mercredi 23 janvier 2013

Réformes des rythmes scolaires : "Le gouvernement serait bien inspiré de revoir sa copie "

Aujourd'hui à Paris, les enseignants du primaire et des écoles élémentaires expriment massivement leur mécontentement sur le fond et sur les conditions de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Dans de très nombreuses communes, les dernières semaines ont été marquées par des expressions, venant de professeurs, d'agents des collectivités intervenant dans les écoles et de leurs organisation syndicales, de parents d'élèves, d'élus, qui témoignent de réelles préoccupations dont le gouvernement doit tenir compte.

Les zones d'ombres qui subsistent, alors que le ministre ne cesse de mettre la pression pour qu'un maximum d'écoles raccourcissent les journées de la semaine et adoptent la semaine des quatre jours et demi dès la prochaine rentrée scolaire, donnent aujourd'hui le sentiment d'une réforme bâclée, pour correspondre au tempo de l'acte 3 de la décentralisation.

Sans vision claire concernant les missions de l'éducation Nationale et celles des communes, elle risque d'aggraver les inégalités territoriales,d'avoir comme conséquences l'externalisation et la privatisation rampante d'une partie des enseignements, voire leur disparition.

Ces logiques sont au cœur de la réforme. Car interpréter l'échec scolaire en termes de « rythmes », c'est faire des enfants les responsables, auxquels l'école ne pourrait que proposer des objectifs inégaux, plus ou moins rapides selon leurs acquisitions extrascolaires, alors que l'école peut permettre à chacun d'acquérir ce qui est nécessaire à la réussite scolaire. Penser en termes de « rythmes », c'est supprimer du temps de classe dans chaque journée pour transférer ces missions en direction des collectivités ou du privé, alors que l'on peut créer les conditions pour que l'école se fasse à l'école.

Si cette modification des rythmes scolaires provoque de telles réactions, c'est qu'elle est jugée, à ce stade, comme une nouvelle dégradation des conditions de travail des enseignants et des autres personnels. 

Les conditions  du débat ne sont pas réunies pour une application de cette réforme dès la prochaine rentrée. Le gouvernement serait bien inspiré de revoir sa copie en commençant par une tour de table réunissant tous les acteurs concernés. 
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Loi Brottes : on prend les mêmes et on recommence!

Communiqué du 18 janvier, de la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT
La loi sur les tarifs progressifs de l’énergie, rebaptisée loi bonus-malus et retoquée au Sénat revient à l’Assemblée Nationale le 17 janvier 2013.
Malgré les quelques toilettages tentés par le député pour rendre cette loi plus présentable (simplification de l’attribution des volumes de consommation et prise en compte des résidences secondaires) sur le fond rien n’a changé. Censée s’attaquer à la précarité énergétique, qui est un problème bien réel et parfaitement scandaleux, rien ne sera réglé.
Ce projet de loi continue à ne traiter que la question de l’électricité et du gaz alors que les deux tiers des précaires énergétiques utilisent le fuel, et ne donne pas de solution pour isoler les habitations, facteur essentiel dans cette précarité énergétique.
Ce qui fait dire au rapporteur que pour résoudre ce problème, sa loi ne s’appliquerait, dans le meilleur des cas, qu’en 2015. Dans ce cas, pourquoi tant d’urgence ? Pourquoi tant d’acharnement à vouloir introduire de la progressivité dans les tarifs qui quoi qu’en dise son auteur fragilise lestarifs réglementés et la péréquation tarifaire. A moins que ce ne soit au fond l’objet, pour permettre, comme cela est écrit noir sur blanc dès le démarrage, une hausse des prix généralisée…
Le député Yves Cochet déclarait en effet que l’existence de tarifs réglementés, qui représentent pourtant le dernier verrou à faire sauter pourpermettre la concurrence sur le secteur de l’électricité et du gaz, plaçait la France au niveau de la Corée du Nord….
Chacun appréciera…

mardi 22 janvier 2013

PCF Section du Grésivaudan :conférence de section du 19/01/2013

Pour un PCF exigeant et combatif

Samedi 19 janvier 2013, les communistes du Grésivaudan se sont réunis en conférence de section pour préparer leur 36ème congrès. Les discussions, parfois vives tout en restant fraternelles, ont permis aux participants de débattre de l’action du parti dans la période écoulée.
L’actualité politique en général et les politiques menées par la droite sarkozyste puis par Hollande ont été analysées avec attention et remises dans une perspective de crise du capitalisme, de marche forcée vers toujours plus d’austérité et de lutte de classes.

