Pour Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, cette journée doit servir à ce que « les droits de l’enfant, proclamés il y a trente ans, passent du rêve à la réalité ».
Face à la misère accrue, le Secours populaire redouble d’efforts pour offrir un peu de rêve aux enfants. Fidèle à son histoire, l’association poursuit son travail d’avocat des pauvres.
Depuis quand existe cette initiative d’une « journée pour les oubliés
des vacances » ?
Julien Lauprêtre. Nous tenons cette année la trente et unième édition de cette journée. En 1979, date de lancement de cette initiative, nous partions d’un constat simple. Après le 15 août, force est de constater qu’un enfant qui n’est pas parti en vacances ne le fera plus. Au début, mes amis du corps enseignant me disaient qu’une seule journée n’était pas suffisante, il fallait leur offrir de vraies vacances. Chose impossible pour le Secours populaire en raison des moyens financiers que cela nécessiterait. Toutefois, aujourd’hui, leur point de vue a changé. Certes, cette journée n’a pas la prétention de remplacer les vacances indispensables, dont tous les enfants devraient bénéficier, mais elle offre à chaque enfant, à la rentrée scolaire, la possibilité de raconter ne serait-ce qu’une journée de découverte. Dans chaque école de France, la première rédaction de la rentrée a pour thème: raconter un souvenir de vos vacances. Si le gosse ne part pas ne serait-ce qu’une journée, il sèche devant sa copie et se sent différent des autres. Notre objectif est que ces enfants qui n’ont pu partir soient mieux armés pour la suite de leurs études, animés d’un sentiment d’être des gosses comme les autres. Il est aussi d’œuvrer à ce que les « droits de l’enfant » proclamés il y a trente ans, passent du rêve à la réalité. C’est aussi simple que cela.
Pourquoi cette attention particulière accordée aux enfants ?
Julien Lauprêtre. L’enfant a toujours été au cœur des démarches du Secours populaire. En 1944, déjà, au sortir de la clandestinité, le Secours populaire envoyait des enfants de fusillés et de déportés à La Bourboule, en Auvergne. L’année suivante, en 1945, l’association emmène 500 enfants en Forêt noire, lors d’une journée intitulée « Du grand air pour les enfants de France ». Depuis, nous pensons que les vacances ne sont pas un luxe mais un besoin. Le droit aux vacances est un droit extraordinaire et plus que nécessaire.
La situation a-t-elle évolué
cette année ?
Julien Lauprêtre. Selon un récent sondage réalisé par Kinder/Ipsos, l’an dernier 1 enfant sur 3 n’est pas parti en vacances et près 50 % des Français en sont privés. Ce chiffre des « sans départ en vacances » vient s’ajouter à la longue liste des « sans » : sans nourriture suffisante, sans habillement correct, sans accès aux soins, aux sports, à la culture et, parfois aussi, sans logement et sans papiers. Le nombre des « sans » continue de grandir. L’an dernier, dans chacune de nos permanences de la solidarité, ouvertes dans tous les départements, nous avons relevé une augmentation de 20 % en plus des demandes d’aides, soit 2 millions de personnes. Très clairement, nous constatons que les Français ont de moins en moins de moyens pour vivre au quotidien.
À titre d’exemple, nous avons servi l’année dernière 80 millions de repas, presque autant que nos amis des Restos du cœur.
Pourquoi avez-vous décidé, cette année, de mettre l’accent sur l’Europe ?
Julien Lauprêtre. Parce que 2010 a été déclarée année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Nous avons décidé de nous y associer avec l’idée de promouvoir une Europe toujours plus solidaire, plus résistante face à la montée de la pauvreté et de la précarité. Car là encore les besoins sont criants. À l’automne dernier, notre magazine Convergence, dans un numéro spécial sur l’Europe, évoquait 78 millions de pauvres et relevait que 70 % des Européens voyaient la précarité s’aggraver. Au-delà des colloques et des réunions, nous nous associons donc à l’initiative européenne mais avec la volonté de frapper un grand coup pour le droit aux vacances à cette échelle. Très concrètement, nous avons invité cet été 3 000 petits Européens à passer des vacances en France. Pour cette journée des oubliés, près de 25 pays sont représentés. Au total, ce sont 40 000 enfants de France et d’Europe qui ont pu découvrir Paris. Depuis notre création, nous partageons ce souci de la solidarité internationale. En somme, le Secours populaire français se veut être l’« avocat des pauvres », pour plaider en toutes occasions la cause des défavorisés auprès des institutions, des autorités en France et en Europe, et jouer toujours mieux son rôle « d’aiguillon des pouvoirs publics ».
