Par
C’est une première mondiale. Une étude pour évaluer la toxicité – ou
non – des OGM a été menée depuis 2008 dans le plus grand secret, sous
l’égide du professeur de biologie moléculaire Gilles-Eric Séralini et du
Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le
génie génétique). Quatre ans de recherche dans un discret laboratoire de
l’Ouest de la France. Et un budget de 3,2 millions d’euros, financé par
une fondation suisse (la Fondation pour le progrès de l’homme, FPH) et
par une association regroupant de grands dirigeants d’entreprise, comme
Gérard Mulliez, fondateur d’Auchan ou Jean-Pierre Blanc, des cafés
Malongo. « Un OGM et un pesticide ont été évalués pour leurs impacts
sur la santé plus longuement et complètement que les agences sanitaires,
les gouvernements, les industriels et d’autres chercheurs ne l’ont
jamais fait », précise le Criigen. Les résultats de cette étude, dont on attend une publication détaillée, sont plus qu’alarmants.
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jeudi 20 septembre 2012
mercredi 19 septembre 2012
Les salariés isérois disent non à la casse de l'industrie
Plans sociaux, chômage partiel, 400 personnes sont venues manifester hier devant la mairie de Crolles, à l’appel de la CGT, pour défendre les emplois du secteur industriel.
Drapeaux, ballons, banderoles, affiches, le rassemblement pour la défense des emplois hier matin à Crolles portait haut ses attributs syndicaux. Quatre cents personnes ont répondu à l’appel de l’Union des syndicats de la métallurgie et de l’Union départementale CGT. Les “Thales”-soulagés, les “Ascométal” -combatifs, les ST Microelectronics et les Caterpillar -malmenés par l’annonce de chômage partiel… tous ces salariés du secteur industriel ont choisi la lutte pour dire stop à la casse industrielle.Les slogans basiques sur “les patrons voyous” n’ont pas eu leur place, parce qu’aujourd’hui « les actionnaires remplacent les industriels à la tête des grands groupes ».
Alors le message unanime adressé au président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale François Brottes est : légiférer pour octroyer de nouveaux droits aux salariés, leur fournir de nouvelles armes pour suspendre les plans sociaux dans des entreprises qui ne sont pas en difficultés mais dont les actionnaires réclament leur “cash”.
« Cet été, Guy Baruchel, directeur général de Thales Electron Device, nous avait dit que la vente serait irréversible parce que la radiologie médicale n’était pas dans le cœur de métier » explique Denis Alvin, délégué syndical CFE CGC Trixell. Il a fait marche arrière.
« Restons prudents »
« C’est une bonne nouvelle inattendue pour les salariés du site de Moirans. Mais nous sommes là car on peut supposer une simple manipulation, et parce que beaucoup d’autres entités sont vouées à la cession », dit-il. Alors « restons prudents ».D’autres entreprises comme Ascométal dans le Grésivaudan sont chahutées par des “plans stratégiques” menaçant 166 emplois. Les mots du représentant de l’Union départementale CGT métallurgie - « Nous sommes fiers de nos métiers et de nos savoir faire »- ont résonné plus fort chez les salariés du Cheylas qui au gré de restructurations ont vu fermer leur aciérie, et dont le laminoir à plats est menacé. Quant aux services publics, ils sont directement impactés par les fermetures est venu à son tour rappeler David Savoye, secrétaire général CGT-Grésivaudan.
« Le changement, on ne le voit pas »
Pour Jérôme Marcuccini (PCF), « il y a bien une crise objective, il y a aussi une crise alibi qui vient renforcer la première ». Présent pour soutenir les syndicats, il milite « pour un moratoire sur les licenciements qui pourrait être mis à profit pour légiférer et interdire les licenciements financiers. » Le slogan “le changement c’est maintenant” de François Hollande, « on ne le voit pas » lançait au micro Frédéric Sanchez, secrétaire fédéral adjoint CGT Métallurgie. « On a peu d’armes » reconnaissait Christiane Puthod, vice-présidente à l’emploi de la Région qui en venait aussi à cette conclusion : « Les armes c’est le législatif ».Une délégation syndicale a bien été reçue par l’attaché parlementaire de François Brottes en mairie. « Ce n’est qu’une étape » avertissait Lynda Bensella, secrétaire générale de la CGT Isère.
