C’est en pleine négociation avec les employeurs locaux d’ERDF sur les moyens humains à mettre en oeuvre pour la continuité du service public que nous apprenions le décès d’un quinquagénaire suite à un incendie déclenché mercredi par une bougie après avoir été priver d’électricité.
Parce que dans l’incapacité de régler ses factures, cet homme de la rue du Faubourg Bannier à Orléans, a vu son fournisseur d’Energie ordonner la coupure d’électricité à eRDF comme à tant d’autre sur le département.
La CGT dénonce l’hypocrisie qui consiste à appliquer l’arrêté anti-expulsion, permettant de garder son toit du 1er novembre au 31 mars alors même que l’on coupe l’électricité et le gaz dans ce même laps de temps.
Il faut savoir que notre région est l’une des plus touchées par les coupures d’électricité pour impayés (chômage, précarité…) et que les usagers sont de plus en plus confrontés à une relation dégradée avec les entreprises historiques et se confrontent de plus en plus à des standards téléphoniques déshumanisés.
Pour l’électricité, le seul accueil physique d’eDF existant sur Orléans (La source) et dont les agents permettaient une considération humaine des situations des usagers, vient de fermer ces portes au profit d’une future agence commerciale « High Tech » au coeur du centre ville dont le but avoué est de faire de la vente, autrement dit du profit.
Pour le GAZ, les accueils physiques ont été fermés peu après la fusion privatisation de GDF Suez.
Dans un contexte économique et social toujours marqué par la crise, des centaines de milliers de familles se voient privées d'électricité et de gaz car elles n'ont plus les moyens de payer au prix fort une énergie pourtant indispensable.
Ce drame de la misère social, comme tant d’autre, devraient interroger les pouvoirs publics sur la politique en cours de développement depuis l’ouverture à la concurrence et la mise en application de la récente loi « NOME ». Cette dernière aboutit inexorablement à une hausse des tarifs de l’électricité en livrant ¼ de la production nucléaire à la concurrence. La position que le conseil d’état vient de prendre concernant les tarifs du gaz ne va pas dans le bon sens : ce serait au nom de l’application de la concurrence que les tarifs devraient augmenter car le gel des tarifs affecterait les marges des opérateurs ! Cela rappelle que la concurrence ne fait pas baisser les prix, bien au contraire.
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mardi 6 décembre 2011
UE/Traité : « punir et appauvrir les peuples ne réglera pas la crise »
Cet après-midi, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont annoncé les vues qu'ils veulent imposer, lors du sommet européen de jeudi et vendredi, à l'ensemble des pays membres de l'UE, ou bien seulement aux pays de la zone euro et aux pays volontaires, c'est selon. On voit déjà poindre les divisions et une UE à deux vitesses. C'est le contraire de la solidarité dont l'Europe a besoin pour sortir de l'impasse !
Le contenu d'un nouveau traité serait négocié avant fin mars. La question du mode de ratification a courageusement été éludée : évidemment la consultation directe des peuples n'est pas envisagée. C'est inacceptable.
A partir du moment où ce traité ne reviendrait pas sur l'indépendance de la BCE, il est clair qu'il ne permettra pas de sortir de la crise. Le PCF et ses partenaires du Front de gauche proposent une refonte des missions et des statuts de la BCE, qui doit être mise sous contrôle démocratique pour lui permettre de pouvoir prêter à taux faibles, voire nuls, directement aux États. La BCE pourrait ainsi financer directement, par création monétaire, un fonds de développement social, solidaire et écologique européen.
Si rien ne change de ce point de vue là, à quoi ce traité va-t-il servir ? A surveiller et punir : sanctions automatiques pour non respect du pacte de stabilité, règle d'or dans tous les pays – dont la conformité avec les traités serait vérifiée par la cour de justice européenne – et remise en cause des prises de décisions à l'unanimité. Autrement dit, le couple Sarkozy-Merkel veut mettre tous les pays européens aux pas, et graver l'austérité dans le marbre.
Le PCF s'oppose à ces reculs démocratiques et aux saignées sociales qu'ils préparent pour les peuples européens qui en ont déjà assez soupé. Il rappelle que si les traités doivent être revus, c'est en ayant pour objectifs le plein exercice démocratique et le développement social en Europe, et non l'inverse. La consultation des peuples est une exigence.
