lundi 6 juillet 2015

Référendum grec : "C'est un encouragement à une coalition anti-austérité en France"

Pour le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, le résultat du référendum grec ouvre notamment la voie à une Europe plus "solidaire".
Les Grecs se sont prononcés pour le non à plus de 60% au référendum sur le plan d'aide à la Grèce, mais la dette du pays demeure. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, réagit à ce résultat. Interview.

Que change ce vote d'après vous ?

- Beaucoup de choses. En affirmant clairement leur dignité et leur souveraineté, le peuple grec a adressé un message à tous les peuples européens. Aujourd'hui, il est possible de dire "non" à l'austérité tout en restant citoyen européen à part entière.

Alexis Tsipras entend retourner, dès ce lundi, à la table des négociations avec les créanciers. S'il sort politiquement renforcé de cet épisode, sa tâche n'est-elle pas désormais plus compliquée ?

- Tout était déjà compliqué. Les conditions de vie du peuple grec sont dramatiques depuis un long moment déjà. Les situations de tous les peuples européens, qui subissent une hausse continue de l'austérité et du chômage, le sont aussi. Ce résultat ouvre une nouvelle voie, celle de l'espérance et de la réconciliation de l'Europe avec les valeurs de solidarité.

Qu'attendez-vous de la rencontre entre François Hollande et Angela Merkel annoncée pour ce lundi ?

- Elle doit tenir compte du vote des Grecs. J'espère que François Hollande n'a pas en tête d'envoyer une nouvelle réponse de type "Rentrez dans le rang" au peuple grec. Les dirigeants européens doivent maintenant se montrer capables d'entendre le message.

De nouvelles perspectives s'ouvrent-elles pour la gauche radicale française ?
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Le PCF appelle la France et l'Union européenne à agir immédiatement pour empêcher toute intervention militaire turque contre les Kurdes de Syrie

Le PCF exprime sa plus vive inquiétude quant à la menace d’une intervention militaire turque au Kurdistan de Syrie et appelle la France et l'Union européenne à agir immédiatement pour empêcher le pire.

Depuis des mois, Ankara apporte un soutien logistique, financier et militaire aux djihadistes afin de faire échouer l’expérience démocratique et sociale du Rojava, au nord de la Syrie. Les Kurdes, à Kobanê et Tall Abyad, ont infligé, seuls, des revers importants à ces groupes obscurantistes. Ils mettent en échec la duplicité criminelle de la politique étrangère turque.

R.T. Erdogan pourtant durement sanctionné par ses électeurs persiste dans sa fuite en avant agressive et belliqueuse. Il multiplie les provocations en bombardant le PKK qui a pourtant proclamé unilatéralement un cessez-le-feu et est engagé frontalement contre
l’État Islamique.

R.T. Erdogan reprend sa guerre ouverte contre les Kurdes. S'il n'était pas stoppé immédiatement une telle offensive aurait des conséquences incalculables dans une région déjà à feu et à sang. Elle détruirait le processus de paix engagé par A. Occalan, elle renforcerait les violences de l’EI et accentuerait la guerre civile syrienne dans laquelle la  population est déjà durement meurtrie.

La France et l’Union européenne doivent immédiatement agir pour éviter le pire. La complaisance coupable à l’égard de la Turquie doit cesser. On ne peut en effet prétendre lutter contre le terrorisme et encourager un État qui le conforte de plus en plus ouvertement.

Le PCF exprime tout son soutien aux peuples turc et kurde, au HDP et au PYD, qui agissent avec courage pour une paix durable au Moyen-Orient.

Communiqué du Parti communiste français

dimanche 5 juillet 2015

Rassemblement à Grenoble place du musée (esplanade F. Mitterrand) à 21h 30 ce soir


Pour soutenir la victoire écrasante du peuple grec contre les politiques d'austérité rendez-vous ce soir à Grenoble devant le musée d'art moderne (Esplanade F. Mitterrand) à 21h 30

