mardi 31 juillet 2012

Plan d’aide à la filière automobile : des actes plus forts sont nécessaires

Le contenu du plan d’aide à la filière automobile était déjà connu dans ses grandes lignes avant sa publication par le ministre du "Redressement industriel". Il n’a donc pas surpris les dirigeants de la fédération CGT des travailleurs de la Métallurgie qui estiment que ce plan est "sans envergure".

"Pour les salariés de la filière, le gouvernement ne propose aucune mesure concrète permettant de répondre à la situation à laquelle ils sont confrontés à très court terme et à long terme", déplore la FTM CGT. "Pour la CGT, des actes plus forts et efficaces de suite pour l’emploi de la filière automobile sont à prendre par le gouvernement, comme le gel de toutes les restructurations chez les donneurs d’ordres et sous-traitants ainsi que l’élaboration d’un diagnostic précis de la filière permettant la préconisation de solutions efficaces sur le développement de l’emploi et de l’industrie automobile."

La FTM-CGT a développé une série de proposition lors d’une conférence de presse le 24 juillet. Elle préconise notamment la fabrication de deux modèles de véhicules par site afin de lisser la production et gérer les gestions de fin de vie des modèles, la mise en place d’un livret épargne automobile qui permettrait d’emprunter à taux zéro ainsi que la mise en œuvre d’accord pénibilité pour favoriser les départs des salariés âgés et l’embauche de jeunes…

lundi 30 juillet 2012

Huit bonnes raisons de rejeter le Pacte budgétaire

« Le poids de la dette est devenu écrasant. L’État verse ainsi près de 50 milliards d’euros par an à ses créanciers. Cette somme représente la première dépense, juste devant le budget de l’Éducation nationale ; elle est supérieure aux budgets de la recherche, de la justice et de la sécurité réunis. C’est inacceptable ! La dette, c’est moins d’écoles, moins de crèches, moins d’hôpitaux, moins de transports publics… [1] » Jean-Marc Ayrault évoquait en ces termes la question de la dette publique dans son discours de politique générale.
Un constat est sans appel ; pourtant le Premier ministre ne répond pas à des questions essentielles : d’où vient cette dette ? Comment éviter l’austérité, et la destruction de l’Etat social ? Au contraire, il prend ce « poids écrasant » comme une donnée indiscutable. Pour y remédier, il reprend l’objectif affiché par François Hollande, une réduction à marche forcée du déficit public, visant 3% du PIB dès 2013 et le déficit « zéro » en 2017. Ce n’est pas un hasard : le déficit « zéro » est l’objectif n°1 du Pacte budgétaire, le nouveau traité européen négocié par Sarkozy et Merkel pour imposer l’austérité en Europe.
Malgré la volonté affichée par François Hollande, lors de la campagne présidentielle, de rompre avec cette logique mortifère, le nouveau président a finalement accepté de ratifier le Pacte à l’issue du sommet européen du 28 et 29 juin. Il aurait en échange obtenu des mesures de croissance qu’il juge satisfaisantes. Suffiront-elles à contrebalancer le dangereux potentiel austéritaire du nouveau traité ? Rien n’est moins sûr...
Revenons tout d’abord sur le contenu du Pacte budgétaire. Grosso modo, le Pacte parachève le mécanisme de tutelle économique des Etats, la « gouvernance économique » européenne : les choix budgétaires discutés dans les Parlements nationaux seront contrôlés en amont, et possiblement sanctionnés par des instances d’« experts » non élus. Les Etats devront chaque année atteindre des objectifs, au risque d’encourir des pénalités quasi-automatiques, d’un montant considérable. Enfin, ils devront se soumettre à la fameuse « règle d’or ».
La règle d’or stipule que l’Etat ne doit pas dépenser plus que ce qu’il ne gagne. Plus précisément : le déficit entre les dépenses et les recettes de l’Etat ne doit pas dépasser 0,5% du PIB, hors fluctuations exceptionnelles. Elle incarne la vision de la BCE, le FMI, la Commission européenne, selon laquelle le déficit public et l’incurie des Etats seraient à la source de la crise de la dette. D’années en années, les Etats auraient vécu « au-dessus de leurs moyens » et emprunté pour dépenser plus, en faisant payer moins d’impôts. Il n’y aurait donc pas le choix : il faudrait d’urgence fermer le robinet de la dette et réduire les déficits.
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samedi 28 juillet 2012