Le 9 octobre à Lyon, une nouvelle manifestation est programmée. Pour démonter encore « que les salariés ne sont pas une cible immobile ».
La gauche marseillaise en rang serré contre l’austérité
A treize jours de la manifestation du 30 décembre à Paris contre le
"traité Merkozy", la mobilisation se renforce. A Marseille et dans les
Bouches du Rhône, les forces de gauche ont annoncé ce mardi la création
d’un Comité départemental contre le traité européen d’austérité.
Mobilisations. Qu’on le nomme Pacte budgétaire, Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone Euro ou "traité Merkozy", le document promis à la ratification du Parlement dans les semaines à venir fait l’unanimité à la gauche du PS. Personne n’en veut.
A Marseille, depuis ce matin, ce refus collectif des politiques d’austérité s’incarne dans un Comité départemental contre le traité européen d’austérité. Un comité rassemblant les fédérations départementales de la FASE, de la Gauche Anticapitaliste (GA), de la Gauche Unitaire (GU), du NPA, du PCF, du PG, de Solidaires et du Collectif Vive les services publics. Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC 13), au sein duquel Attac est très impliqué, est également de la partie.
« Ce qui nous rassemble, c’est clair et net, c’est le refus de ce texte », a synthétisé Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF lors d’une conférence de presse au café l’Européen, choisi pour son nom, un « clin d’oeil » appuyé à la thématique du jour. Un texte qui va « aggraver les politiques néolibérales », « donner une portée constitutionnelle à l’austérité », détruire les services publics, précipiter l’abandon de la souveraineté nationale en matière économique (c’est la Commission européenne, non élue, qui validerait le budget national) et « encourager à la délation » de l’éventuel mauvais voisin européen. Un texte condamnant les peuples à « l’austérité à perpétuité » et ce au terme d’« un processus anti-démocratique ». De tout cela, les représentants des organisations politiques ont clairement signifié qu’ils ne voulaient pas.
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Mobilisations. Qu’on le nomme Pacte budgétaire, Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone Euro ou "traité Merkozy", le document promis à la ratification du Parlement dans les semaines à venir fait l’unanimité à la gauche du PS. Personne n’en veut.
A Marseille, depuis ce matin, ce refus collectif des politiques d’austérité s’incarne dans un Comité départemental contre le traité européen d’austérité. Un comité rassemblant les fédérations départementales de la FASE, de la Gauche Anticapitaliste (GA), de la Gauche Unitaire (GU), du NPA, du PCF, du PG, de Solidaires et du Collectif Vive les services publics. Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC 13), au sein duquel Attac est très impliqué, est également de la partie.
« Ce qui nous rassemble, c’est clair et net, c’est le refus de ce texte », a synthétisé Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF lors d’une conférence de presse au café l’Européen, choisi pour son nom, un « clin d’oeil » appuyé à la thématique du jour. Un texte qui va « aggraver les politiques néolibérales », « donner une portée constitutionnelle à l’austérité », détruire les services publics, précipiter l’abandon de la souveraineté nationale en matière économique (c’est la Commission européenne, non élue, qui validerait le budget national) et « encourager à la délation » de l’éventuel mauvais voisin européen. Un texte condamnant les peuples à « l’austérité à perpétuité » et ce au terme d’« un processus anti-démocratique ». De tout cela, les représentants des organisations politiques ont clairement signifié qu’ils ne voulaient pas.
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Suppressions d’emplois chez Sanofi
Le 5 juillet dernier, la direction du groupe pharmaceutique
Sanofi a annoncé des suppressions d’emplois dans les centres de
recherche de Toulouse et Montpellier. Depuis, les salariés sont
mobilisés et font des actions tous les jeudis : « Les jeudis de la
colère ». Entretien avec Gérard Falquet et Jacques Monteau, délégués CGT
chez Sanofi à Toulouse.