samedi 21 août 2010
vendredi 20 août 2010
Déclaration de la Fédération de l'Isère du Parti communiste français
Expulsion des Roms :
Citoyens européens, ils ont des droits que la France a l'obligation de respecter !
Le gouvernement a une nouvelle fois détourné l’attention des vrais sujets qui préoccupent les Français pour stigmatiser la communauté des Roms, un peuple qui a entièrement le droit de circuler sur le territoire du fait de son appartenance à l’Union européenne.
Un sort inhumain et scandaleux leur est réservé : abandonnés à l’extrême pauvreté, ballottés d’un pays à l’autre, voués aux discriminations, aux stigmatisations et au racisme.
Leur situation sanitaire et sociale ne peut se régler à coup d’expulsions spectaculaires, de démontage de campement. Ces pratiques d’un autre âge doivent cesser !
Ce sujet doit être traité au plan européen et il est de première urgence que l’Europe et les États qui la composent, décident enfin d’engager les moyens pour mettre fin à cette situation qui n’a que trop duré. Un plan de sédentarisation à l’échelle européenne des populations Roms doit être organisé au plus vite. Seul l’accès de la population Roms à l’autonomie, à l’éducation, aux services publics, au travail est capable de changer leur situation.
Les collectivités territoriales ne peuvent seules affronter cette question qui est avant tout une compétence de l’État. Tout autre mesure, telle la stratégie du bouc émissaire que cultive notre gouvernement à satiété pour masquer ses échecs successifs, ne fait que mettre de l’huile sur le feu, à défaut de gagner du temps.
La surenchère sécuritaire et xénophobe orchestrée par l’Elysée ne saurait masquer l’échec complet de la politique menée contre l’immigration, phénomène inévitable et bien souvent salutaire pour un pays comme la France, qui s’est construit et développé au fil des flux migratoires.
Grenoble, le 20 août 2010
Jérôme MARCUCCINI,
Secrétaire départemental
Citoyens européens, ils ont des droits que la France a l'obligation de respecter !
Le gouvernement a une nouvelle fois détourné l’attention des vrais sujets qui préoccupent les Français pour stigmatiser la communauté des Roms, un peuple qui a entièrement le droit de circuler sur le territoire du fait de son appartenance à l’Union européenne.
Un sort inhumain et scandaleux leur est réservé : abandonnés à l’extrême pauvreté, ballottés d’un pays à l’autre, voués aux discriminations, aux stigmatisations et au racisme.
Leur situation sanitaire et sociale ne peut se régler à coup d’expulsions spectaculaires, de démontage de campement. Ces pratiques d’un autre âge doivent cesser !
Ce sujet doit être traité au plan européen et il est de première urgence que l’Europe et les États qui la composent, décident enfin d’engager les moyens pour mettre fin à cette situation qui n’a que trop duré. Un plan de sédentarisation à l’échelle européenne des populations Roms doit être organisé au plus vite. Seul l’accès de la population Roms à l’autonomie, à l’éducation, aux services publics, au travail est capable de changer leur situation.
Les collectivités territoriales ne peuvent seules affronter cette question qui est avant tout une compétence de l’État. Tout autre mesure, telle la stratégie du bouc émissaire que cultive notre gouvernement à satiété pour masquer ses échecs successifs, ne fait que mettre de l’huile sur le feu, à défaut de gagner du temps.
La surenchère sécuritaire et xénophobe orchestrée par l’Elysée ne saurait masquer l’échec complet de la politique menée contre l’immigration, phénomène inévitable et bien souvent salutaire pour un pays comme la France, qui s’est construit et développé au fil des flux migratoires.
