mardi 4 février 2020

Jeudi 6 février 2020 à 10H, Manifestation pour le retrait du projet Macron sur les retraites

Mobilisé-es et toujours aussi déterminé-es, grèves et Manifestations
Jeudi 6 Février 2020 :
- Grenoble Alsace-Lorraine - Gare à 10H

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du Gouvernement. Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes. C’est la preuve d'un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.
L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale. Cette réforme est décidément injuste et dangereuse. Il confirme nos analyses d’une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Il pointe les biais de l’étude d’impact et des 29 ordonnances auxquelles le texte du projet de loi renvoie comme autant d'éléments qui masquent la réalité de la réforme. Il contredit les engagements de compensation aux dégâts de la réforme que le gouvernement avait fait miroiter pour certain-es catégories.
A la veille de l’ouverture de la « conférence des financeurs », nos organisations syndicales réaffirment leurs propositions d’augmentation des recettes des régimes de retraites, qui passent par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salarié-es.
Une mobilisation historique par sa force et sa durée, le soutien sans faille de l’opinion publique, l’avis du Conseil d’État : le projet de réforme des retraites n’a jamais été si fragile. Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à amplifier, dans tous les secteurs, la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s’ouvre la semaine prochaine par des actions diversifiées : rassemblements, retraites aux flambeaux, dépôts d’outils symboliques des métiers, etc. Il n’y aura pas de trêve. Des actions de mobilisation sont déjà prévues la semaine prochaine. Le 5 février, les organisations soutiennent l’initiative de mobilisation des organisations de jeunesse et encouragent à construire des initiatives locales et diversifiées.
Elles appellent à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l’occasion du début des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée Nationale. Elles appellent à interpeller les parlementaires. Elles mettent en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d’ouverture des travaux à l’Assemblée Nationale et tout au long des débats parlementaires. Elles décident de se réunir à nouveau le 6 février au soir.

lundi 3 février 2020

Chômage : une baisse cher payée.

En 2019, il y aurait eu 120 000 chômeurs de moins dans la catégorie A, ceux qui n'ont aucune activité. Il en reste 3,3 millions. Ces « bons » chiffres sont mis en évidence par les communicants du gouvernement.
A ce rythme, il faudrait tout de même 25 ans pour résorber totalement le chômage. Mais surtout, les emplois retrouvés sont moins qualifiés et de toute façon moins payés, principalement dans les services à la personne, plus souvent en CDD qu'en CDI et pas toujours à temps complet. L'Insee signale que la transformation du Cice en baisse définitive de cotisations patronales aura permis la création de 30 000 emplois en 2019. 40 milliards d'euros du Cice pour 30 000 emplois, cela fait 1,3 millions d'euros par emploi créé... Faites le calcul !
Ceux qui bénéficient de l'opération, ce sont bien les gros employeurs... Si on ose les appeler comme ça !

dimanche 2 février 2020

Réprimer la délinquance des puissants

D’un côté, l’idéologie sécuritaire augmente la répression que subissent les classes populaires. De l’autre, police et justice se désintéressent de la criminalité des puissants, qu’il s’agisse de représentants de l’État ou d’intérêts privés. Loin de rendre la société plus sûre, ce déséquilibre augmente son niveau d’injustice et de violence, laissant se propager une tolérance générale à l’égard des pratiques illégales.

 Depuis plus de vingt ans s’est imposée dans le débat public l’opinion selon laquelle notre sécurité — entendue, très restrictivement, comme la prévention des atteintes à notre intégrité physique — serait garantie au prix d’une emprise toujours plus grande du pouvoir répressif sur nos existences. Autrement dit, la lutte contre la criminalité impliquerait de réduire toujours davantage l’encadrement juridique et le contrôle juridictionnel des autorités pénales, en particulier de la police. À l’heure où l’omniprésence de la question terroriste interdit tout dialogue serein, il est difficile de remettre en cause ce qui se présente sous les traits d’un incontestable bon sens.