La Riposte : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est Sanofi et les raisons de ces suppressions d’emplois ?
Sanofi est la deuxième entreprise la plus importante du CAC 40,
derrière Total, avec un chiffre d’affaires de 33,4 milliards d’euros. Ce
groupe compte 28 000 salariés en France, soit un quart des effectifs
mondiaux. 8,8 milliards d’euros de bénéfice, sur 34 milliards de
chiffres d’affaires, ont été réalisés en 2011, et 9,3 milliards en 2010.
Plus de bénéfice que Total : c’est énorme ! On ne connaît pas
exactement le bénéfice réalisé en France, car ils s’arrangent entre
sociétés du groupe, mais Sanofi réalise moins de 10 % de son chiffre
d’affaires dans l’hexagone.
Depuis 3 ans, il n’y a plus d’embauches dans le secteur de la
recherche. À Toulouse, il y a 640 salariés, dont 614 sont en CDI et le
reste en CDD. Les salariés ont un très haut niveau de qualification sur
ce site. Montpellier compte entre 1000 et 1100 salariés, dont 200
chercheurs qui seraient touchés par ces suppressions d’emplois.
Pendant des années, Sanofi s’est gavé sur le dos de la Sécu. À quoi
il faut ajouter 130 millions d’euros de crédit impôt-recherche que le
groupe encaisse de la part de l’État, chaque année.
Sanofi recherche de nouvelles molécules et finit par produire les
médicaments avec son secteur développement. Mais ce qui intéresse les
patrons de l’industrie pharmaceutique, c’est de développer de nouvelles
molécules sans prendre le moindre risque de mettre des sous dans leurs
recherches, parce qu’ils estiment que ça leur coute trop cher. Ils
veulent faire 2 milliards d’économies en France sur 3 ans.
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Marie-George Buffet: "Après la Fête, rendez-vous le 30 septembre"
La Fête de l'Humanité a parfaitement lancé la mobilisation du dimanche 30 septembre prochain pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen. C'est le bilan que la députée de Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet dresse des trois jours de débats et d'action à la Courneuve.
mardi 18 septembre 2012
Appel de féministes contre le Pacte budgétaire
Le Traité pour la stabilité, la coordination et la
gouvernance (TSCG) de la zone euro, dit Pacte budgétaire, sera soumis en
octobre 2012 au vote du Parlement. Ce pacte, en durcissant encore les
règles qui encadrent les budgets publics des États, franchit une étape
majeure dans l’imposition d’une austérité permanente. Or déjà, les plans
d’austérité appliqués dans les pays européens ont des conséquences très
négatives sur les populations et, en touchant plus durement les plus
précaires, accroissent encore les inégalités.
L’austérité est non seulement inacceptable sur le
plan social, mais elle ne permet pas de sortir de la crise : les revenus
des ménages stagnent ou baissent comme donc leur consommation ; de même
les investissements des entreprises ; l’activité économique ralentit
entraînant une baisse des recettes fiscales, d’où des difficultés
supplémentaires pour diminuer le déficit public, à l’opposé du but visé.
Les États empruntent alors aux marchés financiers, ce qui accroît
l’endettement et sert de prétexte à ces marchés pour exiger un nouveau
tour de vis. Cette situation n’a rien d’inéluctable, elle est le
résultat des choix politiques qui ont été faits pour la construction
néolibérale de l’Europe : la règle qui oblige les États à se financer
auprès des marchés financiers, ce qui leur offre une rente sur un
plateau et un pouvoir exorbitant, peut et doit être changée.
En outre, le Pacte budgétaire instaure un contrôle
préalable des budgets publics par la Commission européenne, ainsi que
des sanctions en cas de non-respect des règles. Loin de remettre en
cause le diktat de la finance, les nouvelles normes ont pour objet de
« rassurer les marchés financiers ». Le Pacte parachève ainsi la
construction néolibérale de l’Europe, constitue une menace pour la
démocratie et pour les droits des populations. Sa ratification par le
Parlement aboutirait à une régression sociale sans précédent.