Parti Communiste Français
Le contenu d'un nouveau traité serait négocié avant fin mars. La question du mode de ratification a courageusement été éludée : évidemment la consultation directe des peuples n'est pas envisagée. C'est inacceptable.
A partir du moment où ce traité ne reviendrait pas sur l'indépendance de la BCE, il est clair qu'il ne permettra pas de sortir de la crise. Le PCF et ses partenaires du Front de gauche proposent une refonte des missions et des statuts de la BCE, qui doit être mise sous contrôle démocratique pour lui permettre de pouvoir prêter à taux faibles, voire nuls, directement aux États. La BCE pourrait ainsi financer directement, par création monétaire, un fonds de développement social, solidaire et écologique européen.
Si rien ne change de ce point de vue là, à quoi ce traité va-t-il servir ? A surveiller et punir : sanctions automatiques pour non respect du pacte de stabilité, règle d'or dans tous les pays – dont la conformité avec les traités serait vérifiée par la cour de justice européenne – et remise en cause des prises de décisions à l'unanimité. Autrement dit, le couple Sarkozy-Merkel veut mettre tous les pays européens aux pas, et graver l'austérité dans le marbre.
Le PCF s'oppose à ces reculs démocratiques et aux saignées sociales qu'ils préparent pour les peuples européens qui en ont déjà assez soupé. Il rappelle que si les traités doivent être revus, c'est en ayant pour objectifs le plein exercice démocratique et le développement social en Europe, et non l'inverse. La consultation des peuples est une exigence.
Parti Communiste Français
lundi 5 décembre 2011
Sarkozy fauteur de chômage. Nouvelle hausse massive en octobre. Record historique absolu.
Par Gérard Filoche
Le record historique du chômage : 5 millions, Sarkozy est allé le chercher avec ses dents
Surtout, surtout que Sarkozy ne vienne pas dire que ce n’est pas sa faute ou qu’il lutte contre ! Comment ose t il faire campagne et aller se faire prendre en photo en serrant les mains d’ouvriers pour se faire ré élire ? Rarement président sortant n’aura eu un bilan aussi catastrophique et haïssable. La honte devrait le pousser à démissionner et à passer la main. Mais non, il plastronne. Car il espère, d’ici 2012, avec ses cinq grands patrons de presse complices, Dassault, Pinault, Arnaud, Lagardère, et Bouygues réussir à tromper, à mentir, à tricher sur ses vraies responsabilités.
Huit millions de pauvres. Trois millions de précaires. Trois millions de temps partiels. Cinq millions de chômeurs. 50 % des 23 millions de salariés occupés gagnent moins de 1580 euros.
Et une inégalité voulue, orchestrée, avide, sans précédent : la France n’a jamais été aussi riche, au 3e rang mondial des millionnaires. La richesse par adulte en France a triplé mais, en dépit ou grâce à la « crise », ces gains ont été concentrés en 2009, entre les patrons du CAC 40 qui ont gagné en moyenne 190 fois le Smic, les grandes entreprises françaises qui ont surmonté la crise avec une explosion de leurs profits dés 2010, les 10 plus grosses fortunes amies de Sarkozy qui possèdent à elles seules 14,2 millions d’années de Smic, les 100 plus gros contribuables qui se partagent 3 milliards d’euros par an, les 5 % de la population qui possèdent 50 % du patrimoine. Et pas besoin de travailler pour les amis parasites de Sarkozy : les 100 Français les plus riches se sont partagés, sans rien faire, en 2010 un revenu fiscal de 2,8 milliards d’euros, constitué à 94 % de revenus de leur capital.
Sarkozy, c’est un concentré de la haine des riches exacerbée et rapace contre le peuple. Il est le serviteur le plus dévoué et le plus féroce des actionnaires. C’est pour leur plaire qu’il a oeuvré à dépasser le record de chômeurs. Non seulement il a donné 110 milliards de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, aux rapaces du Fouquet’s, chaque jour à ses amis les banquiers et du CAC 40, mais il a organisé l’économie de telle façon qu’il a réussi à augmenter le nombre de chômeurs officiels à 4 459 000 (+ 500 000 de sans droits). Délibérément car il sait que c’est la meilleure façon de faire pression sur l’emploi et les salaires.
