La fete des Allobroges

mardi 31 août 2010

Les élus remettront notamment à l'Assemblée nationale "plus de 100.000 pétitions" contre le projet de réforme des retraites

Les députés PCF et apparentés ont annoncé mardi 31 août qu'il feront "tout" pour "contraindre le gouvernement à battre en retraite" sur son projet de réforme des retraites, qui doit être débattu à partir du 7 septembre à l'Assemblée nationale.
Roland Muzeau, porte-parole des députés PCF souligne que les élus du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) "qui remettront dans l'hémicycle plus de 100.000 pétitions contre le projet Sarkozy-Fillon-Woerth, ne laisseront aucun répit à ceux qui veulent mettre en cause le principe même d'un système de retraite solidaire".
Selon lui, "a retraite à 60 ans à taux plein, sans allongement de la durée de cotisation ni baisse des pensions est un droit qu'il est possible et nécessaire de garantir, y compris en tenant compte du nombre grandissant des retraités" via "la mise à contribution des revenus financiers".

"Implosion du système de retraite"
"Alors que le 7 septembre s'annonce comme une journée de forte mobilisation sociale", les élus GDR "feront tout pour faire capoter le projet gouvernemental d'implosion du système des retraites", prévient encore Roland Muzeau.
Et d'ajouter : le ministre du Travail Eric Woerth "empêtré dans les affaires (l'affaire Bettencourt, ndlr) est particulièrement mal placé pour venir donner des leçons de morale aux salariés qui n'accepteraient pas de travailler plus longtemps au prétexte que l'espérance de vie a augmenté".
Le projet de réforme des retraites prévoit notamment le recul de 60 à 62 ans, à l'horizon 2018, de l'âge légal de départ en retraite.

Logement : vers une hausse de la taxe d’habitation pour les plus modestes

Le transfert aux communes de la taxe d’habitation départementale va se traduire dans certaines intercommunalités par des abattements moins favorables aux contribuables. 3,6 millions
de foyers sont concernés

La réforme de la taxe professionnelle vou­lue par Sarkozy va conduire à une hausse de la taxe d’habitation, touchant en pre­mier lieu les plus modestes. Par le jeu des abattements  consentis, la facture va s’alourdir dans les communes les moins riches. Et risque de faire mentir la pro­messe de ne pas augmenter les impôts locaux des ménages.
La réforme, en ne laissant pas le temps aux communautés de communes de trou­ver une péréquation juste entre commu­nes, va conduire à appliquer des taux d’abattement sans concertation, et en général moins avantageux.
En réponse aux demandes de simulations de la commis­sion des Finances du Sénat, le ministère de l’Économie estime qu’en 2011 3,6 millions de ménages devraient alors payer entre 1 et 50 euros de taxe d’habi­tation de plus, et 170 000 entre 50 et 200 euros de plus.
Une hausse qui frapperait avant tout les ménages les plus modestes, puisque ce sont eux qui bénéficient le plus des abatte­ments. Seraient aussi concernés les contri­buables vivant dans des communes pau­vres, peu à même d’accorder de gros abattements. À l’inverse, 3,6 millions de ménages verraient leur facture allégée de 1 à 50 euros : plutôt les plus aisés et vivant dans des communes riches.
En principe, les intercommunalités ont jusqu’au 1er octobre 2010 pour délibérer sur un sujet complexe.
Trop court selon les associations de maires, qui ont demandé au ministère de l’Économie un report au 31 décembre.

Roms : Sarkozy persiste et signe

lundi 30 août 2010

Pierre Laurent : "le gouvernement va se trouver dans une impasse politique"

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a estimé samedi que le gouvernement  allait "se trouver dans une impasse politique assez forte" après les manifestations des 4 et 7 septembre sur la "dérive" sécuritaire de Nicolas Sarkozy et sur les retraites.
Le niveau de mobilisation sera "très fort", a déclaré à l'AFP le successeur de Marie-George Buffet à la tête du Parti communiste, au deuxième jour de l'université d'été du PCF qui se tient à Seignosse (Landes) jusqu'à dimanche et où les quelque 500 militants débattent entres autres des collectivités territoriales, de l'économie équitable ou de l'égalité hommes-femmes. Une réunion "retraites : le projet et le contre-projet" devait se tenir en fin de journée avec notamment Mme Buffet.

Revenant sur le discours sécuritaire du chef de l'Etat, M. Laurent a dit : "Nicolas Sarkozy a fait ça pour diviser, mais ça peut plutôt renforcer les convergences autour des questions sociales, de libertés publiques, du "vivre ensemble"".
"Le gouvernement va se trouver dans une impasse politique assez forte", a-t-il ajouté. "Il pourra choisir le passage en force mais ça lui coûtera cher", a-t-il prévenu, affirmant que la pétition contre le projet de réforme des retraites du PCF ait dépassé les 100.000 signatures.
Le numéro un communiste a souligné qu'en parallèle aux mobilisations, il fallait "commencer à construire des réponses politiques que la gauche devrait mettre en oeuvre", "avec le Front de gauche et plus largement". Car "notre utilité" est "non pas d'être une force d'appoint mais de mettre au coeur de la gauche les questions du projet face auxquelles elle ne peut pas se dérober". Cela "ne se règle pas par un casting présidentiel", a-t-il dit, alors que la candidature de Jean-Luc Mélenchon ne fait pas encore l'unanimité chez les communistes qui choisiront leur champion en juin 2011.

A Marseille, les moins de 3 ans refoulés de la maternelle

« Les élèves qui atteindront l'âge de 3 ans durant l'année civile en cours seront placés en liste d'attente et admis par les directeurs en fonction des places restées vacantes après l'accueil des élèves âgés de 3 ans révolus », écrit l'inspecteur de l'académie des Bouches-du-Rhône dans une lettre, datée du 14 juin et adressée aux responsables de circonscription, qui n'avait pas vocation à être rendue publique. (Télécharger la lettre).
En clair, les enfants nés entre septembre et décembre 2007 n'entreront pas d'office en maternelle cette rentrée. Pour Christophe Doré, secrétaire départemental du Snuipp (majoritaire), ceci est la conséquence du manque d'effectifs en maternelle à la rentrée 2010 :
« La politique de suppression de postes l'a étranglé, donc il en est arrivé à se dire qu'il aurait besoin d'avoir des élèves en moins. Avant, c'était les enfants de 2 ans qui servaient de variable d'ajustement, maintenant c'est les 3 ans non-révolus.
On peut imaginer, puisqu'il y a 24 000 enfants dans une classe d'âge dans le département, que 8 000 enfants nés les quatre derniers mois de l'année sont concernés. »
L'inspecteur de l'académie signataire de la lettre, envoyée dans tout le département, nie totalement ce scénario. Jean-Luc Bénéfice :
« D'abord il n'y a presque exclusivement que la ville de Marseille qui soit concernée. Ensuite, il ne faut pas mal interpréter une règle qui est vielle comme le monde. Enfin, les zones d'éducation prioritaires (ZEP) ne sont pas concernées.
S'il existe des listes d'attente, elles devraient disparaître au fur et à mesure des défections. »