Comme de nombreux rapports l’ont montré, même si
toutes les couches populaires sont concernées, les femmes subissent plus
durement les mesures d’austérité, faites de coupes dans les services
publics et la protection sociale. Déjà, parce qu’elles forment la grande
majorité des précaires, sont plus souvent au chômage et en sous-emploi.
Ensuite, en tant que responsables principales de la famille, elles sont
les premières usagères de ces services, les principales allocataires
des prestations sociales et familiales. Du fait de leur recul et du
démantèlement progressif de l’État social, les femmes sont contraintes
d’assurer tout ce qui n’est plus pris en charge par la collectivité ;
leur travail (invisible) dans la sphère privée augmente, leur rôle
traditionnel dans la famille s’en trouve renforcé, au détriment de leur
travail rémunéré, de leur autonomie, voire de leur santé.
Ces agriculteurs à qui on refuse le droit de vote
Par Sophie Chapelle
Ils sont plus de 60 000, exercent pour la plupart le métier d’agriculteur, cotisent au régime agricole... mais ne bénéficient pas du droit de vote aux élections professionnelles, ni de l’ensemble des droits sociaux. La raison ? Trop petite surface, trop petit revenu. La Confédération paysanne a lancé une campagne pour la reconnaissance des droits de ces « cotisants solidaires ». Enquête sur ces paysans de seconde zone, pas assez productifs pour voter.
Imaginez un règlement qui vous interdise de voter aux élections professionnelles et prud’homales pour l’unique raison que votre salaire est trop modeste... C’est pourtant bien ce qui se passe pour 61 417 petits agriculteurs, appelés « cotisants solidaires ». Soit 12% du monde agricole. Ils dépendent du régime agricole, cotisent à la Mutualité sociale agricole (MSA) – l’organisme de protection sociale obligatoire des salariés et exploitants du secteur en France – mais ne disposent que de droits très restreints.
Les chambres d’agriculture, dont les élections auront lieu en janvier 2013, les instances de la MSA ou les tribunaux paritaires, leur sont fermés. Pas d’éligibilité, pas de droit de vote. Et ce, même dans le cas où l’agriculture constitue leur activité principale. Cotiser à la MSA ne leur ouvre aucun droit à l’assurance maladie, à la retraite ou aux allocations familiales [1]. Les cotisants solidaires ne bénéficient pas non plus des aides à l’installation, ni du droit à construire un logement en zone agricole. Et l’accès au foncier ? « Si une parcelle est en vente et qu’un cotisant solidaire est intéressé, il n’est pas prioritaire », déplore Michel David, secrétaire national de la Confédération paysanne.
Trop petit pour voter
La raison de cette discrimination ? Une trop petite surface, et une trop petite production. « L’idée au départ de cette cotisation était de faire contribuer aux caisses de la MSA ceux qui avaient des terres et qui n’en faisaient rien », explique Michel David. Une manière notamment d’encourager les retraités à louer ou à vendre leur terre. « Le problème aujourd’hui c’est qu’avec ce "faux statut", non seulement les cotisants solidaires ne sont pas considérés comme des agriculteurs, mais ils sont en plus privés de tous les droits, sociaux et politiques ».
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Ils sont plus de 60 000, exercent pour la plupart le métier d’agriculteur, cotisent au régime agricole... mais ne bénéficient pas du droit de vote aux élections professionnelles, ni de l’ensemble des droits sociaux. La raison ? Trop petite surface, trop petit revenu. La Confédération paysanne a lancé une campagne pour la reconnaissance des droits de ces « cotisants solidaires ». Enquête sur ces paysans de seconde zone, pas assez productifs pour voter.
Imaginez un règlement qui vous interdise de voter aux élections professionnelles et prud’homales pour l’unique raison que votre salaire est trop modeste... C’est pourtant bien ce qui se passe pour 61 417 petits agriculteurs, appelés « cotisants solidaires ». Soit 12% du monde agricole. Ils dépendent du régime agricole, cotisent à la Mutualité sociale agricole (MSA) – l’organisme de protection sociale obligatoire des salariés et exploitants du secteur en France – mais ne disposent que de droits très restreints.