Grenoble, le 20 août 2010
Jérôme MARCUCCINI,
Secrétaire départemental
Une centaine de Roms sur un terrain vague à Saint-Martin-d'Hères ont été évacués
Un campement illicite occupé par une centaine de Roms sur un terrain vague à Saint-Martin-d'Hères (Isère) a été évacué jeudi matin vers 07H00 par quelque 150 CRS et gendarmes mobiles, a annoncé la préfecture de l'Isère.
"Cette opération d'évacuation répond aux instructions du ministre de l'Intérieur et du ministre de l'Immigration", a rappelé la préfecture dans un communiqué, ajoutant qu'elle répond également à "une situation présentant de nombreux risques, sur le plan sanitaire et pour la sécurité des personnes".
Parmi les personnes évacuées, 16 ayant accepté l'Aide au retour humanitaire ont embarqué à bord d'un avion en fin de matinée à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry en direction de Bucarest, a précisé la préfecture de l'Isère dans l'après-midi.
Seize autres se sont vu notifier une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, tandis que dix, en situation illégale ou ayant commis des actes de délinquance, ont été placées en garde à vue avant leur conduite en centre de rétention administrative, a-t-elle ajouté.
Enfin une vingtaine de personnes, pour lesquelles il n'a pas été prouvé que leur présence dépassait les trois mois légaux, ont été laissées libres.
"On ne sait pas où ils vont dormir ce soir. Certains vont probablement aller se cacher dans des parcs ou sous des ponts. Malheureusement, ils ont l'habitude d'être rejetés partout où ils vont", a déploré Sabine Moser, directrice de l'association Roms action.
"Par ces méthodes on ne résout pas le problème de fond qui est pourquoi des Roms viennent mendier en France. Il faut trouver de vrais solutions pérennes", a ajouté la militante associative.
"Cette opération d'évacuation répond aux instructions du ministre de l'Intérieur et du ministre de l'Immigration", a rappelé la préfecture dans un communiqué, ajoutant qu'elle répond également à "une situation présentant de nombreux risques, sur le plan sanitaire et pour la sécurité des personnes".
Parmi les personnes évacuées, 16 ayant accepté l'Aide au retour humanitaire ont embarqué à bord d'un avion en fin de matinée à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry en direction de Bucarest, a précisé la préfecture de l'Isère dans l'après-midi.
Seize autres se sont vu notifier une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, tandis que dix, en situation illégale ou ayant commis des actes de délinquance, ont été placées en garde à vue avant leur conduite en centre de rétention administrative, a-t-elle ajouté.
Enfin une vingtaine de personnes, pour lesquelles il n'a pas été prouvé que leur présence dépassait les trois mois légaux, ont été laissées libres.
"On ne sait pas où ils vont dormir ce soir. Certains vont probablement aller se cacher dans des parcs ou sous des ponts. Malheureusement, ils ont l'habitude d'être rejetés partout où ils vont", a déploré Sabine Moser, directrice de l'association Roms action.
"Par ces méthodes on ne résout pas le problème de fond qui est pourquoi des Roms viennent mendier en France. Il faut trouver de vrais solutions pérennes", a ajouté la militante associative.
Suite à l'appel "Face à la xénophobie et à la politique du pilori, Liberté-Egalité-Fraternité",signée par une cinquantaine organisations politiques, syndicales, associatives et citoyennes, dont le PCF, une manifestation se déroulera à Paris le 4 septembre à 14 heures place de la République.
Dans notre département, particulièrement concerné cet été avec l'instrumentalisation politique des évennement de la Villeneuve et le scandaleux et dangereux discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble le 30 juillet, les organisations se sont mises d'accord sur un appel local issu du texte national et pour organiser une manifestation ce même jour, Samedi 4 septembre à Grenoble.
Pour l'instant, ni l'heure ni le parcours ne sont encore décidés. Nous nous réunissons à nouveau prochainement et vous tiendrons informé-e-s. Mais réservez déjà votre journée.
mardi 3 août 2010
Bonnes vacances
La section PCF du Grésivaudan vous souhaite de bonnes vacances !
Votre blog préféré s’arrête pour sa pause estivale, prochain rendez-vous vers le 20 du mois d’août !