Verdict jeudi, jour de la rentrée scolaire

On connaîtra jeudi, le remplissage réel des classes et les éventuels refus de scolarisation d'enfants nés en 2007 mais n'ayant pas 3 ans révolus. On peut déjà imaginer le stress des parents -qui ont congédié la nounou ou libéré la place en crèche- qui ne savent pas encore si leur enfant sera admis à l'école.
Le courrier de l'inspecteur enjoignait justement les directeurs d'école à prévenir les parents que l'inscription de leur enfant ne signifiait pas forcément son admission. Un procédé qui en a choqué plus d'un car, administrativement, c'est la mairie qui inscrit, et non l'école. Certains directeurs d'école ont donc refusé de prendre leur téléphone pour annoncer la mauvaise nouvelle, et des mairies ont dû s'en charger.
L'inspecteur semble avoir pris conscience du bruit que pourrait provoqué d'éventuels refus de scolarisation. Il a même reçu la FCPE et nous jure que « les conditions d'accueil seront bonnes ».
Il n'empêche, entre la règle, rappelée par l'inspecteur d'académie -« On a droit à l'école quand on a 3 ans révolus, qu'on est propre et qu'on parle, et avant si possible.“- et l'usage, rappelé par le syndicaliste -‘Tous les enfants nés une année n sont accueillis en année n+3 sans distinction, sur la base d'un certificat médical attestant de leur propreté-, il y a une nuance de taille.

Rentrée offensive pour la gauche

Retour sur les universités d'été qui ont marqué ce week-end à gauche, la rentrée politique sous le signe de l'opposition à Nicolas Sarkozy avec les deux rendez-vous forts des 4 et 7 septembre..
Dans l'Humanité de lundi,retour en reportages et analyses sur un week-end de rencontres et d'universités d'été à gauche. La question du jour : Quelles sont les conditions d'un succès de la gauche en 2012 ?
"La gauche doit faire ses preuves dans la pratique des luttes immédiates - les retraites, l'école, les libertés publiques, les salaires. - et permettre aux citoyens d'être coauteurs des projets politiques", écrit Patrick-Apel Muller dans l'éditorial.
Martine Aubry a promis sur un ton offensif une "alternative crédible" à Nicolas Sarkozy, en clôture de l'université d'été du parti, requinqué par l'unité affichée. "Nous serons prêts pour 2012 et nous ne décevrons pas", a affirmé la numéro un du Parti socialiste, dans un discours visant à bâtir "Une autre France". Elle aussi proposé l'élaboration d'un plan sur la sécurité face "à l'échec complet" de la politique menée par le gouvernement, promettant que dans ce domaine les socialistes seront "efficaces". Ce "plan pour rétablir la sécurité", qui sera annoncé le 2 octobre, fondé sur la "prévention", la "dissuasion", la "sanction", car "pour avoir des résultats, il faut une autre politique".
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a clot l'université d'été du parti en appelant à se mobiliser les 4 et 7 septembre prochains face à la "stratégie de pousse-au-crime" de Nicolas Sarkozy, qui en "petit frère des riches" n'ayant "depuis des semaines, plus un mot pour l'emploi, mène une "guerre sociale contre l'ensemble du monde du travail". Il a aussi rappelé qu'un "pacte d'union populaire", sorte de "programme partagé" à gauche, serait lancé à la Fête de L'Humanité. "Pour remettre au centre de gravité de la gauche les défis dont elle n'aurait jamais dû se détourner", pour obtenir une "majorité de gauche" en 2012.
Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a appelé dimanche en Isère au "rassemblement des forces de l'autre gauche" et souhaité faire de la journée d'action du 7 septembre sur les retraites "le plus grand rapport de force que le pays n'a jamais vu". "Oui, nous voulons la retraite à 60 ans (...) Nous voulons et si nous osons nous l'aurons", a déclaré de son côté Jean-Luc Mélenchon dans son discours de clôture des Rencontres d'été de son parti, baptisées "Remue-méninges", à Saint-Martin-d'Hères (Isère). "Nous avons le devoir de nous rassembler. Et le premier rassemblement c'est la fête de l'Humanité. Ce jour-là commence la discussion d'un programme partagé entre le parti communiste, le parti de Gauche et les formations qui veulent bien se joindre à la discussion de ce programme", a-t-il souligné.

Retrouvez lundi un numéro spécial Universités d'été de l'Humanité.

Jean-Luc Mélenchon: «Oui, la retraite est possible à 60 ans !»

Jean-Luc Mélenchon tel qu’en lui-même. Il hausse parfois le ton, le poing sur table. Il lance une ou deux vannes, un coup pour griffer l’UMP, un autre pour chicaner les socialistes. Les militants qui ont rempli l’amphi 1 de l’Université Stendhal ponctuent son discours de fervents applaudissements.
Le Parti de Gauche a passé le week-end à se remuer les méninges et c’est à l’ancien ministre, “grande gueule” médiatique, qu’est revenu le soin de conclure.
«Il ne suffit pas de dénoncer, protester, il faut contre-protester, nous sommes pour la radicalité concrète. Nous allons refonder les institutions, chercher l’argent là où il se trouve, la France n’a jamais été aussi riche ; nous allons mettre en place une planification écologique ; nous voulons sortir du Traité de Lisbonne et nous voulons sortir de l’Otan». Et d’ajouter : «Voyez camarades, nous n’avons peur de rien».
Sur le projet de loi qui remettrait en cause la retraite à 60 ans, Jean-Luc Mélenchon l’affirme droit dans les yeux : «On peut faire la retraite à 60 ans, à taux plein et sans relever les cotisations et si d’autres ne savent pas faire, je leur dis : “Allez-vous en  !”». Puis, il est revenu sur sa balade à La Villeneuve qu’il définit comme « une magnifique utopie concrète ». «On a brisé la machine à faire du bonheur !». Puis, il explique en mêlant deux faits d’actualité : «Si j’envoie une ou dix personnes sur l’île de Madame Bettencourt, vous allez juger que c’est le paradis, mais si j’y envoie des milliers de gens, alors ce sera vite l’enfer. La Villeneuve c’est pareil... Il faut remettre de l’ordre social, pédagogique et non pas de l’ordre barbare. La réponse à l’incivilité, c’est l’éducation. Il faut faire la guerre à la drogue».
Mais, il le sait, seul, le Parti de Gauche n’ira pas loin. Sa seule valeur ajoutée étant l’union, il s’allie avec le PC pour un front de gauche. «Il faut discuter sans casser la baraque». Il espère que les socialistes désigneront un autre candidat que «le patron du FMI» (DSK). Surtout, il espère une mobilisation historique pour le 7 septembre.

dimanche 29 août 2010

Fête de l'HUMANITE du 10*11*12 septembre 2010

Woerth inquiété par la Cour de Justice de la République ?