Les chambres d’agriculture, dont les élections auront lieu en janvier 2013, les instances de la MSA ou les tribunaux paritaires, leur sont fermés. Pas d’éligibilité, pas de droit de vote. Et ce, même dans le cas où l’agriculture constitue leur activité principale. Cotiser à la MSA ne leur ouvre aucun droit à l’assurance maladie, à la retraite ou aux allocations familiales [1]. Les cotisants solidaires ne bénéficient pas non plus des aides à l’installation, ni du droit à construire un logement en zone agricole. Et l’accès au foncier ? « Si une parcelle est en vente et qu’un cotisant solidaire est intéressé, il n’est pas prioritaire », déplore Michel David, secrétaire national de la Confédération paysanne.
Trop petit pour voter
La raison de cette discrimination ? Une trop petite surface, et une trop petite production. « L’idée au départ de cette cotisation était de faire contribuer aux caisses de la MSA ceux qui avaient des terres et qui n’en faisaient rien », explique Michel David. Une manière notamment d’encourager les retraités à louer ou à vendre leur terre. « Le problème aujourd’hui c’est qu’avec ce "faux statut", non seulement les cotisants solidaires ne sont pas considérés comme des agriculteurs, mais ils sont en plus privés de tous les droits, sociaux et politiques ».
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lundi 17 septembre 2012
Patti Smith donne le pouvoir au Peuple de la Fête
Patti SMITH - Fête de L'Humanité 2012 -15/09/2012 par jolysable
Point d’orgue musical de cette édition de la Fête de l’Humanité, le concert de Patti Smith a fait l’unanimité dans le public sous le charme de la poésie distillée par la marraine du punk.
La star, qui a accordé récemment plusieurs entretiens à l’Humanité, n’a souhaité parler à personne avant ou après son concert pour mieux se concentrer. Mais loin de rester terrée dans sa loge, elle s’est un peu baladée derrière la Grande Scène avant d’y monter. Après l’électro-swing cadencé de Parov Stelar, place à la poésie Beat et aux guitares, tantôt folk ou électriques.
Because the night, Gloria, Banga, Ghost Dance, Maria, la songwriter enchaîne les morceaux d’anthologie des années 1970 à 2012, en les présentant à chaque fois par quelques mots. Hommage tendre à l’actrice Maria Schneider et à Robert Mapplethorpe, célébration du « poète qui lutte en chacun d’entre nous », invitation à se battre pour la liberté et l’égalité, invocation spirituelle de «Mother Nature» et critique de l’argent-roi, tout y est. La voix est toujours aussi puissante, tantôt de velours tantôt éraillée. La cohésion, ou plutôt communion avec les musiciens est tout aussi réussie qu’avec le public, qui brandit dans les premiers rangs ses recueils de poésie et récite par cœur le moindre de ses vers. Chose de plus en plus rare dans les festivals où les concerts sont souvent formatés, elle accorde un rappel après une bonne heure et demi de spectacle de pure magie, clos sur son poing levé "People rule!". Hier soir, l’icône engagée qui ne cache pas son amour pour Paris a bel et bien prouvé qu’elle était toujours aussi moderne et sa musique d’actualité.
Clémence Mary
Manifestation pour l'interdiction des licenciements à la Fête de L’Humanité
Des salariés d’entreprises en lutte venus en car de toute la
France ont défilé en cortège pour réclamer l’interdiction des
licenciements économiques.
Tous avaient leurs slogans. « De l’argent il y en a dans les caisses de PSA » scandaient les salariés d’Aulnay, « Avec 9 milliards de profit, Sanofi doit créer des emplois et non les détruire », ou encore les métallos de Gandrange qui chantaient « on en a marre de ces guignols qui ferment nos usines et nos écoles.
