Le racisme, les replis identitaires, xénophobes et nationalistes, trouvent dans le capitalisme en crise un terreau très fertile renforcé par la montée des guerres.
Partout sont fabriqués des ennemis, des boucs émissaires pour diviser les peuples.
L’extrême droite et la droite extrémisée sont à l’offensive dans notre pays pour imposer un projet xénophobe et raciste repeignant la préférence nationale en « priorité nationale » mettant à bas le fondement républicain de l’égalité entre citoyen·nes.
Elles portent la remise en cause de l’Etat de droit, des droits sociaux, démocratiques et des libertés. Elles multiplient les discours incitant à la haine et à la discrimination en raison de la couleur de peau, de l’origine ou de la religion dans tous les domaines, notamment dans l’accès au logement et à l’emploi. Elle porte également un projet dangereux pour les droits des enfants.
Les citoyens de religion ou de culture musulmane subissent aujourd’hui des discours et des actes racistes intolérables, en héritage du racisme colonial visant les peuples du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, et procédant d’une dangereuse assimilation à l’islamisme radical. L’antisémitisme, qui a conduit dans notre pays à l’affaire Dreyfus et à la collaboration du régime pétainiste avec le génocide hitlérien, connait un insupportable regain.
A quelques jours du premier tour des élections municipales, nous rappelons que l’extrême droite représente un péril mortel pour la France.
La lutte contre toutes les formes de racisme est constitutive de notre histoire, elle est au cœur de notre action.
Notre lutte contre le racisme et l’antisémitisme est universaliste, elle rejette les assignations identitaires et les concurrences mémorielles, ne délaisse aucune forme de racisme. Elle se fonde sur ce que nous avons en commun et pour atteindre un objectif commun : l’égalité ! Elle s’inscrit indéfectiblement dans notre combat pour la République sociale et laïque, pour la paix.
Ainsi, nous portons à égalité des revendications communes à toutes et tous et des revendications spécifiques et nous appelons à l’unité des travailleurs, des travailleuses et des peuples de tous les pays.
Révolutionner le travail, la production et développer les services publics sont une partie importante de notre combat antiraciste, pour mettre fin notamment aux discriminations à l’embauche et aux inégalités professionnelles motivées par le racisme.
Parallèlement, nous portons l’exigence d’une politique éducative suivie, indispensable pour faire reculer les préjugés.
La loi doit, en outre, sanctionner durement les propos et actes racistes. Une peine d’inéligibilité doit pouvoir être appliquée pour quiconque s’en rend coupable, ainsi que nos groupes l’ont défendu au Parlement.
Le PCF appelle et souhaite contribuer à relancer un grand mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.
Le Parti communiste français appelle à soutenir et à se joindre aux mobilisations initiées par le collectif « Né·es ici ou venu·es d’ailleurs », regroupant de nombreuses associations et organisations syndicales, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars.
Paris, le 9 mars 2026
Parti communiste français.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire