dimanche 19 juin 2016

Interdiction des manifestations : François Hollande et le gouvernement perdent leur sang froid (Pierre Laurent)

Jeudi, un magnifique et puissant défilé des salariés et de la jeunesse a montré l'isolement du gouvernement sur la loi El Khomri. Son acharnement à imposer cette loi sans la rediscuter et sans majorité législative pose un grave problème démocratique.
En marge de cette manifestation, des bandes de casseurs ont de nouveau pu semer la violence en s'attaquant, notamment, à l'hôpital Necker. Le gouvernement utilise ces faits condamnables et que nous condamnons pour tenter de discréditer les manifestants et les syndicats organisateurs.
Avec les parlementaires communistes, présents sur le point fixe du PCF situé boulevard de Port-Royal, j'ai pu constater, une nouvelle fois, que ces bandes de casseurs agissaient à l'écart de la manifestation.
Alors qu'ils sont parfaitement identifiés, pourquoi ne sont-ils pas interpellés et comment peuvent-ils continuer à agir à chaque manifestation ? Alors que les pouvoirs publics savent interdire aux hooligans d'accéder aux enceintes sportives, pourquoi ces bandes de casseurs peuvent, en toute impunité, venir semer le désordre et le chaos ?
La menace d'une interdiction de manifester, exprimée ce jour par le chef de l’État et le premier ministre, est un signe extrêmement préoccupant de fébrilité dans un moment où, tout au contraire, notre démocratie et notre Republique doivent affirmer avec force leurs principes et leur valeurs essentielles.
Nous appelons donc le pouvoir à ne pas perdre son sang froid, à reprendre la négociation et à agir pour assurer la sécurité des biens et des personnes et celle du droit de manifester. Le gouvernement ne peut se soustraire à ses responsabilités en s'attaquant à une liberté constitutionnelle qui permet de faire entendre dans l'unité et sans violence le rejet de la loi El Khomri.

samedi 18 juin 2016

Les barquettes d’Ecopla passent en Italie

Coup dur pour les salariés de l'entreprise Ecopla de Saint-Vincent-de-Mercuze, en Isère. Jeudi, le tribunal de commerce de Grenoble a retoqué leur projet de reprise sous forme de Scop et leur a préféré un repreneur italien.
C'est la stupeur et la colère pour les ex-salariés d'Ecopla de Saint-Vincent-de-Mercuze, en Isère. Depuis la fermeture de leur entreprise, ils avaient planché sur un projet de Scop pour reprendre leur outil de travail en main. Ils pensaient que leur dossier était solide, mais, ce jeudi, le tribunal de commerce de Grenoble a choisi un autre repreneur, un groupe italien. "On ne comprend pas" explique Karine Salaün, ex-assistante commerciale d'Ecopla et membre du collectif. "Nous, nous gardons 20 emplois et on espère embaucher 50 personnes en trois ans. Les Italiens achètent nos machines et ramènent tout chez eux !"
Ecopla fabrique des barquettes en aluminium pour le secteur alimentaire. Elle a acquis, au fil des ans, un savoir-faire unique en France. Son carnet de commandes était plein avant que le patron ne fasse couler sa société et ne licencie le personnel.

Les salariés vont faire appel de cette décision

Les employés avaient donc décidé de se retrousser les manches. Ils ont planché sur un projet de Scop. Un tour de table de 2,3 millions d'euros avait été monté. "Les élus sont avec nous, les banques aussi" souligne un membre du collectif. _"Notre avocat va faire appel de la décision du tribunal de commerce."  _Ce vendredi midi, les ex-salariés d'Ecopla ont organisé une manifestation devant leur ancienne usine. "On dirait que le tribunal de commerce veut alimenter Pole Emploi" lâche un ex-employé, plein d'amertume. "Car si Ecopla disparaît de la vallée du Grésivaudan, d'autres entreprises vont en pâtir."

mercredi 15 juin 2016

Sur l'instrumentalisation des vitres de l'hôpital Necker : témoignage d'un parent

Hier, il y avait des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Paris. En tête, des milliers de personnes, cagoulées ou non, syndiquées ou pas, se sont retrouvées pour tenir la dragée haute à un dispositif policier hors norme.

Je comprends facilement ce qu’il peut y avoir de désespérant là-dedans pour le gouvernement. Alors que l’on pouvait imaginer qu’au fil des semaines et des mois, la rue se fatigue et la violence soit de plus en plus isolée, c’est tout le contraire qui se passe : la peur de la police ne dissuade pas.