Régionales: le délire, on préfère exploser le Fdg plutôt que le rassembler

Abonné à différentes alertes, j'ai reçu des liens pointant vers différents sites et de ce fait, j'ai envie d'exprimer à la fois ma colère et mon énervement face à des attitudes sectaires dans l'indispensable réalisation du rassemblement pour construire une région rempart contre l’austérité.
Voici ce que ces différents sites ont écrit ce 3 juillet 2015.
Pour Lyon capitale : "Le Parti de gauche et Europe Écologie ont scellé, après six mois de discussion, leur alliance pour les élections régionales de décembre prochain. Ensemble ! et Nouvelle Donne sont aussi de ce grand rassemblement, qui ambitionne d’arriver devant le PS au premier tour."
"Après six mois de convergence, nos militants ont voté à 84 % en faveur de ce grand rassemblement", se réjouit Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale du Front de gauche. Durant la campagne des régionales, elle sera la porte-parole d'un rassemblement qui aura pour tête de liste l'écologiste Jean-Charles Kohlhaas. "Notre convergence ne repose pas sur rien. Nous avons des convergences sur de nombreuses résistances locales ou lors des votes au conseil régional", justifie Jean-Charles Kohlhaas.
MLyon titre: Régionales 2015 : "EELV ne veut laisser personne de côté" en Rhône-Alpes Auvergne, pour rajouter un peu plus loin: "Ce rassemblement se présente comme une véritable alternative à tous les partis politiques. "On souhaite créer une Assemblée représentative composé des 4 partis politiques et des citoyens. Les décisions se rapportant à  la région concernent en premier les citoyens. On ne veut laisser personne de côté. Il paraît donc important que les citoyens aient une place dans cette assemblée", explique Corinne Morel Darleux."
Tandis que médias citoyens Diois titre lui: Une alternative moderne et progressiste (sans le PCF) pour Rhône-Alpes-Auvergne...
Histoire d'enfoncer le clou, le site relève:
"Ce rassemblement est basé sur une juste représentation des mouvements politiques qui s’engagent, en tenant compte des résultats des dernières élections, en particulier les élections régionales de 2010, et des forces émergentes.
Sur les 70 meilleures places sur les listes de la nouvelle région, un travail a été réalisé pour en répartir 56 entre les forces déjà présentes de ce rassemblement. Les discussions, qui ne sont pas encore totalement finalisées, sont réalisées sur les bases suivantes :
  • 35 places pour EELV
  • 13 places pour PG+E ! dont environ 2/3 pour le PG
  • 8 places pour ND
10 des 13 sections seraient conduites par des membres d’EELV. Les têtes de liste dans l’Allier, la Drôme et la Haute-Savoie seraient respectivement non encartée, PG et ND.  Le PCF ne participe pas de la dynamique sociale et écologique."
Quand les communistes proposent le rassemblement, les verts prônent l'exclusion !
Ce type d'entente et de répartition des places bannissant la principale composante du Front de gauche, cela relève de la tambouille et non pas d'une volonté réelle de créer les conditions du rassemblement le plus large pour mettre en oeuvre des orientations anti-austéritaires.
Mais qu'est donc devenu le slogan " l'Humain d'abord" et les différentes propositions que nous portions ensemble en 2012 ?
En ce qui concerne les communistes, notre démarche c'est le rassemblement pour ouvrir des perspectives d'avancées pour le peuple. C'est cette volonté d'unité qui a animé la conférence régionale du 21 juin dernier !
Ces élections vont permettre d’explorer de nouveaux et de vastes sujets. De grands champs de réflexion et d’action sont à explorer sur des sujets aussi divers que la République, la décentralisation, la démocratie, les inégalités et le politique dans les quartiers populaires, les évolutions des rapports sociaux…, l’environnement et l’écologie…, les injustes répartitions de richesses.
Un objectif de rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent donner de la force aux valeurs de gauche et faire de ces élections une étape importante dans la construction d’une véritable dynamique porteuse d’un nouveau projet de gauche pour la France.
Nous voulons des régions qui harmonisent les territoires dans une vision équilibrée de l’aménagement et non des régions au service de la métropolisation libérale d’un côté et de la désertification de droits par ailleurs. L’avenir des nouvelles régions ne peut se concevoir sans une conjugaison du développement agricole, économique et urbain, avec une nécessaire volonté de faire reculer les discriminations sociales et territoriales, avec, et c’est fondamental, le respect prioritaire de l’environnement, de la planète.
Nous voulons construire ce rassemblement durant l'été en organisant nos 1000 rencontres sur la grande région, pour cela nous ne devons pas être exclus du rassemblement qui se profile en Auvergne-Rhône-Alpes !

