La fete des Allobroges

jeudi 22 décembre 2011

Le rail public est l’avenir du ferroviaire (PCF)

Les Assises du ferroviaire, tenues de septembre à décembre 2011, initiées par le ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement ont été présentées à tort comme un grand débat national et public alors qu’en réalité, elles n’ont rassemblé que des « experts » triés sur le volet et des économistes libéraux chantres de la dérèglementation et de l’ouverture au marché du rail français.
Quid des besoins des usagers, quid des conditions de travail des salariés, quid des enjeux d’un développement éco-responsable du fret et harmonieux sur l’ensemble du territoire ? Cette grand’messe a répondu par le dépeçage et l’affaiblissement du secteur public, le nivellement par le bas des conditions sociales des personnels et les menaces qui pèsent sur 9 000 km de voies (soit un tiers du réseau) jugées « non rentables ».
Pour poursuivre ce pillage du domaine public, le gouvernement entend légiférer aux fins de remettre en cause la LOTI (loi d’orientation des transports intérieurs) de Charles Fiterman (1983), consacrant le monopole public de la SNCF, et la loi SRU (solidarité renouvellement urbain) portée par Jean-Claude Gayssot (2000) attribuant l’exclusivité de l’exploitation des TER à la SNCF.
Ainsi, sans s’interroger une seule fois sur sa pertinence, les Assises ont conclu à l’inéluctabilité de l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire. Celle-ci, déjà à l’œuvre de façon catastrophique dans l’activité fret, a franchi une nouvelle étape, le 11 décembre, avec la circulation du premier train de voyageurs privé entre la France et l’Italie.
L’orientation des libéraux qui vise à pousser plus loin la libéralisation est justifiée par l’insuffisante efficacité du système ferroviaire (SNCF-RFF) et la dette colossale qu’il porte (près de 40 milliards d’€), dette que le désengagement de l’État a pourtant contribué à creuser. La contribution de l’État aux recettes du Réseau ferré de France (RFF) est passée de 55% en 2005 à 38% aujourd’hui. La supercherie de l’argument des libéraux va plus loin avec la mise en place des partenariats publics-privés (PPP) qui se révèlent maintenant de véritables escroqueries.

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