La CJR est une juridiction d'exception qui juge les crimes et délits commis par les membres du gouvernement "dans l'exercice de leurs fonctions".
Le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, "envisage de saisir la Cour de justice de la République" à propos des infractions présumées de prise illégale d'intérêt et de favoritisme du ministre du Travail Eric Woerth dans l'affaire Bettencourt, selon le Journal du dimanche.
Selon l'hebdomadaire, un courrier du 11 août de l'ancienne ministre de l'Environnement et avocate Corinne Lepage (Cap21) est "à l'origine de ce nouveau front judiciaire". "J'estime, au regard de la Constitution, que le procureur Nadal a le droit d'actionner la Cour de justice. Je lui ai demandé de le faire, quitte d'ailleurs à ce qu'à l'arrivée, elle lave M. Woerth de tout soupçon", tempère toutefois la députée européenne à l'hebdomadaire.
Le JDD affirme que Jean-Louis Nada a réclamé "la communication de tous les éléments du dossier pénal susceptibles de concerner une éventuelle prise illégale d'intérêt ou un délit de favoritisme" au procureur général de Versailles, supérieur du procureur Philippe Courroye à Nanterre, où est traitée une partie du tentaculaire dossier Bettencourt.
Cependant, si les textes prévoient que le procureur général près la Cour de cassation puisse saisir la commission des requêtes de la CJR, en pratique, il ne peut pas le faire de sa propre initiative et il doit être lui-même saisi. C'est généralement un procureur général de cour d'appel qui adresse sa requête motivée au procureur général de la Cour de cassation, afin qu'elle soit transmise à la commission des requêtes.

samedi 28 août 2010

Liberté, Egalité, Fraternité - Samedi 4 septembre 2010 à 14h


Le Fédération du PCF 38 et la section du PCF du Grésivaudan se mobilisent pour le succès de la manifestation du 4 septembre prochain contre la xénophobie et la politique du pilori.

Les provocations xénophobes de Nicolas Sarkozy visant les Roms ou faisant le lien entre délinquance et immigration ont choqué et ému des millions de citoyens et le 4 septembre, jour anniversaire de la proclamation de la IIIe République sera un jour de manifestation dans toute la France pour la défense des valeurs républicaines. Au niveau national, le PCF est signataire de la pétition lancée à l'initiative de la LDH et appelle à manifester à Paris et dans toutes les grandes villes.

Alors que la crise frappe durement nos concitoyens, le pouvoir a choisi de faire payer la crise aux salariés et aux chômeurs de ce pays et d'épargner les profits capitalistes, mais l'affaire Woerth-Bettencourt a montré le vrai visage de Nicolas Sarkozy et de sa clique, celui de valets des riches et des patrons. Acculée, la droite cherche des bouc-émissaires et tente de diviser les Français.
Avec la réforme des retraites, le pouvoir cherche à opposer les salariés du privé et les salariés du public présentés comme des privilégiés. Avec la droite, l'alignement doit toujours se faire par le bas...

L'offensive sécuritaire de cet été obéit à la même logique, celle d'une diversion pour faire oublier les vrais problèmes. Cette diversion fait le bonheur du Front national, parti nationaliste, xénophobe et raciste dont les thèses se trouvent ainsi confirmées au plus haut niveau de l'État. En attisant les haines contre les Roms et contre les étrangers, on tente de faire oublier le bouclier fiscal, les délocalisations et les chèques de 25 millions d'euros à Liliane Bettencourt.

La division des travailleurs est la marque de fabrique de Sarkozy et de Le Pen. Décidément, Sarkozy-Le Pen, même combat !

Contre la xénophobie et la politique du pilori, pour préserver les valeurs fondamentales de notre République, la liberté, l'égalité et la fraternité menacées par la droite et l'extrême droite, le PCF appelle ses adhérents et sympathisants à se mobiliser massivement le 4 septembre, soit en gare de GRENOBLE à   partir de 14h30 ou place du marché de la VILLENEUVE à 14 heures

A l’Appel de :  AC ! Agir contre le chômage- ACO [Action catholique ouvrière]- ADA [Accueil demandeurs d’asile]-  ADATE [Association dauphinoise d’accueil des travailleurs étrangers]-  ADES-  Alternatifs (Les)- APARDAP [Association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection]- ATTAC 38- Bobine (La)- CADTM [Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde]- CCFD [Comité catholique contre la faim et pour le développement]-  Cercle laïque de Grenoble- CFDT Isère- CGT Isère- Chrétiens Proche-Orient-  CIDEM  [Comité d’initiative développement euro-méditerranée]- CIIP- CIMADE- Communauté mission de France 38- Coordination iséroise de soutien aux sans papiers- Collectif de soutien aux réfugiés algériens- Comité Traite négrière Esclavage- FASE {Fédération pour une alternative sociale et écologique]- FSU- GCIF [Groupe chrétien immigrés français]- GO Citoyenneté- Groupe Ecologie et quartiers solidaires (St Martin d’Hères)-  Iran Solidarités- Ligue des Droits de l’Homme (Grenoble et Isère)- LDDHI [Ligue défense des droits de l’homme en Iran]- LIFPL [Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté]- Maroc solidarités citoyennes- MJS Isère- Mouvement de la Paix- MRAP [Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples]-  PAG [Pour une alternative à gauche]- Parti de Gauche 38- PAS [Pour une alternative syndicale]- Pastorale des Migrants-  PCF Isère- PCOF [Parti communiste des ouvriers de France]- P.I.R. [Parti des indigènes de la république]-  Prime Jeunesse- PS IsèreRas L’Front du Voironnais-  RESF 38- SAF [Syndicat des avocats de France]- Solidaires 38Secours catholique Isère- Sud Santé sociaux- UNEF- UNSA 38-  Verts Isère (Les)-
A l’Appel de :  AC ! Agir contre le chômage- ACO [Action catholique ouvrière]- ADA [Accueil demandeurs d’asile]-  ADATE [Association dauphinoise d’accueil des travailleurs étrangers]-  ADES-  Alternatifs (Les)- APARDAP [Association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection]- ATTAC 38- Bobine (La)- CADTM [Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde]- CCFD [Comité catholique contre la faim et pour le développement]-  Cercle laïque de Grenoble- CFDT Isère- CGT Isère- Chrétiens Proche-Orient-  CIDEM  [Comité d’initiative développement euro-méditerranée]- CIIP- CIMADE- Communauté mission de France 38- Coordination iséroise de soutien aux sans papiers- Collectif de soutien aux réfugiés algériens- Comité Traite négrière Esclavage- FASE {Fédération pour une alternative sociale et écologique]- FSU- GCIF [Groupe chrétien immigrés français]- GO Citoyenneté- Groupe Ecologie et quartiers solidaires (St Martin d’Hères)-  Iran Solidarités- Ligue des Droits de l’Homme (Grenoble et Isère)- LDDHI [Ligue défense des droits de l’homme en Iran]- LIFPL [Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté]- Maroc solidarités citoyennes- MJS Isère- Mouvement de la Paix- MRAP [Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples]-  PAG [Pour une alternative à gauche]- Parti de Gauche 38- PAS [Pour une alternative syndicale]- Pastorale des Migrants-  PCF Isère- PCOF [Parti communiste des ouvriers de France]- P.I.R. [Parti des indigènes de la république]-  Prime Jeunesse- PS IsèreRas L’Front du Voironnais-  RESF 38- SAF [Syndicat des avocats de France]- Solidaires 38Secours catholique Isère- Sud Santé sociaux- UNEF- UNSA 38-  Verts Isère (Les)-
 Section du Grésivaudan.

