samedi 4 décembre 2010

Livret A : le financement du logement social en danger

Depuis la banalisation de la distribution du Livret A, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) ne centralise plus en totalité ses fonds. Les banques font actuellement pression pour que le futur décret sur la centralisation abaisse davantage la part revenant à la CDC, menaçant ainsi de manière dramatique le financement de la construction de logements sociaux dont le pays a massivement besoin.   Des tractations sont actuellement en cours pour renégocier les termes du partage de la collecte des fonds du Livret A, et autres livrets d’épargne populaire, entre les banques et la CDC. Elles ont jusqu’en septembre 2011, date limite pour la publication du décret sur la centralisation prévue par la loi de modernisation de l’économie, pour trouver un accord.
D’un côté, les banques veulent capter toujours plus l’argent du Livret A afin de renforcer leurs fonds propres avec des liquidités. De l’autre côté, la CDC estime que conserver 70% des encours, tel que le lui a promis le gouvernement, couvrira à peine les besoins de financement du logement social.
  Pour la CNL, il serait totalement scandaleux que le gouvernement arbitre en faveur des banques. D’une part, parce qu’elles ont déjà bénéficié d’un plan de sauvetage de 360 milliards d’euros. D’autre part, ce serait un détournement de la mission d’intérêt général des fonds du Livret A qui servent à financer le logement social, la Politique de la ville et, au-delà, les transports, des infrastructures hospitalières ou encore universitaires. C’est aussi un atout important pour les collectivités locales.
  Enfin, l’épargne populaire ne serait plus sécurisée dans les mêmes conditions qu’actuellement.
  Une fois de plus, ce sont les ménages, notamment les plus fragiles économiquement, qui vont faire les frais du manque de logements sociaux, d’investissements dans les services publics de proximité et d’accessibilité bancaire.
  Pour la CNL, il est indispensable que la CDC continue à centraliser l’essentiel des fonds des livrets d’épargne populaire. Dans un contexte de crise du logement sans précédent que connaît notre pays et du désengagement toujours plus important de l’Etat, les bailleurs sociaux doivent pouvoir continuer à bénéficier pleinement des prêts bonifiés de la CDC pour construire de nouveaux logements, rénover et garantir l’accès au logement social.
  La CNL demande ainsi que la centralisation revienne totalement entre les mains de la CDC.

Parti de la Gauche Européenne : La France accueille ce week-end le Congrès du PGE

La France accueillera ce week-end, le Congrès du PGE (Parti de la Gauche Européenne), qui se déroulera les 2, 3, 4 et 5 décembre 2010 en présence de tous les partis membres du Parti de la Gauche Européenne.
Pierre Laurent prendra la parole lors de l’accueil des congressistes, vendredi 3 décembre à 14h00.
Seront présents à l’ouverture du Congrès, Lothar Bisky (President GUE/NGL), Oskar Lafontaine (Die Linke), Alexis Tsipras (SYN president), Martin Gunther (Die Linke)
Les personnalités politiques européennes présentes seront disponibles à l’ouverture du Congrès, vendredi 3 décembre à 13h00 pour répondre aux questions des journalistes.
Jeudi 2, vendredi 3, samedi 4, dimanche 5 décembre 2010 Congrès du PGE CNIT – La Défense
Vous trouverez ci-joint l’invitation et le programme du congrès du PGE.
Délégations présentes (Presidents Partis Membres) : Melina Klaus, Mirko Messner - Communist Party of Austria Sergey Kalyakin - Belarusian Рarty of the Left « Fair World » Maurice Magis - Communist Party Wallonia-Bruxelles (Belgium) Ivan Genov - Bulgarian Left Milan Neubert - Party of Democratic Socialism (Czech Republic) Heino Ruutel,Sergei Jürgens - Estonian United Left Party Yrjö Hakanen - Communist Party of Finnland Paavo Arhinmäki - Left Alliance Pierre Laurent - French Communist Party Jean-Luc Mélenchon - Le Parti de Gauche Gesine Lötzsch, Klaus Ernst - The Left (Germany) Alexis Tsipras - Coalition of Left, of Movements and Ecology (Greece) Attila Vajnai - Workers’ Party of Hungary 2006 (Hungary) Paolo Ferrero - Communist Refoundation Party (Italy) Frank Jost - The Left (Luxembourg) Vladimir Voronin - Party of Communists of the Republic of Moldova Miguel Portas - Left Bloc (Portugal) Constantin Rotaru - Socialist Alliance Party (Romania) Angelo Della Valle - Communist Refoundation of San Marino Cayo Lara - United Left (Spain) Jose Luis Centella - Communist Party of Spain Jordi Miralles - United Alternative Left (Catalunya, Spain) Norberto Crivelli - Labour Party of Switzerland ALPER TAŞ - Freedom and Solidarity Party (Turkey)
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF mènera la délégation du PCF, composée de : Eliane Assassi, Laurence Cohen, Olivier Dartigolles, Isabelle De Almeda, Denis Durand, Jacques Fath, Jean-François Gau, Elisabeth Gauthier, Christine Mendelsohn, Marie-Pierre Vieu, Francis Wurtz. Les parlementaires de la délégation française de la GUE seront également présents.
Parti communiste français,