Très bonnes vacances à celles et ceux qui ont la chance de partir et bon courage aux autres, pour une rentrée riche en luttes……
Votre blog préféré s’arrête pour sa pause estivale, prochain rendez-vous vers le 20 du mois d’août !
Très bonnes vacances à celles et ceux qui ont la chance de partir et bon courage aux autres, pour une rentrée riche en luttes……
Un grand soulagement pour Justin, Romain et Gaston
De nombreux militants se sont retrouvés devant l’hôtel de police pour soutenir nos trois jeunes de la jeunesse communiste qui étaient convoqués ce jour à 14 heures par la police de Grenoble.
L’entretiens auprès des autorités ne fut pas très longs il sont ressortis 5 mn en nous annonçant que
"Pour le Parquet, l'affaire est classée".
Un grand soulagement pour Justin, Romain et Gaston ,c'est donc une victoire de la démocratie et des libertés.
Rassemblement unitaire le 4 septembre à Paris contre la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy (75)
Un grand rassemblement est inscrit à l'agenda de la rentrée, le 4 septembre, appelant à un front unitaire pour mettre en échec les projets de loi Hortefeux et Besson sur l'immigration et la sécurité.
À l’initiative de la Ligue des droits de l’homme (LDH) s’est tenue ce Lundi une réunion où étaient présents plus de 30 organisations et partis politiques afin de dénoncer les propos de Nicolas Sarkozy sur l’insécurité. Confondant délinquance et immigration, le chef de l’État a provoqué, selon Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, une indignation «unanime» de la part des participants. «Tous ont témoigné une volonté de réaction large», a-t-il ajouté. Le PCF, présent à la réunion, dénonce une politique qui «vise avant tout à cacher l’échec» de la politique sécuritaire du gouvernement. Un communiqué commun sera publié mercredi avec pour perspective
Un large rassemblement pour le 4 septembre à Paris.
À l’initiative de la Ligue des droits de l’homme (LDH) s’est tenue ce Lundi une réunion où étaient présents plus de 30 organisations et partis politiques afin de dénoncer les propos de Nicolas Sarkozy sur l’insécurité. Confondant délinquance et immigration, le chef de l’État a provoqué, selon Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, une indignation «unanime» de la part des participants. «Tous ont témoigné une volonté de réaction large», a-t-il ajouté. Le PCF, présent à la réunion, dénonce une politique qui «vise avant tout à cacher l’échec» de la politique sécuritaire du gouvernement. Un communiqué commun sera publié mercredi avec pour perspective
Un large rassemblement pour le 4 septembre à Paris.
Pour les Libertés: 3 août à 14H, devant l'Hôtel de police de Grenoble
Il y a quelques jours vers 22h00, trois militants du Mouvement Jeunes Communistes de France, âgés de 15 à 18 ans, ont été arrêtés alors qu’ils collaient des affiches et placés en garde-à-vue. La police leur reproche le caractère qu’elle estime attentatoire à la dignité de Nicolas Sarkozy, Président de la République, des affiches .
Avec la Fédération de la JC de l’Isère, tous les démocrates doivent dénoncer cet acte qui restaure le délit d’opinion, manifester leur soutien à Justin, Romain et Gaston. Finalement, nos 3 camarades venaient d’être libérés vers 8h00 du matin mais sont convoqués à 14 H, ce mardi 3 août, pour une comparution immédiate à l'hôtel de police de Grenoble, pour avoir oser placarder les affichettes ci-dessous, mettant en cause la stratégie de Sarkozy.
Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui peuvent être des nôtres de se retrouver devant l'Hôtel de police à 14H, ce mardi 3 août. De faire passer l'information par messagerie et téléphoniquement auprès des ami-e-s qui ne disposent pas d'internet.
Cet événement se produit alors même que Nicolas Sarkozy est venu le 30 juillet en personne à Grenoble introniser son nouveau préfet de l’Isère après avoir démis le précédent du jour au lendemain. Les récentes violences dans le quartier de la Villeneuve, dont l’intervention massive et brutale des forces de l’ordre, donnent l’occasion pour le pouvoir de surenchérir et fanfaronner sur le thème de la sécurité en reprenant les thèses pétainistes du Front national.