Voici la réaction de Cécile Cukierman:
Nous voulons construire une alternative moderne et progressiste pour le renouveau de la gauche !
Hier, EELV a présenté sa liste pour les élections régionales de décembre 2015, liste à laquelle s’est rallié le PG. Etait également présent Nouvelle Donne ainsi qu’Ensemble.
Avec un angélisme qui ne trompera personne, nous entendons certains qui « ne comprendraient pas la [notre] position des communistes », estimant que « Le PCF a choisi d’attendre »…
Je m’en étonne. Loin d’attendre, les communistes se mobilisent. Ils sont dans l'action (pour la Grèce, contre le coût du Capital, contre la loi liberticide sur le Renseignement, contre la loi Macron, contre la loi NOTRE ou encore la loi Rebsamen, contre la Métropole Lyonnaise), aux cotés des salariés mobilisés pour défendre l’emploi dans toute la région, pour un rassemblement démocratiquement élaboré avec les acteurs du mouvement social. Ils considèrent, à ce jour, que rien n'est définitivement arrêté.
Ils demandent avec insistance, depuis plusieurs jours, une rencontre collective, dont la date n’est toujours pas arrêtée. Ils souhaitent que celle-ci puisse se ternir rapidement, dans un calendrier qui permette à toutes et tous d’y participer pleinement.
L'enjeu est de construire, tous ensemble, un programme alternatif avec ceux qui sont dans l'action (sociale, écologique, démocratique et anti autoritaire, de développement du droit des femmes et des minorités et bien d'autres). La défense et le développement des Services Publics par une Fonction Publique rénovée, le renouveau de l'éducation et de la formation, la relocalisation de l'activité économique condition de la relance de l'emploi, le rehaussement d'un Enseignement Supérieur et de la Recherche au service de la culture et de l'innovation, répondant aux besoins des populations font partie des axes forts et fondateurs d'une Région alternative, anticapitaliste et donc écologiste, car il ne peut y avoir dissociation de l'un et de l'autre.
Le Parti communiste, fidèle à l’esprit du Front de Gauche, continuera durant tout l’été ses « Mille rencontres », avec les forces vives de la société, afin d’élaborer avec toutes celles et ceux qui le veulent, une véritable alternative aux politiques libérales, pour une Région au service de l’égalité des citoyens et des territoires, qui promeuve les services publics, les coopérations, et la solidarité.
D’ores et déjà de nombreuses mobilisations ont eu lieu dans les villes d’Auvergne et Rhône- Alpes, d’autres sont prévues ce soir et ce week-end, pour exprimer notre solidarité au gouvernement grec qui fait la démonstration qu’une voie alternative au libéralisme est possible.
Saint Etienne, vendredi 3 juillet 2015
Cécile Cukierman
Cheffe de file des Communistes Auvergne Rhône Alpes

samedi 4 juillet 2015

« Grexit » : une guerre idéologique ?

