mardi 13 juin 2017

Chères électrices, chers électeurs de la 5ème circonscription de l’Isère,



Chères électrices, chers électeurs de la 5ème circonscription de l’Isère,

Cher-e-s ami-e-s et camarades,
Nous tenons à remercier chaleureusement les 1056 électrices et électeurs qui ont traduit leur confiance en notre programme en votant pour nous le 11 juin 2017 ainsi que les militantes et militants qui ont mené une campagne combative et courageuse. Dans un contexte où le taux d’abstention est monté à 48,8 % dans notre circonscription, un peu en-deçà du taux national, cette confiance revêt pour nous une importance particulière, celle du courage de 1056 citoyennes et citoyens qui ont choisi de résister au courant néolibéral en marche en se prononçant pour une politique vraiment participative, sur un programme construit à partir de vos aspirations et des besoins de paix, de justice sociale, de progrès écologique et humain à travers le monde. Soyez assurés que vos voix ne compteront pas pour rien, malgré l’organisation actuelle du calendrier électoral qui rabaisse les enjeux de cette élection législative et le rôle du Parlement au profit de la seule élection présidentielle, et malgré un mode de scrutin que nous voulons profondément modifier par la proportionnelle.
Votre confiance et vos voix se joignent aux nôtres dans les luttes présentes et à venir contre les politiques antisociales qu’Emmanuel Macron va mener avec une Assemblée de droite et… de droite.
Candidats ancrés dans les combats associatifs comme la reconnaissance de l’Etat Palestinien, syndicaux comme le renforcement en faveur des salarié-e-s du Code du travail ou du Statut de fonctionnaire, engagés dans des combats municipaux pour préserver les services publics et l’emploi local, pour une économie de proximité avec le respect de l’environnement et des filières courtes locales, pour une vision écologique du développement des transports collectifs ferrés et de leur accès libre, financé par l’impôt et les entreprises. Candidats de la paix et de l’intérêt général, nous continuerons de faire entendre tout au long de ces cinq ans à venir vos voix et toutes les idées humanistes que nous avons eu la chance d’échanger avec vous durant ces quelques mois de rencontres et de débats.
Au niveau national, seize candidats soutenus par le PCF sont au deuxième tour. Nous leur apportons tout notre soutien et leur souhaitons de tout cœur d’être élus pour porter les espoirs du peuple et construire des alternatives à l’austérité au cœur des institutions nationales.
Malgré les peurs ou les colères qui peuvent naître de la boîte de Pandore libérale ouverte par Macron et déjà entérinée par les député-e-s de droite et d’En Marche, cette élection n’est ni une finalité ni une fatalité ! Ensemble nous continuerons de faire entendre nos voix, ensemble nous serons en action pour de nouveaux conquis sociaux !
Sylvie GUINAND et Joël MARSEILLE,
Candidats PCF-Front de gauche de la 5ème circonscription de l’Isère 

Législatives. Au 1er tour, l’abstention et le présidentialisme raflent la mise

Moins de la moitié des électeurs se sont déplacés hier, rappelant l’ampleur de la crise démocratique. Ce record d’abstention a favorisé le score des macronistes, désormais quasi certains d’obtenir une majorité absolue face à une gauche à terre.
Un Hémicycle à 70, voire 80 % de députés macronistes ? Ce scénario, ca-tastrophique pour la démocratie, semble désormais probable. Avec 32,2 % des voix pour la République en marche et une projection de 390 à 430 sièges, selon les estimations d’Ipsos, ce premier tour confirme l’hégémonie d’un mouvement politique âgé d’à peine plus d’un an. Jamais, le pouvoir législatif n’est autant apparu dans la main d’un seul homme. Emmanuel Macron n’avait pourtant recueilli que 24,01 % des voix au premier tour de la présidentielle. Avec seulement 15 % des inscrits, son mouvement pourrait décrocher une majorité absolue ! Une aberration démocratique d’autant plus inquiétante que ses premiers pas à l’Élysée ont été marqués par une succession de révélations sur l’imposture de sa campagne électorale. Mais les premières « affaires » touchant ses plus proches, du cas Richard Ferrand à celui de François Bayrou, qui contredisent les slogans du gouvernement, n’ont pas démobilisé son électorat. Des détails de la « loi El Khomri XXL » à l’inscription de l’état d’urgence dans le droit commun : ces propositions, que le candidat Macron s’était bien gardé de rendre publiques, auraient pu remobiliser contre elles l’électorat de gauche. Mais celui-ci a préféré l’abstention.