Hier, les manifestants ont commis de nombreuses dégradations. Pour celles que j’ai pu constater, elles étaient toutes « ciblées » : banques, assurances et publicités. Je ne suis pas sûr que cela nécessite beaucoup de débat. Il n’est pas certain que le monde de la finance tremble à chaque fois qu’un distributeur de billet est vandalisé mais que la jeunesse y voie un symbole, je le comprends parfaitement. Qu’une assurance doive appeler son assureur et demander le coût de la franchise, je dois avouer que lorsque j’y ai pensé, ça m’a fait rigoler. Ces gens engrangent des milliards en ponctionnant la solidarité. Quant aux publicités détruites, c’est — malgré la méthode—, la meilleure chose qui puisse leur arriver.

Au milieu de tout cela, quelques vitres de l’hôpital Necker ont été brisées. Bien que les vitres en question n’aient pas d’autre rôle que celui d’isolant thermique : j’en conviens grandement, ce n’est pas très malin.

Certes, briser les vitres d’un hôpital, même par mégarde, c’est idiot ; mais sauter sur l’occasion pour instrumentaliser la détresse des enfants malades et de leurs parents pour décrédibiliser un mouvement social, c’est indécent et inacceptable. Et c’est pourtant la stratégie de communication mise en œuvre depuis hier, par MM. Cazeneuve et Valls. Allègrement reprise par la droite et relayée sur un plateau doré par tous les médias.

Je le dis d’autant plus volontiers que l’hôpital Necker, j’y ai passé beaucoup de temps et que la détresse et l’angoisse des parents d’enfants très malades, je vois particulièrement bien ce que c’est. Instrumentaliser cette souffrance à des fins aussi bassement politiciennes est abjecte.
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mercredi 8 juin 2016

La fête du Travailleur Alpin


La section du Parti communiste français de Grésivaudan sera présente à la Fête du Travailleur Alpin qui se tient au Parc Dotto à la Poya à Fontaine.
Nous vous proposerons de la restauration et des boissons, et bien entendu le sourire et la bonne humeur de nos camarades de la vallée

Vignettes-bons de soutien pour l’entrée sur la fête:16€
disponibles auprès des militants communistes

dimanche 5 juin 2016

Pierre Laurent, réélu à la tête du PCF, demande aux socialistes d’exclure Hollande

« Hollande ne peut pas être votre candidat » en 2017. Voilà l’appel lancé dimanche aux socialistes par Pierre Laurent, tout juste reconduit au poste de secrétaire national du parti communiste.
« Je lance à nouveau un appel à toutes les femmes et les hommes de gauche de ce pays, à tous les électeurs socialistes, à tous les socialistes, je leur dis : rendez-vous à l’évidence, François Hollande ne peut pas être votre candidat, il ne peut plus être le nôtre, il ne peut plus être en 2017 le candidat qui fait gagner la gauche », a déclaré Laurent en clôture de quatre jours d’un Congrès qu’il a qualifié de « clair et offensif ».

Un « communisme d’une incroyable modernité »

A propos de sa volonté de rassemblement des forces de gauche autour d’un « pacte d’engagements communs » sanctionné par une « votation citoyenne et nationale », il a ironisé : « J’entends tous les sceptiques me dire : mais c’est trop tard, ton idée est bonne mais on n’y arrivera pas ».
Il a évoqué « la multiplication potentielle des candidatures à la présidentielle », citant les noms d’Arnaud Montebourg mais surtout de Jean-Luc Mélenchon, qui est parti en campagne sans l’aval du PCF, provoquant des huées parmi les quelque 750 congressistes présents à Aubervilliers.
Vantant un « communisme d’une incroyable modernité », il a estimé que le PCF avait « la responsabilité de tenir la gauche et l’espoir debout, quand tant de voix faiblissent, trahissent, renoncent, entonnent le refrain de la résignation ».
Signe d’une évolution du parti, Laurent est parvenu lors de son discours à faire applaudir le pape François, citant une de ses déclarations : « Un Etat doit être laïque, les Etats confessionnels finissent mal ».

« On préfère la gauche ensemble que la gauche en miettes »

Quelques minutes auparavant, Laurent, seul candidat, avait été réélu au poste de secrétaire national avec 81 % des voix (8 % contre). Le patron du parti communiste depuis 2010 n’a pas fait le plein après les interrogations qui ont divisé le parti dans le choix de la stratégie pour 2017.
Dans la salle dimanche, les socialistes Marie-Noëlle Lienemann, Benoît Hamon et Christian Paul avaient fait le déplacement. « C’est the place to be », a ironisé le chef des députés frondeurs, assurant aux journalistes qu’ils n’étaient pas tous trois venus pour « acter un divorce avec le PS ni acter un divorce avec Jean-Luc Mélenchon ».
Rappelant qu’il défendait toujours une primaire des gauches et écologique « la plus large possible », Paul a ajouté : « On préfère la gauche ensemble que la gauche en miettes ».

