mercredi 6 juillet 2016

élection présidentielle de 2017

Le secrétaire national du Parti communiste a dénoncé mercredi la "présidentialisation excessive" de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Malgré les critiques de l'eurodéputé, qui affirme que "ce cartel n'existe plus", Pierre Laurent a rappelé sa volonté d'"élargir et de poursuivre" le Front de gauche

mardi 5 juillet 2016

Loi Travail: contre le 49-3, Grenoble forte mobilisation ce 5 juillet 2016

Ce 5 juillet 2016, sur Grenoble nous en étions à la 15ème manifestation demandant le retrait de la loi Travail, avec encore plusiers milliers de manifestants, malgré la période estivale.
Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé mardi au groupe socialiste à l'Assemblée nationale qu'il allait passer une nouvelle fois en force pour faire adopter la réforme du Code du travail.
Suite à cette annonce, voici la déclaration de la CGT:
Le gouvernement en utilisant à nouveau le 49.3 à l’assemblée nationale sur le projet de loi travail s’assoit une fois de plus sur la démocratie.

vendredi 1 juillet 2016

Conférence de presse Ecopla

Nous étions nombreux lors de la conférence de presse organisée jeudi 30 juin par les salarié-e-s d’Ecopla, après l’annonce du rejet de leur projet de reprise en Scop de l’entreprise.
Beaucoup d’élu-e-s avaient tenu à être présent-e-s aux côtés des salarié-e-s du site mais également beaucoup de salarié-e-s d’autres sites, mobilisé-e-s par l’Union Locale CGT, beaucoup d’habitant-e-s de la vallée aussi, toutes et tous venus témoigner leur solidarité aux salarié-e-s d’Ecopla et exprimer leur incompréhension suite à la décision du juge commissaire. Incompréhension devant cette décision qui va à l’encontre de l’intérêt du territoire, des salarié-é-s et de leurs familles mais retient le seul intérêt des créanciers qui sont en réalité des créanciers publics : l’URSSAF, l’AGS. Incompréhension face à l’impossibilité de s'opposer à la mise en faillite de sites pourtant rentables.
  • Alors oui, je m’interroge sur la réelle volonté, pourtant affirmée lors de cette conférence par un grand nombre d'élu-e-s, de s'opposer à un système libéral aujourd'hui à l’œuvre à l'échelle mondiale.
  • Alors oui, je suis en colère face à des législations qui donnent tout pouvoir aux entreprises au détriment des salarié-e-s, pourtant créateurs et créatrices de richesse, des législations qui autorisent les collectivités à apporter des subventions publiques à certains grands groupes de « Higt tech » mais ne leur permettent pas de venir en soutien de l'industrie traditionnelle. Cela aussi, c’est incompréhensible !
  • Alors oui, je refuse cet état de fait et j’ai la volonté de faire changer la loi. C'est là le sens de mon combat politique, comme lors de la loi « anti-travail » au cours de laquelle avec les sénatrices et sénateurs de mon groupe nous nous sommes opposés à la mise en faillite artificielle de sites par les entreprises, nous nous sommes opposés aux licenciements boursiers et nous avons proposé des droits supplémentaires pour les salarié-e-s et leurs représentant-e-s.
J'en appelle à la poursuite du soutien à ces salarié-e-s dont le combat est exemplaire, qui n'ont eu de cesse d'alerter toutes les collectivités et les pouvoirs publics, qui ont un savoir-faire, une compétence et une motivation à la hauteur de leur ambition pour mettre en œuvre leur projet !
J'en appelle à la désobéissance pour que vive « Ecoplascop » !
Annie David, Sénatrice de l'Isère