Un Front de Gauche toujours plus rassembleur
Les communistes ont ensuite longuement discuté de l’avenir de leur parti, après avoir constaté que le parti est toujours bien vivant malgré les menaces qui pesaient sur son existence il y a encore quelques années. Depuis, il y a eu l’irruption du Front de Gauche qui a permis au parti d’œuvrer à un rassemblement durable des forces de gauche de transformation.Un premier bilan de cette expérience a ainsi pu être tiré, faisant surgir de nouvelles interrogations, notamment concernant l’articulation entre le travail du parti et celui du FdG à différentes échelles (nationale et locale). Un élargissement du FdG est souhaité par les participants, à condition cependant que le parti ne s’y dissolve pas et conserve son identité propre.

L’avenir du parti s’écrit aujourd’hui
Les élections municipales de 2014 ont aussi été abordées. Majoritairement, elles sont envisagées nationalement sous l’angle du rassemblement autour du Front de Gauche, avec bien entendu des variations au niveau local en fonction des forces et de la taille des collectivités.
Le travail suivant a consisté à arrêter les comptes de la section  et à faire un bilan  de l’activité depuis le précédent congrès.
Les communistes ont eu à renouveler (ou reconduire) leur équipe :  le bureau de section avec son secrétaire de section.

Enfin cette journée s'est achevée par un repas fraternel partagé par une trentaine de camarades et de sympathisants.
Moment convivial et encore très politique, puisque dans la tradition des banquets-débats de la Grèce antique et démocratique, plusieurs militants ont interpelé l'assemblée et ont échangé sur les enjeux de la crise sahélo-malienne.

la Lettre des député-e-s du Front de gauche de janvier 2013

Voici également leurs toutes nouvelles pages Facebook et Twitter :
- facebook.com/deputeFdG
- twitter.com/deputesFdG

La guerre, mais jusqu’où ?



Moins de deux ans après l’intervention franco-britannique en Libye, voilà donc la France de nouveau en guerre ou, comme l’on dit pudiquement, « engagée dans une opération militaire ». On se gardera bien ici de réciter le catéchisme anti-impérialiste, car il n’y a dans cette affaire malienne que des mauvaises solutions. Ne rien faire et laisser les jihadistes conquérir les villes du centre du Mali, voire s’ouvrir la route de la capitale, Bamako, eût abouti à livrer la population à la barbarie. Et il semble bien – ce qui n’est guère étonnant – que l’immense majorité des Maliens appelait cette intervention de ses vœux. Nous éviterons donc les condamnations quasi pavloviennes, plus faciles à prononcer à Paris qu’à Tombouctou ou à Gao, où les jihadistes font régner la terreur depuis mars 2012. Mais une fois qu’on a dit cela, viennent les questions. À commencer par celle-ci : était-ce bien à la France d’intervenir ? L’ancienne puissance coloniale est prise dans une contradiction redoutable. On a bien compris qu’elle était militairement la mieux à même d’agir dans l’urgence, alors que les mouvements jihadistes lançaient une attaque surprise sur le centre du pays.
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lundi 21 janvier 2013

Voeu contre les licenciements boursiers : Adopté

La Région Rhône-Alpes demande l'interdiction des licenciements boursiers
Le groupe Front de Gauche qui présentait ce jour un vœu co-signé par le groupe EELV à l'assemblée régionale demandant au Gouvernement une loi contre les licenciements boursiers a obtenu satisfaction. Non amendé, il a été voté selon les modalités suivantes :
« Le Conseil Régional Rhône-Alpes demande au Président de la République, au Gouvernement et à la représentation nationale :
- De légiférer en urgence et de présenter au Parlement un texte visant à interdire les licenciements boursiers,
- D'exclure du champ légal des licenciements économiques ceux qui sont effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d'au moins un des deux derniers exercices comptables,
- D'interdire aux entreprises qui ont bénéficié d'aides publiques de réaliser des licenciements boursiers sous peine de remboursement de celle-ci. »
Après la Bourgogne, l'Auvergne et Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes devient la 4ème Région à formuler cette demande.
Toutefois nous déplorons l'attitude du groupe PS qui n'a pas souhaité prendre part au vote alors que les socialistes l'ont déjà voté au Sénat et dans 3 autres Régions.
Dans une Région comme Rhône-Alpes, confrontée à une situation particulièrement dramatique dans le domaine des suppressions des emplois industriels et des fermetures d'entreprises, le courage politique aurait été de marquer d'un acte fort de notre majorité régionale cet ultime vote pour 2012, afin de clamer notre volonté que le Gouvernement prenne enfin les décisions qui s'imposent face à la crise.

