mercredi 26 mars 2014

Villeneuve-St-George : FN-UMP, les masques tombent

Les dirigeants de l'UMP et du FN l'avaient juré sur l'honneur : il n'y aurait pas d'accord de 2e tour. Aujourd'hui, les masques tombent : à Villeneuve-St-Georges dans le Val de Marne la fusion est annoncée entre la liste UMP-UDI-Debout la République, conduite par M. Gaudin et la liste FN de M. Joly contre la maire sortante Sylvie Altman et sa liste de rassemblement "Villeneuve à gauche, humaine, rassemblée, solidaire" avec Le FdG, le PS, le PRG et le soutien d'EELV au deuxième tour.

Les dirigeants de la droite doivent s'expliquer. Il est encore temps d'empêcher cet accord de la honte. Toutes les forces de gauche doivent décupler d'énergie pour faire gagner à Villeneuve-St-Georges les valeurs de solidarité et de démocratie. Les habitants de cette commune populaire ne peuvent pas être les otages de ces basses manœuvres politiciennes.
Communiqué du Parti communiste français

Rendez-vous manqué de la gauche et de la politique locale

Votée en décembre à l’Assemblée nationale, la loi sur les métropoles constitue le dernier avatar des institutions intercommunales apparues dans le sillage des réformes de décentralisation. Censées rapprocher les élus des citoyens, ces structures fonctionnent en fait dans une grande opacité. L’esprit de consensus qui y règne estompe les clivages politiques et permet la confiscation du débat au profit d’une technicisation de l’action publique.
par Fabien Desage et David Guéranger
La commune, cellule de base de la démocratie. Qui n’a pas entendu ou repris à son compte cette idée aujourd’hui largement admise ? Les chiffres semblent parler d’eux-mêmes : le nombre d’élus municipaux oscille autour d’un demi-million, soit 99 % des élus en France. Issus des trente-six mille six cent quatre-vingts communes du pays — plus que celles du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de l’Italie réunis —, ils assureraient un travail de représentation politique « au plus près des citoyens ». Pour s’en convaincre, il suffit d’évoquer l’attachement des Français à l’institution municipale, sans cesse réaffirmé au gré des sondages. Si les arguments ne sont pas nouveaux, ils ont été consacrés par les nombreuses lois de décentralisation adoptées depuis trente ans, le plus souvent sans débat politique.
Dernière en date, la loi sur la modernisation de l’action publique territoriale et l’affirmation des métropoles (1), examinée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale en décembre, ne fait pas exception à la règle : elle est passée presque inaperçue. Destinée à « aménager », « rationaliser » et « moderniser » l’action publique locale, elle poursuit l’œuvre entreprise par les lois-cadres de 1982 et 1985, puis approfondie par la mise en place de l’intercommunalité à partir de 1992 (lire « Une révolution silencieuse ») et par la réforme des collectivités territoriales en 2010.
La décentralisation semble ainsi largement insensible aux alternances politiques. Quel parti s’opposerait à la nécessité de « rapprocher la décision du citoyen » ? Qui contesterait aux élus locaux — et en premier lieu aux maires — la défense d’une citoyenneté et d’un « lien démocratique » mis à mal au niveau national ? Cet unanimisme assourdissant connaît toutefois une exception : le Front national (FN), qui a beau jeu de monopoliser la critique de la décentralisation en dénonçant la « gabegie » financière, le renforcement des « baronnies » et des « féodalités » locales, ou encore l’« éclatement » du cadre national (2). La critique est d’autant plus confortable que le parti, qui ne comptait que soixante-dix élus après les élections municipales de 2008 (3), est faiblement implanté dans les exécutifs locaux.

Qui n’a pas son tramway ou son écoquartier ?

