mercredi 16 novembre 2016

Le Ministère du Travail fait le choix politique de reporter les élections TPE au détriment des droits d’expression des salariés.

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Le ministère n’a pris aucune disposition pour permettre la tenue des élections TPE en temps et en heure !
Lors de la réunion de ce jour du Haut Conseil du Dialogue Sociale, les confédérations syndicales ont réaffirmé leur demande du maintien des élections.

La CGT a réaffirmé ses propositions concrètes pour permettre leur tenue, propositions qu’elle avait pris soin d’écrire et de faire parvenir par courrier à la Ministre, dès ce vendredi 11 novembre.

Le gouvernement et ses services ne peuvent plus se cacher derrière l’utilisation des voies de recours officielles d’une organisation syndicale pour expliquer ses choix stratégiques. Il fait le choix de repousser les élections au 15 décembre et indique ne pas connaitre la durée du scrutin !!

Ce n’est pas le recours en cassation qui obère  la tenue des élections en temps et en heure, ce sont les choix politiques du gouvernement avec ses services, d’ailleurs leur aveu de n’avoir rien prévu en attendant le résultat du recours en est la démonstration.

Cette stratégie n’est pas acceptable d’autant qu’elle se fait au détriment des droits d’expression des salariés des TPE qui ont peu d’occasion de faire entendre leurs voix.

La CGT dénonce cette décision politique et réaffirme son engagement avec les salariés des TPE pour défendre leurs droits et revendications.

Montreuil, le 14 novembre 2016

"On sait combien la situation financière des départements est précaire du fait de l’explosion des dépenses sociales"

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Concernant la politique social des départements et l’avenir de la protection de l’enfance Michel Le Scouarnec (groupe CRC) a écrit à la Ministre des Familles, de l’enfance et des Droits des femmes :
"Madame la Ministre,
Je souhaite attirer votre attention sur la politique sociale des Départements, et précisément sur la protection de l’enfance.
Dans l’histoire des réformes territoriales, c’est par la loi « Defferre » du 22 juillet 1983 que le département s’était vu confier la compétence de l’aide sociale à l’enfance, puis la loi du 5 mars 2007 réformant la protection sociale avait réaffirmé le rôle central du Département, notamment dans le recueil des informations, créant des observatoires départementaux de la protection de l’enfance.
L’importante réforme territoriale engagée par votre Gouvernement, si elle modifie l’architecture territoriale de la République et réorganise les compétences des Régions, Départements, Collectivités locales, ne marque pas une réorganisation d’ampleur de la compétence sociale.
Ainsi La loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, dite « loi MAPTAM », fait des Départements le niveau de collectivité chef de file en matière d’action sociale et de développement social. La loi NOTRe, du 7 août 2015 précise que « les Départements sont compétents pour mettre en œuvre toute aide ou action relative à la prévention ou à la prise en charge des situations de fragilité, au développement social, à l’accueil des jeunes enfants et à l’autonomie des personnes ».
Si le texte supprime la clause générale de compétence pour les Départements et les Régions, il réaffirme que « le Département reste responsable des compétences de solidarité dont les politiques relatives à la protection de l’enfance et à l’adoption. »
Malheureusement on sait combien la situation financière des Départements est précaire du fait de l’explosion des dépenses sociales.
Dans sa dernière enquête annuelle sur les dépenses sociales des Départements, en date du 21 juin 2016, l’Observatoire National de l’Action Sociale (ONAS), note que celles-ci représentent toujours 65% des dépenses totales de ces collectivités.
Le rapport révèle également que la charge nette relative aux dépenses sociales a augmenté, sur la période 2010-2015, deux fois plus vite que l’ensemble des autres dépenses des collectivités : +25% contre +11%. Concernant les dépenses en faveur de l’aide sociale à l’enfance en 2015, elles étaient de 7,2 milliards hors personnel (+ 2,7).
Face à ce constat, Les Départements sont contraints de revoir à la baisse, voire abandonner, d’autres politiques (soutien aux communes, subventions aux associations…), y compris dans le domaine social, notamment sur les politiques de prévention.
A ce sujet, les équipes de professionnels qui exercent au sein de services de l’Aide Sociale à l’Enfance (éducateurs, psychologues, gestionnaires, assistants familiaux etc.) sont aujourd’hui très inquiets pour l’avenir de la Protection de l’Enfance.
J’ai moi-même été alerté par le personnel de l’Aide Sociale à l’Enfance au centre Médico-Social d’Auray, de la décision du Président du Conseil Départemental du Morbihan, au 31 août 2016, de ne pas renouveler le contrat de certains psychologues du Services de l’Aide Sociale à l’Enfance, une restructuration plus générale des postes de psychologue de ce même service étant également envisagée.
D’autres Conseils départementaux voisins auraient déjà pris des décisions similaires, contraints de poursuivre leurs efforts de rationalisation dans la gestion des compétences sur lesquelles ils peuvent agir. Pourtant, les fonctions exercées par les psychologues au sein des services de l’Aide Social à l’Enfance jouent un rôle primordial dans la prévention qui seule, à terme, viendra atténuer les besoins en action sociale.
En France, chaque année, près de 150 000 enfants sont confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance des départements suite à une décision de placement prononcée en raison de maltraitance, de problèmes sociaux et éducatifs. Depuis la décentralisation des progrès incontestables ont été réalisés : diversification des services offerts aux familles, respect du droit de l’enfant et des parents, développement d’un travail social de proximité … Mais le système de protection de l’enfance est fragile ; ce qui a été construit en plusieurs décennies pourrait être déconstruit par des choix de politique publique.
Je sais pouvoir compter sur tout votre engagement à œuvrer en faveur d’évolutions institutionnelles qui consolident la mission publique d’aide sociale à l’enfance et contribuent à bâtir une société qui avance dans le sens du progrès social.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie de croire, Madame la Ministre, en l’expression de mes meilleurs sentiments."

