Alors que la politique libérale de N.Sarkozy a frappé très durement tout l’été, la gauche a besoin d’un rassemblement clair et combatif.
Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d’inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux .Il y a une sorte d’irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme si il était aujourd’hui possible de totalement s’affranchir de règles, de principes et de valeurs.
Combien sont aujourd’hui celle et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement , « il n’est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m’en sortir, de l’avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver » ?
Comme y invitait Marie-George Buffet dans sa réponse à Martine Aubry à la mi-juillet, « Il y a urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche ».
Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagée lors des élections européennes. Celle d’un rassemblement de la gauche, à partir d’un projet réellement transformateur, d’une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période.
C’est ce dont il sera question lors des journées de l’université d’été du PCF les 28, 29 et 30 aout à Vieux-Boucau ( 40) et lors de la prochaine Fête de l’Humanité.
lundi 24 août 2009
mardi 18 août 2009
les retraites des mères dans le collimateur
Un nouveau coup bas de l’été à droite. Le ministre du Travail veut s’attaquer aux annuités accordées aux salariées qui ont des enfants. Au nom de « l’égalité » avec les hommes !
C’est l’une des très fâcheuses habitudes de la droite : plus qu’une simple mauvaise manière, le grand sport de l’UMP en cette période, c’est le mauvais coup estival. Contrat nouvelle embauche (CNE), « autonomie » des universités, bouclier fiscal, travail du dimanche, etc. Depuis des années, on le sait, les gouvernements successifs profitent allègrement de la trêve des vacances pour faire passer des « réformes » qui bouleversent le modèle social français. Et dès lors, quand l’« entourage » de Xavier Darcos, devenu ministre du Travail depuis le dernier remaniement, souffle au beau milieu du mois d’août à l’AFP que le gouvernement envisage d’introduire la « réforme des avantages accordés aux mères en matière de retraite » dans le projet de budget 2010 de la Sécurité sociale (PLFSS), on tend l’oreille, forcément. Pour l’heure, l’information ressemble à un « ballon d’essai », destiné à tester les réticences et les résistances potentielles. Les ministres « réfléchissent », nous promet-on, rien n’est fait, rien n’est décidé, la « concertation » n’est pas terminée… Et que nous dit-on chez Xavier Darcos ? Que le gouvernement veut un « consensus » sur la question dès la rentrée ! Résultat pour l’heure ? Une grande réussite : voilà que tout le monde se lève pour défendre les droits des femmes…L’occasion fait le larron
C’est l’une des très fâcheuses habitudes de la droite : plus qu’une simple mauvaise manière, le grand sport de l’UMP en cette période, c’est le mauvais coup estival. Contrat nouvelle embauche (CNE), « autonomie » des universités, bouclier fiscal, travail du dimanche, etc. Depuis des années, on le sait, les gouvernements successifs profitent allègrement de la trêve des vacances pour faire passer des « réformes » qui bouleversent le modèle social français. Et dès lors, quand l’« entourage » de Xavier Darcos, devenu ministre du Travail depuis le dernier remaniement, souffle au beau milieu du mois d’août à l’AFP que le gouvernement envisage d’introduire la « réforme des avantages accordés aux mères en matière de retraite » dans le projet de budget 2010 de la Sécurité sociale (PLFSS), on tend l’oreille, forcément. Pour l’heure, l’information ressemble à un « ballon d’essai », destiné à tester les réticences et les résistances potentielles. Les ministres « réfléchissent », nous promet-on, rien n’est fait, rien n’est décidé, la « concertation » n’est pas terminée… Et que nous dit-on chez Xavier Darcos ? Que le gouvernement veut un « consensus » sur la question dès la rentrée ! Résultat pour l’heure ? Une grande réussite : voilà que tout le monde se lève pour défendre les droits des femmes…L’occasion fait le larron
Fête de l'humanité 2009
dimanche 16 août 2009
L'urgence d'un pôle public bancaire

Yves Dimicoli, animateur de la commission économique du PCF, réagit à l’affaire des bonus et avance des propositions.
Quel commentaire faites-vous à l’annonce des - bonus de la BNP-Paribas ?
Yves Dimicoli. Le scandale des bonus est dû à un autre scandale beaucoup plus grand encore. Les banques jouissent d’un plan de sauvegarde de l’État de 360 milliards d’euros ouvert sans changement des critères du crédit et des gestions bancaires, sans aucun contrôle démocratique. Tout ce fric, les banquiers l’utilisent pour amasser des liquidités et les placer, accroître les marges, les bonus et les promesses de dividendes pour les actionnaires, et en aucun cas pour améliorer les conditions de crédit pour les PME, l’emploi, la formation et des investissements réels efficaces. Et c’est pour ça que leurs actions montent en Bourse.