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Le record historique du chômage : 5 millions, Sarkozy est allé le chercher avec ses dents
Surtout, surtout que Sarkozy ne vienne pas dire que ce n’est pas sa faute ou qu’il lutte contre ! Comment ose t il faire campagne et aller se faire prendre en photo en serrant les mains d’ouvriers pour se faire ré élire ? Rarement président sortant n’aura eu un bilan aussi catastrophique et haïssable. La honte devrait le pousser à démissionner et à passer la main. Mais non, il plastronne. Car il espère, d’ici 2012, avec ses cinq grands patrons de presse complices, Dassault, Pinault, Arnaud, Lagardère, et Bouygues réussir à tromper, à mentir, à tricher sur ses vraies responsabilités.
Huit millions de pauvres. Trois millions de précaires. Trois millions de temps partiels. Cinq millions de chômeurs. 50 % des 23 millions de salariés occupés gagnent moins de 1580 euros.
Et une inégalité voulue, orchestrée, avide, sans précédent : la France n’a jamais été aussi riche, au 3e rang mondial des millionnaires. La richesse par adulte en France a triplé mais, en dépit ou grâce à la « crise », ces gains ont été concentrés en 2009, entre les patrons du CAC 40 qui ont gagné en moyenne 190 fois le Smic, les grandes entreprises françaises qui ont surmonté la crise avec une explosion de leurs profits dés 2010, les 10 plus grosses fortunes amies de Sarkozy qui possèdent à elles seules 14,2 millions d’années de Smic, les 100 plus gros contribuables qui se partagent 3 milliards d’euros par an, les 5 % de la population qui possèdent 50 % du patrimoine. Et pas besoin de travailler pour les amis parasites de Sarkozy : les 100 Français les plus riches se sont partagés, sans rien faire, en 2010 un revenu fiscal de 2,8 milliards d’euros, constitué à 94 % de revenus de leur capital.
Sarkozy, c’est un concentré de la haine des riches exacerbée et rapace contre le peuple. Il est le serviteur le plus dévoué et le plus féroce des actionnaires. C’est pour leur plaire qu’il a oeuvré à dépasser le record de chômeurs. Non seulement il a donné 110 milliards de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, aux rapaces du Fouquet’s, chaque jour à ses amis les banquiers et du CAC 40, mais il a organisé l’économie de telle façon qu’il a réussi à augmenter le nombre de chômeurs officiels à 4 459 000 (+ 500 000 de sans droits). Délibérément car il sait que c’est la meilleure façon de faire pression sur l’emploi et les salaires.
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samedi 3 décembre 2011
Les 9 thèmes du programme du Front de Gauche
5) La République pour de vrai
Atteintes aux libertés, autoritarisme, discriminations : l'Etat Sarkozy s'en prend aux fondements même de notre République. Il est temps d'engager une refondation républicaine conforme à la devise, « Liberté, égalité, Fraternité ».- Réaffirmer la loi 1901 sur la laïcité comme pilier de la République, porteur de droits à tous.
- Mettre en place un Ministère des femmes et de l'égalité dans tous les domaines.
- Abroger les lois liberticides et sécuritaires et garantir la sécurité par la prévention et le développement d'une police de proximité.
Pour un débat clarificateur
par Patrick Le Hyaric
Cette campagne électorale préparatoire aux élections présidentielle et législatives devrait être l’occasion d’un débat politique de haute tenue et de haut niveau. C’est la situation gravissime du pays, de l’Europe et de la planète qui l’impose. Derrière l’écorce de l’actuelle crise du capitalisme financier mondialisé, surgit une véritable crise de civilisation. Peut-être que, pour la première fois depuis très, très longtemps, un processus de régression, porteur de dé-civilisation est à l’œuvre. Cela fait se poser à chacune et chacun de grandes questions fondamentales. Les forces politiques, les candidats devraient se saisir de l’occasion pour de vrais débats d’options et de sens, en y associant le maximum de citoyennes et de citoyens. Ce n’est pas ce qui se passe ! Ici, un ministre en est à demander le retour de l’uniforme à l’école. Là, un autre vient de mettre à jour une autre trouvaille : supprimer le mot « mademoiselle » sur les documents administratifs. Ailleurs, l’avenir de nos écosystèmes se réduit à un marchandage électoral, à l’abri de la première concernée, la population. C’est pitoyable ! Et tout ceci explique que seulement 13% de nos concitoyens font confiance aux partis politiques, alors que l’intérêt pour la politique augmente, passant de 55 % en décembre 2009 à 60 % aujourd’hui. Cet intérêt se manifeste dans le mouvement mondial des indignés qui rejette le système, comme il se reflète dans le mouvement de recherche d’émancipation dans les pays arabes, comme il s’est révélé dans le puissant mouvement contre la réforme des retraites ou encore à l’occasion des élections cantonales et sénatoriales.
Dans chacun de ces moments, deux constantes dominent : l’aspiration à l’unité et la recherche de solutions neuves pour changer et en sortir. Conscient du puissant rejet d’un système où l’argent domine tout contre les êtres humains, le Président de la République s’acharne à faire dériver le débat, précisément pour tenter de mettre l’organisation capitaliste de la société hors d’atteinte de l’intervention citoyenne, quitte à faire glisser la dispute politique dans les marécages du populisme et de la dénonciation calomnieuse. Ainsi, il accusait la semaine dernière des assurés sociaux d’être des « voleurs » et des « fraudeurs », sans jamais dire un mot des dettes des grandes entreprises aux caisses de la sécurité sociale et en cachant que les énormes revenus financiers ne versent rien aux caisses de protection sociale.
vendredi 2 décembre 2011
Mélenchon à Sarkozy: «Nous avions raison en 2005!»
En meeting jeudi soir en Gironde, le candidat du Front de gauche a fustigé le discours du chef de l'Etat à Toulon et mis en garde les socialistes contre «l'alliance au centre, un déguisement de l'alliance avec la droite».
«Nous aussi on va dire la vérité!» Fin du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, Clémentine Autain s'attarde au bar de la Médoquine, salle de concert de Talence, dans la banlieue de Bordeaux. La militante féministe, en campagne avec Jean-Luc Mélenchon, promet une réponse ferme du candidat du Front de gauche à la présidentielle. A l'extérieur, Mélenchon attaque, devant les caméras, «un discours totalement défensif», un «spectacle déplorable de dissertations socio-économiques devant une foule excitée de réactionnaires.» Le ton de la soirée est lancé.Dans la salle, 2500 personnes, drapeaux rouges déployés, attendent leur champion debout. Un coup de Bella ciao et voilà Mélenchon, accompagné de Pierre Laurent, numéro un du Parti communiste et de Clémentine Autain, qui rejoignent la scène. «Merci de vous être abstenu de crier mon nom», attaque Mélenchon au micro pour son meilleur discours depuis son entrée en campagne en juin. «La grande roue de l'Histoire s'est mise en mouvement et nous y prenons notre part», lance-t-il, d'un ton grave, abandonnant ce registre gaullien qu'il avait choisi en juin pour revenir dans ce registre oratoire estampillé «bruit et fureur» dans lequel il excelle.
«C'est son bilan dont il a fait la critique!»
Fustigeant un capitalisme qui «s'est survécu», Mélenchon s'en prend au discours du président de la République à Toulon «qui aurait pu tenir en une seule phrase: "Françaises, Français, je vous prie de m'excuser"». «C'est lui qui a organisé tout ça! C'est son bilan dont il a fait la critique! s'enflamme le député européen. C'est nous qui avions raison en 2005! C'est nous qui avons été les plus sérieux!»Deux ans jour pour jour après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, l'ancien sénateur socialiste met en garde contre «la pente prise par la logique prise» en Europe qui «nous amène de nouveau devant la question de la démocratie». «Le pire est à craindre, avertit-il. La paix en Europe n'est pas un état de nature. C'est le résultat politique d'une volonté politique.» Et pointant les «ferments de division et de haine» contre les étrangers, à l'intérieur et à l'extérieur des frontières, il affirme que c'est un «très mauvais service rendu à la paix et à l'idée même d'Europe de désigner la Grèce, l'Italie, le Portugal et l'Espagne sous le nom de ''Pigs'' qui en anglais veut dire cochons!»
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Les premiers trains privés conduits par des retraités
Par Thierry Brun
L’opérateur ferroviaire privé Thello innove dans tous les domaines. Les premiers trains de passagers privés Paris-Rome et Paris-Venise ont été confiés à des retraités.
