jeudi 21 mars 2013

S’attaquer à la racine de la crise- Edito du n°66

La contraction du commerce et la destruction de l’industrie, conjuguée aux effets socialement désastreux de la politique d’austérité du gouvernement, entraîne une augmentation massive du nombre de chômeurs. L’emploi, les salaires, les conditions de travail, les allocations et retraites : tout ce qui concourt, en somme, à créer les conditions d’une vie digne et supportable, est constamment miné et détruit. L’explication de cette régression est souvent présentée comme le résultat d’une « crise » dont on n’explique pas les causes, comme si elle existait indépendamment des intérêts de classe, comme si personne n’en était responsable. Pourtant cette « crise » n’affecte pas tout le monde. Alors que l’avenir s’assombrit pour la majorité, les riches et les puissants qui se trouvent au sommet de la pyramide sociale continuent de s’enrichir. Ils ne s’occupent que de leurs intérêts égoïstes.
Prenez n’importe quel aspect de cette « crise », que ce soit le chômage, la dégradation des salaires et des conditions de travail, les suppressions d’emploi et délocalisations, les loyers exorbitants, le démantèlement des services publics, l’endettement de l’Etat – sans parler de la corruption ou des scandales comme celui de la viande de cheval et autres trafics alimentaires –, et vous trouverez que l’explication réside, en fin de compte, dans la volonté d’entretenir et grossir les fortunes, les privilèges et le pouvoir de la classe capitaliste. C’est l’avarice sans bornes de la classe capitaliste et le chaos inhérent à leur système qui sont la cause de la crise. C’est une classe qui vit au détriment du reste de la société, une classe de parasites. Une fois qu’on a compris cela, l’objectif de « sortir de la crise » ne peut se concevoir qu’en s’attaquant à sa racine. Pour que la société se relève, pour que les travailleurs et la jeunesse aient un avenir digne, il faudrait en finir avec cette classe en lui privant de la source de son pouvoir : sa propriété.
Tout le monde voit que les gouvernements se succèdent, mais la politique mise en œuvre, elle, ne change que sur quelques détails. L’explication est simple : le problème qui se trouve au cœur de la « question sociale » n’est pas tant le personnel des ministères, mais le pouvoir économique, le contrôle des banques et des entreprises. Changer de gouvernement sans s’attaquer aux intérêts capitalistes n’offre aucune solution. Tout gouvernement, qu’il se qualifie de droite ou de gauche, qu’il se somme « socialiste » ou même « communiste », qui ne veut pas s’attaquer au capitalisme – c’est-à-dire aux capitalistes – sera nécessairement réduit à en être l’instrument, le serviteur.
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mercredi 20 mars 2013

L'ANI décrypté en 4 minutes chrono

Un nouvel épisode de la série, "On vous fait un dessin" sur le contenu de l'Accord national interprofessionnel (ANI) conclu, le 11 janvier dernier, entre le Medef, la CFDT, la CFTC, la CFC-CGC mais refusé par la CGT et FO.