vendredi 27 août 2010

Pierre Laurent (PCF) annonce une rentrée sociale "exceptionnelle"

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a prédit jeudi à Dunkerque (Nord) une rentrée sociale "exceptionnelle", accusant le gouvernement de "nourrir (un) racisme d'Etat" envers les Roms pour détourner l'attention de la population de la réforme des retraites.

La rentrée sociale "va être cette année exceptionnelle", a déclaré à la presse M. Laurent, qui effectuait sa rentrée politique à Dunkerque à l'occasion d'une journée à la mer organisée par le PCF du Nord pour les familles à faibles revenus. Le gouvernement "sait que sa réforme des retraites ne passe pas dans le pays et il a choisi pour essayer de détourner la colère populaire la pire des fuites en avant, en foulant au pied toutes les valeurs de la République française, en montrant du doigt des populations fragiles et en essayant de nourrir du racisme d'Etat", a-t-il dénoncé. "Ce pouvoir est dans l'impasse, et il devra retirer la réforme des retraites", a-t-il insisté. "Nicolas Sarkozy a essayé d'évacuer ce problème de manière indigne en focalisant sur les Roms, sur les étrangers sur les jeunes délinquants, mais les Français ne sont pas dupes. Ils savent très bien lire la manoeuvre de l'Elysée, et ils vont se remobiliser sur les retraites le 7 septembre de manière massive", a-t-il averti.
Estimant que "l'image de la France est ternie" à l'étranger, il a annoncé une riposte à "cette xénophobie d'Etat" le 4 septembre, au cours de grands rassemblements à Paris et partout en France.

jeudi 26 août 2010

Afghanistan : les troupes françaises et les troupes de l’OTAN doivent être retirées

Le Parti communiste français partage l’émotion et la douleur des familles et des proches des militaires français tués ou blessés en Afghanistan.
Ce nouveau drame qui porte à 47 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis 2001 soulève une fois encore, la question de l’intervention militaire de l’OTAN dans ce pays et notamment de la participation de la France à cette guerre américaine sans issue, sans légitimité politique et sans espoir pour l’avenir du peuple afghan. Plus le temps passe, plus il y a de victimes et plus l’impasse s’aggrave. Il n’y a pas de solution militaire à la crise afghane.
Les troupes françaises et l’ensemble des troupes de la coalition doivent être retirées dans les plus brefs délais. Un débat doit être immédiatement ouvert au Parlement. Une conférence internationale doit être organisée, sous l’égide des Nations-Unies, pour la reconstruction et l’aide au développement dans toute ses dimensions, pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat et de la souveraineté du pays, pour réunir les conditions d’un consensus de tous les pays de la région afin de garantir un tel processus.

Prochain Humanité Dimanche semaine du 26 août au 1er septembre 2010

AU SOMMAIRE
P.5 : YANNICK NOAH

"J'ai honte et je suis inquiet"

P. 7 : LE FORUM DES LECTEURS
Le droit de protester est-il devenu hors la loi dans le football et en France ?
PASCAL PALISSON. ONET-LE-CHÂTEAU (AVEYRON).
P.8 : ÉDITORIAL
P.10 : FRANCE SOCIAL
P.14 : COÛT DU TRAVAIL - Toujours trop cher pour le patronat
P.18 : PLUS-VALUES - Les directeurs de la BNP se mettent 1,2 million d’euros dans les poches
P.21 : FRANCE POLITIQUE