Par Christophe Ventura
Le choix d’Alexis Tsipras de maintenir le référendum de dimanche prochain a conduit ses homologues européens à suspendre les négociations et attendre le résultat du vote. Finalement, est-on en train d’assister à une guerre idéologique en Europe ? Selon vous, un gouvernement d’extrême gauche peut-il actuellement survivre en son sein ?
Je pense qu’effectivement, les rebondissements des dernières heures révèlent bien la vraie nature du problème rencontré actuellement. Nous sommes confrontés à une question bien moins économique et financière que politique. Rappelons d’abord qu’on peut s’interroger fortement sur le terme même de « négociation » lorsqu’il s’agit de décrire ce qui vient de se dérouler entre la Grèce et la troïka (Banque centrale européenne, Commission européenne, Fonds monétaire international [FMI]) depuis six mois. Depuis le départ, les créanciers de la Grèce n’ont nullement cherché à prendre en compte l’expression du peuple grec lors des élections du 25 janvier. Ils ont voulu imposer d’emblée à Alexis Tsipras un cadre austéritaire rigoriste en guise de cadre de « négociation » : l’austérité, à prendre ou à laisser. L’Europe et le FMI ont privilégié, à dessein, une approche punitive envers le nouveau gouvernement de la Grèce. Dans ces conditions, Alexis Tsipras, loin d’appliquer une stratégie unilatérale et un programme radical ­– il a revu ses exigences à la baisse par rapport à son programme de Thessalonique –, a accepté de s’inscrire dans la logique imposée. Plus précisément, il a tenté, face au front de l’hostilité, de négocier en navigant dans le périmètre des grands principes austéritaires professés par la troïka. Il l’a fait dans le but d’obtenir, dans un premier temps, des compromis et des aménagements pour ouvrir la voie, dans une seconde étape, à une discussion portant sur la redéfinition du modèle économique de la Grèce dans l’Europe. Pour ce faire, il n’a cessé, jusqu’au bout, d’adopter un profil relativement modéré et à chercher la construction de compromis, quitte à accepter toujours plus de mesures d’austérité sans toutefois violer intégralement ses propres « lignes rouges ». Il n’a jamais voulu remettre en cause sa ligne stratégique initiale issue de sa campagne électorale : « rejeter l’austérité tout en restant dans l’euro ». Mais il s’est confronté à l’autisme des créanciers et à leur refus absolu de céder le moindre centimètre pendant ces six derniers mois. A la fin, c’est la capitulation pure et simple de Tsipras qu’exigeaient les créanciers. C’est ce qui a amené le Premier ministre grec à prendre la décision d’organiser ce référendum puisque, même en adoptant une posture de négociation et de conciliation plus que de rupture, il n’a obtenu aucune marge de manœuvre de la part de l’Eurogroupe et des dites « institutions », terme qui a remplacé la troïka à la demande du gouvernement grec.
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Le parc Georges-Valbon, un espace populaire à défendre

Par Patrick Le Hyaric
 Au cœur de la Seine-Saint-Denis existe un parc, tout à la fois pépite de verdure, vivier original de l’écosystème et lieu de détente. Il porte le nom du premier président du Conseil général, Georges Valbon*. Avec ses équipes et un architecte paysager de génie, ils imaginèrent de transformer d’anciens lieux de cultures maraîchères et des bidonvilles en un lieu de sociabilité. Les efforts qu’ils durent déployés furent considérables pour contrecarrer les ambitions marchandes que suscitaient déjà cet espace.

Ils imposèrent les 450 hectares de verdure, de lacs, de taillis et de forêt, de pistes cyclables et de course à pied, de jeux pour les enfants, une flore et une faune qui s’enrichit depuis une cinquantaine d’années. Bref, un grand bol d’air à La Courneuve, au cœur de la Seine-Saint-Denis pour offrir à sa population ouvrière « le meilleur » comme aimait à le répéter Georges Valbon.

C’est ce « meilleur » que le gouvernement veut saccager en y construisant, au minimum, 24 000 logements. Il se garde bien de consulter les élus pas plus que les milliers de personnes qui fréquentent ce lieu de vie, devenu bien commun et fierté des populations de la Seine-Saint-Denis. Sans doute le pouvoir a-t-il conscience de la difficulté qu’il aurait à convaincre les uns et les autres qu’il n’y a rien de plus urgent et de meilleur que de construire une ville de près de 100 000 habitants, encerclant le parc de l’intérieur, qui dès lors n’en aurait plus que le nom. De convaincre qu’il n y’aurait rien de plus moderne et écologique que de le faire à quelques encablures du lieu où va se tenir, dans quelques mois, la Conférence climat COP21 !

Les logements seraient destinés à celles et ceux qui travaillent dans les nouveaux sièges sociaux des entreprises de la Plaine Saint-Denis, de l’aéroport d’affaires du Bourget ou du futur complexe d’affaires et de loisirs. Chassés de la capitale par la spéculation, ils seraient invités à s’installer ici dans ce que les promoteurs leur auront présenté, contre espèces sonnantes et trébuchantes, comme un havre de verdure, échappant à la fréquentation des usagers habituel du Parc.

Des professeurs en « politique du peuplement » n’arrivent pas à comprendre que faire vivre des classes populaires aux côtés de classes plus aisées, dans une ville équipée de commerces, d’hôtels ou de restaurants ne produit pas forcément de la mixité sociale ; bien au contraire. On peut vivre côte à côte sans se mélanger, sans partager, sans échanger. Ces mêmes professeurs vont jusqu’à affirmer que le projet vise à apporter la « civilisation » en Seine-Saint-Denis. Quel mépris de ces prétendues « élites » intellectuelles et politiques !