Sarkozy cherche à détourner l’attention de sa politique, à attiser les haines, a désigné des boucs émissaires et fait ses choux gras des faits divers.
Pendant ce temps, il continue à saccager les services publics qui assurent la cohésion sociale et le développement économique des quartiers comme du pays. Il frappe notamment la police dans ses moyens et dans ses missions : 120 suppressions d’emplois rien que dans l’Isère. Il démolit la protection sociale. Il sape le financement du logement social et encourage la spéculation et la ségrégation urbaine. Etc.
Les jeunes militants communistes dénoncent ces choix politiques dans leurs actions, avec leurs tracts, leurs affiches.
C’est cela qui dérange le pouvoir qui a dû donner la consigne de ne rien laisser passer la veille de la visite du Président.
Raison de plus pour donner à l’action de nos camarades un écho au centuple !
lundi 2 août 2010
Grenoble est et restera une ville antifasciste !
Vendredi 30 juillet 2010, Nicolas SARKOZY s’est servi des événements de Grenoble pour faire des déclarations de portée nationale sur sa politique sécuritaire (Déchéance de la nationalité française à l’encontre des délinquants d’origine étrangère ? Obligation des jeunes nés en France de parents étrangers de présenter leur casier judiciaire à dix-huit ans pour devenir citoyens ! …) sans apporter de réelles solutions à la crise sociale.
Nous n’accepterons pas que Grenoble, le département de l’Isère et son Histoire, ne deviennent le symbole d’une dérive politique dangereuse, aux relents d’extrême droite, porteuse de division de la population et de stigmatisation des communautés.
Encore une fois, ces déclarations vont à l’encontre de l’image et des principes que nous nous faisons de la démocratie, de l’égalité et de la fraternité.
Pire encore, ce sont les thèses du Front National qui sont mises en avant sans aucun complexe et qui nous ramènent aux années les plus sombres de notre histoire.
Cette position du chef de l’Etat démontre son affaiblissement, tant sur sa politique générale que sur les affaires en cours qui affectent certains de ses ministres.
Nous avons connu en 2002 les résultats de cette dérive, avec l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle, mais aussi avec plus 100 000 manifestants à Grenoble venus s’exprimer contre cette menace !
Alors que le 7 septembre prochain s’annonce comme une grande journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, le gouvernement décide de faire diversion face à l’expression des salariés avec un texte de loi sur la sécurité, sans doute directement inspiré du discours de Grenoble.
La Cgt s’engagera pleinement dans la réussite de cette journée d’action et de manifestations unitaire pour rappeler son opposition à cette politique sécuritaire dangereuse et qui vise également à briser les solidarités nécessaires entre salariés pour gagner sur les revendications liées à l’emploi, au pouvoir d’achat, aux services publics et à la protection sociale.
Grenoble, le 2 août 2010
Nous n’accepterons pas que Grenoble, le département de l’Isère et son Histoire, ne deviennent le symbole d’une dérive politique dangereuse, aux relents d’extrême droite, porteuse de division de la population et de stigmatisation des communautés.
Encore une fois, ces déclarations vont à l’encontre de l’image et des principes que nous nous faisons de la démocratie, de l’égalité et de la fraternité.
Pire encore, ce sont les thèses du Front National qui sont mises en avant sans aucun complexe et qui nous ramènent aux années les plus sombres de notre histoire.
Cette position du chef de l’Etat démontre son affaiblissement, tant sur sa politique générale que sur les affaires en cours qui affectent certains de ses ministres.
Nous avons connu en 2002 les résultats de cette dérive, avec l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle, mais aussi avec plus 100 000 manifestants à Grenoble venus s’exprimer contre cette menace !
Alors que le 7 septembre prochain s’annonce comme une grande journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, le gouvernement décide de faire diversion face à l’expression des salariés avec un texte de loi sur la sécurité, sans doute directement inspiré du discours de Grenoble.