jeudi 30 juin 2016

La loi El Khomri mérite un référendum

Ce gouvernement ne doit pas continuer à faire monter les tensions dans le pays. Nous le disons depuis des jours. Pour imposer la loi travail, peut être croit-il donner l’ impression de « l’amender » dans la confusion des départs en vacances, début juillet. Est-ce ainsi qu’on gouverne ? Il semble aux abois, à bout de nerfs. Il manie les provocations policières pour accuser les organisations syndicales et laisse faire quelques groupes violents, en marge des manifestations. Ses soutiens en viennent à calomnier les « mauvais syndicats », c’est-à-dire les syndicalistes qui ont le mauvais gout de continuer à résister. Leurs propos sont souvent teintés d’un mépris de classe manifeste. Décision sans précédent depuis des décennies, il vient d’interdire une manifestation syndicale, remettant ainsi en cause une liberté fondamentale.
Pourtant il faut débloquer la situation. Le projet de loi El Khomri est aujourd’hui rejeté par l’opinion. Le gouvernement refuse pourtant de la retirer. Nous lui demandons alors cette chose simple : ouvrir un vrai débat public contradictoire sur ce projet ? Cela avait été réalisé au moment de la consultation sur le Traité constitutionnel européen, avec à la clef un référendum. Quels que puissent être les défauts de la forme référendaire, la situation présente est si fermée qu’il faut bien la débloquer. Nous demandons donc au président de la République, puisqu’il refuse de retirer le projet de la loi El Khomri, qu’il organise un référendum sur le projet présenté à l’Assemblée.
Lire la suite et signer la pétition

lundi 27 juin 2016

Brexit : déclaration de la délégation du PCF reçue à l'Elysée

Dans le cadre des consultations menées par la Président de la République après le vote du Brexit, la délégation du PCF, dirigée par Pierre Laurent a rappelé son analyse de la situation. La sortie du Royaume Uni de l'Union Européenne est le résultat des surenchères populistes et nationalistes de la droite britannique qui a joué avec le feu. C'est une nouvelle alerte, un désaveu de la construction libérale de l'UE, conséquence des dénis répétés de démocratie depuis le referendum de 2005.
Après ce vote, le risque est grand que les dirigeants européens fuient une nouvelle fois leurs responsabilités et cherchent à faire payer le Brexit aux travailleurs britanniques et européens. C'est l'Europe qui doit changer.
La délégation a clairement signifié que l'heure n'est pas à l'immobilisme mais à la refondation progressiste de l'Europe, jusqu'à l'élaboration d'un nouveau traité centré sur le progrès social et écologique et la lutte contre la finance. Assez de mots, des actes !
Nous avons présenté des propositions concrètes dont la France devrait être porteuse au Conseil Européen :
- Mesures contre le dumping social : suspension des négociations sur les traités de libre échange (TAFTA, CETA, TISA), stopper la mise en œuvre des directives de déréglementation sociale, à commencer par la Loi travail en France, renégociation immédiate de la directive sur les travailleurs détachés.
- Mesures pour sortir de l'austérité : renégociation du traité budgétaire, conférence européenne sur la dette, fléchage des 80 milliards d'euros injectés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers vers les services publics et l'investissement public, lutte contre l'évasion fiscale.
Pour refonder l'Europe, les peuples doivent être écoutés et respectés. Le mandat de la France et l'avenir de l'Europe ne doivent plus se décider dans leur dos. Nous exigeons un débat public national et avons proposé une conférence citoyenne, associant tous les partis politiques, les organisations syndicales, les ONG et les associations citoyennes.
A l'issue de ce dialogue avec François Hollande et Manuel Valls, nous n'avons pas le sentiment qu'ils seront à l'offensive pour changer l'Union Européenne. L'angle mort dans l'approche du Président et du Premier Ministre est assurément la question sociale.
Les parlementaires communistes porteront ces propositions dans les débats à l'Assemblée, au Sénat et au Parlement Européen. Nous tiendrons un débat national ouvert à tous jeudi 30 juin « Pour une politique offensive à gauche de la France en Europe ».