mercredi 25 août 2010

Pouvoir d’achat : -15 € par mois par rapport à 2009

Sous l’effet de l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages français aurait reculé de 0,4 % entre juin 2009 et juin 2010. C’est ce que révèle l’indice que 60 millions de consommateurs publie pour la septième année consécutive. Le magazine souligne que la montée des « dépenses contraintes » affecte particulièrement les ménages les plus modestes.
L'évolution du pouvoir d'achat est calculée sur la base du revenu mensuel disponible par ménage en juin, soit 3.228 euros, et tient compte de l'évolution des prix, du nombre de ménages et de leurs dépenses effectives. « La modeste augmentation du revenu des ménages a été effacée par l'inflation », explique Marie-Jeanne Husset, directrice de la rédaction de 60 millions de consommateurs. La hausse de 32 euros du revenu mensuel a été annihilée par l'inflation, que l'INC établit à 47 euros. Concrètement, chaque mois, ils ont 15 € de moins à dépenser qu’il y a un an.
Dans le détail, on retient d’abord l’augmentation des prix de l’énergie : carburants (+12 %), fioul domestique (+24 % !), gaz (la facture augmente de 130 € en moyenne), électricité (+3% ce 15 août),… « A ce rythme, se chauffer deviendra bientôt un luxe », note amèrement le mensuel. Le rayon alimentation n’est pas en reste. La forte hausse du prix des fruits est aussi confirmée (+14 % en un an) ; une enquête de l’association Familles rurales révélait par ailleurs mardi que les fruits et légumes bio sont  presque 70% plus chers que les conventionnels. Seuls les prix du lait, des fromages et des œufs baissent un peu (-2 %). Enfin, les ménages modestes subissent la hausse de 3% du prix des pièces détachées au rayon automobile, qui rend la réparation plus couteuse quand le neuf reste pour beaucoup inaccessible.
A première vue, ces conclusions semblent contredire celles de l'institut statistique Insee, qui voit toujours croitre le pouvoir d'achat des ménages. Selon les derniers chiffres de l’Institut publiés en juin et qui concernent l’année 2009, il a progressé de +1.6 % en 2009 (+0.5 % en 2008). Cette évolution s’expliquerait par la baisse du taux d’inflation (prix en baisse de 0.6 % en 2009) engendrée par la crise immobilière et financière internationale. Alors pourquoi ces deux analyses contradictoires ? Il faut en préalable noter que l’INC se base sur les données de l’Insee : mettons donc de côté les suspicions de complots et autres modifications des données fondamentales. Marie-Jeanne Husset avance surtout des différences de méthode : « La différence par rapport aux chiffres que communique l'Insee, c'est que nous calculons le pouvoir d'achat par ménage et non pas pour l'ensemble des ménages ». « La deuxième différence, c'est que nous intégrons l'achat immobilier [prix en hausse cette année selon les notaires, ndlr], alors que l'Insee continue à considérer que l'achat immobilier est un investissement et non un acte de consommation », ajoute-t-elle.
En réalité, les deux indices ne sont pas incompatibles, car ils ne correspondent pas à la même période. Une augmentation du pouvoir d’achat en 2009 puis une forte diminution sur le premier semestre 2010 rend logique une diminution sur la période juin 2009 – juin 2010. Selon l’Insee, l’amélioration du pouvoir d’achat l’année dernière trouvait essentiellement sa source dans le « mouvement de désinflation et la hausse des prestations sociales » qui caractérisaient le premier semestre 2009. D’ailleurs, le pouvoir d’achat a commencé à stagner dès que l’inflation est repartie à la hausse au 4e trimestre, les salaires - quasiment gelés - ne permettant pas de compenser. Aussi l’Insee était-il pessimiste pour 2010 : « au premier semestre, [le pouvoir d’achat] ralentirait sensiblement (+0.5 % en moyenne) », prédisait l’institut. On attend maintenant ses chiffres officiels pour le premier semestre 2010 et la manière dont le gouvernement voudra les faire interpréter.

mardi 24 août 2010

Vers une mobilisation exceptionnelle le 7 septembre

L’intersyndicale s’est réunie dès hier au siège de la FSU. La réforme des retraites « ne répond pas aux enjeux actuels », estiment les syndicats, qui ont lancé le compte à rebours de la journée du 7 septembre et réfléchissent déjà à ses suites.
«Rien n’est joué pour les retraites, le 7 septembre, imposons nos revendications. » À l’issue de la réunion de l’intersyndicale hier au siège de la FSU, les syndicats CGC, CFDT, CFTC, CGT, FSU, Unsa, et Solidaires ont confirmé à la fois leur rejet de la réforme des retraites Sarkozy-Woerth et leur détermination à la combattre par la mobilisation des salariés. FO, qui confirme s’associer à la journée du 7 septembre, n’a pas signé le texte unitaire. « Il n’est à aucun moment question de demander le retrait du projet de réforme », se plaint Michèle Biaggi, sa représentante.
On ne pouvait pas s’attendre à des décisions spectaculaires, mais en se réunissant dès le 23 août les syndicats ont déjà marqué un point. « On a resitué le débat sur le terrain du social et de l’économie, ce terrain qui reste la préoccupation numéro 1 des Français », assurait Bernadette Groison, secrétaire nationale de la FSU, avant même la réunion d’hier soir.
 faire réfléchir les parlementaires
Les sept organisations syndicales ont renouvelé leurs critiques du projet de réforme des retraites. « Cette réforme ne répond pas aux enjeux actuels », dénoncent-elles. Elles ont mesuré le succès de leur journée nationale du 24 juin. Les initiatives de l’été ont confirmé la disponibilité des salariés pour la mobilisation sur les retraites. Elles misent donc sur un succès exceptionnel de la journée interprofessionnelle, capable de bousculer les lignes, de faire réfléchir les élus durant le débat parlementaire.
Il leur faudra aussi pour cela ne pas rater l’après-7 septembre, et ce n’est pas le moins délicat. L’intersyndicale se retrouvera le 8 septembre pour envisager la suite des mobilisations. Un rendez-vous est déjà fixé pour une manifestation européenne le 29 septembre à l’appel de la CES. On sait que FO et l’union syndicale Solidaires seraient favorables à des mots d’ordre de grève générale. Pour la CGT, « attendre le 29 septembre ne correspondrait pas aux nécessités du calendrier parlementaire ».

les syndicats décidés à maintenir la pression
La centrale de Bernard Thibault penche pour une consultation sans délai des salariés dans les entreprises. On verra si un mot d’ordre national unitaire se dégage au lendemain du 7 septembre. Mais on peut déjà dire que le rendez-vous du début septembre ne ressemblera pas à un baroud d’honneur. « Nous déciderons des suites à donner rapidement à la mobilisation », assurent les syndicats, qui ne sont pas décidés à relâcher la pression.

*    Grenoble : 10h gare Sncf
*    Bourgoin : 10h parking Diederich
*    La Tour du Pin : 10h ZI des Vallons de La Tour
*    Roussillon : probablement 10h place de la République
*    Vienne : 14h30 Champ de Mars

lundi 23 août 2010

Université d'été d'Attac centrée sur une "rupture radicale" avec la finance

Cinq à six cents militants altermondialistes sont attendus à l'université d'été d'Attac France qui s'est ouverte vendredi pour quatre jours à Arles (Bouches-du-Rhône) et sera centrée sur "la construction d'alternatives en rupture radicale avec la finance", selon les organisateurs.

Fondée en 1998 en réaction à la mondialisation financière, l'Association pour la taxation des transactions financières et l'action citoyenne peine à trouver un deuxième souffle, alors même que la crise des subprimes et ses conséquences ont incité plusieurs dirigeants politiques à reprendre l'idée d'une telle taxation au niveau international.

Cette initiative avait été notamment discutée lors du dernier sommet du G20 en avril 2009 à Londres, sans toutefois recueillir de consensus.

Attac a connu au milieu de la décennie écoulée une grave crise interne, portant sur les méthodes de l'ancienne direction. En 2008, 750 militants s'étaient encore pressés à son université d'été.

Aujourd'hui coprésidée par l'économiste Thomas Coutrot (Insee) et la trentenaire Aurélie Trouvé, l'association "devrait repasser cette année la barre des 10.000 adhérents" sous laquelle elle était descendue après en avoir compté 30.000 en 2004, selon un porte-parole.

"L'altermondialisme n'est pas en crise. Il se diversifie et pollenise", affirme Aurélie Trouvé dans un entretien à Libération, vendredi. Elle reconnaît toutefois "un désenchantement" dans la population face à un système financier perçu comme "intangible et intouchable".

