mercredi 25 février 2026

L’Union Européenne plie devant Trump et son « Conseil de la Paix »

Le 19 février dernier s'est tenue à Washington la 1re réunion du prétendu « conseil de la Paix » (Board of Peace) constitué par le président des États-Unis, au départ comme partie intégrante du plan de paix américain pour Gaza. Ce plan a été avalisé par le Conseil de sécurité de l’ONU qui croyait ainsi permettre un cessez-le-feu durable à Gaza et ouvrir une perspective d’accord sur l’avenir du territoire.

Fort de ce succès diplomatique, Trump a abusivement élargi les compétences de ce « conseil de la paix » à l’ensemble des zones en conflit sur la planète, affirmant pouvoir agir là où l’ONU est impuissante. Annoncé et mis en place lors du Forum de Davos en janvier 2026, ce « conseil de la paix » répond à une charte établie par la seule administration américaine, dans une démarche ignorant délibérément la Charte des Nations unies et les institutions internationales existantes. Sa composition dépend du seul président des États-Unis qui invite à sa guise les pays fondateurs, la participation comme membre permanent à ce conseil impliquant l’acquittement d’un droit d’entrée à 1 milliard de dollars.

C’est une nouvelle attaque frontale contre le droit international et contre l’ONU. Le « plan Trump » n’assure en rien une paix réelle, alors que le gouvernement d'extrême droite de Netanyahou viole en permanence le cessez-le-feu. Il repousse aux calendes grecques la réunification des territoires palestiniens. Il n’empêche en rien l’annexion de fait de la Cisjordanie qui est en cours. Son objectif premier est de restabiliser et de redimensionner l'impérialisme US au Proche et Moyen-Orient.

La France a refusé d’y participer. Mais la décision unilatérale de l’Union européenne de participer à la réunion est une violation directe de la souveraineté des États membres en matière de politique étrangère. C’est une nouvelle attaque contre la France. Cela ne doit pas rester sans suite.

Le PCF appelle le gouvernement français à :

  • Exiger, avec les autres États européens qui ont refusé l’invitation au « Board of peace » (Conseil de la Paix), que l’Union européenne se rétracte. La France a les moyens d’instaurer un rapport de force avec la Commission européenne, alors qu’elle est la 2ᵉ contributrice au budget de l’UE.

  • Dénoncer toute tentative, d’où qu’elle vienne, de nier la souveraineté de l’État de Palestine, représenté par l’OLP, à Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, qui reviendrait à perpétuer la violation du droit international. 

  • Agir concrètement en application de la reconnaissance de l’État de Palestine et de la déclaration de New York du 29 juillet 2025, endossée par l’Assemblée générale des Nations Unies, pour la solution à deux États. La France peut prendre la tête d’une coalition d’États ayant reconnu l’État de Palestine pour faire appliquer le droit international et protéger le peuple palestinien. Seule la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien permettra l’installation d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.  

Paris, le 20 février 2026

 

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