mardi 21 juin 2016

Le PCF exclut à son tour de participer à la primaire à gauche

Pierre Laurent a fustigé l'initiative de Jean-Christophe Cambadélis et du Parti socialiste. Il plaide pour une candidature unique de la gauche alternative.
Les refus se multiplient. Après que Jean-Luc Mélenchon et Europe Écologie-Les Verts (EELV) ont immédiatement décliné la proposition de Jean-Christophe Cambadélis de participer à la primaire qu'il entend organiser en janvier prochain, le Parti communiste (PCF) vient à son tour d'adresser une fin de non-recevoir au premier secrétaire du PS. Invité de France Info ce mardi matin, Pierre Laurent a estimé que le patron de Solférino «se moquait du monde» avec son initiative.
«Il ne s'agit pas d'une primaire mais d'un dispositif d'intronisation de François Hollande», a-t-il asséné. En cause notamment: le périmètre du scrutin, qui ne concerne à ce jour que la gauche légitimiste réunie sous la bannière de la «Belle alliance populaire». «C'est ceux qui soutiennent la politique du gouvernement qui vont désigner entre eux un candidat. C'est soi-disant une primaire, mais si j'ai bien compris il n'y a qu'un candidat à cette primaire: il s'appelle François Hollande et il est déjà désigné d'avance».
 «Je continue de plaider quelque chose qui devrait être le bon sens: que tous ceux qui sont à gauche et ne veulent pas la candidature de François Hollande mènent ensemble des discussions pour avoir une seule candidature», a-t-il espéré. Avant de proposer un plan d'action: «Se mettre d'accord durant l'été sur un pacte d'engagement commun, l'écrire ensemble et le soumettre à une votation citoyenne nationale en octobre».

lundi 20 juin 2016

Loi travail. Le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle à l'amplifier

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu'ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majoritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement.
Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.
Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l'on veut leur imposer, cette généralisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais.
La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter. Le Parti communiste appelle à participer aux mobilisations des 23 et 28 juin prochains et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.
Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l'utilisation du 49‑3 pour empêcher le débat. L'opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l'opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d'abjects assassinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C'est inacceptable.
Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats.
D'autres choix sont possibles. Nos parlementaires, au Sénat et à l'Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les questions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C'est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation, d'une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu'élaborent les parlementaires communistes.
L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit.
L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrêmisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables.
Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l'autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d'espoir pour la défense des principes d'égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l'exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l'action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C'est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.
Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays.

dimanche 19 juin 2016

Loi Travail: 23 juin 2016, 14H, Manifestation Félix Poulat Grenoble 28 juin 2016, 14H, Gare SNCF Grenoble

Le gouvernement pratique le dialogue de sourd !

Communiqué commun CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – FIDL – UNL

Massive, dynamique, combattive, revendicative, la manifestation nationale unitaire d’hier à Paris et en province est une grande réussite. Elle illustre la détermination sans faille des salarié-e-s, des privé-e-s d’emploi, des jeunes et des retraité-e-s à gagner le retrait du projet de loi Travail et à obtenir de nouveaux droits.
Les organisations dénoncent une nouvelle fois les violences qui ont émaillé les abords de la manifestation. Leur service d’ordre a joué son rôle en assurant le bon déroulement du cortège syndical.
Les organisations demandent au gouvernement de garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester. Il est de sa responsabilité d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.
Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore.
Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème !
C’est inadmissible !
Le gouvernement refuse d’entendre ! Il cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations quant à elles restent centrées sur : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail. Autant d’éléments dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés.
Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s d’emplois, de jeunes et de retraité-e-s ?
Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ?
Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ?
D’ores et déjà des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi sont recueillies. Les organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s d’emploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement.
Depuis trois mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail... le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans l’opinion publique.
Les organisations appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains :
• Le 23 juin, pendant l’examen au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …) ;
• le 28 juin prochain, date prévue du vote du Sénat, pour remettre la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne et en organisant des grèves et des manifestations.