vendredi 3 décembre 2010

Côte d'Ivoire : Gbagbo déclaré vainqueur

Laurent Gbagbo a été réélu président de la Côte d'Ivoire avec 51,45% des suffrages, contre 48,55% à son rival, selon les résultats définitifs annoncés par le président du Conseil, Paul Yao N'Dré, lors d'une déclaration devant la presse.
Le chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo a remporté la présidentielle du 28 novembre avec plus de 51% des suffrages, a proclamé vendredi le Conseil constitutionnel, invalidant les résultats provisoires de la commission électorale qui donnaient Alassane Ouattara vainqueur.
Le Conseil constitutionnel, qui est dirigé par un proche du chef de l'Etat, a ainsi invalidé les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante (CEI), qui créditaient Alassane Ouattara de 54,1% contre 45,9% au président sortant.
Il a "annulé" les votes dans sept départements du nord, sous contrôle ex-rebelle depuis 2002, où selon le camp Gbagbo le scrutin avait été "frauduleux".
L'annonce surprise jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI) des résultats provisoires de la présidentielle du 28 novembre, donnant l'opposant Alassane Ouattara vainqueur avec plus de 54% des voix, a été aussitôt contestée par le Conseil constitutionnel, présidé  par un proche de Laurent Gbagbo.
La montée de la tension dans le pays inquiète la communauté internationale. Paris a estimé que le Conseil constitutionnel devait maintenant "proclamer les résultats définitifs dans le strict respect de la volonté clairement exprimée par le peuple ivoirien", tranchant ainsi en faveur de Ouattara, en dépit des fraudes et violences dans le nord du pays dénoncées par le camlp du président sortant.
L'ambassadeur de la Côte d'Ivoire à Paris a justifié la fermeture des frontières du pays et la suspension de la diffusion des chaînes de télévision d'informations étrangères par des raisons de "sécurité". "Il est important que l'armée ivoirienne prévienne toutes sortes de difficultés. La parole tue et pousse à des comportements désordonnés", a-t-il affirmé.
Selon les chiffres de la CEI, Ouattara, ex-Premier ministre, a remporté le scrutin "avec 54,10% des suffrages", contre 45,9% pour le chef de l'Etat.
La vive tension pourrait replonger le pays, soumis de fait à une partition depuis le putsch manqué de 2002, dans la violence, tandis que la participation massive des Ivoiriens dénote leur aspiration à la paix.

Crise financière en Europe : en finir avec le rafistolage

Encore un mauvais dimanche pour les Ministres des finances européens. Ballotés au gré des humeurs des marchés financiers, ils ont bricolé le 28 novembre avec le FMI un nouveau plan de sauvetage des banques, rebaptisé « plan d’aide à l’Irlande ».
Le plan de 85 milliards d’euros mis en place par l’Union européenne et le FMI vise officiellement à sauver de la faillite les banques irlandaises. Il s’agit en fait d’un nouveau geste désespéré pour repousser le moment de vérité.
A la différence toutefois des épisodes précédents, il ne se trouve plus guère « d’experts » pour proclamer que cette fois-ci la crise est jugulée. Son aggravation est au contraire inéluctable, tant que les marchés financiers n’auront pas été désarmés.