La Cgt s’engagera pleinement dans la réussite de cette journée d’action et de manifestations unitaire pour rappeler son opposition à cette politique sécuritaire dangereuse et qui vise également à briser les solidarités nécessaires entre salariés pour gagner sur les revendications liées à l’emploi, au pouvoir d’achat, aux services publics et à la protection sociale.
Grenoble, le 2 août 2010
Où s’arrêtera cette violence d’Etat ?
Le Président de la République sait faire campagne, personne ni à droite, ni à gauche pour mettre en doute cette capacité de Nicolas Sarkozy.
Depuis quelques jours, et surtout depuis son intervention à Grenoble, les discours de Président de la République qui, selon Le Figaro, « choquent l’opposition », sont encore plus sécuritaires, très violents et ont une odeur de campagne électorale vingt mois avant l’échéance, avec un contenu droitisé à l’extrême.
Cette violence dans le contenu de la politique et de ses applications ne date pas de cet été meurtrier des expulsions ; l’ancien Maire de Neuilly sur Seine a débuté la manœuvre avec l’adhésion forcée de ses amis politiques à sa candidature à la tête d’UMP. Cette action politique agressive, menée avec le concours des grandes fortunes de ce pays, a écrasé les concurrents de son propre camp pour faire de Nicolas Sarkozy le candidat principal de la droite. Elle s’est développée sur les terres de l’extrême droite entre les deux tours puis a atteint son objectif en envoyant l’ancien ministre de l’intérieur et ami des grands capitalistes financiers à l’Elysée.
Depuis l’élection présidentielle, la violence de la campagne s’est transformée en une violence généralisée de l’Etat.
La violence politique s’est caractérisée par la tentation de faire disparaitre l’influence de l’opposition en débauchant certaines personnalités du parti socialiste dont la conviction change selon la géographie et le cercle du pouvoir, ou en déroulant le tapis rouge médiatique pour certains élus locaux qui veulent tout changer dans leur parti, même son nom. Cette violence politique s’est aussi traduite par une ignorance volontaire du rôle des partis politiques, des organisations syndicales et du monde associatif pourtant nécessaire dans une démocratie parlementaire.
La violence économique, elle, soutient les grandes fortunes, souvent des rentiers, au détriment du monde du travail. Le bouclier fiscal n’est que la partie émergée de l’iceberg, de cette politique qui frappe dans les poches des plus démunis pour envoyer des chèques- cadeaux aux possédants des grandes fortunes, il symbolise une politique violente envers le monde du travail et toute au service des amis du « Fouquet’s ».
La violence dans le dialogue social. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, avait espéré que les syndicats auraient, en la personne d'Eric Woerth ministre du Travail, « un ministre, et non des ordinateurs de Bercy, comme interlocuteur ». Ce souhait n’est pas exaucé. Le dialogue social historique français se transforme en une gestion volontariste et unilatérale de l’Etat, les réunions entre syndicats et ministères se résument à l’annonce de décisions déjà prises par le pouvoir. Comme au temps de l’empire russe, on règne par oukase. Cette politique cible certaines catégories de salariés en les faisant passer pour des privilégiés, et vise à dresser les salariés les uns contre les autres.
La violence institutionnelle se traduit par une réduction du rôle de l’assemblée nationale face au pouvoir exécutif grâce à la modification apportée à la Constitution avec l’appui de certains élus de gauche ayant déjà affiché leur soutien à la droite par le passé, et par la reprise en main forcée des collectivités territoriales avec la réforme en cours.
La violence policière se manifeste dans tous les domaines de la société et touche les populations les plus vulnérables. L’ « expulsion particulièrement violente» qui a eu lieu à la Courneuve est l’exemple récent le plus marquant. La vidéo réalisée par l’association Droit Au Logement montre en effet l’évacuation de militants et de squatteurs, couchés ou assis par terre, résistant à l’opération, agrippés les uns aux autres. Une femme enceinte est évacuée de manière musclée. L’image la plus violente montre une femme, portant un bébé dans son dos, traînée parterre par les policiers.
Cette brutalité policière est l’instrument nécessaire et inévitable d’un pouvoir qui a rompu le dialogue avec la société et ses représentants syndicaux, politiques et associatifs, pour imposer une politique que le peuple n’approuve pas.