Une soixantaine de débats sont prévus à Arles, notamment avec des économistes et des syndicalistes comme Gérard Aschieri, ex-secrétaire général de la FSU, ou encore l'écrivain Susan George, engagée depuis des années dans le mouvement altermondialiste.

Selon l'association, "de plus en plus de citoyens prennent conscience des injustices causées par le capitalisme financier, sans que ne se dégagent des alternatives claires pour la société".

Les ateliers d'Arles privilégieront donc "la construction d'alternatives qui soient à la fois en rupture radicale avec la finance et porteuses d'émancipation des citoyens vis-à-vis de toutes les formes de domination", indique un communiqué. Pour Attac, "la taxation des opérations financières est indispensable, mais elle ne tombera pas du ciel, il va falloir l'imposer".

Les participants s'interrogeront donc notamment sur "comment bâtir un système bancaire et monétaire au service de tous", "comment redistribuer les richesses, au plan national et international" ou encore "comment entamer la transition vers une société solidaire et économe en ressources".

Ce que l'association appelle la "contre-réforme" des retraites présentée par le gouvernement animera aussi les discussions. Pour Attac, qui édite le site internet retraites-2010.fr, "il est possible de proposer de nouvelles pistes de financement, notamment en soumettant les revenus financiers distribués par les entreprises à cotisation".

Une journée à la plage avec les communistes

Une journée à la plage avec les communistes   : détente, solidarité, action !

Gros succès de la 16e journée "pour le droit aux vacances" organisé par la Fédération de l’Oise du PCF : 28 cars et 1550 personnes se sont retrouvés à Berck-plage, ce samedi 21 août.
Soleil, plage, solidarité, détente : la journée pour le droit aux vacances organisées par les communistes de l’Oise pour la 16e année a tenu ses promesses : les sourires, les souvenirs des petits comme des grands en disaient long le soir à la remontée dans les cars.
Un véritable moment de bonheur partagé pour faire oublier le temps d’une journée les difficultés de la vie liées aux bas salaires et retraites, à la précarité, au chômage.
Ce sont au total 28 cars qui ont emmené 1550 personnes venues de 30 communes sur l’immense plage de sable de Berck, sur la Côte d’Opale où ils ont été accueilli amicalement par les militants et élus communistes du secteur mais aussi en présence du maire socialiste de la ville, Jean-Marie Krajewski et d’autres élus .

Cette journée devenue au fil des années l’une des plus importantes de ce genre en France est aussi l’occasion pour les communistes de discuter avec les participants de l’actualité politique et sociale et d’appeler à poursuivre l’action ensemble pour faire changer les choses.

De ce point de vue aussi, le courant passait "5 sur 5" avec la grande majorité des participants de condition modeste et souffrant des conséquences de la politique du gouvernement Sarkozy : ainsi les pétitions qui circulaient dans les cars pour la défense de la retraite à 60 ans et pour soutenir les propositions des députés communistes et du Front de gauche se sont couverts de signatures ( 900 signatures au total).
En réunissant des gens de toutes générations, de toutes origines ( ainsi des travailleurs sans-papiers de Creil et des demandeurs d’asile de Beauvais étaient présents dans les cars) alors que le pouvoir tente d’aviver le racisme et de diviser, en s’adressant à celles et ceux qui souffrent des choix actuels alors que l’UMP apparait de plus en plus comme le "parti au service des riches", cette journée est d’ailleurs en soi un véritable acte de résistance au sarkozysme.
Comme chaque année, la journée à la mer a été aussi l’occasion de populariser la Fête de l’Humanité, les 10,11 et 12 septembre prochains pour laquelle plusieurs circuits de cars sont aussi prévus au départ de l’Oise.
Le "19-20" de France 3 Picardie-Nord Pas de Calais du 21 août a ouvert son édition sur un reportage consacré à cette journée à Berck-Plage ( consultable sur internet sur http://info.francetelevisions.fr).
L’Humanité de ce Lundi 23 consacre une page à cette journée et la presse départementale plusieurs articles et photos.
Thierry Aury secrétaire départemental PCF Oise www.oise.pcf.fr


De : PCF OISE
lundi 23 août 2010

dimanche 22 août 2010

Déficit : doigt sur la couture du pantalon, Sarkozy obéit à l’injonction des marchés financiers

Nicolas Sarkozy réunissait vendredi au Fort de Brégançon, François Fillon et les ministres de Bercy. Au menu de leur discussion : budget, croissance et déficits.
Malgré les prévisions les plus optimistes du gouvernement, il apparaît désormais comme une évidence que les 2,5 % de croissance pour 2011 ne seront pas atteints. Les déficits vont continuer de se creuser, handicapés qu’ils sont par les cadeaux fiscaux divers et variés aux plus fortunés faits par la droite, dont le plus emblématique demeure le paquet fiscal du début du quinquennat.
Pire, cette réunion se tient au moment même ou les agences de notation menacent la France de dégrader sa note. C’est donc doigt sur la couture du pantalon et aux ordres des marchés financiers que Nicolas Sarkozy s’apprête à mettre en pièces le budget de l’État. Plus que jamais l’heure est à la mobilisation de tous.
La manifestation du 7 septembre contre la casse de nos retraites s’annonce déjà comme une étape décisive qui comptera pour l’avenir.

samedi 21 août 2010

Prix du lait : le bonheur n’est pas dans le pré !

L’accord d’une hausse de 10 % du prix du lait obtenu entre producteurs et industriels est un pas en avant dans l’objectif de conquérir la rémunération du travail des agriculteurs. Il devient urgent de sortir d’un système d’accords circonstanciels, au grès des luttes sur le prix du lait, de la viande, des fruits et légumes. Mettre fin au pillage du revenu paysan nécessite une politique publique de prix agricoles, qui régissent de nouveaux rapports entre producteurs et industriels
Seule la politique des prix rémunérateurs est à même de répondre aux revendications des laitiers, comme à celles des producteurs de fruits et légumes présents aujourd’hui en région parisienne pour des ventes solidaires. En effet, depuis 1986, les gouvernements successifs en France et dans des pays de l’UE n’ont eu de cesse de libéraliser les prix agricoles. Aujourd’hui la droite de Nicolas Sarkpzy et ses homologues au niveau européen concoctent des lois qui donnent la main à la grande distribution et démantèlent les politiques publiques agricoles.
Face à cet abandon à la concurrence libre et non faussée, nous posons l’exigence d’une politique publique agricole. Celle-ci répond à l’ambition alimentaire de notre peuple comme à l’échelle de la planète. La France, l’Europe doivent légiférer sur la répartition de la valeur ajoutée entre producteurs, transformateurs, distributeurs. Dès maintenant, le gouvernement peut par décret fixer un coefficient multiplicateur encadrant les marges excessives de la grande distribution. C’est le sens de la proposition de loi des députés communistes pour le droit au revenu des agriculteurs.
L’avenir de la satisfaction des besoins humains repose sur la capacité de la gauche à porter une nouvelle ambition agricole.