Pourquoi les principales formations de gauche, dont le Parti communiste français (PCF), Europe Ecologie - Les Verts (EELV) et le Parti socialiste (PS), ont-elles déserté le champ de la critique, l’abandonnant à l’extrême droite ? Comment se sont-elles converties à ce qui s’est avéré une conception du local globalement dépolitisée, centrée sur la défense des « territoires » ? Répondre à ces questions oblige à esquisser une histoire aux allures d’« étrange défaite ».

samedi 22 mars 2014

Municipales : le visage anti-social et anti-écolo du Front National

Par Sophie Chapelle
Avec près de 600 listes validées dans 87 départements, le FN espère jouer un rôle d’arbitre dans de nombreuses villes. Et surfe sur le « virage social » du parti. Basta ! s’est donc penché sur les récents votes des élus frontistes dans les conseils régionaux du Nord-Pas-de-Calais, de Rhône-Alpes et de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Accords commerciaux, gaz de schiste, agriculture, transports... Autant de sujets sur lesquels les positions des élus FN contredisent les promesses de Marine Le Pen. Y compris lorsqu’il s’agit de soutenir des ouvriers en lutte contre la fermeture de leurs entreprises.
Passer d’un vote « contestataire » à un vote « populaire » est l’un des objectifs affichés du Front National pour les élections municipales. Mais dans les conseils régionaux – où le FN totalise 118 élus dans 12 régions [1] – il apparaît toujours comme un parti protestataire. Et incohérent. C’est ainsi que le 25 février, Marine Le Pen affirme déclarer « la guerre » au futur accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis (voir notre analyse). Or, quatre jours plus tôt, le groupe FN au conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca) a agi en totale contradiction avec cette déclaration. Les élus frontistes ont en effet voté contre une motion demandant « l’arrêt des négociations sur le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ».
« Le Front National a toujours exprimé et voté son opposition formelle au traité transatlantique », assure Frédéric Boccaletti, conseiller régional de Paca, en réaction aux railleries provoquées par ce vote. « Ainsi que nous l’avons indiqué en séance plénière, nous souscrivons à une partie du texte de cette motion, mais pas à son intégralité », précise t-il. Juste avant de voter contre cette motion proposée par le groupe Front de Gauche, le conseiller frontiste Hubert de Mesmay a simplement déclaré : « Nous ne sommes pas d’accord avec certaines des dispositions de ce vœu, notamment sur les gaz de schiste ». Que dit la motion à ce sujet ? Une seule phrase, sur les deux pages de motion, y fait référence, précisant que l’accord transatlantique pourrait permettre d’imposer l’exploitation des gaz de schiste en France [2].
Questions environnementales : le FN face à ses contradictions
Le Front National ne s’étalera pas davantage sur ce vote. Que peut-on en conclure ? Une certaine inconstance... Au FN, la position sur l’exploitation des gaz de schiste varie d’une année à l’autre. En 2011 par exemple, le FN soutient les mobilisations des opposants aux gaz de schiste. Mais un an plus tard, Marine Le Pen se fait épingler pour ses propos contradictoires sur ce sujet. Lors des présidentielles, elle s’affiche fermement opposée à l’exploration, avant de considérer six mois plus tard que la refuser revient à « avoir une vision d’âge de pierre » (sic).
Quid de l’opinion « actuelle » de la patronne du FN ? « On ne peut pas ne pas explorer, mais nous ne sommes pas en position d’exploiter ». Limpide... Si le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis est adopté, la réglementation encadrant la fracturation hydraulique, seule technique utilisée à ce jour pour extraire le gaz et le pétrole de schiste, pourra être contournée par les multinationales (voir ici).

Contre le pacte de responsabilité, rassembler pour une alternative à gauche

En réponse au député européen socialiste Henri Weber, défendant « un compromis social-démocrate du troisième type », Myriam Martin, porte-parole d'Ensemble, membre du Front de gauche, plaide pour « la construction d'outils politiques, nouveaux partis, coalitions susceptibles de porter des perspectives politiques de rupture et de transformation sociale » abandonnées par les sociaux-démocrates.