La logique du plan annoncé est transparente : les créanciers des banques irlandaises - banques et fonds d’investissements européens et internationaux - ne veulent pas perdre un centime d’euro. Les autorités irlandaises nationalisent leurs banques pour pouvoir rembourser toutes les dettes et rassurer les milieux financiers. Dans l’espoir affiché de reprivatiser ultérieurement, quand l’orage sera passé.
Pour financer cette assurance tous-risques offerte aux banques internationales, l’Irlande après la Grèce impose à sa population des sacrifices considérables. Le Portugal est lui aussi sur la sellette . Les spéculateurs – à commencer par les grandes banques européennes elles-mêmes – ont déjà en ligne de mire la cible suivante : l’Espagne, ruinée comme l’Irlande par le krach immobilier.

Les rafistoleurs du dimanche vont bientôt être à court d’outils. Il leur faudra tôt ou tard se rendre à l’évidence : les dettes des États, provoquées par la récession et le sauvetage des banques, ne pourront pas être remboursées. Les résistances sociales qui montent en Europe ne permettront pas à l’industrie financière de faire payer toute la note par les populations. L’Allemagne a obtenu de ses partenaires que les créanciers pourraient être mis à contribution lors d’une prochaine crise, à partir de 2013, au cas par cas... et si 85 % d’entre eux sont d’accord. Pour enrayer l’effondrement en cours de la zone euro, il faudra aller bien au delà de ces bricolages :
- taxation et régulation stricte des transactions financières, à commencer par les transactions sur l’euro ; interdiction de la spéculation sur les dettes publiques ; fermeture des marchés de gré à gré
- mise en faillite des banques trop endettées, sans indemnisation des créanciers et actionnaires qui ont accumulé les profits en jouant avec le feu ;
- nationalisation des banques renflouées par les fonds publics ; ces banques devront rapidement être socialisées, c’est-à-dire placées sous le contrôle démocratique des salariés, des citoyens et des pouvoirs publics.
- interdiction aux banques de dépôts, qui gèrent l’épargne des particuliers, de prendre des positions spéculatives et d’avoir des filiales dans les paradis fiscaux
- restructuration de la dette, voire défaut partiel pour les États étranglés par la charge de la dette publique : la dette creusée par les cadeaux fiscaux aux riches, la crise financière et le renflouement des banques, est une dette illégitime.
- en complément, monétisation partielle de la dette publique, la BCE achetant directement aux États leurs obligations.
En l’absence de mesures de rupture avec la dictature de la finance, la zone euro et l’Union toute entière s’enfonceront dans un chaos annoncé, source de séismes politiques imprévisibles.

