Depuis le 6 janvier 2026, les quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh, situés à Alep et majoritairement peuplés de civils, font l’objet d’une escalade militaire menée par des forces affiliées au gouvernement syrien.
Des informations concordantes font état d’attaques conduites en zones urbaines densément peuplées, incluant l’usage de drones, de tirs d’artillerie lourde et de roquettes, ainsi que le déploiement de chars, de véhicules blindés et de tireurs embusqués à proximité immédiate des habitations.
Ces opérations ont causé la mort de plusieurs civils, dont des femmes et des enfants, et fait de nombreux blessés.
Des logements et des infrastructures civiles ont été endommagés, y compris à proximité d’établissements de santé, depuis le siège imposé à partir du 23 décembre 2025 à Alep.
Ce siège se traduit par une coupure totale de l’électricité, des entraves à l’entrée de carburant, de chauffage et de biens de première nécessité, la fermeture quasi complète des axes d’accès, ainsi que des restrictions et contrôles affectant gravement la vie quotidienne des habitants.
Les faits signalés interviennent alors qu’un accord politique conclu en mars 2025 prévoyait l’intégration progressive des Forces démocratiques syriennes (FDS) au sein des institutions de l’État syrien.
Le recours à la force armée contre des populations civiles et la stratégie d’affrontement avec les forces des Forces démocratiques syriennes sont extrêmement graves et lourdes de conséquences.
Dans ce contexte, elles constituent une remise en cause directe des engagements publics et montrent le visage d’un régime syrien islamiste, autoritaire, soumis à Recep Tayyip Erdogan et à sa politique répressive et criminelle contre les minorités, ici les populations kurdes.
Au regard des éléments rapportés, ces actes sont susceptibles de constituer de graves violations du droit international humanitaire, notamment par l’atteinte aux principes de distinction, de proportionnalité et de protection des populations civiles.
Le Parti communiste français :
- demande en urgence l’arrêt des attaques, le retrait des troupes turques de la Syrie, la mise en place en urgence la levée sans condition du siège imposé aux quartiers de Cheikh Maqsoud et d’Achrafieh, la protection effective des civils et des infrastructures civiles.
- exige, au même titre que pour les populations d’Alep et du Rojava, l’arrêt des massacres contre les populations druzes dans le sud du pays, ainsi que des exactions contre les populations alaouites.
- demande que le Quai d’Orsay et le président de la République interviennent dans les meilleurs délais pour faire cesser ces opérations illégales et compromettantes pour la paix si fragile en Syrie.
Paris, le 7 janvier
Parti communiste français
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