dimanche 18 janvier 2026

Garantissons la transparence et la sécurité énergétique


 EDF a réalisé une étude sur les effets de la modulation du parc nucléaire, modulation qui augmente du fait du marché et de la progression des productions intermittentes d’électricité éolienne et solaire. Craignant qu’elle ne remette en cause les projections de déploiement des ENR de la Programmation pluriannuelle de l’énergie en préparation, le gouvernement s’oppose à ce que le rapport soit rendu public !

Le PCF demande le respect du principe de transparence et que tous les obstacles à sa publication soient levés. Les analyses scientifiques sont un bien commun, indispensables au débat démocratique.

Le plan climat adopté par le PCF, Empreinte 2050, vise l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 par une forte électrification des usages nécessitant un déploiement important tant du nucléaire, de l’hydraulique que des énergies renouvelables en général, le tout dans un mix équilibré et adapté aux besoins.

Notre exigence de transparence ne recèle aucun à priori contre l’une ou l’autre de ces filières. Mais pour que la transition énergétique indispensable à l’atténuation du réchauffement climatique réussisse, il faut impérativement veiller à garantir la robustesse du système électrique, tout comme l’accès à l’énergie et la baisse des factures.

Le black-out qui s’est produit en Espagne en avril dernier témoigne de la fragilité du système dans ce pays et du bien vital que représente l’énergie.

La politique énergétique française souffre d’être polluée par les interventions des lobbies capitalistes sur les rouages de l’État. Le développement des énergies renouvelables est aux mains d’un soi-disant « capitalisme vert » qui a pour seul objectif l’enrichissement sur la base de subventions publiques, de garanties de prix de vente et de financement par la collectivité des conséquences de l’intermittence, non prévisible, de leurs productions sur le système électrique.

Le programme du PCF vise l’intégration de tous les moyens de production dans le service public nationalisé de l’électricité : comme pour le nucléaire ou l’hydroélectricité, le nécessaire développement des énergies renouvelables est un enjeu trop crucial pour le laisser à l’arbitrage du marché et des intérêts du privé. Il doit être piloté et planifié selon l’intérêt général et la réponse aux besoins. Il est plus que jamais d’actualité.

Dans un monde où l’impérialisme s’empare, par la force, des ressources énergétiques, la transparence contribue à l’exigence d’un avenir indépendant, souverain et décarboné aux mains de la nation.

Paris, le 15 janvier 2026

Parti communiste français.

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