Au contraire, le robinet du crédit continue de se fermer et les conditions d’accès de se durcir, notamment pour les PME. Selon la Banque de France, la croissance des crédits au secteur privé non financier a enregistré une nouvelle baisse de 3,5 % en juin après une de 4,6 % en mai. Sont particulièrement touchés les crédits de trésorerie et pour l’investissement.
Des voix affirment que la fin de la crise approche…
Yves Dimicoli. Les indices boursiers et les prix du pétrole remontent à toute allure alors que nous sommes en récession. La spéculation repart et elle peut repartir parce que les spéculateurs n’ont, eux, aucun problème pour accéder au crédit : leurs promesses de gains faciles intéressent les banquiers. Bref, la crise a éclaté à cause de tous ces comportements. Mais au lieu de rompre, en changeant les critères des banques et du crédit, en donnant aux salariés des pouvoirs d’intervention et de contrôle sur les choix, on continue comme avant et c’est ça qui mène au pire. Donc ça suffit !
BNP-Paribas a bénéficié d’une aide de l’État de 5,1 milliards d’euros, Son bénéfice net au premier semestre 2009 est de 3,1 milliards d’euros, très supérieur aux attentes. Que font les dirigeants ?
Ils provisionnent 1 milliard d’euros de bonus qui bénéficieront, pour l’essentiel, à leurs traders et à eux-mêmes.
Ils rachètent, après Fortis, une nouvelle banque (Findomestic) qu’ils vont payer entre 850 millions et 1,5 milliard d’euros !
Et, pendant ce temps, les PME clientes de la BNP font ceinture et l’immense majorité de ses salariés voient leur salaire bloqué et leurs conditions de travail se dégrader.
Quelles sont les propositions concrètes que vous mettez en débat ?
Yves Dimicoli. Il faut dire stop aux bonus, mais, au-delà, le crédit doit être considéré comme un véritable service public avec de nouveaux critères d’attribution, et des institutions bancaires responsabilisées. Les propositions communistes vont dans ce sens. Il faut favoriser les entreprises qui s’engageraient à sauvegarder l’emploi avec des formations. Le taux d’intérêt des crédits aux entreprises doit être modulé : il devrait être abaissé d’autant plus que les investissements à financer programment plus d’emplois, de formation et de bons salaires. Il devrait être d’autant plus relevé que l’argent servirait à des opérations financières et spéculatives. L’argent mobilisé pour sauver les banques devrait être alloué à un fonds public national et régionalisé, alimenté aussi par les 28 milliards d’euros accordés par l’État aux entreprises en exonérations de cotisations sociales patronales. Ce fonds, qui pourrait être saisi par les comités d’entreprise, les délégués du personnel, les élus, etc., prendrait en charge tout ou partie des intérêts payés aux banques par les entreprises sur leurs crédits pour l’investissement dans la mesure où celui-ci programme de façon contrôlable plus d’emplois et de formations. Tout de suite, exigeons des moratoires sur les suppressions d’emplois et, selon les mêmes principes, la création, dans chaque région, d’un fonds public alimenté par des aides publiques régionales aux entreprises à l’appui des luttes et propositions de terrain pour l’emploi et les salaires, afin de débloquer et réorienter, sans attendre, le crédit.
Il faut aller vers la constitution d’un grand pôle public bancaire et financier autour de la Caisse des dépôts incluant des banques nationalisées pour développer ce nouveau crédit.
Quel commentaire faites-vous à l’annonce des - bonus de la BNP-Paribas ?
Yves Dimicoli. Le scandale des bonus est dû à un autre scandale beaucoup plus grand encore. Les banques jouissent d’un plan de sauvegarde de l’État de 360 milliards d’euros ouvert sans changement des critères du crédit et des gestions bancaires, sans aucun contrôle démocratique. Tout ce fric, les banquiers l’utilisent pour amasser des liquidités et les placer, accroître les marges, les bonus et les promesses de dividendes pour les actionnaires, et en aucun cas pour améliorer les conditions de crédit pour les PME, l’emploi, la formation et des investissements réels efficaces. Et c’est pour ça que leurs actions montent en Bourse.