Une aberration démocratique, liée à l’inversion du calendrier électoral

Avec moins de 50 % de votants, l’abstention atteint son record historique, point d’orgue d’une campagne législative qui n’a pas beaucoup intéressé les citoyens, lassés et désorientés après une année électorale aussi violente qu’inédite. Cet échec démocratique est aussi la conséquence implacable de l’inversion du calendrier électoral depuis 2002, qui vide de tout son sens l’élection législative. Ce sont les jeunes et les classes populaires qui se seraient abstenues le plus massivement, hier. À Clichy-sous-Bois, par exemple, certains bureaux de vote affichent des taux de participation de 15 %.
C’est ce qui explique en partie l’effondrement des formations politiques de gauche, pour qui ce premier tour laisse un goût amer. Avec 14,8 % des voix (3,8 % pour le PCF et 11 % pour FI), la gauche alternative est loin d’avoir rassemblé les 7 millions d’électeurs qui s’étaient portés sur le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon, le 23 avril. La belle dynamique s’est évanouie au profit de luttes fratricides. Dans une grande majorité de circonscriptions, les candidats se sont neutralisés, éparpillant de rares et précieuses voix. La France insoumise, qui espérait s’imposer comme la motrice d’une recomposition de la gauche, risque de payer cher cette stratégie hégémonique avec une projection de 11 à 21 sièges dimanche prochain, pour les deux formations politiques. On est donc loin de l’objectif fixé par le quatrième homme de la présidentielle, qui rêvait encore vendredi d’une majorité à l’Assemblée nationale pour s’opposer à Emmanuel Macron.
« La division des forces de gauche se paie très cher, a réagi dans la soirée Pierre Laurent. Les forces qui ont soutenu Jean-Luc Mélenchon se sont retrouvées en concurrence à la suite des décisions de la direction de la France insoumise. Elles en subissent toutes ce soir les conséquences. C’est aussi le cas du Parti communiste, dont le résultat national est historiquement bas. »
Mais ce sont les députés socialistes qui vont payer proportionnellement le plus lourd tribut, chutant de plus de 300 députés (avec le PRG) à moins de 30. Faute d’espace politique, payant très cher le bilan du quinquennat Hollande, les candidats PS avaient déjà intégré la défaite avant le premier tour. Avec le spectre d’un plus mauvais score que lors de la fameuse déroute de 1993 (seulement 57 députés socialistes élus cette année-là), c’est la survie même du PS qui est en jeu. D’autant que les têtes d’affiche socialistes sont grandement menacées, voire éliminées dès le premier tour, comme le premier secrétaire national du PS Jean-Christophe Cambadélis à Paris, ou Aurélie Filippetti dans la 1re circonscription de Moselle.
À droite, chez « Les Républicains », la situation à l’issue de ce premier tour n’est guère plus reluisante, même si elle arrive en seconde position et résiste mieux avec 21,5 % des voix. Le parti, qui pensait pouvoir tenir sa revanche, va devoir se contenter, selon les projections, de 85 à 125 députés. De quoi tout de même composer la deuxième force de l’Assemblée. François Baroin, chargé de la tâche ingrate de conduire la campagne « LR » après le fiasco de la présidentielle, pensait un temps pouvoir imposer une « cohabitation » à la majorité Macron. Mais l’aspiration par la République en marche d’une série de responsables « LR » est venue compliquer un peu plus sa campagne, devenue inaudible. « C’est un score décevant pour notre famille politique », a convenu l’ancien président de l’Assemblée, Bernard Accoyer. Si ce score se confirmait au second tour, dimanche prochain, ce serait en effet la pire défaite législative de leur histoire. Même si elle parvenait à sauver, dans le meilleur des cas, plus de 130 sièges, combien d’entre eux rejoindront, par leur vote, la majorité présidentielle ?