Pourtant, une tout autre réalité se dessine. D’un côté, la sécurité promise par les artisans de cette fuite en avant répressive demeure un mirage — il suffit pour s’en convaincre de se souvenir que l’effroyable massacre de Nice, le 14 juillet 2016, a été perpétré alors même qu’était proclamé depuis huit mois l’état d’urgence, forme ultime de ces pleins pouvoirs policiers censés mettre à l’abri les citoyens. De l’autre, le « sécuritarisme » produit des effets bien réels sur les populations qui y sont le plus directement exposées, à savoir les classes populaires. Alors même que celles-ci sont davantage victimes d’actes de délinquance — elles sont par exemple deux fois plus exposées au risque de vol de leur véhicule et trois fois plus exposées aux violences sexuelles (hors du ménage) que les classes aisées —, elles se retrouvent soumises à une insécurité croissante vis-à-vis de la police et de l’autorité judiciaire. Elles subissent notamment davantage de contrôles policiers abusifs et discriminatoires — les jeunes dont la tenue est supposée typique des quartiers populaires courent jusqu’à seize fois plus de risques d’être soumis à un contrôle d’identité que les jeunes habillés autrement.
Les classes populaires sont aussi plus pénalisées. Elles sont surreprésentées au sein de la population carcérale : 48,5 % des personnes détenues n’ont aucun (...)

Ventes abusives, malfaçons, tarifs excessifs : ces fraudes qui gangrènent l’isolation à 1 euro

Des aides financières existent pour bénéficier d’une isolation à prix réduit, mais de plus en plus d’entreprises peu scrupuleuses font du forcing pour vendre aux particuliers des travaux de très mauvaise qualité. Premier volet de notre enquête sur les dessous des offres d’isolation à 1 euro.

samedi 1 février 2020

Ces multinationales qui continuent à exploiter massivement le charbon australien, malgré les incendies

Avec les incendies qui ravagent le territoire australien depuis des mois, l’industrie du charbon y est de plus en plus contestée, par sa contribution importante au réchauffement climatique. Des (...)

vendredi 31 janvier 2020

Le Conseil d’État assassine le projet du gouvernement !

Ce 24 janvier, le Conseil d’Etat attaque sévèrement la réforme des retraites et dénonce l’empressement du gouvernement à vouloir faire passer un texte dont la « sécurité juridique » n’est pas garantie. La plus sévère critique porte sur le mensonge : la qualification du nouveau système « universel ».
Le Conseil d’Etat confirme la stratégie de camouflage des effets négatifs du projet. L’avis de la juridiction administrative conforte le front syndical en action et la majorité de nos concitoyens qui demandent le retrait. André Chassaigne suggère une motion référendaire ouvrant la voie à une consultation populaire. Une situation nouvelle est créée. La démocratie doit parler !
La mobilisation ne faiblit pas. Le projet de loi arrive devant l’Assemblée nationale. Cela va être une grande première dans la Vème République : on va demander à des députés de se déterminer sur un texte dont la moitié des choses sont renvoyées à plus tard ! Plus que jamais, on a besoin de relais, qu’une opposition politique formalise le fait que nous sommes face à des projets de société totalement différents. Construisons un autre projet plus solidaire que l’individualisme que nous propose Emmanuel Macron. Les communistes sont pleinement investis dans cette démarche.
Le débat parlementaire qui s’ouvre ne veut pas dire que nous sommes passés à autre chose ! Bien au contraire !
Le mouvement social est bien là. Les manifestations le prouvent. Quand 62 % sont pour le retrait du projet de loi et pour la poursuite de la mobilisation, c’est vraiment qu’il se passe quelque chose de grand et d’incontournable.
Personne ne se fera piéger par les tours de passe-passe du Premier ministre, à l’orée d’une semaine charnière, où le mépris à l’encontre de la démocratie sociale s’avère être le fer de lance du gouvernement d’Emmanuel Macron.
Pierre TRAPIER

jeudi 30 janvier 2020

“SMH En avant” : un local de campagne et un candidat « décomplexé »