Julien Lauprêtre : «Des gosses comme les autres »

Pour Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, cette journée doit servir à ce que « les droits de l’enfant, proclamés il y a trente ans, passent du rêve à la réalité ».
Face à la misère accrue, le Secours populaire redouble d’efforts pour offrir un peu de rêve aux enfants. Fidèle à son histoire, l’association poursuit son travail d’avocat des pauvres.

Depuis quand existe cette initiative d’une « journée pour les oubliés 
des vacances » ?
Julien Lauprêtre. Nous tenons cette année la trente et unième édition de cette journée. En 1979, date de lancement de cette initiative, nous partions d’un constat simple. Après le 15 août, force est de constater qu’un enfant qui n’est pas parti en vacances ne le fera plus. Au début, mes amis du corps enseignant me disaient qu’une seule journée n’était pas suffisante, il fallait leur offrir de vraies vacances. Chose impossible pour le Secours populaire en raison des moyens financiers que cela nécessiterait. Toutefois, aujourd’hui, leur point de vue a changé. Certes, cette journée n’a pas la prétention de remplacer les vacances indispensables, dont tous les enfants devraient bénéficier, mais elle offre à chaque enfant, à la rentrée scolaire, la possibilité de raconter ne serait-ce qu’une journée de découverte. Dans chaque école de France, la première rédaction de la rentrée a pour thème: raconter un souvenir de vos vacances. Si le gosse ne part pas ne serait-ce qu’une journée, il sèche devant sa copie et se sent différent des autres. Notre objectif est que ces enfants qui n’ont pu partir soient mieux armés pour la suite de leurs études, animés d’un sentiment d’être des gosses comme les autres. Il est aussi d’œuvrer à ce que les « droits de l’enfant » proclamés il y a trente ans, passent du rêve à la réalité. C’est aussi simple que cela.

Pourquoi cette attention particulière accordée aux enfants ?
Julien Lauprêtre. L’enfant a toujours été au cœur des démarches du Secours populaire. En 1944, déjà, au sortir de la clandestinité, le Secours populaire envoyait des enfants de fusillés et de déportés à La Bourboule, en Auvergne. L’année suivante, en 1945, l’association emmène 500 enfants en Forêt noire, lors d’une journée intitulée « Du grand air pour les enfants de France ». Depuis, nous pensons que les vacances ne sont pas un luxe mais un besoin. Le droit aux vacances est un droit extraordinaire et plus que nécessaire.

La situation a-t-elle évolué 
cette année ?
Julien Lauprêtre. Selon un récent sondage réalisé par Kinder/Ipsos, l’an dernier 1 enfant sur 3 n’est pas parti en vacances et près 50 % des Français en sont privés. Ce chiffre des « sans départ en vacances » vient s’ajouter à la longue liste des « sans » : sans nourriture suffisante, sans habillement correct, sans accès aux soins, aux sports, à la culture et, parfois aussi, sans logement et sans papiers. Le nombre des « sans » continue de grandir. L’an dernier, dans chacune de nos permanences de la solidarité, ouvertes dans tous les départements, nous avons relevé une augmentation de 20 % en plus des demandes d’aides, soit 2 millions de personnes. Très clairement, nous constatons que les Français ont de moins en moins de moyens pour vivre au quotidien. 
À titre d’exemple, nous avons servi l’année dernière 80 millions de repas, presque autant que nos amis des Restos du cœur.

Pourquoi avez-vous décidé, cette année, de mettre l’accent sur l’Europe ?
Julien Lauprêtre. Parce que 2010 a été déclarée année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Nous avons décidé de nous y associer avec l’idée de promouvoir une Europe toujours plus solidaire, plus résistante face à la montée de la pauvreté et de la précarité. Car là encore les besoins sont criants. À l’automne dernier, notre magazine Convergence, dans un numéro spécial sur l’Europe, évoquait 78 millions de pauvres et relevait que 70 % des Européens voyaient la précarité s’aggraver. Au-delà des colloques et des réunions, nous nous associons donc à l’initiative européenne mais avec la volonté de frapper un grand coup pour le droit aux vacances à cette échelle. Très concrètement, nous avons invité cet été 3 000 petits Européens à passer des vacances en France. Pour cette journée des oubliés, près de 25 pays sont représentés. Au total, ce sont 40 000 enfants de France et d’Europe qui ont pu découvrir Paris. Depuis notre création, nous partageons ce souci de la solidarité internationale. En somme, le Secours populaire français se veut être l’« avocat des pauvres », pour plaider en toutes occasions la cause des défavorisés auprès des institutions, des autorités en France et en Europe, et jouer toujours mieux son rôle « d’aiguillon des pouvoirs publics ».

vendredi 20 août 2010

Déclaration de la Fédération de l'Isère du Parti communiste français

                                                              Expulsion des Roms :
Citoyens européens, ils ont des droits que la France a l'obligation de respecter !

Le gouvernement a une nouvelle fois détourné l’attention des vrais sujets qui préoccupent les Français pour stigmatiser la communauté des Roms, un peuple qui a entièrement le droit de circuler sur le territoire du fait de son appartenance à l’Union européenne.

Un sort inhumain et scandaleux leur est réservé : abandonnés à l’extrême pauvreté, ballottés d’un pays à l’autre, voués aux discriminations, aux stigmatisations et au racisme.

Leur situation sanitaire et sociale ne peut se régler à coup d’expulsions spectaculaires, de démontage de campement. Ces pratiques d’un autre âge doivent cesser !

Ce sujet doit être traité au plan européen et il est de première urgence que l’Europe et les États qui la composent, décident enfin d’engager les moyens pour mettre fin à cette situation qui n’a que trop duré. Un plan de sédentarisation à l’échelle européenne des populations Roms doit être organisé au plus vite. Seul l’accès de la population Roms à l’autonomie, à l’éducation, aux services publics, au travail est capable de changer leur situation.

Les collectivités territoriales ne peuvent seules affronter cette question qui est avant tout une compétence de l’État. Tout autre mesure, telle la stratégie du bouc émissaire que cultive notre gouvernement à satiété pour masquer ses échecs successifs, ne fait que mettre de l’huile sur le feu, à défaut de gagner du temps.