Syrie: l'offensive du pouvoir sur Alep divise à nouveau l'ONU

Les forces du régime de Bachar al-Assad ont lancé leur offensive sur la deuxième ville de Syrie pour tenter d'y déloger les rebelles à coup d'armes lourdes. La Russie d'un côté et les Occidentaux de l'autre ne sont pas d'accord sur la stratégie à tenir en Syrie pour faire cesser les violences.
L'assaut sur Alep a été donné plus d'une semaine après l'ouverture de ce nouveau front le 20 juillet, l'armée ayant pu reprendre le contrôle de Damas où elle a livré combat pendant plusieurs jours aux rebelles.
  • Bombardements sur Alep
Des bombardements violents ont commencé à l'aube sur le quartier de Salaheddine, au sud-ouest d'Alep, encerclé, et se poursuivaient avec la même intensité à la mi-journée. Selon l'AFP, quatre hélicoptères et des chars étaient en action. Les insurgés ont affirmé que les forces du régime n'ont pas progressé et ont perdu des chars. De son côté, l'agence officielle Sana a fait état d'accrochages dans le quartier al-Fourkane (est) avec "un groupe terroriste qui terrorisait les habitants", tuant deux terroristes et arrêtant trois autres.
  • Les civils pris entre l'enclume et le marteau
"Il y a des milliers de personnes dans les rues fuyant les bombardements, elles sont terrorisées par les hélicoptères volant à basse altitude. Un très grand nombre de civils se sont rassemblés dans les jardins publics dans des secteurs plus sûrs, mais la majorité se réfugient dans des écoles. Ils ne peuvent pas sortir de la ville", selon Amer, porte-parole d'un réseau de militants à Alep joint par Skype par l'AFP.
Selon les correspondants de l'agence de presse française, les habitants ont de grandes difficultés à se ravitailler en pain et de nombreux civils ont trouvé refuge dans les sous-sols des maisons.
  • Combats dans le Sud
Ailleurs dans le pays, l'armée tentait de prendre d'assaut la région de Lajjate dans la province de Deraa (sud). Près de Hama (centre), la localité de Karnaz était assiégée et pilonnée par l'armée qui bombardait également des quartiers de Homs (centre).
Au Liban voisin, des accrochages ont opposé pendant la nuit des habitants de quartiers alaouites partisans du régime syrien et sunnites hostiles à Bachar al-Assad à Tripoli, la grande ville du nord, faisant neuf blessés. L'armée libanaise a rétabli le calme.
  • Sur qui faire pression? 
Alors que Washington évoquait la possibilité d'un nouveau "massacre" et appelait l'ONU à faire pression sur le régime en place pour faire cesser les combats, les Russes ont estimé qu'il fallait aussi mettre l'opposition armée au pied du mur.
"Nous sommes en train de persuader le gouvernement qu'il doit faire les premiers gestes, mais lorsque l'opposition armée occupe des villes comme Alep, où une autre tragédie se prépare, il n'est pas réaliste de compter qu'il (le gouvernement) l'acceptera", a souligné le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, étalant de nouveau les divergences avec l'Occident sur la crise syrienne.
Enfin, l'Arabie saoudite a collecté plus de 72,3 millions de dollars en cinq jours lors d'une campagne en faveur du peuple syrien.