Attac France,
Paris, le 30 novembre 2010

jeudi 2 décembre 2010

Où vont les syndicats ? Nouvelles structures syndicales pour nouveaux salariés

« Ce n’est pas aux salariés de s’adapter à la CGT, mais à la CGT de s’adapter aux salariés ! » M. Mohammed Oussedik, secrétaire confédéral depuis le congrès de Nantes, est convaincu que la Confédération générale du travail doit faire évoluer ses structures pour mieux représenter le salariat d’aujourd’hui (lire « Où vont les syndicats ? », Le Monde diplomatique, décembre 2010). « On est présent dans toutes les entreprises de plus de trois cents salariés, mais quasiment absent dans celles qui en comptent moins de cinquante, alors qu’elles représentent plus de la moitié du secteur », regrette le secrétaire général de la Fédération Verre-Céramique (1).
Pour y remédier, la CGT a mis en place de nouvelles structures qui dépassent le périmètre des entreprises. « On a créé des syndicats professionnels de territoires, comme dans la région de Cognac, qui regroupe environ trente-cinq adhérents dans le secteur des flacons », précise M. Oussedik. Ces regroupements permettent de mieux faire appliquer les conventions collectives. Il cite également le cas d’un « syndicat de site », rassemblant une petite trentaine de salariés, à Draguignan (Var), dans le domaine des carreaux. Juridiquement, celui-ci est basé à l’Union locale (UL) CGT, les syndicats de site n’ayant pas d’existence juridique reconnue.
C’est un vrai problème. « Nous manquons de moyens, nous n’avons pas de local dans le centre commercial », déplore Mme Marie-Hélène Thomet, responsable du syndicat de site Part-Dieu à Lyon (Rhône), créé en février 2008. Dans ce vaste centre commercial, la CGT disposait d’implantations dans ses plus grosses entreprises, comme la Fnac, Carrefour et les Galeries Lafayette. Le syndicat de site lui permet d’intervenir dans de plus petites enseignes : « En dix-huit mois d’existence, nous avons un peu plus que doublé le nombre de nos adhérents, pour arriver à une quarantaine. » Les salariés du centre subissent des conditions d’exploitation très proches : « Les écarts de revenus sont faibles, et tous les salariés du centre souffrent de la même pénibilité avec la chaleur, le bruit ou le travail le dimanche. » La difficulté est toutefois de trouver un interlocuteur : « On voudrait créer un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), mais le directeur du Groupement d’intérêt économique, qui rassemble les entreprises du site, refuse de prendre contact avec nous ! »
Les syndicalistes sont de plus en plus confrontés au problème de l’engagement des salariés appartenant à des entreprises sous-traitantes. M. François Debrand témoigne de l’expérience du syndicat des cheminots de Lyon-Guillotière, qui s’est ouvert aux salariés extérieurs à la SNCF, comme ceux du nettoyage. « Leurs patrons refusaient de me parler. On a rencontré de grandes difficultés juridiques, mais c’est une de mes meilleures expériences syndicales », confie-t-il. « Avec le développement de la sous-traitance, on ne peut plus prétendre défendre les intérêts de salariés en se limitant à l’entreprise. C’est en élargissant la lutte qu’on protège finalement le mieux les salariés des entreprises donneuses d’ordre », estime M. Oussedik.
L’Isère est un autre lieu d’expérimentation privilégié. « On essaie d’établir de nouvelles solidarités et pas seulement des solidarités de métier, rapporte M. Patrick Varela, secrétaire général de l’Union départementale jusqu’en juin 2010. On avait dix-neuf UL, on les a regroupées en six territoires à partir de quelques objectifs clef. » Un pôle Nouvelles technologies autour du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de Schneider a ainsi été créé. Il s’occupe aussi bien des lieux de restauration collective que du statut des salariés sous-traitants. Dans le nord du département, c’est sur une importante plate-forme logistique que la mutualisation des moyens syndicaux s’est révélée payante. « Dans ce qui était un désert syndical, on est passé de zéro à deux cents adhérents en dix ans », se félicite M.Varela.
Pour lire la suite, cliquez sur le titre...

Ultra-droite : ces députés UMP qui débordent le FN sur sa droite

Par Agnès Rousseaux

Ils vantent le mérite, la famille et la patrie, proposent des camps de rééducation, veulent supprimer les 35h ou raccourcir le RSA, et parlent des banlieues comme des « zones de guerres tribales »… Ce ne sont ni des skinheads en crise existentielle, ni de vieux pétainistes aigris, mais des députés UMP membres d’un « Collectif de la droite populaire ». Gare à la montée de l’ultra-droite à la française.