Le « pacte de responsabilité » proposé par François Hollande au Medef est parfois présenté comme un événement fondateur marquant – enfin ! – le ralliement du PS français à une ligne raisonnable, « social-démocrate ». Pour les hommes et les femmes de gauche, il apparaît surtout comme le dernier reniement en date des socialistes français. En effet, le credo platement libéral des Moscovici, Fabius, Cazeneuve et autres Sapin ne saurait convaincre celles et ceux qui restent attachés à la justice sociale. Il faut donc que les dirigeants socialistes essayent de montrer que la politique actuelle s’inscrit dans l’histoire longue d’une gauche certes réformiste mais attentive au sort des couches populaires. C'est ce qu'essaie de nous faire croire Henri Weber, député socialiste européen, dans une tribune publiée par Libération vendredi 14 mars.
Destinée à défendre surtout  le pacte de responsabilité comme « un compromis social-démocrate du troisième type », Henri Weber revient sur l'histoire de la social-démocratie. Cette dernière, d'après lui, est l'expression à chaque étape de son histoire du compromis adapté aux « rapports de force et conditions objectives ». Une manière très spécieuse de présenter les choses :  la recherche du compromis, attitude responsable par excellence, aurait pour objectif de défendre au mieux les salariés, en tenant compte de la réalité et de ce qu'il est possible de faire dans une période donnée. L'art de revisiter l'histoire ou d'en oublier une partie !
Un retour au XXe siècle de l'histoire de la social-démocratie nous éclairerait sur sa politique du « compromis » : en cette période de commémoration de la guerre de 14-18, il serait opportun de revenir sur la faillite politique et morale de la social-démocratie à cette occasion. Dans les principaux pays européens, à commencer par l’Allemagne et la France, le premier « compromis » des sociaux-démocrates avec leur propre bourgeoisie se traduisit par l'envoi des travailleurs qu’ils étaient censés défendre à la boucherie. Histoire trop vite oubliée !
Mais prenons la période juste après 1945, les fameuses Trente glorieuses et l'amélioration du sort de la classe ouvrière : les conquêtes sociales ne sont pas le fruit de l'acceptation de l'économie de marché et de la légitimité du pouvoir patronal, mais bien avant tout celui d'un rapport de force, favorable aux travailleurs et rendu possible par le poids de la Résistance et du Conseil national de la résistance, par les masses populaires mobilisées à la Libération, par les mouvement sociaux puissants qui, pour la France, vont des grèves insurrectionnelles de 1947… à Mai et Juin 1968.

vendredi 21 mars 2014

Appel isérois pour la libération de Marwan Barghouti



















Le Grand Marché Transatlantique (GMT) et les municipalités

par Raoul Marc JENNAR
Ce qui suit est tiré du mandat conféré par les 28 gouvernements de l’UE à la Commission européenne pour négocier avec les USA un grand marché transatlantique. Pour le texte complet du mandat, voir mon livre « Le grand marché transatlantique. La menace sur les peuples d’Europe. » Perpignan, Cap Bear Editions, 2014.
Dès l’article 4 du mandat, il est précisé :
« 4. Les obligations de l’Accord engageront tous les niveaux de gouvernement. »
Ce qui signifie, si l’Accord est adopté dans les termes du mandat européen de négociation, qu’il s’appliquera non seulement aux Etats de l’UE, mais également à toutes les composantes de ces Etats : en France, les Régions, les Départements, les Communes ; en Belgique, les Communautés, les Régions, les Provinces, les Communes ; en Allemagne, les Lander et les Communes, …
Les réglementations prises au niveau municipal sont directement visée par ce projet dès lors qu’elles produisent des normes considérées par les firmes privées comme des « obstacles inutiles à la concurrence » ou « plus rigoureuses qu’il est nécessaire ».
Ce principe est rappelé avec plus de précisions encore dans d’autres articles du mandat :
a) l’article 23, qui traite de la libéralisation (supprimer toutes les législations et réglementations restrictives) et de la protection (supprimer toute forme de taxation ou de contraintes sur les bénéfices) des investissements et qui enlève aux juridictions officielles au profit d’instances privées d’arbitrage le pouvoir de trancher un différend entre firmes privées et pouvoirs publics lorsqu’une firme privée estime qu’une législation ou une réglementation va à l’encontre de la libéralisation et de la protection des investissements, précise que « Toutes les autorités et entités infranationales (comme les États ou les municipalités) devraient se conformer efficacement aux dispositions du chapitre de protection des investissements du présent Accord. »
Ceci signifie qu’une réglementation municipale pourra être attaquée devant un groupe d’arbitrage privé si elle est perçue par un investisseur américain comme une limitation à son « droit d’investir ce qu’il veut, où il veut, quand il veut, comme il veut et d’en retirer le bénéfice qu’il veut » (définition de l’investissement par les lobbies US).
b) les Communes sont aussi visées par l’article 24 relatif aux marchés publics

jeudi 20 mars 2014

12 avril 2014: l'appel national est sorti !













Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France ,comme dans toute l'Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal...

Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs.