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jeudi 26 juillet 2012

Plans sociaux: la rentrée sera encore plus chaude

PSA, Air France, Alcatel, Sanofi, Bouygues Telecom, SFR, Doux... Le gouvernement va devoir affronter une deuxième vague de suppressions d'emplois à la rentrée et répondre aux attentes sociales qui sont grandes à l'heure où le nombre de chômeurs en métropole frole la barre des trois millions.
Les syndicats de PSA, la CGT en tête, ont déjà promis de devenir à la rentrée "le cauchemar" de leur patron, mais d'autres secteurs touchés par des compressions brutales d'effectifs, risquent des crispations sociales. Air France détaillait ce jeudi une partie de son plan prévoyant 5.122 suppressions de postes à fin 2013, tandis que dans les télécoms, Alcatel-Lucent a annoncé la suppression de 5.000 postes dans le monde, l'impact en France restant incertain. Dans le même secteur, après un plan de départs annoncé chez Bouygues (556 postes), SFR doit présenter le sien en novembre.
Points noirs sociaux
Chez Sanofi, la direction a confirmé ce jeudi que le plan de réorganisation en France aurait "un impact sur l'emploi", sans donner de chiffre, les syndicats évoquant 1.500 à 2.000 salariés menacés. Un plan déjà qualifié "d'abusif" par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Les autres points noirs sociaux ont pour noms Doux (3.400 salariés), Neo Security (5.000), Petroplus, ArcelorMittal à Florange. les nouvelles sont aussi mauvaises dans le secteur de la distribution, avec notamment Carrefour, ou encore le BTP (6.000 emplois menacés).
Rentrée "tumultueuse"
"Il n'y a pas d'ambiguité sur notre volonté de durcir le ton" en ce qui concerne PSA, affirme Philippe Martinez, responsable CGT de la fédération métallurgie qui ne cache pas son souhait d'une rentrée "tumultueuse". Il compte notamment sur une journée d'action de la fédération européenne de l'industrie le 9 octobre.
Force ouvrière demande de son côté "de renforcer la protection des salariés" contre la flexibilité réclamée par le patronat.

Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa, dépeint un avenir sombre: "On voit de gros décrochages: certaines boîtes qui faisaient le gros dos et avaient réussi à tenir jusqu'à présent, maintenant n'en peuvent plus. On n'a pas encore touché le fond.ne explosion sociale peut se produire", en particulier "dans des régions où il y une mono-industrie qui met la clé sous la porte. Ce qu'il faut c'est trouver des mesures permettant d'endiguer la situation", comme des plans de formation pour les personnes touchées par des plans sociaux, des emplois aidés "à haute dose".
Loi contre les licenciements boursiers
Le gouvernement mise lui sur les négociations paritaires à l'automne pour sécuriser l'emploi à long terme et réduire les charges des entreprises. Dans le même temps, le ministre du Travail, Michel Sapin, a promis que son budget serait prioritaire pour financer des emplois aidés et les contrats de génération. Il envisage aussi une loi contre les licenciements "boursiers". Une proposition de loi à ce sujet a été déposée par les députés du Front de gauche.
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Assemblée: une proposition de loi contre les licenciements boursiers
PSA: Dans la rue par milliers, contre un "plan social inacceptable" et un plan d'aide "cosmétique"
Doux: des salariés disent non aux salaires de misère

mercredi 25 juillet 2012

Dans la rue par milliers contre un "plan social inacceptable" et un plan d’aides "cosmétique"