Au contraire, le robinet du crédit continue de se fermer et les conditions d’accès de se durcir, notamment pour les PME. Selon la Banque de France, la croissance des crédits au secteur privé non financier a enregistré une nouvelle baisse de 3,5 % en juin après une de 4,6 % en mai. Sont particulièrement touchés les crédits de trésorerie et pour l’investissement.
Des voix affirment que la fin de la crise approche…
Yves Dimicoli. Les indices boursiers et les prix du pétrole remontent à toute allure alors que nous sommes en récession. La spéculation repart et elle peut repartir parce que les spéculateurs n’ont, eux, aucun problème pour accéder au crédit : leurs promesses de gains faciles intéressent les banquiers. Bref, la crise a éclaté à cause de tous ces comportements. Mais au lieu de rompre, en changeant les critères des banques et du crédit, en donnant aux salariés des pouvoirs d’intervention et de contrôle sur les choix, on continue comme avant et c’est ça qui mène au pire. Donc ça suffit !
BNP-Paribas a bénéficié d’une aide de l’État de 5,1 milliards d’euros, Son bénéfice net au premier semestre 2009 est de 3,1 milliards d’euros, très supérieur aux attentes. Que font les dirigeants ?
Ils provisionnent 1 milliard d’euros de bonus qui bénéficieront, pour l’essentiel, à leurs traders et à eux-mêmes.
Ils rachètent, après Fortis, une nouvelle banque (Findomestic) qu’ils vont payer entre 850 millions et 1,5 milliard d’euros !
Et, pendant ce temps, les PME clientes de la BNP font ceinture et l’immense majorité de ses salariés voient leur salaire bloqué et leurs conditions de travail se dégrader.
Quelles sont les propositions concrètes que vous mettez en débat ?
Yves Dimicoli. Il faut dire stop aux bonus, mais, au-delà, le crédit doit être considéré comme un véritable service public avec de nouveaux critères d’attribution, et des institutions bancaires responsabilisées. Les propositions communistes vont dans ce sens. Il faut favoriser les entreprises qui s’engageraient à sauvegarder l’emploi avec des formations. Le taux d’intérêt des crédits aux entreprises doit être modulé : il devrait être abaissé d’autant plus que les investissements à financer programment plus d’emplois, de formation et de bons salaires. Il devrait être d’autant plus relevé que l’argent servirait à des opérations financières et spéculatives. L’argent mobilisé pour sauver les banques devrait être alloué à un fonds public national et régionalisé, alimenté aussi par les 28 milliards d’euros accordés par l’État aux entreprises en exonérations de cotisations sociales patronales. Ce fonds, qui pourrait être saisi par les comités d’entreprise, les délégués du personnel, les élus, etc., prendrait en charge tout ou partie des intérêts payés aux banques par les entreprises sur leurs crédits pour l’investissement dans la mesure où celui-ci programme de façon contrôlable plus d’emplois et de formations. Tout de suite, exigeons des moratoires sur les suppressions d’emplois et, selon les mêmes principes, la création, dans chaque région, d’un fonds public alimenté par des aides publiques régionales aux entreprises à l’appui des luttes et propositions de terrain pour l’emploi et les salaires, afin de débloquer et réorienter, sans attendre, le crédit.
Il faut aller vers la constitution d’un grand pôle public bancaire et financier autour de la Caisse des dépôts incluant des banques nationalisées pour développer ce nouveau crédit.
samedi 1 août 2009
vive les vacances
Sondage IFOP-L'HUMANITE

L’immense majorité des Français comprend la colère des ouvriers
Un sondage IFOP-l’Humanité révèle que 62 % comprennent les séquestrations de patrons et 50 % les menaces de desttruction de sites. Entre16 et 23 % approuvent les actions radicales.
S’achemine-t-on vers une banalisation des actions radicales pour s’opposer à une fermeture d’usine ou un plan de licenciements ? L’enquête de l’IFOP- l’Humanité (1) révèle que 44% des ouvriers adhérent à l’idée de séquestrer des patrons (4% les condamnent), soit une progression de 4% par rapport au sondage que ce même institut avait réalisé en avril 2009 pour Paris Match. Et 52% les comprennent sans pour autant les approuver. « Cela peut laisser à penser que ce type d’actions ne va pas se tarir, puisque ses principaux acteurs restent très déterminés », estime Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion de l’IFOP.
Le pourcentage des ouvriers tombe à 30% lorsqu’il s’agit de juger les salariés qui menacent de faire sauter leur entreprise (contre 16%). Il n’en demeure pas moins que c’est dans cette catégorie professionnelle que la radicalisation des luttes rencontre le plus de sympathie. Sans doute les ouvriers sont-ils « les principales victimes des licenciements et des fermetures de site dans le secteur industriel », comme l’explique Jérôme Fourquet.