mardi 15 novembre 2016

13 novembre : La meilleure réponse à la terreur est une société qui a pour visée l'Humain d'abord (PCF)

Ce dimanche 13 novembre marque le premier anniversaire des attentats qui ont meurtri Paris et Saint Denis. C'est d'abord aux victimes et aux rescapés, à leurs familles ainsi que celles de Magnanville, Nice et St-Etienne-du-Rouvray que vont toute notre solidarité et notre soutien. Ce 13 novembre sera une journée de recueillement et d'hommage, une journée d'expression de l'exigence de paix et de fraternité.

Le traumatisme provoqué par ces attaques meurtrières est profond, la douleur est toujours prégnante mais notre peuple a su aussi montrer sa réelle capacité de résilience et sa volonté de rassembler la nation sur les principes fondateurs de notre République : la liberté, l'égalité et la fraternité.

Notre peuple refuse la haine, la xénophobie, les stigmatisations et discriminations, les logiques de guerre, de peur et d'exclusion qui, loin de combattre le terrorisme, ne font qu'alimenter le terreau sur lequel il prospère. Notre peuple aspire à plus d'égalité, de progrès et de justice sociale, à une République pour tous.

La première condition de la sécurité collective est la lutte contre les inégalités et les injustices en France, en Europe, dans le monde. La meilleure réponse à la terreur, son meilleur antidote, est une société qui a pour visée l'Humain d'abord.

