mardi 24 mars 2026

Résultat des municipales : amplifions la mobilisation sociale et politique pour répondre aux attentes du peuple


 Ces élections sont avant tout marquées par une abstention massive qui persiste à plus de 40 %. Cette abstention doit être entendue comme une alerte très sérieuse pour notre démocratie.

Par leurs votes lors de ce second tour, les électrices et électeurs ont exprimé à la fois de la colère et une volonté de changement. Une des figures de la coalition présidentielle, François Bayrou, est battue à Pau.

A gauche, notre parti remporte de nombreuses villes lors de ce second tour.

La victoire à Nîmes représente un succès majeur qui montre la capacité de rassemblement de nos candidats et candidates. Nous réalisons d’autres conquêtes, notamment à Héricourt (70), Béthoncourt (25) et Gond-Pontrouve (16) après celles du premier tour à Vizille (38), Dechy (59), Nangis et Varennes-sur-Seine (77).

Nos listes démontrent une nouvelle fois l’atout que représentent les communistes pour la gauche, fidèles à notre histoire de résistance et de conquêtes sociales et démocratiques. Des centaines de maires communistes et apparentés sont réélu.es lors de ce second tour, dont 14 maires de villes de plus de 10 000 habitant.es (Martigues, Échirolles, Châlette-sur-Loing, Cabestany, Malakoff, Nanterre, Bobigny, Noisy-le-Sec, Sevran, Stains, Gentilly, Ivry-sur-Seine, Villejuif, Vitry-sur-Seine) ainsi que des centaines d’élu·es communistes dans les majorités de gauche qui l’emportent ce soir.

Nous saluons les milliers d’élu·es communistes à l’issue de ces élections ainsi que les maires communistes battus dont l’engagement a été total pour leur ville et les habitantes et habitants.

La droite conforte son ancrage local, c’est une mauvaise nouvelle pour des millions de nos concitoyennes et concitoyens, menacés par de nouveaux reculs des services publics locaux et des politiques sociales de proximité, pour le droit au logement, pour les associations et pour la solidarité locale.

Alors que l’extrême droite réalise une nouvelle percée dans le Pas-de-Calais et le Sud de la France, le PCF appelle à mesurer l’impasse que constitue sa politique et à résister à son projet raciste et xénophobe. L’heure est à démasquer son imposture sociale et son programme de combat contre les travailleurs et travailleuses du pays. Nous nous félicitons de l’échec de ses tentatives de conquête dans plusieurs grandes villes, notamment à Marseille, Nimes et à Toulon.

Les unions ou rapprochements entre la droite et l’extrême droite, au premier comme au second tour, représentent une grave menace pour notre pays. Elles témoignent qu’une partie de la droite se trouve aujourd’hui sous l’influence de l’extrême droite.

La gauche obtient des résultats contrastés. Si elle résiste dans les plus grandes villes, à commencer par Paris, Marseille et Lyon, elle recule dans les villes moyennes et dans les départements ruraux. Les conditions du débat à gauche dans l’entre-deux tours n’ont pas aidé aux dynamiques politiques nécessaires. La gauche doit entendre le message exprimé dans les urnes.

Le PCF appelle à poursuivre l’échange avec nos concitoyennes et concitoyens, à l’intervention populaire, à l’action des travailleuses et des travailleurs, pour résister aux forces réactionnaires et d’extrême droite afin de transformer la colère et l’espoir de changement en victoires sociales et politiques. Dans les municipalités qu’elle dirige, la gauche devra être à l’offensive pour mener des politiques ambitieuses contribuant à répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratique. L’heure est à unir notre classe sociale et à amplifier la mobilisation sociale et politique pour reconstruire des majorités partout où elles font défaut et répondre aux attentes du peuple.

Paris, le 22 mars 2026

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