Droit social à la moulinette

par Martine Bulard
Historiquement régressif. On a beau chercher les mots les plus nuancés, on ne peut en trouver d’autres pour qualifier l’accord concocté par, d’une part, le Mouvement des entreprises de France (Medef), la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), et, d’autre part, trois des cinq syndicats salariés invités autour de la table : la Confédération française démocratique du travail (CFDT), la Confédération générale des cadres (CGC), la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Deux syndicats — la Confédération générale du travail (CGT) et Force ouvrière (FO) ayant rejeté l’accord. La Fédération syndicale unitaire (FSU), Solidaires (Sud..) et l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) étaient d’emblée hors course, car considérés comme « non représentatifs » selon la nouvelle loi.
Salué quasi unanimement par les commentateurs politiques et par la presse, l’accord « historique » n’en est pas moins signé par des « partenaires » (un mot qui sonne doux aux oreilles patronales) ne représentant pas plus de 38 % des voix des élections prud’homales de 2008. Autrement dit, il reste minoritaire. Cela n’empêche pas M. François Hollande et à sa suite, les médias, de vanter la méthode et ses résultats. Et d’exiger des députés de la majorité (socialistes et verts) de ne pas toucher une ligne du texte quand il sera examiné au Parlement. On pourrait aussi se faire une autre idée de la démocratie sociale et politique.
Il est vrai que les mots tendent à perdre leur sens. Déjà parlait-on de « plans sociaux » pour dire licenciements ; désormais, « sécurisation de l’emploi » désigne la flexibilité. Si sécurisation il y a, c’est bien celle des profits — expression totalement bannie du texte. Qu’on en juge à l’aune des principales dispositions de l’accord.
1. Le maintien dans l’emploi. Dans la novlangue patronale, cela s’appelle : « trouver un nouvel équilibre dans l’arbitrage global temps de travail/ salaire/ emploi ». Traduit dans la vraie vie, cela devient : quand l’activité baisse, le temps de travail baisse et les salaires suivent. C’est le chômage partiel généralisé... sans indemnités chômage.
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dimanche 20 janvier 2013

Les vœux de la secrétaire Départemental CGT de l’ISERE

A l'occasion de cette nouvelle année qui débute, Lynda Bensella présente à toutes et tous les salarié-e-s ses meilleurs vœux pour la  nouvelle année.  2012 aura vu de nombreux salarié-e-s combattre pour faire valoir leur droit,  défendre leur emploi mais aussi gagner des évolutions de salaire, et pour  certains obtenir des embauches.
Pour 2013 la CGT Iséroise continuera d’être auprès des salarié-e-s pour  les aider à s’organiser, s’unir pour bénéficier du fruit de leur travail.
L’équipe de l’union locale CGT Iséroise poursuivra ses actions pour  fédérer l’ensemble des salariés sur des grands dossiers de revendications  communes.
Dans chacune des entreprises nous ferons avancer nos droits et nos intérêts,  et ensemble nous exigerons une autre société construite autour de l’humain  et non du profit.
Tout en formulant nos vœux pour tous les salarié-e-s du , en ce début  d'année, nous lançons lancer un grand appel à mobilisation et à rejoindre la CGT, pour que tous ensemble, nous fassions gagner les  intérêts des travailleurs.