Le 11 décembre, date du big bang des horaires à la SNCF (voir notre dossier de cette semaine), sera aussi celle des nouveautés pour le transport privé de passagers. Thello a confié à des cheminots retraités les premiers trains privés transportant des passagers entre Paris et Rome, ainsi qu’entre Paris et Venise.
La filiale de Veolia Transdev, première entreprise se lançant dans le transport de voyageurs en concurrence avec la SNCF, casse les prix pour ses premiers trains privés entre Paris et Rome et Paris et Venise. Et les salaires… Les nouveaux salariés de Thello sont en fait des retraités que Jehan (le prénom a été modifié), contrôleur à la SNCF, a rencontré à Vallorbe, en Suisse. Ce témoignage confirme ce que l’opérateur privé n’a pas voulu aborder dans les questions qui lui ont été posées sur l’embauche des cheminots.
« Ces conducteurs aptes à tirer les trains ont été contactés parce que Veolia n’a pas réussi à débaucher des conducteurs à la SNCF ». Les raisons ? Veolia propose des rémunérations et des droits sociaux des cheminots revus à la baisse. Et économise sur la formation des conducteurs en recrutant des retraités dont les compétences ne sont pas mises en doute. « Les conducteurs retraités sont formés à la signalisation, très complexe, notamment en Suisse », explique le contrôleur.
Quid des effets de la pénibilité sur les cheminots retraités ? Et sur la sécurité des trains ? On attend la réponse de Thello.
La filiale de Veolia Transdev, première entreprise se lançant dans le transport de voyageurs en concurrence avec la SNCF, casse les prix pour ses premiers trains privés entre Paris et Rome et Paris et Venise. Et les salaires… Les nouveaux salariés de Thello sont en fait des retraités que Jehan (le prénom a été modifié), contrôleur à la SNCF, a rencontré à Vallorbe, en Suisse. Ce témoignage confirme ce que l’opérateur privé n’a pas voulu aborder dans les questions qui lui ont été posées sur l’embauche des cheminots.
« Ces conducteurs aptes à tirer les trains ont été contactés parce que Veolia n’a pas réussi à débaucher des conducteurs à la SNCF ». Les raisons ? Veolia propose des rémunérations et des droits sociaux des cheminots revus à la baisse. Et économise sur la formation des conducteurs en recrutant des retraités dont les compétences ne sont pas mises en doute. « Les conducteurs retraités sont formés à la signalisation, très complexe, notamment en Suisse », explique le contrôleur.
Quid des effets de la pénibilité sur les cheminots retraités ? Et sur la sécurité des trains ? On attend la réponse de Thello.
jeudi 1 décembre 2011
Encadrement des prix des produits alimentaires : « calmer l'appétit des goinfres de la distribution » (PCF)
L'Assemblée Nationale examine demain une proposition de loi (PCF) sur l'encadrement des prix alimentaires. Quand s'entrechoque le quotidien de millions de nos concitoyens vivant sous le seuil de la pauvreté, à la recommandation sanitaire de consommer cinq fruits et légumes par jour, et aux revendications à une légitime rémunération du travail paysan, alors il faut du courage politique : celui d'encadrer les marges et pratiques de la grande distribution.
C'est le sens de la proposition de loi présentée ce jeudi 1er décembre
2011 par André Chassaigne, Député du Puy-de-Dôme et Rapporteur. Elle présente trois outils pour revoir le partage de la valeur ajoutée et faire cesser le racket opéré par la distribution :
L'encadrement du prix de vente des produits alimentaires en appliquant un coefficient multiplicateur.
La définition de prix minimum indicatifs à la production agricole.
Une conférence annuelle, pluraliste, ouvrant négociation sur le prix d'achat aux producteurs.
En écho aux luttes paysannes, aux ventes militantes avec les producteurs, cette proposition donne corps à la bataille « contre la vie chère et pour l'augmentation des salaires » menée par le PCF. Elle est un point d'appui, pour les batailles, les débats et les choix du printemps 2012. Elle traduit en proposition, notre parti pris de l'humain d'abord.
C'est le sens de la proposition de loi présentée ce jeudi 1er décembre
2011 par André Chassaigne, Député du Puy-de-Dôme et Rapporteur. Elle présente trois outils pour revoir le partage de la valeur ajoutée et faire cesser le racket opéré par la distribution :
L'encadrement du prix de vente des produits alimentaires en appliquant un coefficient multiplicateur.