Loi travail. Philippe Martinez ovationné au congrès du Parti communiste

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez et d'autres représentants syndicaux ont été ovationnés vendredi en arrivant au congrès du Parti communiste.

Invité avec la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison mais aussi des représentants de l'Unsa et de Solidaires, ainsi que des organisations de jeunesse comme l'Unef, M. Martinez est entré dans la salle plénière sous un tonnerre d'applaudissements des quelque 750 congressistes, tous debouts.

Juste avant, il s'est félicité devant des journalistes que « des partis politiques soient attentifs au mouvement social ».

« Il y a besoin que plus de partis politiques, à tous niveaux de responsablité pour ceux qui nous gouvernent, soient plus attentifs à ce qui se passe dans la rue », a poursuivi le responsable syndical.  Le congrès du PCF se tient à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) jusqu'à dimanche.

samedi 4 juin 2016

Candidature de Mélenchon : le PCF rechigne

Y aurait-il un front « tout sauf Mélenchon » au Parti communiste ? Certains ne sont pas loin de le penser. « Il y a deux tabous dont on parle le moins possible, c’est le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon », constate Patrice Cohen-Séat, un ancien membre de la direction du PCF. Dans les allées du congrès du parti qui se termine dimanche 5 juin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le sentiment est mitigé à l’égard de celui venu saluer ses camarades jeudi. Marie-Pierre Vieu, une dirigeante du PCF, ne peut que le constater : « Mélenchon agrège autant de sympathie qu’il suscite de rejet. »
Assise derrière son stand de livres, Lucienne, 70 ans dont 50 au PCF, n’a pas vraiment apprécié la façon dont le député européen a annoncé sa candidature à la présidentielle, le 20 février, sur le plateau de TF1. « On était dans une démarche unitaire et tout d’un coup, le voilà qui dit : “JE décide que JE me présente”, déplore-t-elle. Il ne tient pas compte des autres, c’est dommage. » Jackie, sa voisine, ajoute : « Faut jouer collectif ! Lui, il joue perso ! »
Les deux militantes viennent de résumer les nombreuses critiques qui visent la forme de la candidature de M. Mélenchon. « C’est la caricature de ce dont on ne veut plus concernant la présidentialisation de la Ve République », attaque Olivier Dartigolles, porte-parole du parti. « C’est une candidature qui rabougrit, c’est jouer gagne-petit », renchérit Francis Dauliac, secrétaire fédéral de la Haute-Vienne.

mercredi 1 juin 2016

Communiqué du Groupe Communiste Républicain et Citoyen



Nous sommes plus que jamais aux côtés de tous les élus locaux.
A l’occasion du congrès des Maires qui vient de s’ouvrir, les sénatrices et sénateurs du Groupe Communiste, Républicain, Citoyen tiennent à saluer et soutenir la mobilisation des élus locaux de nos communes, départements et régions en faveur de l’arrêt immédiat de toute nouvelle baisse des dotations que l’Etat verse aux collectivités territoriales pour faire face aux missions qu’il leur a déléguées.

En réduisant leurs ressources, le gouvernement les contraint à réduire les services rendus à la population et à ralentir leurs investissements, alors que la situation économique et sociale de notre pays appellerait tout le contraire, pour pallier aux injustices sociales et territoriales, pour assurer l’entretien des équipements publics et pour créer ainsi des emplois durables et non délocalisables.
Les inquiétudes de nos élus locaux sont d’autant plus fortes que cet étranglement financier se double d’une remise en cause de leurs compétences et de leur existence même, en particulier pour nos communes et nos départements.
Depuis 2010, au cours de l’examen de divers projets de lois, les sénatrices et sénateurs du groupe CRC ont alerté et dénoncé cette déstabilisation de nos administrations locales, cette recentralisation larvée, qui met à mal leur libre administration au profit d’une intégration toujours plus poussée, ou même de leur fusion, au détriment de leur nécessaire coopération volontaire sur des projets communs et des politiques publiques répondant aux besoins et aux attentes de la population.
Aussi en cette période difficile, ils tiennent à réaffirmer à tous les élus locaux leur soutien dans leur difficile mission et à les remercier pour leur dévouement au service de l’intérêt général, au service du bien-être de la population.
Ils peuvent compter sur la détermination des sénatrices et sénateurs du groupe CRC, pour être toujours à leurs côtés.