lundi 14 novembre 2016

Décès de Paul Verges : Pierre Laurent salue la mémoire d'un homme libre

Celui qui a tenu la gauche réunionnaise debout pendant six décennies est décédé cette nuit sur son Île. Paul Vergès était une figure du combat anti colonial pour l'émancipation humaine. Il a mené ce combat jusqu à son dernier souffle comme j'ai pu le constater à ses côtés sur les bancs du Sénat. Quand il parlait de son Île à Paris, il avait les yeux qui s'illuminaient. Dirigeant politique de premier plan, il avait une vision claire sur les causes des inégalités sur son île et sur les moyens de son développement.
Il fut pendant plus de 70 ans de tous les combats émancipateurs : combattant pour la liberté, l'égalité, la fraternité, la justice sociale. Ces mots chez lui se transformaient toujours en actes. En 1942, il participe activement à la Résistance pour combattre avec ses frères d'armes contre le fascisme et le nazisme. Communiste jusqu'au bout des ongles, il est un des fondateurs du PCR, qu'il rend autonome du PCF pour faire vivre pleinement le choix d'autodétermination des peuples d'outre mer. Il menait ce combat contre toutes les logiques d'exploitation, celles visant les hommes comme la nature.
Il s'est toujours battu pour que les Réunionnais puissent vivre dignement avec un bon salaire, accéder à la santé, aux études... Son combat contre le réchauffement climatique était avant-gardiste. Il en parlait bien avant que cela soit un sujet à la mode parce qu'il avait perçu les dangers pour l'Humanité. Il aimait son Île, ses habitants qui le lui rendaient bien. Les hommages qui se multiplient depuis l'annonce de sa mort montrent l'attachement des Réunionnais à cet homme.
La longévité politique de Paul Verges qui a été candidat sur toute l’île, pendant 60 ans est exceptionnelle : conseiller général, député, maire, député européen, conseiller régional, et président, sénateur. Tous ses mandats ont été mis au service des réunionnais que je salue, et dont je sais la peine immense.

Aux communistes de la Réunion, à la direction de son Parti, à la rédaction de " Témoignage", je présente en mon nom et celui des communistes français toutes nos condoléances. Aux membres de sa famille, à ses proches, pour lesquelles j'ai une pensée particulière, j'adresse en mémoire de Paul un salut plein de chagrin et de fraternité et je tiens à leur dire que nous sommes avec vous dans cette épreuve.

Paul Verges fut un homme libre toute sa vie. « Porter la liberté est la seule charge qui redresse bien le dos » Ses mots de Patrick Chamoiseau résume pour moi qui fut Paul.

dimanche 13 novembre 2016

« Rassembler ceux qui se sont retrouvés contre la loi travail »

Pour Serge Regourd, ici le 13 octobre 2015, la seule ligne à adopter est celle d’un rassemblement de tous ceux qui se trouvent à la gauche de la gauche gouvernementale.
Photo : Christian Bellavia / Divergence
Samedi, le collectif de l’Appel des 100 se réunit pour une convention nationale. Le but : construire une alternative à la gauche de la majorité gouvernementale. Entretien avec un de ses membres, Serge Regourd.
Serge Regourd, universitaire et élu conseiller régional (liste Nouveau Monde en commun) de Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, est membre de l’Appel des 100, collectif de personnalités d’horizons divers lancé en mai dernier pour appeler à l’union de la gauche opposée aux politiques gouvernementales. Samedi, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), elles se réunissent pour « s’accorder sur une plateforme de mesures d’urgence pour la prochaine mandature » autour de cinq « priorités » et cinquante propositions, collectées lors de réunions politiques à travers la France.
En quoi, cet Appel des 100 peut jouer un rôle dans le contexte politique actuel?
Serge Regourd Les prochaines échéances électorales se présentent mal pour la « vraie gauche ». La politique menée par Hollande et le gouvernement Valls est complètement délégitimée pour parler au nom de la gauche. Le premier ministre a déclaré qu’il existait deux gauches irréconciliables. À partir de là, nous pouvons en déduire qu’il existe bien une gauche qui a cessé, depuis un certain temps, d’être à gauche. Le résultat de leur renonciation pourrait aboutir à une bérézina, soit un second tour entre la droite et l’extrême droite. Dans ce contexte, je suis convaincu que la seule ligne à adopter est celle d’un rassemblement de tous ceux qui se trouvent à la gauche de la gauche gouvernementale. J’ai un exemple concret de rassemblement victorieux dans ma région. Quand, en revanche, les forces partent à la bataille dispersées, elles sont éliminées dès le premier tour.
Dans ce collectif, se retrouvent des personnalités politiques de toute la gauche alternative, mais aussi des universitaires, intellectuels et syndicalistes.
Serge Regourd Dans cet appel, se côtoient les composantes du Front de gauche, Europe Écologie-les Verts, les frondeurs socialistes et les mouvements associatifs, qui se retrouvent sur un certain nombre de valeurs. Comment passe-t-on de cette réalité sociale et sociologique d’analyses partagées à une traduction politique ? Il y a toute une diversité des courants politiques qui s’est retrouvée ensemble dans la rue contre la loi El Khomri. L’idée est de les respecter et de les unir. Sans leur imposer une marque de fabrique. Avec ce rassemblement, il reste une chance de continuer d’exister et surtout de peser.
Quel est le but final de cet appel ?
Serge Regourd Nous nous heurtons à une réalité de dispersion des candidatures. Jean-Luc Mélenchon a fait savoir que sa logique était unilatérale, les écologistes ont eu leur propre primaire, des frondeurs PS vont participer à la primaire socialiste et les communistes envisagent de présenter leur propre candidat. Je continue à croire à la vertu pédagogique et politique de l’Appel des 100. Il peut peser sur l’œuvre programmatique. C’est sur une autre échéance électorale, en l’occurrence les législatives, qu’il pourrait exister une traduction politique avec l’adoption de ce projet, partagé par une diversité des forces politiques. Quand Jean-Luc Mélenchon prévoit déjà de proposer un candidat de La France insoumise par circonscription, l’Appel des 100 reste ouvert à la pluralité et à toutes les potentialités de ce qui compose la vraie gauche.