On vous fait un dessin "ANI" par CN-PCF

Les pauvres fraudent dix fois moins que les riches

Par Nolwenn Weiler
Une famille de cinq personnes au RSA gagnerait plus qu’une famille de même taille avec un salaire au Smic : ce calcul, complètement bidon, posté sur Facebook a eu un succès fou. Un calcul sérieux montre au contraire qu’une famille au Smic s’en sort un peu moins mal avec un « reste à vivre » (après les dépenses contraintes : loyer, électricité, transport...) de 1406 euros par mois contre 801 euros pour un foyer similaire au RSA, selon les calculs refaits par l’association ATD Quart Monde et Rue 89.
Qu’importe. L’idée selon laquelle les plus précaires abuseraient du système, aux dépens de « ceux qui travaillent », est décidément bien ancrée. Et allègrement relayée par certains politiques. Il y a deux ans Laurent Wauquiez déclarait ainsi que « un couple qui ne travaille pas, qui est au RSA, en cumulant les différents système des minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel une personne gagne un Smic. Ce n’est pas logique, c’est la société française qui tourne à l’envers ».
Combattre les idées reçues
ATD Quart Monde s’attaque frontalement à ces idées reçues avec une campagne. L’association montre qu’un couple ayant deux enfants et un Smic doit se débrouiller avec 1881 euros par mois (toutes aides sociales comprises). Alors qu’une famille de même taille avec un RSA dispose de seulement 1341 euros par mois. Précisons que la moitié seulement des ayant-droits au RSA le réclament, ce qui entraîne une « économie » annuelle d’environ 5 milliards d’euros.
« La fraude aux prestations sociales, évaluée à environ trois milliards d’euros, concernerait 1% des particuliers », rappelle ATD Quart Monde. 90% de ces trois milliards sont récupérés. Des sommes fort éloignées de la fraude aux prélèvements sociaux, estimée entre 8 et 12 milliards. Cette fraude concernait en 2007 10% des entreprises, selon le Conseil des prélèvements obligatoires. Quant à la fraude fiscale, elle coûte chaque année 30 milliards d’euros à l’État français, selon un rapport du Sénat rendu public en juillet 2012.
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TOUS DEVANT LA MAIRIE DE CROLLES JEUDI 21 MARS 2013 » DE 10H À 11H30 -



« jeudi 21 mars 2013 » de 10h À 11h30 - tous devant la mairie de crolles


L’USTM CGT Isère a proposé un rassemblement devant la Mairie du Député François BROTTES, responsable des Affaires Économiques et Sociales et participant à l’appel des 100 qui traduit sans modification le texte signé par trois organisations syndicales minoritaires et le MEDEF.

Suite à la Manifestation du 5 mars  qui a été réussie à Grenoble, Il nous semble important d’interpeller ce Député qui veut FLEXIBILISER et en FINIR avec le PRINCIPE DE FAVEUR.

Ce sont bien les Députés qui votent les lois dans notre République ! Et nous entendons rappeler à François BROTTES que les Français - de par leur vote - ont souhaité un changement de politique économique et non la continuité d’une politique de baisse des coûts qui n’a jamais montré d’effets bénéfiques pour les travailleurs !

L’UD CGT Isère soutient cette initiative et appelle à nous rejoindre au  rassemblement  jeudi 21 mars 2013, de 10h à 11h30, devant la Mairie de Crolles.

Comptant sur votre présence,

Angelaaaaaa ! Non, pas Merkel : la vraie ! La condamnée à mort.

Elle a été une grande figure du mouvement noir américain aux cotés de Malcom X et Martin Luther King. Angela Davis adhère au Parti Communiste vers 18 ans et devient membre des Black Panthers en 1967. Se battant pour l’égalité des noirs et des blancs mais également pour l’émancipation des travailleurs, elle comprend que seule l’unité des mouvement sociaux et politiques entre Blancs et Noirs, hommes et femmes permettra de combattre la classe dirigeante.
Pour tout cela, elle sera condamnée à mort en 1972. Une mobilisation internationale la fera libérer. Aujourd’hui, elle est toujours militante des luttes sociales et politiques aux États-Unis. Mais, au fait, que sont-ils devenus, les juges qui votèrent sa mort ? Que pensent d’eux leurs enfants ?
Mercredi 20 mars, dix ans jour pour jour après le déclenchement de la 2ème guerre en Irak, Angela Davis, la belle, la rebelle, sera la rédactrice en chef du journal l’Humanité.
Théophraste R. (deeeemandez l’Huma, deeeemandez…)
PS. Le documentaire Free Angela Davis and all the Political Prisonners, de Shola Lynch, sera à l’affiche au mois d’avril en France.
http://www.legrandsoir.info/
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Expulsion / Méliès : Le PCF dénonce l’intervention ubuesque

Dominique Voynet, maire de Montreuil, a requis les forces de police afin d’expulser dans la nuit de samedi à dimanche le collectif de spectateurs qui occupaient pacifiquement leur cinéma, Le Méliès. Ces derniers avaient décidé en assemblée de camper sur place à l’issue d’une projection pour exprimer leur solidarité avec le directeur de l’équipement, Stéphane Goudet, et d’une partie de son équipe, licenciés par l’édile sans préavis ni indemnité sur fond d’accusations graves que l’analyse des faits ne cesse de démentir.