Cette violence institutionnalisée, dans les domaines politique, économique, social et policier s’est rarement vue depuis la fin de la guerre d’Algérie. La droite, depuis l’enterrement de la Constitution démocratique de la quatrième république en 1958, se conformait plus ou moins à une présidence et une gouvernance républicaine du pays. Avec la présidentialisation « monarchique » du pouvoir exécutif et la réduction du rôle du parlement face à une société appuyée sur une gauche bien organisée, avec le PCF comme premier parti politique, le dialogue social voire même une gouvernance « centriste » du pays s’imposait.
Depuis l’échec de l’UMP aux élections régionales, Nicolas Sarkozy doute de la possibilité d’organiser le centre, très volatil, à sa guise. Pour le candidat probable des élections présidentielles de 2012, il n’est plus question de copier les idées de Front National ou de le doubler. L’objectif principal de l’ancien ministre de l’intérieur est de donner naissance à un « parti républicain » à sa droite et de gouverner avec lui. Marine Le Pen à la tête de Front national pourrait lui faciliter la tâche, en faisant évoluer son parti vers la droite classique.
Dans cette situation complexe, « diviser pour gouverner » reste le mot d’ordre du camp de Nicolas Sarkozy. La (re)lecture du poème « Je n'ai rien dit*» de Martin Niemöller, rendu célèbre par Berthold Brecht, est encore d’une grande utilité.
Où s’arrêtera cette violence d’Etat ? Pour l’instant personne n’est capable de le dire, ni de prévoir quels en seront les développements ou la profondeur… Mais logiquement ces maux dont sont frappés la République ne pourront cesser qu’en mai 2012. En attendant, pour faire barrage à cette politique droitisée à l’extrême, il n’existe d’autre arme que l’unité dans l’action.
« Voila qui commande à tous les démocrates, à tous les républicains, aux associations et forces progressistes de s’unir rapidement dans une large riposte à la mesure des attaques portées contre nos principes et valeurs républicains » écrit Patrick Le Hyaric dans l’éditorial de L’Humanité d’aujourd’hui.
Faisons des deux rendez-vous de la rentrée, les manifestations du 7 septembre et La Fête de l’Humanité la semaine suivante, de magnifiques et vibrants exemples de cette unité d’action du monde de travail.
Depuis quelques jours, et surtout depuis son intervention à Grenoble, les discours de Président de la République qui, selon Le Figaro, « choquent l’opposition », sont encore plus sécuritaires, très violents et ont une odeur de campagne électorale vingt mois avant l’échéance, avec un contenu droitisé à l’extrême.
Cette violence dans le contenu de la politique et de ses applications ne date pas de cet été meurtrier des expulsions ; l’ancien Maire de Neuilly sur Seine a débuté la manœuvre avec l’adhésion forcée de ses amis politiques à sa candidature à la tête d’UMP. Cette action politique agressive, menée avec le concours des grandes fortunes de ce pays, a écrasé les concurrents de son propre camp pour faire de Nicolas Sarkozy le candidat principal de la droite. Elle s’est développée sur les terres de l’extrême droite entre les deux tours puis a atteint son objectif en envoyant l’ancien ministre de l’intérieur et ami des grands capitalistes financiers à l’Elysée.
Depuis l’élection présidentielle, la violence de la campagne s’est transformée en une violence généralisée de l’Etat.
La violence politique s’est caractérisée par la tentation de faire disparaitre l’influence de l’opposition en débauchant certaines personnalités du parti socialiste dont la conviction change selon la géographie et le cercle du pouvoir, ou en déroulant le tapis rouge médiatique pour certains élus locaux qui veulent tout changer dans leur parti, même son nom. Cette violence politique s’est aussi traduite par une ignorance volontaire du rôle des partis politiques, des organisations syndicales et du monde associatif pourtant nécessaire dans une démocratie parlementaire.
La violence économique, elle, soutient les grandes fortunes, souvent des rentiers, au détriment du monde du travail. Le bouclier fiscal n’est que la partie émergée de l’iceberg, de cette politique qui frappe dans les poches des plus démunis pour envoyer des chèques- cadeaux aux possédants des grandes fortunes, il symbolise une politique violente envers le monde du travail et toute au service des amis du « Fouquet’s ».