Ce dont a besoin la Seine-Saint-Denis, c’est que le gouvernement écoute les demandes des parents et des enseignants, des personnels de santé, des acteurs culturels, de celles et ceux qui refusent qu’on ferme des caisses d’assurance maladie ; qu’il aide à la construction ou à la rénovation de logements à des prix accessibles ; qu’il cesse de réduire les crédits aux collectivités, d’un plan audacieux pour la formation et le travail pour les jeunes. Et tout cela dans un espace qui donne tous ses droits à la nature et à l’écologie.

Nous refusons de livrer le parc Georges Valbon aux promoteurs. Contre la valorisation foncière et financière, nous opposons la valorisation sociale, culturelle, écologique et populaire.

C’est le sens de la manifestation citoyenne* qui aura lieu dimanche au cœur du parc paysager.

* Georges Valbon a été maire de Bobigny, président du Conseil général, président des Charbonnages, membre du comité national du Parti communiste français

* Dimanche à 12 heures près de la maison du parc, située à l’intérieur de celui-ci
http://patrick-le-hyaric.fr/la-seine-saint-denis-na-pas-besoin-dun-central-park/

vendredi 3 juillet 2015

Manifestation à Grenoble en solidarité avec le peuple grec





Les guignols gênent les pouvoirs politiques et économiques. Tant mieux ! Ils doivent continuer


Pour Vincent Bolloré le président du groupe Vivendi qui possède Canal +, il faut que l’émission phare du Grand journal disparaisse dès la rentrée. Les traits acérés des Guignols de l'info sont devenus trop insupportables aux inspirateurs des personnages de la Wordcompany.

Les Guignols gênent les pouvoirs politiques et économiques. Tant mieux ! Ils doivent pouvoir continuer à nous faire rire et par la même à nous faire réfléchir.

Six mois après les balles des terroristes contre le droit de caricaturer, voici une tout autre arme qui est employée contre la liberté à l'expression dans notre pays. Contre la tentative de Bolloré d'imposer le silence de la critique, faisons entendre notre indignation.
Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

jeudi 2 juillet 2015

Que notre "NON" résonne dans toute l'europe



Patrick Le Hyaric porte à votre connaissance cette lettre d’un ami qui est membre de la délégation de SYRIZA au Parlement européen.
De ALKIS ANTONIADIS *



« Malgré la terreur exercée par les médias et les Institutions, pour le peuple grec, le dilemme est clair. Soit nous votons pour l’abolition des mémorandums et l’ouverture d’une nouvelle voie porteuse d’espoir, soit nous votons pour la continuation de l’austérité, de la pauvreté et de la misère pour les 50 années à venir.

Soit nous reconnaissons que, pour la première fois, notre pays lutte pour casser le cercle vicieux des politiques de la terreur pour le bien des peuples de toute l’Europe, soit nous entérinons par notre vote notre soumission à ceux qui ont transformé notre vie en cauchemar depuis des années.

Soit nous donnons un mandat pour poursuivre sans hésitations l’effort en faveur des couches populaires les plus démunies et des classes qui souffrent de l’austérité sauvage, soit nous donnons raison aux gouvernements de Samaras, Venizelos, Papandreou, Papadimos qui nous ont menés jusqu’ici.

Soit nous choisissons de restaurer la démocratie dans notre pays et de décider nous-mêmes de notre avenir, en termes directs et absolus, soit nous permettons que les décisions soient prises dans les conclaves fermés des institutions européennes.

Soit nous nous rendons compte que nos intérêts sont autres, opposés à ceux des riches qui organisent la campagne du OUI, soit nous décidons par notre vote de gonfler encore plus les profits qu’ils ont acquis à l’époque des mémorandums.

Soit nous décidons de faire payer enfin ceux qui pendant des années faisaient fortune au dépens du peuple, soit nous acceptons une fois pour toutes les exigences du FMI de ne pas toucher les grandes entreprises, les grands patrons et les banquiers.