Elles nous révoltent.
Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement de qualité... Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s'abat sur les sans papiers, les roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers... scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le coeur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?

Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique rassembleuse pour des alternatives politiques et démocratiques, économiques , sociales et écologiques.

Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche , contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses.

Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Collectif du 12 avril

Premiers signataires: UGFF-CGT ; CGT Finances publiques ; URIF-CGT ; PDSP-CGT ; ATTAC ; DAL ; Fondation Copernic ; JC ; PCF ; PG ; Ensemble ! ; NPA ; PCOF ; AL

Venezuela: l'analyse de Jean Ortiz



Universitaire et chroniqueur pour l'Humanité.fr, Jean Ortiz analyse les manifestations de l'opposition au Venezuela.

mardi 18 mars 2014

Fn/Hanotin/ Saint-Denis : "Ne laissons pas l'extrême droite choisir sa gauche"

À quel jeu dangereux se livre le candidat Mathieu Hanotin ? Tous les coups semblent en effet permis pour celui qui a fait le choix de la division face au maire de Saint-Denis, Didier Paillard. Non content de dénoncer l'inscription sur les listes électorales de citoyens roms de la ville pourtant parfaitement légale, Mathieu Hanotin vient d'enregistrer le soutien du candidat FN incapable de monter sa liste, qui veut "l'éradication de l'équipe Paillard" et pour qui peu importe "que le chirurgien soit socialiste".
Ces faits sont graves. Les électeurs de gauche à Saint-Denis ne peuvent laisser ainsi piétiner leurs valeurs et se prêter à des manœuvres aussi indignes. En se rassemblant, dès le premier tour, derrière la liste conduite par Didier Paillard, ils mettront en échec cette lamentable opération. Ne laissons pas l'extrême droite, faute de pouvoir se présenter, choisir "sa gauche".
Communiqué du Parti communiste français

Municipales: Nîmes, ville-pilote pour le Front de gauche



Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon tenaient meeting commun pour la première fois dans la campagne des municipales. À Nîmes, ils soutenaient vendredi la liste d’un Front de gauche très élargi.
Nîmes (Gard), correspondance. Déjà ville-pilote du Front de gauche en 2009 pour ses premiers pas sur la scène politique européenne, Nîmes pourrait bien être l’exemple français de la réussite de la coalition. Vendredi soir, dans une salle des Costières archicomble, se sont réunis pour la première fois dans la campagne des municipales, outre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG) – qui ne s’étaient pas montrés ensemble depuis la manifestation marseillaise du 18 janvier –, les dirigeants nationaux d’Europe Écologie-les Verts (EELV), d’Ensemble et nombre de socialistes qui « ont gardé le cœur à gauche ». « Une force populaire destinée à battre la droite, barrer l’avancée de son extrême et mener des politiques courageuses à gauche, dans le sens uniquement de l’intérêt général, contre l’austérité et les privilèges de la finance et qui plus est propre de tout scandale public » : tel était le fond du meeting de soutien à la liste conduite par la communiste Sylvette Fayet, Vivons Nîmes ensemble.
Un grand moment de revendications politiques pour Sylvette Fayet, qui a développé son programme alliant gratuité des premiers mètres cubes d’eau et construction de 600 logements sociaux par an, une solution cohérente de transports en commun et la transition énergétique, des espaces socioculturels… En somme « l’écologie au solidaire grâce à l’intelligence collective pour l’égalité ».
Un large rassemblement

Le rassemblement, au-delà du Front de gauche, intègre le mouvement syndical, citoyen et associatif, les écologistes, l’Alternative socialiste. En témoignent l’ancien maire communiste de la ville, Alain Clary, des représentants de l’Unef, du mouvement Jeunes communistes, de collectifs de solidarité avec les Roms, des syndicalistes… Pierre Laurent y voit une brèche où s’engouffrer : « À Nîmes comme à Avignon ou Alès, nous sommes en situation de reconquête. » Et le secrétaire national du PCF de valoriser « une gauche de courage qui croit à la création des richesses et leur partage, une gauche qui ne se raconte pas la fable du pacte de responsabilité : il faut un sursaut politique qui rassemble ceux qui ont voulu le changement de politique en 2012 ». La liste nîmoise « symbolisant » selon lui « le combat que nous menons dans tout le pays », notamment « contre le FN ».