On dirait que ça n’étonne plus personne : un député UMP qui cite un « adage nazi » pour défendre Nicolas Sarkozy... Le 26 novembre, Lionnel Luca, parlementaire des Alpes-Maritimes et membre du bureau du groupe UMP à l’Assemblée, s’insurge dans un communiqué contre le « déchaînement médiatico-politique et le harcèlement systématique que subit le Président de la République ». Et termine sa diatribe par une citation attribuée – sans doute à tort – à Joseph Goebbels : « La ficelle ressemble à une corde mais on connait l’adage nazi : "plus le mensonge est gros, mieux il passe !" ». Lionnel Luca ne recule visiblement devant rien.
Ses orientations politiques sont d’ailleurs à la hauteur de ses références historiques. Pour lui, « l’UMP a laissé un boulevard sur sa droite à force d’ouverture à gauche ». Voilà qui dénote sans doute d’un strabisme prononcé... Mais Lionnel Luca a décidé d’occuper le boulevard en question. Pour cela, une seule recette : taper toujours plus à droite. En octobre, pour critiquer les sondages qui pourraient « convaincre les Français que la France entière s’oppose à la réforme des retraites », il écrit : « En 1940 si les sondages avaient existé, une majorité de Français aurait été favorable à l’armistice et non à la poursuite des combats »... Concernant la réforme des retraites, une seule certitude : « la fermeté s’impose », car « la France n’est pas une république bananière où la rue bafoue la démocratie ».
Des camps pour inculquer l’amour de la patrie
Ses thèmes de prédilection : immigration et sécurité, bien sûr. Lionnel Luca s’est illustré par son soutien à l’expulsion des délinquants étrangers, qualifiée de mesure « de bon sens ». Il est aussi l’auteur des amendements qui ont restreint l’accès à l’Aide médicale pour les étrangers. Question sécurité, le député demande avec insistance la « militarisation de certains quartiers, devenus des zones de guerres tribales » [1]. Il veut redonner des moyens aux policiers et gendarmes, qui « n’ont même plus de quoi réparer leurs véhicules, alors que les mafias locales tirent sur les forces de l’ordre avec des armes de guerre » [2]. Il réclame la création d’un corps d’intervention « composé de militaires avec les équipements nécessaires et adaptés à la guérilla urbaine ». On en viendrait presque à trouver le « coup de Kärcher » pacifiste.
Ses grands projets ? Créer « une force d’intervention spéciale pour remettre de l’ordre dans les quartiers où les caïds font la loi ». Supprimer le RSA au bout d’un an, et mettre un terme aux aides aux entreprises sur les 35h, parce que « nous ne sommes pas dans un État soviétique ». Et aussi instaurer un service civique obligatoire pour tous les jeunes de 16 à 18 ans : « chaque année, ils se retrouveraient deux à trois semaines, pendant les vacances scolaires, autour du drapeau tricolore, avec des instructeurs, aussi bien militaires que civils, qui leur parleraient des devoirs de tout citoyen, des règles du "vivre ensemble" ». Le genre de colonies de vacances dont rêvent tous les jeunes : la main sur le cœur, chanter la Marseillaise à 5h du matin au son du clairon, les yeux humides levés vers le drapeau tricolore. De quoi renforcer notre identité nationale. Enfin, surtout celle des barbares ingrats et boutonneux qui aiment glander l’été dans les quartiers.
« C’est le FN qui nous pique nos idées »
Pour lire la suite, cliquez sur le titre......

mercredi 1 décembre 2010

Rumeur Cantonales

Bonjour,

Nous venons d'être informés de la rumeur selon laquelle André Vallini apprêterait à déclarer des candidatures uniques de la gauche dans tout le département aux prochaines cantonales de 2011.

Nous démentons cette information. Bien que nos relations avec l'ensemble des organisations de gauche soient cordiales, un tel accord n'a jamais été discuté ni même évoqué. Il est bien entendu que nous sommes attachés aux règles républicaines et que la Fédération de l'Isère du PCF inscrit son travail dans une stratégie de Front de Gauche.

Cordialement.

Jérôme Marcuccini
Fédération PCF Isère
20, rue Emile Gueymard - BP.1503 - Grenoble Cedex 1
Tél. 04.76 87.67. 55

Le Sénat plafonnerait à 150 millions d’euros la ponction sur les HLM

D’après le journal « Les Echos » du 30 novembre 2010, un amendement voté dans la nuit au Sénat « ramène à 150 millions d’euros la ponction sur les HLM ».
En effet, contre l’avis du gouvernement, les sénateurs plafonneraient le prélèvement sur les organismes HLM à 150 millions d’euros et réserveraient ce montant au financement de la péréquation entre les organismes les plus riches et les moins riches.
Philippe Dallier, sénateur UMP de Seine-Saint-Denis, rapporteur ville et logement et auteur des amendements concernant les HLM déclare que dans les 150 millions, « 70 millions pourront rester dans la caisse de solidarité du monde HLM - la CGLLS - qui les redistribuera sans qu’ils transitent par le budget de l’Etat ».
Le projet de loi de Finances prévoyait initialement de prendre 340 millions d’euros aux organismes HLM sur lesquels 260 millions devaient financer l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU).
Dans un second temps, les députés avaient obtenu du gouvernement qu’un quart des organismes soient exemptés, la ponction opérée sur les organismes HLM ne représentant plus que 260 millions d’euros.
Déjà, une semaine avant ce vote, les sénateurs avaient voté en commission un amendement permettant d’utiliser, entre 2011 et 2013, les taxes sur le Grand Paris afin de financer la rénovation urbaine. Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement a réagi en expliquant que « le gouvernement est logiquement défavorable à ces amendements puisque opposé au financement de l’Anru par la taxe sur le Grand Paris », « la Société du Grand Paris aura dès mi-2011 des frais d’études et d’achat de foncier ».
Philippe Dallier explique qu’avec le dispositif prévu par son amendement, « on assure le financement de l’Anru, l’argent des HLM reste aux HLM, avec une péréquation entre riches et démunis, et le tout sans dégrader le budget ».
La Commission mixte paritaire réunie en décembre pour trancher sur le sujet pourrait ne pas adopter la proposition portée par le sénateur UMP. Les sénateurs et députés qui la compose devront alors trouver une autre solution de compromis.

