dimanche 19 juin 2011

Les militants communistes ont choisi Mélenchon pour 2012 [résultats complets]

Près de 60% des militants communistes ont voté pour Jean-Luc Mélenchon lors de la désignation du candidat du Front de gauche pour l'élection présidentielle de 2012, a annoncé samedi soir Marie-George Buffet dans un communiqué. "Les communistes, à près de 60% dans toute la France ont choisi de présenter Jean-Luc Mélenchon comme candidat à l'élection présidentielle pour porter le programme du Front de gauche", a fait savoir l'ex-ministre des Sports dans un communiqué. Les 670 délégués communistes avaient déjà approuvé, le 5 juin dernier, à 63,6% des voix, le choix du co-président du Parti de gauche (PG) pour représenter le Front de gauche (FG) en 2012. L'eurodéputé affrontait André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme favorable au Front de gauche (FG) et Emmanuel Dang Tran, responsable d'une section PCF parisienne, opposé au Front de gauche.
A Paris, lors du vote des militants, réunis de jeudi à samedi, Jean-Luc Mélenchon a obtenu 60,8% des voix (29,6% pour André Chassaigne), 65% dans les Hauts-de-Seine, 63% dans l'Aube, 62% dans les Pyrénées-Atlantiques. Il recueille un très large 78% en Seine-Saint-Denis où Marie-George Buffet qui le soutenait, est députée. Gros score aussi dans le Tarn-et-Garonne avec 74% des voix des militants communistes. Le co-président du Parti de gauche n'obtient en revanche que 49% en Loire-Atlantique, talonné par le député du Puy-de-Dôme (48%). En Seine-Maritime, c'est l'élu auvergnat qui le dépasse (49% contre 48%).
"On ne peut que se féliciter de ce résultat, c'est historique", a réagi, Eric Coquerel, secrétaire national du PG. "Le Front de gauche va pouvoir se présenter à la présidentielle et aux législatives et donner un espoir pour le peuple", a-t-il ajouté, voyant là le moyen d'"effacer l'échec" de la candidature unitaire de la gauche radicale en 2007. "Ca nous fait renouer avec l'espérance que peut porter ensemble toute la gauche qui est en rupture avec le système", a-t-il fait valoir.

Résultat de vote des communistes du Grésivaudan.

Dans le cadre de la future élection présidentielle, les communistes du Grésivaudan étaient appelés, comme dans toutes les sections, à se prononcer sur le choix du candidat pour 2012.

 
 Dans le Grésivaudan les résultats sont les suivants.
 
Inscrits : 82
Votants : 36 ( 43.90% ).
 
Choix 1 : Jean-Luc Mélenchon : 32 voix ( 88,9% )
Choix 2 : André Chassaigne : 3 voix ( 8,3 %)
Choix 3 : Emmanuel Dang Tran : 0 voix (0 %)
Choix 4 : vote blanc : 1 (2,8 %)

samedi 18 juin 2011

« Ne sacrifions pas la Grèce » (Pierre Laurent)

Les plans d'austérité consécutifs imposés au peuple grec par le gouvernement Papandréou et la « Troïka » - BCE, FMI, UE – détruisent tout sur leur passage et ne règlent en rien la situation grecque. Pourtant, le parlement s’apprête à voter une nouvelle thérapie de choc avec la privatisation de 30 entreprises publiques, de nouvelles coupes budgétaires, et de nouveaux reculs des droits pour les travailleurs. L'Europe est désormais face à un choix fondamental pour l'avenir : va-t-elle jouer la carte de la solidarité ou bien sacrifier le peuple grec sur l'autel de la finance ? Aujourd'hui, c'est l'idée même de l'union – au sens noble du terme – qui est remise en cause. Que vaut l'Union européenne si elle stigmatise et abandonne les pays les plus exposés face à la crise? Que vaut l'Union européenne si elle sert les marchés et non les intérêts populaires ? La grève générale rassemblant aujourd'hui plus de 50 000 personnes sur la place Syntagma à Athènes, entre en parfaite résonance avec le mouvement des indignés et indique clairement le choix des citoyens et travailleurs grecs. Aujourd'hui plus que jamais, un changement de cap radical s'impose en Europe. Le PCF salue le succès de cette mobilisation et condamne fermement la répression policière qui s'est abattue sur les manifestants. Il appelle à la construction, en Europe, de larges fronts de lutte contre l'austérité et de propositions alternatives visant la refondation sociale et démocratique de l'Union européenne.
Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF,
Président du Parti de la gauche européenne