Faut-il rappeler que ce cinéma d’art et d’essai exemplaire est également un haut lieu de citoyenneté. Comme de nombreux cinémas indépendants d’initiative publique, il est un espace de débat et de controverse démocratique, un lieu d’éducation populaire, un espace de prise de parole en liberté. C’est à ce titre qu’il est l’objet des foudres du pouvoir municipal qui a choisi la calomnie et maintenant la force pour asseoir son autorité.

Le PCF condamne cette intervention ubuesque comme elle réitère sa solidarité avec l’équipe du Méliès.

mardi 19 mars 2013

Chypre : les oligarques européens doivent payer


Chypre connaît une crise bancaire à l'échelle irlandaise ou islandaise: un systeme bancaire en faillite, dont l'Union européenne exige le sauvetage par les contribuables. L'Irlande et l'Islande avaient pris des décisions radicalement opposées, l'une favorable aux banques, l'autre aux citoyens. Chypre prend une troisième voie qui sera riche d'enseignements.
L'Irlande avait obei à l'UE et reporté la totalité des dettes de ses banques sur les citoyens pour éviter des pertes aux autres banques européennes. Elle a connu une explosion du chômage et les Irlandais ont recommencé à émigrer.
L'Islande, elle, sous la pression des mouvements sociaux et manifestations citoyennes, a refusé d'endosser les pertes de ses banques. Bravant l'UE et  le FMI, elle a laissé ses banques faire faillite en préservant les petits et moyens déposants.  Ce sont les clients etrangers attires par des taux d'interet eleves et les creanciers des banques qui ont subi les pertes. L'Islande connaît aujourd'hui une bien meilleure situation économique, et la Cour de justice de l'AELE (association européenne de libre-échange) a validé juridiquement sa décision.
En finançant le sauvetage de ses banques par un prélèvement progressif sur les avoirs bancaires, Chypre innove radicalement. L'objectif de la Commission, poussée par le gouvernement allemand, est double: faire payer les oligarques russes [1] - on ne peut pas le regretter - et épargner les oligarques européens, c'est-à-dire les actionnaires des banques européennes, qui ont imprudemment prêté aux banques chypriotes.
Cette décision est évidemment inacceptable pour les petits et moyens déposants, spoliés pour une affaire qu'ils ne comprennent pas et dans laquelle ils n'ont aucune responsabilité. Ils doivent être exonérés d'une mesure qui ne doit toucher que les plus riches. Elle est egalement inacceptable du fait qu'une nouvelle fois, les creanciers imprudents sont sauves par l'argent du public.
En revanche, que l'Union européenne valide une taxe exceptionnelle et progressive sur les grandes fortunes pour rembourser la dette des banques constitue un précédent très intéressant. Il est donc possible de faire payer les riches par une méthode ô combien expéditive, un prélèvement direct voté par le Parlement sur les avoirs bancaires, y compris les produits financiers.
Le réseau des Attac d'Europe demande depuis plusieurs mois la mise en place d'une taxation exceptionnelle sur les grandes fortunes pour réduire les besoins de financement des Etats. Le précèdent chypriote, avec toutes ses limites, montre qu'il suffit d'une volonté politique.
Attac France

Amiante: le fiasco judiciaire à venir

Le conseil supérieur de la magistrature a tranché: Marie-Odile Bertella-Geffroy, juge d'instruction au pôle santé du TGI de Paris, devra quitter ses fonctions (lire ici). Si Christiane Taubira se réserve quelques jours pour donner sa décision finale, cette mutation laisse présager le fiasco judiciaire des procédures pénales engagées dans le scandale de l'amiante.

En effet, sur la trentaine de dossiers amiante trônant les placards du pôle santé, aucun autre magistrat instructeur n'a été cosaisi. Autant le dire : l'instruction a été menée par une seule personne, Marie-Odile Bertella-Geffroy. Donc, pour poursuivre, le nouveau juge d'instruction devra prendre connaissance des centaines de tomes de documents associés aux dossiers. De nouveaux délais seront imposés aux victimes plaignantes, ce qui paraît complètement « fou » alors qu'aucun procès pénal n'a pour l'heure été tenu, quasiment dix-sept ans après le dépôt de la première plainte (lire la plainte ici). De plus, plusieurs dossiers sont à l'arrêt, les personnes mises en examen ayant fait appel de cette décision. De quoi s'interroger sur la capacité de la justice pénale française à s'emparer de tels scandales.