La violence dans le dialogue social. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, avait espéré que les syndicats auraient, en la personne d'Eric Woerth ministre du Travail, « un ministre, et non des ordinateurs de Bercy, comme interlocuteur ». Ce souhait n’est pas exaucé. Le dialogue social historique français se transforme en une gestion volontariste et unilatérale de l’Etat, les réunions entre syndicats et ministères se résument à l’annonce de décisions déjà prises par le pouvoir. Comme au temps de l’empire russe, on règne par oukase. Cette politique cible certaines catégories de salariés en les faisant passer pour des privilégiés, et vise à dresser les salariés les uns contre les autres.
La violence institutionnelle se traduit par une réduction du rôle de l’assemblée nationale face au pouvoir exécutif grâce à la modification apportée à la Constitution avec l’appui de certains élus de gauche ayant déjà affiché leur soutien à la droite par le passé, et par la reprise en main forcée des collectivités territoriales avec la réforme en cours.
La violence policière se manifeste dans tous les domaines de la société et touche les populations les plus vulnérables. L’ « expulsion particulièrement violente» qui a eu lieu à la Courneuve est l’exemple récent le plus marquant. La vidéo réalisée par l’association Droit Au Logement montre en effet l’évacuation de militants et de squatteurs, couchés ou assis par terre, résistant à l’opération, agrippés les uns aux autres. Une femme enceinte est évacuée de manière musclée. L’image la plus violente montre une femme, portant un bébé dans son dos, traînée parterre par les policiers.
Cette brutalité policière est l’instrument nécessaire et inévitable d’un pouvoir qui a rompu le dialogue avec la société et ses représentants syndicaux, politiques et associatifs, pour imposer une politique que le peuple n’approuve pas.
Cette violence institutionnalisée, dans les domaines politique, économique, social et policier s’est rarement vue depuis la fin de la guerre d’Algérie. La droite, depuis l’enterrement de la Constitution démocratique de la quatrième république en 1958, se conformait plus ou moins à une présidence et une gouvernance républicaine du pays. Avec la présidentialisation « monarchique » du pouvoir exécutif et la réduction du rôle du parlement face à une société appuyée sur une gauche bien organisée, avec le PCF comme premier parti politique, le dialogue social voire même une gouvernance « centriste » du pays s’imposait.
Depuis l’échec de l’UMP aux élections régionales, Nicolas Sarkozy doute de la possibilité d’organiser le centre, très volatil, à sa guise. Pour le candidat probable des élections présidentielles de 2012, il n’est plus question de copier les idées de Front National ou de le doubler. L’objectif principal de l’ancien ministre de l’intérieur est de donner naissance à un « parti républicain » à sa droite et de gouverner avec lui. Marine Le Pen à la tête de Front national pourrait lui faciliter la tâche, en faisant évoluer son parti vers la droite classique.
Dans cette situation complexe, « diviser pour gouverner » reste le mot d’ordre du camp de Nicolas Sarkozy. La (re)lecture du poème « Je n'ai rien dit*» de Martin Niemöller, rendu célèbre par Berthold Brecht, est encore d’une grande utilité.
Où s’arrêtera cette violence d’Etat ? Pour l’instant personne n’est capable de le dire, ni de prévoir quels en seront les développements ou la profondeur… Mais logiquement ces maux dont sont frappés la République ne pourront cesser qu’en mai 2012. En attendant, pour faire barrage à cette politique droitisée à l’extrême, il n’existe d’autre arme que l’unité dans l’action.
« Voila qui commande à tous les démocrates, à tous les républicains, aux associations et forces progressistes de s’unir rapidement dans une large riposte à la mesure des attaques portées contre nos principes et valeurs républicains » écrit Patrick Le Hyaric dans l’éditorial de L’Humanité d’aujourd’hui.
Faisons des deux rendez-vous de la rentrée, les manifestations du 7 septembre et La Fête de l’Humanité la semaine suivante, de magnifiques et vibrants exemples de cette unité d’action du monde de travail.
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