Bonne fortune pour les gros contribuables de l’ISF

Contraint à un an de la présidentielle de retirer à contrecœur son bouclier fiscal, le président de la République réforme l’impôt sur la fortune. Un nouveau cadeau aux nantis à l’heure où le gouvernement exige la rigueur pour les fonctionnaires, les services publics et les collectivités locales.
Ce n’est pas aujourd’hui que Nicolas Sarkozy pourra mettre au placard son costume de «président des riches». En donnant son feu vert à une réforme de la fiscalité, le conseil des ministres vient pourtant de jeter par-dessus bord le trop décrié bouclier fiscal. Mais pour faire mauvaise fortune bon cœur (si l’on peut dire), l’abandon contraint du bouclier fiscal s’accompagne de l’allégement de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune). Et à tout prendre, les riches s’en sortent plutôt bien !
Globalement, le bouclier fiscal privait l’État d’environ 700 millions d’euros annuellement qui retournaient sous forme de chèques dans la poche des très gros contribuables. La baisse des taux de l’ISF décidée hier en conseil des ministres coûtera à l’État 1,6 milliard d’euros de recettes fiscales, qui resteront dans les poches de grands possédants. On voit donc de suite où sont les gagnants ! Avec en prime un vrai bonus cette année : si l’allégement des barèmes de l’ISF entre en jeu dès cette année, la fin du bouclier fiscal ne prendra effet qu’après 2012. Jackpot en 2011 !

Qui sont alors les grands gagnants de la réforme ?
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vendredi 17 juin 2011

Pierre Laurent « Le Front de gauche doit entrer rapidement en campagne »

Après leur conférence nationale des 3, 4 et 5 juin, les communistes choisissent, à la fin de 
la semaine, leur stratégie pour 2012 et leur candidat à la présidentielle. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, précise
 les enjeux de ce vote. 

La conférence nationale du PCF a adopté à 63,6 % une résolution qui propose la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle dans le cadre d’un accord global du Front de gauche incluant les législatives et un programme de gouvernement. Pour vous, est-ce un résultat satisfaisant ?
Pierre Laurent. Oui, c’est une décision d’une grande valeur. La parole est maintenant aux communistes et je les appelle à s’exprimer massivement les 16, 17 et 18 juin prochains. Le vote de la conférence est le résultat d’un débat extrêmement approfondi. Il doit se poursuivre jusqu’au bout dans le respect de tous, en pesant la portée de nos choix. Les échéances législatives et présidentielle de 2012 sont cruciales. La gauche a besoin d’une voix forte dans une situation politique préoccupante. Nicolas Sarkozy tente, semaine après semaine, de créer un climat politique dans lequel les très fortes aspirations au changement seraient marginalisées. La promotion de l’extrême droite est délibérée.
À gauche, le débat n’est pas à la hauteur des attentes, ni à Europe Écologie-les Verts, qui semble pencher vers la candidature de Nicolas Hulot, ni au Parti socialiste qui, depuis l’élimination de Dominique Strauss-Kahn, reste très peu combatif sur le fond. Permettre une entrée en campagne rapide et rassemblée du Front de gauche devient décisif. Les décisions de la conférence nationale en créent les conditions.

Vous avez parlé de « geste fort » à propos du nom de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. Que voulez-vous dire ?
Pierre Laurent. Oui, c’est un geste fort. Si les communistes valident cette proposition, cela signifie que les adhérents de la force la plus nombreuse du Front de gauche acceptent un candidat non issu de leurs rangs. Nous proposons ce geste unitaire parce que le risque est grand que les citoyens soient confinés dans la position de spectateurs du débat politique. Nous voulons au contraire qu’ils en deviennent les acteurs. Le Front de gauche doit servir à leur rendre la parole. Notre ambition est de changer la nature du débat politique en 2012, passer de la question de savoir qui sera élu président de la République à celle de savoir quelle politique, avec quelle majorité, sera mise en œuvre demain. Cela va exiger un effort considérable d’engagement. Après notre vote, nous aurons besoin d’être rassemblés autour du choix ratifié par la majorité.

Votre choix en faveur de la désignation 
de Jean-Luc Mélenchon signifie-t-il qu’un communiste ne pourrait pas représenter 
le Front de gauche à la présidentielle ?
Pierre Laurent. Les candidatures de Jean-Luc Mélenchon et d’André Chassaigne ont toutes les deux leurs qualités. Elles ont permis l’une comme l’autre de faire progresser la construction commune. La conférence nationale a opté pour celle de Jean-Luc Mélenchon car elle considère que la proposition d’ensemble incluant la présidentielle et les législatives permet dans ces conditions une entrée immédiate en campagne de toutes les forces du Front de gauche sur un bon programme. Il existe un débat normal chez les communistes pour évaluer si les meilleures conditions de déploiement de la démarche du Front de gauche sont réunies avec cette proposition de la conférence nationale, ou si elles le seraient davantage avec la candidature d’André Chassaigne. Le bulletin de vote permet le débat jusqu’au bout. Mais la proposition de la conférence nationale n’est pas un choix par défaut construit contre une autre proposition, c’est un choix positif qui prendra toute sa valeur avec l’engagement des communistes dans la campagne.