Soit nous construisons une autre société sur la base de la solidarité, l’humanité, l’effort collectif et l’espoir, soit nous adoptons le cannibalisme social du tous contre tous et du chacun pour soi.

Soit  en votant  nous pensons à notre prochain, celui qui a perdu son travail et sa dignité personnelle à cause des politiques appliquées par ceux qui nous demandent de voter OUI, soit nous devenons complices de ses images humiliantes qui nous ont remplies de honte ces dernières années.

Soit nous pourrons être fiers face à nos enfants et leur dire que nous n’avons pas capitulé, que nous avons pris des décisions difficiles aujourd’hui, pour qu’ils aient l’avenir qu’ils méritent, soit nous leur dirons que nous avons eu peur de Schäuble, de Samaras et nous avons préféré la sécurité du condamné à mort.

En fin de compte, soit nous serons ceux qui enverront le message de la victoire à l’Europe et au monde entier en inspirant les autres peuples qui ont un regard plein d’espoir tourné vers nous, soit nous lutterons pour gagner pour eux aussi, soit nous resterons dans l’histoire pour avoir laissé  la peur nous vaincre.

Tout ce que nous avons espéré, tout ce pour quoi on s’est battu, tout ce que nous avons revendiqué est devant nous. Tout ce qu’on pensait, discutait, attendait est ici. Il n’y a plus d’excuses. Soit nous choisissons l’espoir, soit la misère.  Notre NON ce dimanche doit résonner dans toute l’Europe. Haut et fort, avec une grande majorité. »

Mercredi 1er juillet 2015

* A. Antoniadis est membre de la délégation de SYRIZA au Parlement Européen
http://patrick-le-hyaric.fr/que-notre-non-resonne-dans-toute-leurope/

Du plan de la CGT à la conquête du pouvoir par Léon Trotsky

Ce texte reprend de larges extraits de l’intervention faite au Comité Confédéral National de la CGT de mars 1935 par Alexis Bardin, délégué de l’Union Départementale de l’Isère et par ailleurs militant révolutionnaire. C’est Léon Trotsky, alors en résidence à Domène, près de Grenoble, qui rédigea intégralement l’intervention de son jeune camarade.
L’objet du texte est une critique marxiste du « Plan » – c’est-à-dire du programme – que la direction de la CGT avait proposé, à l’époque, face à la profonde crise du capitalisme français et international. Les arguments que Trotsky y développe, notamment contre le réformisme, sont toujours d’une grande actualité.

Camarades,

La CGT se donne pour but l’« intensification de la propagande » en faveur du Plan. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Le meilleur Plan n’est qu’un chiffon de papier s’il n’a pas de masses militantes derrière lui. Il est à regretter que dans l’année écoulée depuis l’adoption du Plan, on ait fait si peu pour le présenter aux masses et pour gagner celles-ci.

Les Notes à l’usage des propagandistes que nous avons reçues de la CGT depuis des mois insistent sur la nécessité d’un « vigoureux effort de propagande orale poursuivi jusque dans les petits centres ». Je suis sûr que les Unions Départementales pourraient mobiliser des cadres suffisants de propagandistes dévoués. Mais pour que leurs efforts soient vraiment vigoureux et surtout efficaces, il faut qu’elles-mêmes voient clair dans la question. Je dois cependant avouer que les discussions sur le Plan, même dans des cercles assez restreints, révèlent une certaine confusion. Peut-être ne sommes-nous pas suffisamment renseignés, nous autres, gens de province. Alors, le centre doit nous aider. Je veux, pour ma part, profiter de la session du CCN pour poser des questions, exposer quelques doutes, indiquer quelques lacunes et exiger quelques éclaircissements supplémentaires.

Dans cette salle, il y a beaucoup de camarades qui sont trop expérimentés dans la conduite des masses – beaucoup plus encore que moi – pour que je doive insister sur l’idée suivant laquelle la propagande ne peut porter que lorsqu’elle est claire et concrète. C’est pourquoi nous, propagandistes, nous vous demanderons un peu plus de clarté et un peu plus de précision sur le Plan.

Le but du Plan
Dans les différents exposés de la CGT, nous lisons souvent qu’il s’agit de rénovation de l’économie nationale, parfois opposée à la « réorganisation économique et sociale », mais parfois aussi identifiée à celle-ci.
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