« Vu l’abstention, pas de majorité pour détruire le Code du travail »

Enfin, seule « bonne surprise » de ce scrutin, le FN, avec un score de 14 %, obtiendrait de 1 à 10 sièges, bien loin de la centaine que lui promettaient les sondages, il y a encore six mois. Même si Marine Le Pen a des chances de l’emporter à Hénin-Beaumont, pour le parti d’extrême droite, c’est « une déception », a reconnu son vice-président, Florian Philippot.
Jean-Luc Mélenchon, qui estime qu’il n’y a « pas de majorité pour détruire le Code du travail, vu l’immensité de l’abstention », a demandé dès hier soir à ses électeurs de « ne jamais permettre l’élection d’un candidat du FN ». « Il ne faut pas laisser le second tour des élections législatives aggraver le fossé démocratique créé », a lancé de son côté le secrétaire national du PCF, qui fera pour le second tour « les choix les plus rassembleurs en fonction des situations de chaque circonscription ».

lundi 12 juin 2017

Elections législatives 1er tour: Déclaration de Pierre Laurent


Les résultats du premier tour des élections législatives, s'ils étaient confirmés par le second tour dimanche prochain, placeraient l'avenir du pays dans une situation extrêmement difficile, sous la menace d'une Assemblée nationale dominée par les députés...

dimanche 11 juin 2017

Elections législatives 1er tour: Déclaration de Pierre Laurent

Les résultats du premier tour des élections législatives, s'ils étaient confirmés par le second tour dimanche prochain, placeraient l'avenir du pays dans une situation extrêmement difficile, sous la menace d'une Assemblée nationale dominée par les députés d'En Marche ! et leurs appuis venus des Républicains. Un tel résultat plongerait des millions de nos concitoyens dans une véritable « gueule de bois » démocratique.

La mobilisation est nécessaire au second tour pour empêcher ce hold-up institutionnel contre le pluralisme politique de notre pays, et pour résister aux mauvais coups programmés par le gouvernement d'Emmanuel Macron.

Le nouveau record d'abstention est alarmant pour notre démocratie. C'est le premier échec d'Emmanuel Macron. C'est la conséquence de la présidentialisation aggravée de notre vie politique qui dévalorise un peu plus, à chaque quinquennat, l'élection de l'Assemblée nationale. Et c'est l'échec de tous ceux qui poussent à cette présidentialisation forcenée, construisant une représentation politique dans laquelle la majorité des citoyens se reconnaît de moins en moins.

Nous demandons instamment qu'Emmanuel Macron et le gouvernement ré-ouvrent, sans attendre le lendemain du second tour, le débat sur le changement de nos institutions : l'instauration de la proportionnelle à toutes les élections, qui, seule, permet de refléter la richesse et la diversité politiques du pays, ainsi que celle d'un nouveau calendrier électoral, pour redonner à l'élection législative et au Parlement toute leur légitimité et leur importance dans la vie démocratique de notre pays.

Ce record d'abstention est aussi la marque d'une défiance déjà forte à l'égard du nouveau président de la République, contrairement à ce que veut nous faire croire le déferlement de communication médiatique autour de chaque fait et geste d'Emmanuel Macron : seuls 24 % des électeurs l'ont soutenu au premier tour de l'élection présidentielle et il n'a été élu que par la mobilisation d'une large majorité de femmes et d'hommes qui voulait barrer la route de l'Elysée à Marine Le Pen. Les élections législatives ne témoignent d'aucun élan supplémentaire. Ce sont l'abstention et la division de ses adversaires, singulièrement à gauche, qui amplifient les résultats de ses candidats.

La division des forces de gauche se paie en effet très cher. Les forces qui ont soutenu
Jean-Luc Mélenchon, se sont retrouvées en concurrence suite aux décisions de la direction de la France insoumise. Elles en subissent toutes ce soir les conséquences. C'est aussi le cas du Parti communiste dont le résultat national est très bas.

La gauche est durement affaiblie et même éliminée dans nombre de circonscriptions. Nous le déplorons, malgré tous les efforts que nous avons déployés pour y remédier.

Ce soir, l'urgence est avant tout à la mobilisation pour relever le défi du second tour, face aux candidats de Macron, des Républicains et du FN, pour faire élire les candidats de gauche encore en lice.

Les candidats d'En marche !, ou les socialistes rebaptisés « majorité présidentielle », sont porteurs du programme libéral du Président. Les candidats des Républicains ne sont pas des opposants, puisqu'ils veulent en pousser les logiques libérales le plus loin possible. Ni les uns, ni les autres ne sont nos candidats.

Nous continuerons aussi à faire barrage, partout où c'est nécessaire, aux candidats du Front national, car nous voulons empêcher leurs idées de haine, de racisme et d'exclusion de continuer à prospérer.