Avez-vous l’ambition d’élargir le Front de gauche lors de la campagne présidentielle 
et législative ?
Pierre Laurent. L’élargissement du Front de gauche à des organisations nouvelles, des personnalités, est important. Mais cela va au-delà : nous visons l’appropriation populaire du débat politique des échéances de 2012. Un grand nombre de forces sont disponibles pour œuvrer à une possible victoire de la gauche, mais elles ne s’engageront qu’en acquérant la conviction que cette victoire va rendre le pouvoir au peuple. Le Front de gauche ne doit pas être une construction que l’on demande aux citoyens de soutenir mais dans laquelle on leur propose de s’investir.

Comment le PCF envisage-t-il la campagne de manière à la rendre la plus collective possible et à éviter une personnalisation à outrance autour du candidat à la présidentielle ?
Pierre Laurent. C’est l’engagement militant et citoyen massif qui peut changer le caractère de la campagne présidentielle. Le candidat, quel qu’il soit, ne peut pas modifier à lui seul cette situation. Le refus de la présidentialisation fait partie intégrante de la démarche du Front de gauche. C’est même l’une des grandes propositions du programme partagé que nous venons d’acter avec nos partenaires. Nous pouvons anticiper cette sortie du présidentialisme par une campagne citoyenne qui donne d’abord la parole aux syndicalistes, aux acteurs des mouvements sociaux, à toutes celles et ceux qui veulent que la vie change vraiment.
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Comment les plus gros pollueurs de la planète « s’achètent » des organisations écologistes

Par Simon Gouin
Jusqu’où les organisations environnementales sont-elles prêtes à se compromettre pour conclure des partenariats avec des grandes entreprises ? Basta ! a recueilli le témoignage accablant d’une ancienne salariée de la puissante ONG états-unienne Conservation International, Christine MacDonald, journaliste et auteur du livre Green. Inc. En échange de généreuses donations, cette organisation aide des multinationales comme Monsanto, BP, Total ou Walmart à « verdir » leur image. Ou conseille le vendeur d’armes Lockheed Martin pour recycler les éclats d’obus ramassés sur les champs de bataille.

Peut-on être à la fois vendeur d’armes et protéger environnement ? Oui, répond Conservation International, une ONG états-unienne. Dans une vidéo publiée par le magazine anglais Don’t Panic (voir ci-dessous), deux journalistes se sont fait passer pour des représentants de Lockheed Martin, une entreprise américaine qui équipe de nombreuses armées en avions de chasse et bombardiers. Leur objectif ? Voir comment l’association de préservation de l’environnement peut les aider à « verdir » leur image.
Les actions en faveur de l’environnement présentées par les faux représentants de Lockheed Martin sont pour le moins stupéfiantes : « Nous leur avons dit qu’une de notre principale stratégie pour préserver l’environnement était le recyclage des éclats d’obus des zones de batailles, que nous utilisions pour fabriquer de nouvelles bombes », raconte Heydon Prowse, un journaliste de Don’t Panic. Des arguments développés sur le site de Lockheed Martin. De quoi indigner la représentante de Conservation International ? Pas du tout. Elle propose aux vendeurs d’armes de devenir membre d’un « Conseil du Business et de Soutenabilité » qui rassemble déjà les entreprises Cargill, Shell, Monsanto ou Chevron – des modèles de développement durable ! – et d’apparaître ainsi sur le site de l’ONG dans la liste des entreprises engagées dans la protection de l’environnement.
Des « oiseaux de proie » comme mascotte
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jeudi 16 juin 2011

Bruxelles à Paris : « Serrez davantage la vis »