Ils se sont rassemblés ce matin devant le siège de PSA,  avenue de la Grande armée dans le 16e arrondissement de Paris. Elus, syndicats, et ouvriers des différentes usines françaises du groupe mais aussi de Renault et Sanofi ont ensuite défilé par milliers jusqu’à l’Arc de Triomphe. Tous dénoncent un plan social inacceptable de la part du constructeur, et un plan d’aides inapproprié de la part du gouvernement. Ils préviennent : la mobilisation sera encore plus forte à la rentrée.
Dans la foule regroupée devant le 75, avenue de la Grande armée, quelques élus dont le Secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, des salariés des usines PSA d’Aulnay, Sochaux, Rennes, Poissy, Caen et des sites mosellans, mais aussi des employés de Renault ou Sanofi-Aventis venus apporter leur soutien dans la lutte pour l’emploi. Pour Ruiz, délégué CGT qui travaille depuis 23 ans dans l’usine PSA d’Aulnay, la manifestation de ce matin s’adresse d’ailleurs à tous les patrons, pas seulement à la direction de PSA : « L’objectif de cette mobilisation, c’est de faire reculer PSA mais surtout de faire en sorte que ça serve de leçon à toutes les entreprises, que ça leur passe l’envie de licencier des gens ».
L’argument économique rejeté
Le plan social détaillé ce matin par la direction de PSA, supprimant 8.000 emplois, est jugé inacceptable et injustifié par les travailleurs : Mickaël Montasprini, venu avec ses collègues CFDT du site de Metz, rejette l’argument économique en rappelant que le constructeur « a distribué 200 millions l’an passé aux actionnaires ». Il explique qu’ « actuellement, il y a plus de 10 milliards d’euros dans les caisses du groupe, donc il n’y a pas de problème, mais on ferme des usines en France pour aller dans les pays émergents comme la République Tchèque, l’Iran et la Chine, où la main d’œuvre est à moindre coût ». La lutte contre le plan social devrait  se renforcer à la rentrée, explique Ruiz : « Aujourd’hui il s’agit d’opérer une prise de conscience avant les vacances. Mais la mobilisation va prendre plus d’importance à la rentrée, il y aura des actions plus fortes ».
« L’Etat devrait être beaucoup plus interventionniste »
Et face à l’annonce des 819 millions d’euros de pertes pour PSA au premier semestre par lesquelles le constructeur a justifié ce matin son plan, Miguel Hernandez, adjoint communiste au maire d’Aulnay, oppose le fait que « les dividendes ont augmenté, et 800 millions de pertes, dans un groupe comme PSA et compte tenu des 11 milliards engrangés ces 10 dernières années, ce n’est rien ». « Les dividendes accordés l’année dernière aux actionnaires permettraient de maintenir Aulnay pendant 4 ans ! », ajoute-t-il, regrettant le manque d’autorité du gouvernement : « L’Etat doit aussi être beaucoup plus interventionniste avec PSA : on demande la constitution d’un pôle industriel public, comme pour les banques ou les transports ».
Le plan d’aide du gouvernement : marginal et inadapté
Mais la réaction du gouvernement ce matin a beaucoup déçu. Son plan d’aides à la filière, centré sur des subventions pour l’achat de véhicules hybrides ou tout-électriques, est perçu comme marginal et inadapté car il ne contient aucune mesure de soutien pour les usines concernées par des suppressions de postes ou une fermeture. Ruiz s’indigne : « Il y a quelques années, l’Etat a prêté 3 millions d’euros à PSA alors que le groupe n’en avait pas besoin. Et maintenant il y a la fermeture d’Aulnay et peut-être celle à venir de Rennes, et l’Etat dit "c’est privé, je ne peux pas m’en occuper" ? ». Pour Miguel Hernandez, pas de quoi « relancer l’activité et la production automobile, ce ne sont que des mesures d’accompagnement à l’achat de voitures chères [les véhicules hybrides], que peu de monde peut se payer. Il y a zéro mesure sur le pouvoir d’achat, les salaires ». « C’est du cosmétique, ça ne touche qu’une petite frange des acheteurs potentiels », regrette-t-il.

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Côte d'Ivoire : Le PCF condamne la politique répressive du Président Ouattara.

Le PCF condamne la nouvelle attaque portée contre le camp de déplacés de Nahibly à l’ouest de la Côte d’Ivoire, ayant fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés. La mission de l’ONU (ONUCI) censée protéger ce camp, s’est révélée une nouvelle fois incapable d’assurer la sécurité des populations déplacées.

Après la visite controversée le 2 juillet dernier, de Guillaume Soro, accusé de crime de guerres et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale, à notre Président de l’Assemblée Nationale Claude Bartolone, le Président François Hollande s’apprête à recevoir jeudi 26 juillet Alassane Ouattara, qui use de la répression comme mode de gestion de l'État depuis son accession au pouvoir.

Emprisonnements arbitraires, impunité du régime actuel concernant les violences meurtrières commises en 2011, non respect des engagements pris dans la mise en place d’un processus de « rassemblement et de réconciliation », violations des droits civils et politiques, les populations paient le prix d’une justice inéquitable.

Les autorités françaises, lors de cette rencontre, doivent exprimer l’exigence vis à vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l'État de droit en Côte d’Ivoire et de la sécurité des populations. La réconciliation nationale est plus que jamais nécessaire pour rétablir la paix. Celle-ci doit s’accompagner d’une véritable volonté politique pour faciliter le retour au pays des exilés et assurer la protection de toutes les populations vivant sur le sol ivoirien.

Le PCF réaffirme son soutien aux populations ivoiriennes qui subissent la dégradation de leurs conditions sécuritaires, sanitaires, sociales et économiques et s’engage à porter à L’Assemblée Nationale la nécessité de rompre avec une politique interventionniste, l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire concernant les responsabilités françaises dans la crise ivoirienne.

mardi 24 juillet 2012

Pierre Laurent (PCF), futur sénateur sans coup férir

Il y a eu le sénateur Mélenchon, il y aura bientôt le sénateur Laurent. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, se prépare à faire son entrée au Palais du Luxembourg. Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice PCF de Paris, pourrait bientôt démissionner pour lui céder la place.