Partout où ils sont encore en lice, nous voulons élire dimanche prochain des députés communistes et Front de gauche, des députés d'autres forces de gauche qui sont prêts à combattre aux côtés des forces sociales, la casse le code du travail par ordonnances, la hausse de la CSG, la diminution drastique des effectifs de fonctionnaires, la remise en cause des services publics, comme des moyens des collectivités locales, la restriction de nos libertés publiques, l'amplification des politiques de soutien à la finance.

Ces candidats de gauche sont présents au second tour en Métropole et en Outre Mer pour gagner dans plusieurs dizaines de circonscriptions, dont une partie sont des candidats communistes. Ils deviennent ce soir les candidats de rassemblement de toutes les forces de gauche pour gagner.

Il ne faut pas laisser le second tour des élections législatives aggraver le fossé démocratique créé. La mobilisation des électeurs de gauche est nécessaire, car c'est grâce à l'abstention massive que la « République En Marche » pourrait obtenir dimanche prochain une majorité absolue et monocolore, qui lui donnerait dès cet été les mains libres pour appliquer sa politique libérale.

Les députés communistes et Front de gauche qu'il est possible d'élire dimanche prochain seront un point d'appui solide pour former un groupe, un gage d'espoir pour reconstruire l'avenir et la gauche ; ce sont des femmes et des hommes que vous connaissez, vous savez leur engagement pour vous défendre, proposer un chemin nouveau à notre société, unir les forces nécessaires. Vous pourrez compter sur eux tout au long du quinquennat, dans les luttes comme à l'Assemblée.

Nos militants vont se réunir lundi soir, en lien avec notre direction nationale, pour évaluer la situation issue du premier tour dans chaque circonscription et faire pour le second tour les choix les plus rassembleurs en fonction des situations de chaque circonscription.

Au-delà du second tour, les communistes prendront toutes les dispositions pour analyser la dernière période, faire le bilan de la situation et prendre de nouvelles décisions pour être à la hauteur des problèmes auxquels notre organisation et l'ensemble de la gauche sont confrontés. A l'évidence, pour ce qui nous concerne, il y a aura beaucoup à repenser en lien avec les adhérent-e-s du PCF, et l'audace devra être au rendez-vous. Un Conseil national de notre parti se réunira à cet effet les 23 et 24 juin prochains.

vendredi 9 juin 2017

Le bulletin de vote efficace, utile et constructif, ce dimanche 11 juin !


Réunion publique à Crolles


Attaques à Téhéran : L'organisation Etat islamique profite à plein de l'agressive rivalité entre l'Iran et l'Arabie saoudite


Le double attentat-suicide perpétré hier, 7 juin au matin, à Téhéran contre deux symboles forts du régime iranien – le mausolée de l'imam Khomeiny et le Parlement – a fait, à cette heure, 12 morts et une quarantaine de blessés.

Les attaques ont été presque immédiatement revendiquées par le groupe « Etat islamique » qui menace depuis plusieurs mois d'étendre sur le territoire iranien ses entreprises meurtrières. L'objectif est d'envoyer au monde le signal que nul n'est à l'abri, pas même un régime autoritaire aussi verrouillé et liberticide que la République islamique d'Iran, et aux dirigeants iraniens que la stabilité même du pays est maintenant en péril.
Il ne peut être anodin que cette action qui intervient dans une série sanglante depuis le début du ramadan – à Bagdad, Kaboul, Manchester, Londres – se déroule alors que l'Arabie saoudite, ses vassaux et ses alliés ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar en l'accusant de « soutenir le terrorisme », ayant pour objectif d'isoler l’Iran.

L'agressive rivalité entre l'Arabie saoudite et l'Iran par pays interposés ou directement, comme en ce moment-même au Yémen, ne fait que profiter au groupe « Etat islamique ».
L'urgence est que les dirigeants des deux pays, ceux des nations du Proche et Moyen-Orient, de leurs soutiens internationaux se rencontrent sous égide de l'ONU pour cesser sur-le-champ toute escalade d'ordre militaire. Leur intérêt commun – puisque l'Arabie saoudite a déjà été elle-même touchée par des actions meurtrières de l'EI – est de s'entendre pour démanteler les réseaux et filières djihadistes et assécher les soutiens financiers, matériels et humains.