samedi 19 janvier 2013

Confier la production hydraulique à des intérêts privés serait très risqué

Par Annie David 
L’hydroélectricité est la première énergie renouvelable en France, elle est la 2ème source de production électrique. Cette source d’énergie est de loin la plus avantageuse, elle ne produit pas de gaz à effet de serre, est disponible instantanément pour les périodes de pointe de consommation , modulable et stockable. Elle est garante de la sécurité du système électrique national et européen.
De plus, cette production permet le stockage dans les barrages de milliards de M3 d’eau, une gestion efficace des crues, la valorisation des voies navigables, l’optimisation des cours d’eau au service de l’activité économique des territoires.
Pourtant, ce patrimoine naturel et industriel historique est aujourd’hui mis en danger. En effet, les exploitations hydrauliques, couvertes par le régime de la concession, arrivent à échéance et ne bénéficieront plus du droit de préférence : la procédure de renouvèlement ne se fera plus de gré à gré mais devrait être soumise à l’application de la loi dite Sapin et donc à une procédure d’appel d’offre européen, les exposant de fait à une privatisation.
Le gouvernement de Nicolas Sarkozy, en regroupant certains ouvrages par vallée, afin d’anticiper la fin des concessions et en définissant un cahier des charges qui oublie toute exigence sociale, avait fait le choix de déposséder la France de ce patrimoine industriel.
Or, cette procédure n’a pas été formellement abandonnée, c’est bien de là que nait notre inquiétude. Au-delà de ce volet social essentiel, nous avons de vives inquiétudes sur les conséquences d’une telle procédure sur la "sûreté hydraulique, la gestion de l’eau, le multi-usage de l’eau", ou encore la "sûreté du système électrique français" ou encore son coût pour les usagers et enfin , sur le maintien de l’activité industrielle.
Vous avez marqué fermement en octobre dernier, Madame la Ministre et nous nous en réjouissons, votre opposition à la libéralisation des barrages hydroélectriques. Aujourd’hui, pouvez-vous nous confirmer que vous resterez ferme sur cette position et quelles sont les solutions que vous proposez ?
Allez-vous, par exemple, vous inspirez des autres pays membres de l’Union européenne, l’Allemagne, l’Espagne ou l’Italie, qui ont su mettre en place des législations protectrices pour préserver leur opérateur historique ?
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Mali, Afghanistan, les leçons oubliées

par Alain Gresh
Une nouvelle fois, un consensus politique se dessine autour de l’intervention militaire française au Mali. Le Parti socialiste comme l’UMP et le Front national soutiennent l’initiative du chef de l’Etat. Seules quelques voix discordantes se font entendre, au Parti communiste (« L’intervention militaire française comporte de grands risques de guerre », PCF, 12 janvier) ou au Parti de gauche. L’ancien premier ministre Dominique de Villepin, dans une tribune au Journal du dimanche (« Villepin : “Non, la guerre ce n’est pas la France” », 13 janvier), s’inquiète également :
« Ne cédons pas au réflexe de la guerre pour la guerre. L’unanimisme des va-t-en guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la “guerre contre le terrorisme” m’inquiètent. Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye.
Jamais ces guerres n’ont bâti un Etat solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les Etats faillis, la loi d’airain des milices armées.
Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. »
Il est ironique de noter que cette intervention a commencé au moment où la France se retire d’Afghanistan (Lire « Fin de mission en Afghanistan », Défense en ligne, 19 décembre 2012) et où le président Hamid Karzaï se trouvait à Washington pour discuter du retrait total (ou presque) des forces américaines. Est-ce sur un succès que ces troupes se retirent d’Afghanistan ? « Mission accomplie » ?
Rien n’est moins sûr.
Le pouvoir qui s’est installé à Kaboul, dans les fourgons des armées étrangères, est dirigé par Karzaï, dont il faut rappeler qu’il n’a gagné l’élection présidentielle de septembre 2009 que grâce à des fraudes massives ; sa légitimité ne dépasse pas celle de son clan, de ses affidés, profondément corrompus. Ce sont des dizaines de milliards de dollars d’aide internationale qui ont disparu dans les poches sans fond des responsables politiques. Sans parler du fait qu’une part importante de cette aide « retourne » aux pays donateurs, comme le remarque Oxfam-France :
« L’aide internationale à l’Afghanistan est relativement significative en volume, mais elle reste largement inefficace : presque 40 % des montants versés depuis 2001 sont retournés aux pays donateurs sous la forme de profits ou de rémunérations. De plus une large part de l’aide ne parvient pas aux Afghans les plus pauvres. »
Et, du point de vue social, la situation reste terrible, marquée par une guerre qui n’en finit pas. Toujours selon Oxfam :
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