La définition de prix minimum indicatifs à la production agricole.
Une conférence annuelle, pluraliste, ouvrant négociation sur le prix d'achat aux producteurs.
En écho aux luttes paysannes, aux ventes militantes avec les producteurs, cette proposition donne corps à la bataille « contre la vie chère et pour l'augmentation des salaires » menée par le PCF. Elle est un point d'appui, pour les batailles, les débats et les choix du printemps 2012. Elle traduit en proposition, notre parti pris de l'humain d'abord.
Parti communiste français
Paris, le 30 novembre 2011.
L'échec patent de Nicolas Sarkozy sur le droit au logement opposable
Une rustine et de vagues promesses pour cacher l'un des échecs du quinquennat de Nicolas Sarkozy. L'UMP a ouvert ce mercredi matin un contre-feu au bilan calamiteux de la loi sur le Droit au logement opposable (Dalo) dévoilé mardi soir par le comité de suivi de la loi DALO. Mais le rideau de fuméene cache rien de la situation désastreuse du mal logement en France.
C'est le député des YvelinesEtienne Pinte qui s'y est collé, plaidant pour un "Grenelle du logement" et "un vrai plan d'action" pour s'attaquer à la crise du logement, notamment "en réquisitionnant une partie des logements vacants". Cette vague proposition n'est vraiment pas à la hauteur des chiffres publié dans le cinquième rapport de suivi de la loi DALO. Selon cette étude, l'Etat est toujours plus "hors-la-loi" sur l'application de cette loi qu'il a fait adopter au Parlement. Les ménages en attente d'un relogement sont toujours plus nombreux et les demandes d'hébergement augmentent, signe d'une "crise humanitaire", dénonce le comité chargé de son suivi.
La loi Dalo, votée en 2007, est "plus qu'une loi, c'est un droit de l'Homme", estime Bernard Lacharme, rapporteur du comité. Or, quatre ans après son adoption, ce texte législatif n'a suscité aucun intérêt de la part des gouvernants. "Nous n'avons rencontré (Nicolas Sarkozy, ndlr) qu'une fois en 2007, et nous n'avons jamais vu le Premier ministre. Les décisions ne sont pas prises. Les résultats sont là: la situation est pire que l'an dernier", dénonce Bernard Lacharme.
27500 demandes en attente
Le nombre de décisions de relogement et d'hébergement de ménages prioritaires prononcées par les tribunaux administratifs qui n'étaient pas mises en oeuvre à fin juin 2011 atteint les 27.500 sur toute la France, dont 85% en Ile-de-France. C'est près de 5.000 de plus qu'au 31 décembre 2010. Deux autres données sont encore plus alarmantes:
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C'est le député des YvelinesEtienne Pinte qui s'y est collé, plaidant pour un "Grenelle du logement" et "un vrai plan d'action" pour s'attaquer à la crise du logement, notamment "en réquisitionnant une partie des logements vacants". Cette vague proposition n'est vraiment pas à la hauteur des chiffres publié dans le cinquième rapport de suivi de la loi DALO. Selon cette étude, l'Etat est toujours plus "hors-la-loi" sur l'application de cette loi qu'il a fait adopter au Parlement. Les ménages en attente d'un relogement sont toujours plus nombreux et les demandes d'hébergement augmentent, signe d'une "crise humanitaire", dénonce le comité chargé de son suivi.
La loi Dalo, votée en 2007, est "plus qu'une loi, c'est un droit de l'Homme", estime Bernard Lacharme, rapporteur du comité. Or, quatre ans après son adoption, ce texte législatif n'a suscité aucun intérêt de la part des gouvernants. "Nous n'avons rencontré (Nicolas Sarkozy, ndlr) qu'une fois en 2007, et nous n'avons jamais vu le Premier ministre. Les décisions ne sont pas prises. Les résultats sont là: la situation est pire que l'an dernier", dénonce Bernard Lacharme.
27500 demandes en attente
Le nombre de décisions de relogement et d'hébergement de ménages prioritaires prononcées par les tribunaux administratifs qui n'étaient pas mises en oeuvre à fin juin 2011 atteint les 27.500 sur toute la France, dont 85% en Ile-de-France. C'est près de 5.000 de plus qu'au 31 décembre 2010. Deux autres données sont encore plus alarmantes:
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