samedi 12 novembre 2016

Contrôle aux faciès : l'Etat enfin condamné !

Le 9 novembre 2016 s'est tenue l’audience à  la Cour de cassation qui a confirmé la condamnation de l’État pour faute lourde dans le cas de contrôles aux faciès !
La Justice reconnaît définitivement l'existence de cette pratique discriminatoire et la condamne !
« C’est une grande victoire », a salué Félix de Belloy, l’avocat des treize plaignants. « On sort de plusieurs décennies de non-droit en matière de contrôle d’identité. Les policiers considéraient qu’ils pouvaient contrôler sans motif, c’est terminé. »
François Hollande, lors de sa campagne en 2012, avait fait de la lutte contre les contrôles au faciès son 30ème engagement ; une fois élu ce fut son premier renoncement. Pire, condamné en première instance, le gouvernement est donc allé jusqu'à la Cour de cassation au lieu de prendre acte que la Justice de notre pays validait et légitimait cet engagement.
Cette pratique policière discriminante est le symptôme d’une République en souffrance. Mais, aujourd’hui, la Justice a parlé et l’État doit prendre ses responsabilités.
Il est urgent que le gouvernement prenne des mesures concrètes visant à la modification de l’article 78-2 pour instaurer le récépissé de contrôles d’identité, objectiver les raisons des interpellations et des contrôles d’identité, ce qui permettrait de réduire les tensions exacerbées entre une part de la population et les forces de l’ordre.
Les sénateurs et sénatrices communistes, ont déposé en avril 2016,  une proposition de loi pour modifier notamment l’article 78-2 :  c’est une des mesures contenues dans le pacte d’engagements du PCF pour les échéances électorales de 2017 afin de lutter contre les discriminations racistes.