Mais quels que soient le milieu professionnel, le sexe, l’âge ou le territoire, « la compréhension vis-à-vis des séquestrations de patrons est majoritaire, même si le niveau d’approbation baisse quelque peu dans l’opinion publique par rapport à avril dernier », note le responsable de l’IFOP. Parmi les sondés, la séquestration passe mieux que les menaces de destruction d’entreprises, même si un sur deux dit comprendre ces actions pourtant violentes et si 16% les approuvent (encadré ci-dessous).
Est-ce le signe du désespoir face à une crise qui n’en finit pas ? Pour Jérôme Fourquet, « c’est davantage l’expression du malaise, de la colère et de l’exaspération face aux fortes inégalités de revenus entre les salariés et les actionnaires et les hauts dirigeants », notamment. Parmi les causes perçues dans la radicalisation des initiatives figure d’abord le sentiment d’injustice face à ces écarts de rémunérations et aux licenciements boursiers.
L’influence de l’extrême-gauche dans ce genre de mobilisation n’est retenue que par 11% des personnes interrogées, tranchant ainsi ceux ceux qui martèlent dans les médias que la radicalisation des actions est fomentée par des militants de Lutte ouvrière ou du Nouveau parti anticapitaliste. Cet argument de « la main des gauchistes » avait été introduit dans le tableau des items pour mesurer son ampleur dans l’opinion. Or, ce sont les sondés condamnant les actions radicales qui le prennent majoritairement à leur compte, parmi eux essentiellement les sympathisants de l’UMP. Pour Jérôme Fourquet, « la colère est tellement forte chez les salariés victimes de licenciements et de fermetures d’entreprise qu’ils prêtent une oreille attentive à des discours radicaux sur le plan politique. Ce n’est pas LO ou le NPA qui soufflent sur la braise pour faire exploser les conflits ».
Un sondage IFOP-l’Humanité révèle que 62 % comprennent les séquestrations de patrons et 50 % les menaces de desttruction de sites. Entre16 et 23 % approuvent les actions radicales.
S’achemine-t-on vers une banalisation des actions radicales pour s’opposer à une fermeture d’usine ou un plan de licenciements ? L’enquête de l’IFOP- l’Humanité (1) révèle que 44% des ouvriers adhérent à l’idée de séquestrer des patrons (4% les condamnent), soit une progression de 4% par rapport au sondage que ce même institut avait réalisé en avril 2009 pour Paris Match. Et 52% les comprennent sans pour autant les approuver. « Cela peut laisser à penser que ce type d’actions ne va pas se tarir, puisque ses principaux acteurs restent très déterminés », estime Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion de l’IFOP.
Le pourcentage des ouvriers tombe à 30% lorsqu’il s’agit de juger les salariés qui menacent de faire sauter leur entreprise (contre 16%). Il n’en demeure pas moins que c’est dans cette catégorie professionnelle que la radicalisation des luttes rencontre le plus de sympathie. Sans doute les ouvriers sont-ils « les principales victimes des licenciements et des fermetures de site dans le secteur industriel », comme l’explique Jérôme Fourquet.
Mais quels que soient le milieu professionnel, le sexe, l’âge ou le territoire, « la compréhension vis-à-vis des séquestrations de patrons est majoritaire, même si le niveau d’approbation baisse quelque peu dans l’opinion publique par rapport à avril dernier », note le responsable de l’IFOP. Parmi les sondés, la séquestration passe mieux que les menaces de destruction d’entreprises, même si un sur deux dit comprendre ces actions pourtant violentes et si 16% les approuvent (encadré ci-dessous).
Est-ce le signe du désespoir face à une crise qui n’en finit pas ? Pour Jérôme Fourquet, « c’est davantage l’expression du malaise, de la colère et de l’exaspération face aux fortes inégalités de revenus entre les salariés et les actionnaires et les hauts dirigeants », notamment. Parmi les causes perçues dans la radicalisation des initiatives figure d’abord le sentiment d’injustice face à ces écarts de rémunérations et aux licenciements boursiers.
