Le Parti communiste français prend acte du verdict rendu par la cour criminelle dans l’affaire du tir mortel survenu lors d’un contrôle de police, ayant coûté la vie à Aboubacar Fofana le 3 juillet 2018 à Nantes. L’ancien fonctionnaire de police, aujourd’hui retraité, a été condamné à sept années de réclusion pour ce coup de feu ayant atteint mortellement la victime lors d’une intervention.
Le PCF tient d’abord à exprimer une pensée émue pour Aboubacar Fofana, pour sa famille et pour ses proches, durement éprouvés depuis plus de sept ans par ce drame.
Le PCF réaffirme son attachement indéfectible au respect des décisions de justice et au bon fonctionnement du processus judiciaire, pilier essentiel de l’État de droit. Ce jugement rappelle un principe fondamental, l’égalité de toutes et tous devant la loi. Policier ou citoyen, nul ne peut s’en exonérer. La responsabilité pénale s’apprécie de la même manière pour chacun, dans le respect des droits de la défense comme des droits des victimes.
Ce drame, survenu lors d’un contrôle, doit aussi conduire à une réflexion collective sur les conditions d’exercice des missions de sécurité publique. Notre pays a besoin d’une police pleinement au service de la population, garante de la protection de toutes et tous et de la paix civile.
Cela suppose des moyens humains et financiers à la hauteur, une formation renforcée, un encadrement professionnel solide, mais aussi un contrôle déontologique réellement indépendant, comme le propose le PCF, afin de garantir la confiance entre la population et les forces de l’ordre.
C’est dans cette exigence de justice, d’égalité, de transparence et de respect des droits que peut se construire une sécurité républicaine, efficace et profondément ancrée au service de l’intérêt général.
Robin Salecroix
Membre du Conseil National en charge de la sécurité et tranquillité publique
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