L'exemple italien ne peut être suivi
Le 13 février 2012, à Turin, le procureur italien Raffaele Guariniello réussit un tour de force. Deux responsables de la société mère Eternit sont condamnés à seize ans de prison et 250 millions d'euros de dommages et intérêt pour la mort de 3000 personnes. Face à l'efficacité de la justice italienne, la lenteur de la procédure française paraît insupportable. A cette époque, les victimes attendent depuis seize ans la tenue d'un procès pénal, qui ne doit pas fixer d'indemnisation mais étudier les responsabilités dans cette affaire. Or, c'est peut-être là le problème.
En France, depuis la condamnation de l'Etat en 2000, le fond d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fiva) a été créé. Il permet aux victimes et à leurs familles d'obtenir une indemnisation en fonction d'un barème, certes contesté, associant un taux d'indemnisation en fonction des pathologies. Du coup, certains estiment que les victimes étant indemnisées, la procédure pénale n'a pas lieu d'être.
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lundi 18 mars 2013

« Une décision grave au Parlement européen »

par Patrick Le Hyaric
Mardi 12 mars, le Parlement européen a adopté sans débat et en catimini deux rapports qui font entrer les pouvoirs de la Troïka dans le droit européen.
Les missions de le Troïka sont ces délégations d’experts de la Commission, du FMI et de la Banque Centrale Européenne qui s’assurent que les Etats en difficultés appliquent les politiques qui leurs sont demandées en échange d’une aide.
Sans revenir sur les conditions même de cette aide qui consiste le plus souvent à des prêts avec des taux d’intérêts plus élevés que ceux auxquels les Etats créditeurs empruntent -entrainant donc une plus value au passage-, il est important de revenir sur les buts et les conséquences de ces missions.
Elles s’inscrivent dans une politique de mise en place graduelle d’une supervision étroite des budgets des Etats européens. Le semestre européen qui ouvrait la possibilité de donner des recommandations et des orientations de politique économique avant l’adoption de budgets en fut la première étape. Elle fut suivie par le Six-Pack qui créé un cadre de supervisions et de sanctions. Le TSCG est venu renforcer l’édifice  en imposant aux Etats l’inscription d’une règle d’or dans leur cadre budgétaire limitant tout déficit structurel à 0,5%.
Passons sur la définition du  » déficit structurel  » qui n’est toujours pas arrêtée bien qu’inscrit dans un Traité et désormais dans la Constitution de plusieurs Etats-membres. Le 2-Pack vient quant à lui clore cette construction avec deux textes législatifs:
 -  un premier règlement permettant à la Commission de surveiller tout au long de l’année les budgets des Etats: le « Règlement établissant des dispositions communes pour le suivi et l’évaluation des projets de plans budgétaires et pour la correction des déficits excessifs dans les États membres de la zone euro », le rapport Ferreira.
 -   un second règlement permettant à la Commission de superviser les budgets et de donner des orientations qui devront être suivies par les Parlements nationaux: le « Règlement relatif au renforcement de la surveillance économique et budgétaire des États membres connaissant ou risquant de connaître de sérieuses difficultés du point de vue de leur stabilité financière au sein de la zone euro », le rapport Gauzès.  

LUCIDE : LUtte Contre les Idées D'Extrême droite

Les idéologies, les discours, les exactions des droites extrêmes ne sont pas nés d'hier et un passé sinistre est là pour nous rappeler qu'il faut leur opposer, toujours, une action déterminée.
Le système capitaliste est aujourd'hui dans une crise si profonde qu'il ne croit pouvoir la résoudre, à son profit, qu'en imposant une austérité sans fin aux peuples, en Europe et dans le monde, par la réduction à une misère généralisée : bas salaires, précarité, attaques contre les retraites et les retraité-e-s pour demain, abaissement de la protection sociale, augmentation des taxes qui pèsent sur le pouvoir d'achat, et allègement des plus riches, ...