La liste de rassemblement de gauche conduite par le maire-sortant David Queiros a désormais son local de campagne. Il est au 192 de l’avenue Ambroise-Croizat (non loin de la liste concurrente Solid’Hères…) face à la maison de quartier Fernand-Texier, du nom de celui qui a été le tout premier maire PCF de la commune…
Et pas facile de se frayer un chemin ce samedi dans ce local plein à craquer, entre les élus de la majorité actuelle, les soutiens nouveaux ou “historiques” et les membres du comité de soutien. Un comité qui, par la voix de son président José Arias, a notamment évoqué les valeurs « d’honnêteté, de fidélité, de sincérité et de solidarité qui fondent les politiques publiques à Saint-Martin-d’Hères depuis plus de 70 ans », et un maire actuel qui s’inscrit dans cette « lignée ». « Alors continuez et réussissez », a-t-il lancé.
« Je veux le meilleur pour les Martinérois »
Puis, ce fut au tour de David Queiros de prendre la parole. Pour inviter les habitants à reconduire sa liste (et lui par la même occasion), seule garantie, selon lui, « pour offrir aux Martinérois une conduite politique de la ville qui va dans le sens du progrès et de l’émancipation de chacun ». Et, dans un exercice qu’il fait rarement, de se dévoiler un peu. « J’ai pu me présenter en 2014 devant les Martinérois dans un contexte particulier, et avec une certaine modestie puisqu’il s’agissait de succéder à René-Proby et d’être à la hauteur. Là, j’ai bien moins de complexes, je suis décomplexé » a-t-il affirmé, précisant « vouloir le meilleur pour les Martinérois ».
Ensuite, il est revenu sur le bilan du mandat pour lequel « il n’a pas ménagé ses efforts », entre les crédits obtenus pour le renouvellement urbain du quartier prioritaire de la Ville, la Police de sécurité du quotidien, la rénovation des écoles ou encore l’implication dans le dossier Neyrpic « qui se fera ». Ce qui l’anime, a-t-il poursuivi, « c’est de représenter du mieux que je le peux les Martinérois » pour en faire « une ville pour tous », une ville « avec des services publics diversifiés et de qualité ».
Souhaitant que la campagne « se passe bien », le candidat a néanmoins décoché quelques flèches en direction de ses adversaires, déclarés, qu’il n’a pas nommés : « Pas une voix pour le candidat de La République en Marche et de la casse sociale », « pas une voix pour le candidat de Sarkozy et Fillon pour la réduction générale des politiques publiques et « pas une voix pour la liste anti-Neyrpic, pour le partisan de l’extension de Grand’Place et pour la liste de l’anti-cinéma à Saint-Martin-d’Hères ».
S’il s’est dit « confiant » sur l’issue du scrutin, l’édile a néanmoins prévenu son audience : «Pour contrer la crainte des “sans étiquettes” et les alliances, il faut l’emporter dès le premier tour. Pour cela, il faut convaincre les électeurs un à un… »


« Il y aura vraisemblablement une autre liste déclarée»
C’est une toute petite phrase qui en dit peut-être long sur la suite des événements…
Alors qu’il évoquait dans son discours ses soutiens (dont celui, tout récent, du mouvement fondé par Benoît Hamon Génération. s) mais aussi ses adversaires déclarés dans cette campagne - pour l’heure, quatre listes sont officiellement en lice sur la commune -, le candidat David Queiros a lancé : « Il y aura vraisemblablement une autre liste déclarée, mais je n’en dis pas plus… »
De qui parlait-il ? Pour information, aucun élu socialiste (qui compose aussi la majorité actuelle au conseil municipal) n’était présent lors de l’inauguration du local de campagne. Faut-il y voir un fait exprès ? Le signe d’une mésentente ? Voire d’une rupture totale entre les deux formations jusque-là alliées ?
Depuis des semaines, voire des mois, le PCF et le PS martinérois - et leurs fédérations respectives - n’arrivent pas à s’entendre sur les termes d’une union ou d’un rassemblement. Le 10 janvier dernier même, celui qui était alors le Premier des socialistes désigné participait à l’inauguration du local de campagne de la liste Solid’Hères, opposée au maire-sortant… À suivre donc !

mercredi 29 janvier 2020

L’oligarque milliardaire, devenu Premier ministre, qui a lancé une OPA hostile sur la République tchèque

Andrej Babiš, le chef du gouvernement tchèque est aussi le deuxième citoyen le plus riche du pays et grand patron de l’agrochimie. Il a construit sa fortune en avalant des entreprises les unes après les autres, avec l’aide de subventions européennes.

lundi 27 janvier 2020

Ag des Communistes du Grésivaudan



AG des communistes dans le Grésivaudan débat intéressant sur les retraites,enseignement,hôpital et un salarié de Teisseire point sur le conflit actuelle.