vendredi 11 novembre 2016

Hollande passe aux aveux

François Hollande n’est pas sûr de pouvoir se représenter, mais il en rêve. D’où une omniprésence médiatique. La moindre chrysanthème à inaugurer figure sur son agenda. Et le voilà qui se répand en interviews et en confidences dans la presse et dans des livres de journalistes. Et on en apprend de belles ! D’abord, on se dit qu’il consacre beaucoup de temps à son autopromotion. Mais le pire est dans le contenu. Passons sur des affirmations qui défient toute logique, du genre « la loi El-Khomri est une loi sociale ». Et regardons de plus près ce qu’il dit de deux affaires qui ont divisé la gauche : la déchéance de nationalité et Notre-Dame-des-Landes. A propos de la première, il reconnait que c’est une mesure de droite, et avoue l’avoir reprise pour parvenir à « l’unité nationale ». Comprendre : pour piéger l’opposition, sans considération de la question de principe, et sans égards pour la gauche. Il reconnait même que « la déchéance de nationalité n’a aucune valeur dissuasive » pour les terroristes.
À propos de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’impression est plus désastreuse encore. Voilà t’y pas que François Hollande avoue à deux journalistes qu’en fait « il est personnellement contre le projet », et que celui-ci « ne se fera pas ». On est stupéfait. Que ne l’a-t-il dit plus tôt ? Pourquoi tout ce temps perdu ? Pourquoi ce référendum manipulatoire du mois de juin ? L’opération "parlé vrai" se retourne cruellement en son contraire. Nos concitoyens en retireront l’impression d’un chef de l’État qui n’a pas dit la vérité (mais où est le mensonge : hier ou aujourd’hui ?), et qui s’incline devant son Premier ministre, enragé sur ce dossier comme sur d’autres. Voilà le spectacle désastreux d’un pouvoir qui tire à hue et à dia. Au total, l’ "opération vérité" se transforme en "opération mensonge". Et lorsqu’on demande à François Hollande quelles doivent être les priorités de la gauche, il répond : « Redonner la fierté aux Français », et assurer « la cohésion nationale ». Mais quel candidat de droite ne dirait pas exactement la même chose ? Derrière ce vrai-faux inventaire, on voit percer son principal argument : la droite, ça sera pire. Mais, pour la gauche, le problème ne se pose pas en ces termes. Est-ce que ça n’est pas la politique du tandem Hollande-Valls qui a préparé le terrain en déplaçant encore un peu plus le curseur à droite ? Est-ce que ça n’est pas le gouvernement sortant qui a divisé et affaibli la gauche au point que les libéraux de droite croient aujourd’hui pouvoir pratiquer une surenchère antisociale sans limite ? En fait, le bilan politique de François Hollande, il est dans le programme de Juppé.

jeudi 10 novembre 2016

Souffrance des personnels de santé : le PCF mobilisé

La politique libérale des Gouvernements Hollande et Sarkozy nous ont conduit depuis 10 ans à une multiplication de fermetures de services hospitaliers, d’Hôpitaux et de maternités de proximité. La démocratie en santé disparaît au profit des ARS (Agences Régionales de santé).
Dans le seul cadre de la Loi triennale de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) de 2016 à 2018, près de 20 000 emplois sont en train de disparaître.
L’Organisation du temps de travail des personnels est soumis à la loi de la rentabilité financière, au mépris de la sécurité et de la qualité des soins, comme de la santé des soignants.
Pour la satisfaction des intérêts du MEDEF, la sauvegarde de ses vertigineux revenus et des dividendes, le gouvernement veut confier aux assurances privées des missions de la Sécurité Sociale en réduisant les cotisations sociales et en baissant les dépenses publiques, notamment celles des Hôpitaux publics laissant le champ libre au secteur privé.
Devant la souffrance inadmissible des personnels de santé, le PCF soutient l'action du 8 novembre et se mobilise à leurs côtés.

mercredi 9 novembre 2016

Donald Trump président des Etats-Unis : « le symptôme d’une société américaine malade d’elle-même »


Donald Trump président des Etats-Unis : « le symptôme d’une société américaine malade d’elle-même » 

L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis marque la victoire des logiques de peur et de haine. Cette élection est le symptôme d’une société américaine malade d’elle-même. Ceux qui pensaient voter « anti-système » ont élu un milliardaire qui a su détourner leurs colères des véritables causes et responsables de la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, et qui a ouvert les vannes de la division d’un pays déjà gangréné par un racisme structurel. En flattant un orgueil nationaliste démesuré, Trump a excité les passions les plus vives. Son élection ouvre une période sombre pour les Américains et aggravera les tensions internationales nourries par la politique étrangère américaine et l’OTAN. 
La victoire de Donald Trump sonne comme un sérieux avertissement en France et en Europe. La responsabilité des forces de gauche et de transformation sociale est de mettre un coup d’arrêt net à l’avancée des populismes et des extrêmes droites. Elles doivent unir leurs forces pour mettre fin aux politiques d’austérité et au pouvoir des marchés et institutions financières qui piétinent les souverainetés populaires et nationales, et détournent les richesses produites du développement humain, social et écologique. Ouvrir la voie à de réelles politiques de progrès et justice sociales, d’égalité et de solidarité, conditions de l’édification d’un monde de paix, est la seule alternative viable au capitalisme financier dominant.

Parti communiste français