L’influence de l’extrême-gauche dans ce genre de mobilisation n’est retenue que par 11% des personnes interrogées, tranchant ainsi ceux ceux qui martèlent dans les médias que la radicalisation des actions est fomentée par des militants de Lutte ouvrière ou du Nouveau parti anticapitaliste. Cet argument de « la main des gauchistes » avait été introduit dans le tableau des items pour mesurer son ampleur dans l’opinion. Or, ce sont les sondés condamnant les actions radicales qui le prennent majoritairement à leur compte, parmi eux essentiellement les sympathisants de l’UMP. Pour Jérôme Fourquet, « la colère est tellement forte chez les salariés victimes de licenciements et de fermetures d’entreprise qu’ils prêtent une oreille attentive à des discours radicaux sur le plan politique. Ce n’est pas LO ou le NPA qui soufflent sur la braise pour faire exploser les conflits ».
Les "FABRIS"

Les "Fabris" s'arrêtent après l'obtention d'une prime de 12.000 euros
Après plus d’un mois et demi de combat et une menace de faire sauter leur usine, les salariés de l’équipementier automobile New Fabris se sont résolus vendredi à voter la fin du conflit après avoir obtenu une prime de départ de 12.000 euros pour les 366 employés licenciés.• Les Fabris rassemblent autour d’eux • Chez Rohm and Haas, la fermeture ne passe pas
Après plus d’un mois et demi de combat et une menace de faire sauter leur usine, les salariés de l’équipementier automobile New Fabris se sont résolus vendredi à voter la fin du conflit après avoir obtenu une prime de départ de 12.000 euros pour les 366 employés licenciés.• Les Fabris rassemblent autour d’eux • Chez Rohm and Haas, la fermeture ne passe pas
vendredi 31 juillet 2009
Pontcharra " Vous êtes licenciés dés aujourd'hui"
À Pontcharra, le patron de l’entreprise de mécanique CMB annonce aux vingt-cinq salariés leur départ forcé. Sans passer par les procédures.Une note de service le vendredi 24 juillet : vous êtes licenciés dès aujourd’hui ! Les portes de l’usine cadenassées le lundi 27 juillet, les salariés obligés de rester dehors ! Le PDG de CMB (Constructions mécaniques Bernard) ne s’embarrasse pas des procédures légales pour fermer l’entreprise et mettre à la rue vingt-cinq salariés. Un patron d’ailleurs invisible depuis près d’un mois. L’affaire provoque la stupeur dans la petite ville de Pontcharra (9 000 habitants), dans l’Isère.
Le 21 juillet, le tribunal de commerce avait entamé la liquidation judiciaire de CMB, mais la procédure n’était pas arrivée à son terme. Le chef d’entreprise, Adalberto de Carvalho, a brûlé les étapes, en toute illégalité, n’informant même pas l’inspection du travail de la mise sur le carreau de vingt-cinq personnes. Pourquoi cette brutale décision ? André Dufayard, délégué du personnel CGT, n’a jamais pu obtenir du PDG des informations sur la situation économique de l’entreprise. Tous les salariés avaient constaté une baisse du volume de travail mais le carnet de commandes semblait se remplir de nouveau. Ils eurent aussi connaissance, ces derniers temps, des discrètes tentatives du patron pour vendre CMB, qu’il avait lui-même rachetée en janvier 2000.
La mystérieuse disparition du PDG laisse supposer que sa décision de fermeture était préméditée. De source syndicale, il avait enlevé début juillet son nom de la boîte à lettres. Alberto de Carvalho serait malade et hospitalisé mais les salariés n’ont pu vérifier cette rumeur. À défaut du patron volatilisé, c’est son avocat, Me François Pasquier, qui s’est manifesté : « C’est une maladresse », a-t-il concédé à propos des méthodes du PDG. Mais l’avocat renvoie la balle dans le camp du tribunal de commerce, qui avait engagé la procédure de liquidation judiciaire.
Pour le moment, le personnel est sous le choc. Regroupé lundi devant les portes closes de l’usine, il a déployé une banderole : « 25 familles sacrifiées ». Yvette Tosolini, première adjointe au maire, a rencontré les salariés : « Ce patron n’a aucun respect de l’être humain. La procédure est malhonnête, infâme et illégale ! » La mairie apportera tout son soutien aux employés. Le mandataire, nommé mardi par le tribunal de commerce, a assuré que les salaires de juillet seraient versés. Mais après ?
« C’est un énorme gâchis, accuse André Dufayard. CMB existe depuis un siècle. Elle est spécialisée dans la mécanique de précision et la chaudronnerie fine. » Aujourd’hui, les salariés veulent savoir la situation économique exacte de ce qui est encore leur entreprise, en attendant l’arrivée des lettres de licenciement. « Nous allons tenter de nous battre pour faire reconnaître que le patron nous a roulés dans la farine. Nous lui demandons des comptes. » Les salariés rencontreront le mandataire le 4 août. L’occasion pour eux d’en savoir plus.