Amin Tamsamani, délégué CGT de Sanofi sur le site menacé de Romainville dénonce la suppression depuis 2004 de 3000 emplois en Seine Saint Denis. « Le but de la direction, c’est de verser 4 milliards d’euros de dividende à ses actionnaires. Entre PSA et Sanofi, ils tuent l’emploi dans le 93, et après on se demande où est l’emploi dans les cités. » C’est d’autant plus grave que les sites que Sanofi veut fermer son des centres de recherche. Une stratégie à court terme complètement absurde : « dès qu’on touche à la recherche, c’est moins de médicaments, moins de production, moins de distribution. Ce qui met en condamne encore plus d’emplois ».
Les Licenci’elles, association de salariées en lutte née d’un plan de licenciement économique chez les 3 Suisses, se sont rassemblées avec les travailleurs de Fralib et de Goodyear. Leur lutte est au cœur de la contestation du jour : proposer une loi interdisant les licenciements économiques lorsque les entreprises font des bénéfices. « Là où il y a la recherche d’un licenciement pour un seul but boursier, il faut qu’il y ait la saisine d’un tribunal qui puisse suspendre ce plan » avait annoncé le candidat socialiste. Aujourd’hui, le collectif de Licenci’elles soutenu par les représentant des salariés de Goodyear, ZF, Fralib, Faurécia, Valéo, Samsonite, La Redoute, des 3 Suisses, ArcelorMittal et bien d’autres, portent cette proposition de loi soutenue également par le Front de Gauche.
La manifestation partie de l’Agora est arrivée à la Grande Scène de la Fête de l’Humanité où se finissait le concert de El General. Ils sont montés sur scène et ont réaffirmé leurs revendications. Et ils vous donnent à tous rendez-vous le 9 octobre pour des manifestations dans toute la France.
Lire l'article : Syndicalistes, politiques et salariés ensemble pour l'emploi
Tous avaient leurs slogans. « De l’argent il y en a dans les caisses de PSA » scandaient les salariés d’Aulnay, « Avec 9 milliards de profit, Sanofi doit créer des emplois et non les détruire », ou encore les métallos de Gandrange qui chantaient « on en a marre de ces guignols qui ferment nos usines et nos écoles.
Amin Tamsamani, délégué CGT de Sanofi sur le site menacé de Romainville dénonce la suppression depuis 2004 de 3000 emplois en Seine Saint Denis. « Le but de la direction, c’est de verser 4 milliards d’euros de dividende à ses actionnaires. Entre PSA et Sanofi, ils tuent l’emploi dans le 93, et après on se demande où est l’emploi dans les cités. » C’est d’autant plus grave que les sites que Sanofi veut fermer son des centres de recherche. Une stratégie à court terme complètement absurde : « dès qu’on touche à la recherche, c’est moins de médicaments, moins de production, moins de distribution. Ce qui met en condamne encore plus d’emplois ».
Les Licenci’elles, association de salariées en lutte née d’un plan de licenciement économique chez les 3 Suisses, se sont rassemblées avec les travailleurs de Fralib et de Goodyear. Leur lutte est au cœur de la contestation du jour : proposer une loi interdisant les licenciements économiques lorsque les entreprises font des bénéfices. « Là où il y a la recherche d’un licenciement pour un seul but boursier, il faut qu’il y ait la saisine d’un tribunal qui puisse suspendre ce plan » avait annoncé le candidat socialiste. Aujourd’hui, le collectif de Licenci’elles soutenu par les représentant des salariés de Goodyear, ZF, Fralib, Faurécia, Valéo, Samsonite, La Redoute, des 3 Suisses, ArcelorMittal et bien d’autres, portent cette proposition de loi soutenue également par le Front de Gauche.
La manifestation partie de l’Agora est arrivée à la Grande Scène de la Fête de l’Humanité où se finissait le concert de El General. Ils sont montés sur scène et ont réaffirmé leurs revendications. Et ils vous donnent à tous rendez-vous le 9 octobre pour des manifestations dans toute la France.
Lire l'article : Syndicalistes, politiques et salariés ensemble pour l'emploi
dimanche 16 septembre 2012
STOP A LA CASSE DE L’INDUSTRIE RASSEMBLEMENT LE 18 SEPTEMBRE DEVANT LA MAIRIE DE CROLLES
C’EST
QUOI L’INDUSTRIE EN ISÈRE ?
