Les représentants du Groenland et du Danemark, après leur rencontre mercredi 14 janvier avec l’administration Trump, ont déclaré que cette dernière avait « la volonté de conquérir le Danemark ». Les ambitions impérialistes étatsuniennes contre le Groenland se situent dans le prolongement du désir de prédation et de contrôle des terres rares et des corridors stratégiques qui redessinent la doctrine Monroe comme élément majeur de la stratégie de Washington. C’est la même logique qui préside à l’intervention militaire au Venezuela, aux menaces contre Panama et même contre Saint-Pierre-et-Miquelon. Donald Trump utilise l’arme monétaire et commerciale en menaçant d’imposer des droits de douane aux pays qui oseraient s’opposer à ses ambitions impérialistes.
Face à cette menace globale, la France doit avoir une réponse globale à la hauteur. C’est la politique de vassalisation et de capitulation face à l’impérialisme étatsunien qu’il est nécessaire de remettre en cause. La France et l’UE n’ont cessé de capituler face aux diktats de Trump, que ce soit sur la question de l’augmentation des dépenses militaires ou sur la question commerciale.
Or, nous assistons à la fin de l’OTAN. Cela confirme la position historique du PCF. La France peut et doit mener, en toute indépendance de l’OTAN et des États-Unis, une politique de sécurité et de défense. Il est urgent, pour elle, d’agir auprès des États membres européens, en faveur de la dissolution de cette alliance qui n’est que le bras armé des États-Unis. Elle doit, pour sa part, sortir de l’OTAN, en commençant par son commandement intégré, et proposer la construction d’un espace européen de sécurité collective sur les bases de la charte des Nations Unies et de l’esprit d’Helsinki.
Un déploiement militaire symbolique, et surtout demeurant lié à l’OTAN et sans consultation du Parlement, ne relève que de la gesticulation. De même, l’évocation de l'activation du mécanisme anti-coercition de l’UE pourrait ouvrir un chemin d’indépendance envers les États-Unis. Mais, chacun sait qu’elle est soumise à un vote du Conseil européen à la majorité qualifiée et que cette disposition donnera pouvoir à la Commission pour négocier avec les États-Unis sans limite de temps.
La France peut prendre la tête d’une coalition d’États prenant des mesures immédiates telles que la dénonciation de l’accord commercial signé en août 2025 entre l’UE et les États-Unis, qui signifiait une reddition complète des Européens. La Commission européenne ne doit plus pouvoir décider seule de la politique commerciale des États européens ! Il est temps d'engager une démarche remettant en cause les traités européens. Tout en annonçant sa sortie immédiate du commandement militaire intégré de l’OTAN, la France doit prendre des initiatives européennes pour la construction d’un espace paneuropéen de sécurité collective en toute indépendance de l’OTAN, des États-Unis et de l’UE.
Paris, le 19 janvier 2026
Parti communiste français.
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