Le Parti communiste français s'incline devant la mémoire des disparus de Téhéran et adresse à leurs familles et au peuple d'Iran ses condoléances ; le PCF apporte son soutien aux blessés et à leurs proches. La dictature théocratique iranienne ne sortirait que renforcée d'une escalade militaire supplémentaire dans cette région et, cette fois, sur son propre sol. Le PCF demande au président français de porter au Conseil de sécurité de l'ONU la proposition d'une conférence mondiale pour la paix et le progrès au Proche-Orient comme cadre de discussions multilatérales pour un vrai retour à la paix durable dans la région, et pour le monde entier.

jeudi 8 juin 2017

Réforme du code du travail : E. Macron et le gouvernement doivent dire leurs intentions réelles avant les élections législatives. C'est un impératif démocratique.

Dans son édition du jour, le journal Libération, qui a pu consulter des documents du ministère du Travail, donne à voir l'ampleur et l'exceptionnelle gravité du projet présidentiel dont l'objectif est un nouveau code du travail aux mains du patronat, une destruction minutieuse et profonde des droits et des protections des salariés. Jamais une telle opération n'a été envisagée. Tout y passe : une liberté quasi-totale à licencier avec la possibilité de négocier à l'échelle de l'entreprise le motif du licenciement, et à décider des modalités du contrat de travail. C'est un vieux rêve du patronat : faire de l'entreprise le lieu où tout serait enfin possible pour contraindre les salariés à une plus grande précarité, exiger d'eux toujours plus d'efforts et de sacrifices avec la menace de pendre la porte immédiatement en cas de refus.
La primauté de l'accord d'entreprise sur le contrat de travail, ou encore la baisse du plancher pour les dommages et intérêts, la modification du périmètre pour un licenciement économique, la réduction du délai pour saisir les prud'hommes, ou la hausse du seuil pour déclencher un PSE, sont autant d'éléments qui identifient clairement les intentions réelles du nouveau pouvoir. Elle relève d'une logique anti-sociale, d'un acharnement à vouloir dynamiter notre modèle social.
Aux ordonnances, qui sont une première violence anti-démocratique, avec une mise au pas du Parlement sur un texte organisant la vie professionnelle de 18 millions de salariés, Emmanuel Macron et le gouvernement ajoutent la dissimulation.
A 4 jours du premier tour des élections législatives, l'exécutif doit dire la vérité et présenter clairement son projet qui va bien au-delà des annonces faites par le candidat Macron lors de la campagne présidentielle. Cette clarification est un impératif démocratique. Les électrices et électeurs qui se rendront aux urnes les 11 et 18 juin doivent être respectés et donc informés.

mardi 6 juin 2017

Réunion publique de St Egreve

Réunion publique à St-Egrève : une trentaine de participants pour près de 4 heures de débat autour des enjeux de société dans ses axes emploi, écologie, fiscalité, développement industriel et économique, renforcement des droits d'intervention des salariés, fonctionnaires et de la population... Dans une ambiance dynamique et conviviale nous portons avec conviction et enthousiasme nos propositions pour de nouveaux Jours Heureux ! Vive le Parti Communiste, vive la lutte !

Ordonnances Macron : le Medef et les forces les plus régressives veulent la mort du contrat de travail

Dans son édition du 5 juin, Le Parisien révèle le contenu des ordonnances Macron contre le droit du travail, l'emploi et la protection des salariés et des chômeurs. Si un tel texte était mis en œuvre, le Medef et les forces les plus régressives obtiendraient la mort du contrat de travail, renvoyé aux accords d'entreprises, accompagné des vieilles revendications du patronat sur la durée du travail, la santé et la sécurité des salariés.
 
Sous le vernis "d'une évolution radiale pour créer une meilleure fluidité du marché du travail ", c'est en fait une contre-révolution réactionnaire inédite. La pseudo "modernité" de Macron, dont le projet est minoritaire dans le pays, est une marche arrière toute, nous renvoyant au temps des tâcherons et des maîtres des forges.
 
Partout dans le pays, les candidates et candidats présentés et soutenus par le PCF diront, mercredi 7 juin, lors d'une journée d'action l'exceptionnelle gravité de ces ordonnances, l'importance de ne pas donner une majorité "Medef" au nouveau président et le contenu alternatif, progressif et moderne d'un code du travail du 21 eme siècle.
 
Le PCF soutiendra et participera à toutes les actions et mobilisations unitaires permettant le front le plus large possible pour mettre en échec ces ordonnances.