créez de l’emploi dans le pays, vous permettez aux entreprises de créer de l’emploi » déclarait Pierre Moscovici début septembre.
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Sous couvert de « pause fiscale », le gouvernement a construit son budget 2014 sur une forte réduction des dépenses publiques. Cédant aux injonctions du patronat en matière de politiques de l’emploi, cette pause fiscale se traduit par des transferts massifs de richesse des ménages vers les entreprises.
Déterminant plus de la moitié de la répartition du Revenu national brut, le budget est le marqueur le plus important de la nature d’une politique. C’est à cette aune qu’il mérite d’être jugé. Sous la pression d’une droite décomplexée, le gouvernement a choisi de se placer sur le thème de la « pause fiscale » après le budget d’austérité de 2013 : promis, juré, après les efforts de l’année dernière, l’heure est désormais à l’apaisement, d’autant que la reprise se profile à l’horizon...
L’austérité reste toujours à l’agenda des budgets européens. À peine ce budget élaboré, le ministre des finances, Pierre Moscovici, a rencontré, le matin du 25 septembre, la Commission européenne pour montrer qu’il respecte bien les critères du Pacte de stabilité. Il est vrai que la musique s’est infléchie ces derniers mois suite aux catastrophes provoquées par des ajustements budgétaires drastiques dans les pays du sud de l’Europe. Les dirigeants européens ont compris, mais un peu tard, que des baisses brutales de budget et de déficit ont un effet récessif sur l’économie. Désormais, le gouvernement français est plus prudent. On admet que le déficit 2013 sera de 4,1 % au lieu de 3,7 % et le budget 2014 se construit sur un déficit de 3,6 % alors qu’il devait initialement être inférieur à 3 %.
Dans un scénario de croissance de 0,9 % pour 2013, contre 0,1 % en 2013, un effort budgétaire reste d’actualité et le gouvernement a choisi de le faire porter à 80 % sur des réductions de dépenses et à 20 % sur une hausse de la fiscalité : 3 milliards de prélèvements nouveaux contre 33 milliards en 2013. Les réductions de dépenses seront de 15 milliards d’économies se répartissant en 9 milliards sur les dépenses de l’État et 6 milliards sur les régimes sociaux. Une seule bonne nouvelle dans ces réductions de dépenses : sur les 9 milliards de l’État, 500 millions proviennent d’une réduction de la charge de la dette s’expliquant par les faibles taux d’intérêt dont bénéficie actuellement la France. Pour le reste, il s’agit de 2,6 milliards de salaires et de dépenses courantes, de 2,6 milliards de dépenses d’investissement et de 3,3 milliards de concours aux collectivités locales et au budget européen. Dans un pays dans lequel le chômage massif est chronique, la réduction de la dépense publique n’est pas vraiment annonciatrice de créations d’emplois publics ou d’effet d’entraînement sur le reste de l’économie.
Ce sujet est tellement sensible que le texte d’introduction le positionne comme un budget « pour la croissance et l’emploi ». Si l’emploi ne se trouve pas au rendez-vous du côté du secteur public, c’est donc du côté du secteur privé qu’il faut le chercher... Le discours du gouvernement est désormais limpide. « Quand vous baissez le coût du travail, que faites-vous ? Vous créez de l’emploi dans le pays, vous permettez aux entreprises de créer de l’emploi » déclarait Pierre Moscovici début septembre.
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Travail du dimanche : Anatomie d’un lobbying contre le code du travail
Le
collectif « Yes week-end », celui « des bricoleurs du dimanche » et une
porte-parole des salariés de Sephora sont les vitrines d’un combat en
faveur du travail du dimanche et du travail de nuit. Comme avec le
mouvement des « pigeons entrepreneurs », Matignon a confié une mission
de concertation à Jean-Paul Bailly, ex-PDG de La Poste, très favorable à
ce lobbying libéral.
La machine médiatique s’est emballée autour du collectif « Yes
week-end » et de celui « des bricoleurs du dimanche » qui ont soutenu
l’ouverture le dimanche 29 septembre de 14 magasins Castorama et
Leroy-Merlin. Ces enseignes du bricolage, qui se sont vantés de ne pas
respecter la loi, engagées dans une concurrence acharnée et dans une
course au démantèlement du droit du travail, ont trouvé là un soutien
qui ne doit rien au hasard.Le lobbying contre le respect du repos dominical doit beaucoup à Jean-Claude Bourrelier, PDG de Bricorama, enseigne qui avait été condamné en janvier à ne plus ouvrir le dimanche. Le PDG est à l’origine de la plainte contre Castorama et Leroy Merlin, deux enseignes concurrentes. Il a ainsi obtenu, le 26 septembre, que le tribunal de commerce de Bobigny ordonne à Castorama et Leroy Merlin de cesser l’ouverture dominicale de plusieurs magasins en région parisienne, sous peine d’une astreinte de 120 000 euros par magasin et par jour. Une décision qui est tombée quelques jours après que la cour d’appel de Paris a rendu, lundi 23 septembre, un arrêt enjoignant notamment à Sephora (groupe LVMH) de ne plus employer de salariés au-delà de 21 h, sous un délai de 8 jours et sous astreinte de 80 000 euros par infraction constatée dans son magasin des Champs-Élysées.
La conjonction de ces décisions de justice a suscité l’éclosion rapide de collectifs qui ont occupé le devant de la scène médiatique ces derniers jours. Tel le Collectif « Yes week-end » (voir ici), qui affirme « regrouper les initiatives de tous ceux qui ont été interpellés et indignés par l’acharnement du dictat de l’organisation du temps de travail qui a frappé les travailleurs de Bricorama, Castorama, Leroy Merlin, Séphora... », dont la page Facebook créée le 29 septembre affichait plus de 10 000 « J’aime » lundi 30 septembre.
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