Le potentiel industriel
de l’Isère est une richesse incontestable pour notre région et notre pays, du
fait de sa diversité multi-professionnelle : chimie, métallurgie, énergie,
papèterie, textile, etc... Mais depuis
ces 20 dernières années, le secteur industriel ne cesse de se dégrader. Les
actionnaires qui remplacent les industriels à la tête des entreprises n’ont
plus la même vision de l’avenir. La fermeture des
entreprises les unes après les autres, comme dans la vallée du Grésivaudan, montrent
que le savoir-faire des salarié-e-s qui permet la pérennité d’une entreprise
n’est pas la priorité.
DE
QUI PARLE-T-ON ?
Des
entreprises aux profits pharaoniques qui tuent l’emploi : Thales, Ascométal, Beckton, Federal Mogul, HP, Siemens…
Des
entreprises aux profits pharaoniques qui imposent le chômage partiel : Caterpillar, St Microelectronics…
QUI
EST MENACÉ ?
Les
salarié-e-s évidemment ! Chômage
Les
actionnaires NON ! Ils prendront
l’argent ailleurs
L’économie et
la croissance OUI ! Anémie de
valeur ajoutée
La protection
sociale OUI ! Perte de cotisations
sociales
Les services
publics OUI ! Déficit de
financement, suppression des services de proximité
L’écologie
OUI ! Délocalisation sans
contrainte écologique
Les
populations OUI ! Paupérisation,
augmentation des impôts
L’ÉTAT
PEUT-IL INTERVENIR ?
Oui, le pouvoir
économique est puissant, mais le pouvoir politique a des prérogatives
importantes. Pour cela, il faut de l’audace et de l’ambition pour la France. A
l’exemple de THALÈS
dont l’actionnaire majoritaire est l’Etat.
Il suffirait
que l’Etat intervienne en imposant le choix
stratégique de maintenir les 800 emplois à Moirans et ainsi refuser de brader
l’entreprise.
Il suffirait
que l’Etat
légifère pour donner aux salarié-é-s de nouveaux droits leur permettant
d’intervenir sur les stratégies d’entreprises. Comme à l’exemple du droit
suspensif au licenciement, ou encore l’obligation de transparence des aides
publiques.
Il suffirait
que l’Etat
exige des contreparties et des contrôles aux aides publiques = FIN DES CHEQUES
EN BLANCS
LES
SALARIÉ-E-S PEUVENT-ILS INTERVENIR ?
Oui, depuis
toujours la vie des salarié-e-s s’est améliorée grâce à leur pugnacité au
travers de leurs mobilisations. Aucun combat ne peut être gagné sans
l’implication des salarié-e-s. L’action collective nous mènera à la
victoire ; pour cela chaque salarié-e est face à ses responsabilités.
L’ACTION C’EST MAINTENANT !
POURQUOI
UN RASSEMBLEMENT À CROLLES ?
F. BROTTES,
député-maire de Crolles est également le président de la commission des
affaires économiques à l’Assemblée Nationale. Ainsi, il a le devoir de protéger
la population de la délinquance économique et sociale. Pour cela, il faut venir
nombreux pour lui faire entendre nos revendications.
QUELLE
STRATÉGIE DE MOBILISATION ?
Le 18
septembre s’inscrit pleinement dans la préparation du mouvement initié par les
syndicats européens de l’industrie le 9 octobre. Cette journée prendra la forme
de mobilisations des salarié-e-s en France et en Europe pour défendre l’outil
industriel.
LE
PLUS COURT CHEMIN ENTRE LA REVENDICATION ET SA SATISFACTION RESTE LA
MOBILISATION
L’Union des Syndicats
de la Métallurgie
et L’Union départementale
de l’Isère
appellent à un
RASSEMBLEMENT POUR DÉFENDRE NOS EMPLOIS
INDUSTRIELS
MARDI 18 SEPTEMBRE à 10h
DEVANT LA MAIRIE DE
CROLLES
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