L’opération, rendue possible par le scrutin de liste, avait été ébruitée dès les élections sénatoriales, en septembre 2011, mais la date du passage de témoin n’était pas encore connue. Selon des sources internes au PCF, "c’est pour fin septembre". Du côté de M. Laurent, on affirme qu’ "il n’y a pas de date d’un éventuel changement". "Rien n’est encore décidé", assure également Mme Borvo Cohen-Seat… avant de lâcher : "Il se peut que ce soit fin septembre."

"La seule possibilité"

Lors des sénatoriales, deux places avaient été réservées aux communistes sur la liste d’union PS/Europe Ecologie-Les Verts/PCF à Paris. Une seule était éligible (la sixième) mais réservée à une femme. M. Laurent, lui, était en 9e position sur la liste. Place du Colonel-Fabien, on avait donc imaginé que Mme Borvo Cohen-Seat se représente pour s’effacer en cours de mandat. Les huit premiers de la liste ayant été directement élus, c’est au numéro un communiste que revenait le siège dans un tel cas de figure.

C’était d’autant plus facile que la sénatrice de Paris, élue depuis 1995, ne souhaitait pas rempiler pour un troisième mandat. "J’avais dit que je voulais m’arrêter, explique-t-elle. Je suis favorable à la limitation des mandats : j’en avais fait deux et souhaitais être en accord avec mes principes." "J’ai accepté pour des raisons pratiques", ajoute-t-elle. Et de préciser : "Je serai même partie tout de suite mais le choix de la date ne m’appartient pas tout à fait."

Son départ laissera également vacante la présidence du groupe communiste, républicain et citoyen. Les noms de Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine, et d’Eliane Assassi, élue de Seine-Saint-Denis, ont été évoqués pour la remplacer.

Le PCF souhaitait que son principal dirigeant, actuellement conseiller régional d’Ile-de-France, ait un mandat national. "Cela permet d’être reconnu et de porter la parole du parti au sein de l’enceinte parlementaire", souligne Roger Martelli, ancien du PCF et historien du parti. Et entre député et sénateur, le choix a été vite fait. "C’était la seule possibilité, estime M. Martelli. Il y avait une tradition de réserver aux dirigeants haut placés du parti des circonscriptions bastions, taillées sur mesure. Le problème c’est que ces circonscriptions n’existent plus aujourd’hui. Il a donc fallu bricoler."

lundi 23 juillet 2012

Le scandale du Libor en images


Sodimedical : « Première grande victoire pour l'interdiction des licenciements boursiers »

Les femmes de Sodimédical ont remporté une première grande victoire.

Leur calvaire n'aura pas été vain. Au bout de deux années de combat, elles obtiennent de la Cour d'appel de Reims un jugement qui fera date dans le droit social français.

Pour la première fois, la justice fait le lien économique entre une filiale et sa maison-mère multinationale, portant un coup sans précédent à la stratégie des patrons délocalisateurs.

Le groupe austro-allemand Lohmann & Rauscher est condamné à payer les salaires et à l’obligation de reprendre la production sur le site de Plancy avec astreinte de 1 000 € par jour.

Avec cette victoire, c’est le droit de tous les salariés français qui progresse. Au nom du PCF, je tiens à les féliciter.

Ce succès historique résonne comme un symbole dans un département où les dégâts des délocalisations meurtrissent encore des dizaines de milliers de salariés et leurs familles. C’est aussi un clin d’œil de l’histoire en direction des ouvrières du textile aubois qui, au début des années 80, avaient participé à l’élaboration de la première loi anti-délocalisation. Celle-ci n’avait malheureusement pas obtenu de majorité alors que l’Assemblée nationale était à gauche.

Aujourd'hui, cette victoire doit surtout être un encouragement à légiférer contre les plans de licenciements et les stratégies de rentabilité qui les déclenchent.

Les députés du Front de gauche viennent d'annoncer qu'ils déposeront rapidement une proposition de loi sur l'interdiction des licenciements boursiers. Le temps est venu d'avancées législatives significatives pour le droit à l'emploi. La majorité de gauche ne peut s'y dérober.

dimanche 22 juillet 2012

Pacte budgétaire européen: le peuple doit pouvoir décider

L'Humanité lance une pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen. Le gouvernement veut, fin septembre, faire adopter le traité de stabilité par le seul Parlement dans un package avec d’autres sujets. Les Français doivent être informés et consultés.