Royal téléphone à Estrosi

Elle estime que «le conflit social qui dure depuis un mois et demi peut connaître demain une issue satisfaisante et digne pour les salariés si un effort financier supplémentaire est fait par l'Etat et les constructeurs automobiles». Les «Fabris», qui ont menacé début juillet de faire sauter leur usine, ont manifesté jeudi à Chatellerault avec d'autres salariés touchés par des restructurations industrielles, à la veille d'une ultime assemblée générale.Au moins 3.500 personnes selon les syndicats ont défilé dans les rues aux côtés des salariés qui réclament depuis début juillet une prime de 30.000 euros. Partis du site de l'usine de fabrication de pièces mécaniques, à la périphérie de la ville, les manifestants qui ont reçu le renfort de délégations de Continental notamment et de quelques personnalités de gauche ont convergé vers le centre-ville, scandant «Conti-Fabris, même combat».
Les salariés de New Fabris doivent tenir vendredi leur ultime assemblée générale, le 31 juillet étant la date limite qu'ils avaient fixée pour obtenir satisfaction sur le montant de la prime. Les bouteilles de gaz qu'ils avaient installées sur le toit au début de leur action sont remisées dans un local depuis la semaine dernière, mais les salariés ont entretenu un certain flou sur leurs intentions. «On a renoncé à toute violence. Maintenant si la majorité refuse la somme proposée, il y aura des dégâts», a prévenu Guy Eyermann.
Les salariés de New Fabris doivent tenir vendredi leur ultime assemblée générale, le 31 juillet étant la date limite qu'ils avaient fixée pour obtenir satisfaction sur le montant de la prime. Les bouteilles de gaz qu'ils avaient installées sur le toit au début de leur action sont remisées dans un local depuis la semaine dernière, mais les salariés ont entretenu un certain flou sur leurs intentions. «On a renoncé à toute violence. Maintenant si la majorité refuse la somme proposée, il y aura des dégâts», a prévenu Guy Eyermann.
jeudi 30 juillet 2009
Le projet de redécoupage électoral handicap le PS
Le projet de loi de redécoupage des circonscriptions législatives, qui était présenté hier en conseil des ministres, est une « vaste opération », souligne Le Monde, qui va affecter près de 60 % des sièges de députés. Mais ces « coups de ciseaux » valent au gouvernement des « noms d’oiseaux », commente Libération. Car « le PS dénonce les ‘manipulations’ de la carte électorale », titre Le Monde, tandis que « le gouvernement se justifie », titrent Les Echos. Selon lui, ce sont 18 circonscriptions de gauche et 15 de droite qui vont disparaître. Selon le PS, 23 circonscriptions de gauche et 10 de droite vont disparaître et grâce à ce redécoupage l’UMP devrait « empocher 30 sièges de plus » à l’Assemblée « sur la base des résultats de 2007 », estime Benoît Hamon. Le PS précise que la gauche ne peut espérer une majorité de sièges qu’à condition que 51,3 % des voix se portent sur lui. Selon L’Humanité ce redécoupage est, sous couvert de lutte contre les disparités démographiques, un « bouclier électoral contre la gauche ». En 1986, c’était un charcutage, cette fois c’est de « la charcuterie fine de boutiquier », estime le quotidien. « Les techniques sont simples : soit la dissémination des voix de gauche dans un cadre territorial plus mélangé, soit l’isolement des électeurs de droite dans une circonscription politiquement plus homogène. »D’après Frédéric Salmon, expert en géopolitique, le PCF est relativement préservé par cette nouvelle carte, tandis que l’UMP et le Nouveau Centre en sont les principaux bénéficiaires, alors que le PS, en position de reconquête, y est singulièrement handicapé (L’Humanité). Dans une interview lisible sur le site de Libération, Christophe Borgel, en charge des questions électorales au PS, l’explique. Mais de son côté, le PCF l’interpelle : « La bataille prioritaire à mener est le combat pour la proportionnelle, surtout dans un moment où la réforme des collectivités territoriales aura des conséquences très lourdes pour la vie des Français », estime ainsi Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, qui « s’étonne que le PS ne mène pas ce combat pour une élection législative au scrutin proportionnel - la bataille qu’il faut mener en riposte au gouvernement -, à moins que le PS ne soit tenté de nouveau par une stratégie hégémonique. »
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