Interdiction des manifestations : François Hollande et le gouvernement perdent leur sang froid (Pierre Laurent)

Jeudi, un magnifique et puissant défilé des salariés et de la jeunesse a montré l'isolement du gouvernement sur la loi El Khomri. Son acharnement à imposer cette loi sans la rediscuter et sans majorité législative pose un grave problème démocratique.
En marge de cette manifestation, des bandes de casseurs ont de nouveau pu semer la violence en s'attaquant, notamment, à l'hôpital Necker. Le gouvernement utilise ces faits condamnables et que nous condamnons pour tenter de discréditer les manifestants et les syndicats organisateurs.
Avec les parlementaires communistes, présents sur le point fixe du PCF situé boulevard de Port-Royal, j'ai pu constater, une nouvelle fois, que ces bandes de casseurs agissaient à l'écart de la manifestation.
Alors qu'ils sont parfaitement identifiés, pourquoi ne sont-ils pas interpellés et comment peuvent-ils continuer à agir à chaque manifestation ? Alors que les pouvoirs publics savent interdire aux hooligans d'accéder aux enceintes sportives, pourquoi ces bandes de casseurs peuvent, en toute impunité, venir semer le désordre et le chaos ?
La menace d'une interdiction de manifester, exprimée ce jour par le chef de l’État et le premier ministre, est un signe extrêmement préoccupant de fébrilité dans un moment où, tout au contraire, notre démocratie et notre Republique doivent affirmer avec force leurs principes et leur valeurs essentielles.
Nous appelons donc le pouvoir à ne pas perdre son sang froid, à reprendre la négociation et à agir pour assurer la sécurité des biens et des personnes et celle du droit de manifester. Le gouvernement ne peut se soustraire à ses responsabilités en s'attaquant à une liberté constitutionnelle qui permet de faire entendre dans l'unité et sans violence le rejet de la loi El Khomri.

samedi 18 juin 2016

Les barquettes d’Ecopla passent en Italie

Coup dur pour les salariés de l'entreprise Ecopla de Saint-Vincent-de-Mercuze, en Isère. Jeudi, le tribunal de commerce de Grenoble a retoqué leur projet de reprise sous forme de Scop et leur a préféré un repreneur italien.
C'est la stupeur et la colère pour les ex-salariés d'Ecopla de Saint-Vincent-de-Mercuze, en Isère. Depuis la fermeture de leur entreprise, ils avaient planché sur un projet de Scop pour reprendre leur outil de travail en main. Ils pensaient que leur dossier était solide, mais, ce jeudi, le tribunal de commerce de Grenoble a choisi un autre repreneur, un groupe italien. "On ne comprend pas" explique Karine Salaün, ex-assistante commerciale d'Ecopla et membre du collectif. "Nous, nous gardons 20 emplois et on espère embaucher 50 personnes en trois ans. Les Italiens achètent nos machines et ramènent tout chez eux !"
Ecopla fabrique des barquettes en aluminium pour le secteur alimentaire. Elle a acquis, au fil des ans, un savoir-faire unique en France. Son carnet de commandes était plein avant que le patron ne fasse couler sa société et ne licencie le personnel.

Les salariés vont faire appel de cette décision

Les employés avaient donc décidé de se retrousser les manches. Ils ont planché sur un projet de Scop. Un tour de table de 2,3 millions d'euros avait été monté. "Les élus sont avec nous, les banques aussi" souligne un membre du collectif. _"Notre avocat va faire appel de la décision du tribunal de commerce."  _Ce vendredi midi, les ex-salariés d'Ecopla ont organisé une manifestation devant leur ancienne usine. "On dirait que le tribunal de commerce veut alimenter Pole Emploi" lâche un ex-employé, plein d'amertume. "Car si Ecopla disparaît de la vallée du Grésivaudan, d'autres entreprises vont en pâtir."