La Commission européenne demande à la France de réduire encore la dépense publique, 
de s’attaquer au statut des CDI, freiner la hausse du smic et augmenter la fiscalité indirecte.
Conformément au pacte pour l’euro plus promu par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, la Commission européenne a rendu mardi son verdict annuel sur le programme de stabilité actualisé de la France pour la période 2011-2014. Comme elle l’a déjà fait en 2010, la Commission doute de la capacité du gouvernement français à respecter les engagements du pacte et particulièrement à revenir à un déficit public inférieur à 3 % du PIB au plus tard en 2013. « Le scénario macroéconomique sur lequel se fondent les projections budgétaires est trop optimiste », écrit-elle dans la recommandation transmise à Paris, laissant entendre que les prévisions de croissance de l’économie française présentées sont « gonflées » par rapport aux possibilités réelles.
À partir de ce constat réaliste-l’austérité tue la croissance-, Bruxelles propose pourtant d’en rajouter et réclame que Paris fasse «un effort budgétaire annuel moyen supérieur à 1 % du PIB sur la période 2010-2013», en réduisant davantage la dépense publique. Considérant qu’en France «la législation actuelle sur la protection de l’emploi reste trop stricte», la Commission invite le gouvernement à rogner encore davantage les dispositions sécurisant les CDI. Par ailleurs, si elle félicite l’équipe de Nicolas Sarkozy d’avoir freiné la hausse du salaire minimum, elle laisse entendre qu’il faut aller plus loin, car le smic français «reste l’un des plus élevés de l’Union européenne par rapport au salaire médian».
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Le Théâtre sous la Dent vous invite...

Grèce: Mikis Theodorakis entre de nouveau en résistance

De notre envoyé spécial à Thessalonique
Mikis Theodorakis avait prévenu : que l’on m’interdise de tenir un discours sur la place Aristotelous, que l’on cherche à me déloger, je resterai ! La mairie, qui tente d’interdire les rassemblements à cet endroit, lui avait proposé un autre lieu. Il avait refusé, voulant s’exprimer en centre ville. La polémique a fait parler. Ni le maire, ni le recteur de l’université n’ont souhaité le recevoir. Qu’importe.
Le 9 juin, à 20 heures précises, le compositeur grec, de renommée internationale, une des personnalités préférées des Grecs, était sur place, accompagné de membres du mouvement « Spitha » (étincelle) qu’il vient de lancer avec différentes personnalités (universitaires, intellectuels…) qui souhaitent s’unir pour faire barrage à l’austérité et au mémorandum. A 86 ans, Mikis Theodorakis a toujours envie de se battre. Son engagement est permanent. Il est un « monstre sacré », précise Effi, une habitante, la cinquantaine, venue écouter son discours.
20 h. 30. Notis Marias a prononcé le sien. Ce professeur de droit co-fondateur de « Spitha », a dénoncé le mémorandum, les politiques du gouvernement, de l’Union européenne et du FMI, a expliqué que ce texte est anticonstitutionnel et a appelé à un rassemblement du peuple grec pour changer le cours des orientations économiques et politiques. Le public écoute et applaudit. La foule continue de se masser, nombreuse, sur une place qui ne semblait pas assez grande. 
Dès que Mikis Theodorakis monte sur scène, les applaudissements redoublent. Il analyse l’histoire grecque, s’en prend au gouvernement et à la troïka (BCE, Commission et FMI) qui mènent le pays dans le mur, aux banquiers qui assoiffent sa population.
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mercredi 15 juin 2011

Une brigade pour traquer les pauvres

  Par Luc Chatel
Eric Ciotti, le « monsieur sécurité » de l’UMP, député et président du conseil général des Alpes Maritimes vient de créer dans son département une brigade antifraude d’un genre très spécial. Délinquants visés : les bénéficiaires du RSA.
Pour traquer les fraudeurs, il mobilise une équipe de seize fonctionnaires, en assurant que ces postes n’ont pas été créés mais qu’il s’agit d’un « redéploiement interne ». Il ne précise pas cependant quels secteurs du conseil général vont ainsi pâtir de l’absence de ces agents... Eric Ciotti est cet élu cumulard qui avait également mis en place dans son département le retrait des allocations familiales aux parents d’enfants absentéistes à l’école, avant d’en faire une loi.
Parmi les commentaires d’internautes à ce nouveau projet, on peut lire cet exemple très concret de terrible fraude au RSA susceptible d’être puni : « Monique 42 ans, locataire, privée d’emploi, sans enfant, au RSA, 410,95 € par mois, tombe amoureuse de Julien, SDF 39 ans, 466,99€ par mois (pas de forfait logement déduit car il n’a pas de toit). Ils décident de faire un essai de vie de couple. Mais, ils ne préviennent pas la CAF, de cette vie de couple. Donc ils sont des fraudeurs. Pourquoi, fraudent-ils ? Parce que, s’ils se déclarent en couple, ils vont passer de 410,95 + 466,99 = 877,84€ de revenus pour 2, à 588,41€ par mois. Soit une perte de 289,43€ par mois. Comment peut on survivre avec 588€ par mois pour 2 en 2011 ? ».
Pour voir les autres exemples : http://cote-d-azur.france3.fr/info/...