Montée des xénophobies en Europe

par Ignacio Ramonet
Ce n’est pas une surprise. Le résultat (53%) du référendum d’initiative populaire du 28 novembre 2010 en Suisse, organisé à la demande du principal parti du pays, l’Union démocratique du Centre (une formation qui avait déjà remporté un succès en 2009 en faisant interdire la construction de minarets) légalise l’expulsion - une fois sa peine purgée - de tout étranger condamné pour crime grave (homicide, viol, proxénétisme, trafic de drogue, cambriolage) mais aussi pour avoir simplement "perçu abusivement des prestations des assurances sociales ou de l’aide sociale, ou pour ne pas avoir payé une pension alimentaire".
C’est une nouvelle victoire pour l’extrême droite en Europe. Elle risque de donner des idées à d’autres partis d’identique idéologie. De toutes façons, ce résultat aura inévitablement des conséquences pour l’Union européenne dont la Suisse ne fait certes pas partie mais avec laquelle Berne a signé, en 2002, un accord sur la libre circulation des personnes. Que feront les gouvernements européens quand la Suisse procédera à l’expulsion de leurs ressortissants condamnés à la double peine ?
Sur le fond, cela traduit surtout une croissante inquiétude autour de l’immigration, accusée d’être la source de tous les maux.
Au nom d’une impérative et abstraite « modernisation », les sociétés européennes sont soumises, depuis plusieurs années, à des séismes et des traumatismes d’une formidable violence. La logique de la compétitivité a été élevée au rang d’impératif catégorique. La mondialisation économique, l’élargissement de l’Union européenne, la fin de la souveraineté nationale, la création de l’euro, l’effacement des frontières, l’arrivée massive d’immigrés, le multiculturalisme et le démantèlement de l’Etat-providence ont provoqué, chez beaucoup d’Européens, une perte de repères et d’identité. Tout cela se produit, de surcroît, dans un contexte de très grave crise financière, économique et sociale qui provoque d’insupportables ravages sociaux (25 millions de chômeurs, 85 millions de pauvres) et entraîne une montée des violences de tous ordres.
Pour lire la suite, cliquez sur le titre.....

Les travailleurs italiens relèvent la tête !

Comme ailleurs en Europe, les travailleurs italiens reprennent le chemin de la lutte. Le samedi 16 octobre dernier, plus d’un demi-million de jeunes et de travailleurs ont défilé dans les rues de Rome, à l’appel de la FIOM, le plus puissant syndicat de la métallurgie. C’était le prolongement de la lutte initiée par les travailleurs de l’usine FIAT de Pomigliano, près de Naples. Lors d’un référendum organisé par le patronat et soutenu par pratiquement toutes les directions politiques et syndicales du pays, 40 % des salariés de cette usine ont rejeté le chantage odieux imposé aux travailleurs, à savoir le maintien des emplois contre une remise en cause du droit de grève et une dégradation drastique des conditions de travail. La manifestation du 16 octobre était donc un signal fort pour tous les travailleurs italiens, un appel à relever la tête et à se battre contre le patronat et son gouvernement.
Marchionne, le Pdg de FIAT, veut écraser les syndicats combatifs. Il veut imposer de nouvelles règles dans les domaines des cadences de travail, des salaires, des indemnités-maladie, etc. Il veut en revenir à la situation des années 50. Et le patronat italien compte généraliser ces attaques à toute l’industrie du pays. Dans ce contexte, les médias se sont lancés dans une campagne systématique contre la FIOM, qu’ils ont présentée comme un repère de hooligans et de fauteurs de troubles. Malheureusement, la plupart des dirigeants de la CGIL (l’équivalent de notre CGT), dont la FIOM est la fédération métallurgique, se sont joints au concert de critiques visant la FIOM.
Pour lire la suite cliquez sur le titre...