La surenchère sécuritaire et xénophobe orchestrée par l’Elysée ne saurait masquer l’échec complet de la politique menée contre l’immigration, phénomène inévitable et bien souvent salutaire pour un pays comme la France, qui s’est construit et développé au fil des flux migratoires.

Grenoble, le 20 août 2010



Jérôme MARCUCCINI,
Secrétaire départemental

Une centaine de Roms sur un terrain vague à Saint-Martin-d'Hères ont été évacués

Un campement illicite occupé par une centaine de Roms sur un terrain vague à Saint-Martin-d'Hères (Isère) a été évacué jeudi matin vers 07H00 par quelque 150 CRS et gendarmes mobiles, a annoncé la préfecture de l'Isère.

"Cette opération d'évacuation répond aux instructions du ministre de l'Intérieur et du ministre de l'Immigration", a rappelé la préfecture dans un communiqué, ajoutant qu'elle répond également à "une situation présentant de nombreux risques, sur le plan sanitaire et pour la sécurité des personnes".

Parmi les personnes évacuées, 16 ayant accepté l'Aide au retour humanitaire ont embarqué à bord d'un avion en fin de matinée à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry en direction de Bucarest, a précisé la préfecture de l'Isère dans l'après-midi.

Seize autres se sont vu notifier une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, tandis que dix, en situation illégale ou ayant commis des actes de délinquance, ont été placées en garde à vue avant leur conduite en centre de rétention administrative, a-t-elle ajouté.

Enfin une vingtaine de personnes, pour lesquelles il n'a pas été prouvé que leur présence dépassait les trois mois légaux, ont été laissées libres.

"On ne sait pas où ils vont dormir ce soir. Certains vont probablement aller se cacher dans des parcs ou sous des ponts. Malheureusement, ils ont l'habitude d'être rejetés partout où ils vont", a déploré Sabine Moser, directrice de l'association Roms action.

"Par ces méthodes on ne résout pas le problème de fond qui est pourquoi des Roms viennent mendier en France. Il faut trouver de vrais solutions pérennes", a ajouté la militante associative.

Suite à l'appel  "Face à la xénophobie et à la politique du pilori, Liberté-Egalité-Fraternité",signée par une cinquantaine  organisations politiques, syndicales, associatives et citoyennes, dont le PCF, une manifestation se déroulera à Paris le 4 septembre à 14 heures place de la République.

Dans notre département, particulièrement concerné cet été avec l'instrumentalisation politique des évennement de la Villeneuve et le scandaleux et dangereux discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble le 30 juillet, les organisations se sont mises d'accord sur un appel local issu du texte national et pour organiser une manifestation ce même jour, Samedi 4 septembre  à Grenoble.
Pour l'instant, ni l'heure ni le parcours ne sont encore décidés. Nous nous réunissons à nouveau prochainement et vous tiendrons informé-e-s. Mais réservez déjà votre journée.

mardi 3 août 2010

Bonnes vacances


La section PCF du Grésivaudan vous souhaite de bonnes vacances !

Votre blog préféré s’arrête pour sa pause estivale, prochain rendez-vous vers le 20 du mois d’août !

Très bonnes vacances à celles et ceux qui ont la chance de partir et bon courage aux autres, pour une rentrée riche en luttes……

Un grand soulagement pour Justin, Romain et Gaston


De nombreux militants se sont retrouvés devant l’hôtel de police pour soutenir nos trois jeunes de la jeunesse communiste qui étaient convoqués ce jour à 14 heures par la police de Grenoble.
L’entretiens auprès des autorités ne fut pas très longs il sont ressortis 5 mn en nous annonçant que
"Pour le Parquet, l'affaire est classée".
Un  grand soulagement pour  Justin, Romain et Gaston ,c'est donc une victoire de la démocratie et des libertés.

Rassemblement unitaire le 4 septembre à Paris contre la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy (75)

Un grand rassemblement est inscrit à l'agenda de la rentrée, le 4 septembre, appelant à un front unitaire pour mettre en échec les projets de loi Hortefeux et Besson sur l'immigration et la sécurité.
À l’initiative de la Ligue des droits de l’homme (LDH) 
s’est tenue ce Lundi une réunion où étaient présents 
plus de 30 organisations et partis politiques afin de dénoncer 
les propos de Nicolas Sarkozy sur l’insécurité. 
Confondant délinquance et immigration, le chef de l’État 
a provoqué, selon Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, 
une indignation «unanime» de la part des participants. 
«Tous ont témoigné une volonté de réaction large», 
a-t-il ajouté. Le PCF, présent à la réunion, dénonce une politique qui «vise avant tout à cacher l’échec» de la politique sécuritaire du gouvernement. Un communiqué commun sera publié mercredi avec pour perspective
 
Un large rassemblement pour le 4 septembre à Paris.

Pour les Libertés: 3 août à 14H, devant l'Hôtel de police de Grenoble

Il y a quelques jours vers 22h00, trois militants du Mouvement Jeunes Communistes de France, âgés de 15 à 18 ans, ont été arrêtés alors qu’ils collaient des affiches et placés en garde-à-vue. La police leur reproche le caractère qu’elle estime attentatoire à la dignité de Nicolas Sarkozy, Président de la République, des affiches .
Avec la Fédération de la JC de l’Isère, tous les démocrates doivent dénoncer cet acte qui restaure le délit d’opinion, manifester leur soutien à Justin, Romain et Gaston. Finalement, nos 3 camarades venaient d’être libérés vers 8h00 du matin mais sont convoqués à 14 H, ce mardi 3 août, pour une comparution immédiate à l'hôtel de police de Grenoble, pour avoir oser placarder les affichettes ci-dessous, mettant en cause la stratégie de Sarkozy.
 
Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui peuvent être des nôtres de se retrouver devant l'Hôtel de police à 14H, ce mardi 3 août. De faire passer l'information par messagerie et téléphoniquement auprès des ami-e-s qui ne disposent pas d'internet.
Cet événement se produit alors même que Nicolas Sarkozy est venu le 30 juillet en personne à Grenoble introniser son nouveau préfet de l’Isère après avoir démis le précédent du jour au lendemain. Les récentes violences dans le quartier de la Villeneuve, dont l’intervention massive et brutale des forces de l’ordre, donnent l’occasion pour le pouvoir de surenchérir et fanfaronner sur le thème de la sécurité en reprenant les thèses pétainistes du Front national.
Sarkozy cherche à détourner l’attention de sa politique, à attiser les haines, a désigné des boucs émissaires et fait ses choux gras des faits divers.
Pendant ce temps, il continue à saccager les services publics qui assurent la cohésion sociale et le développement économique des quartiers comme du pays. Il frappe notamment la police dans ses moyens et dans ses missions : 120 suppressions d’emplois rien que dans l’Isère. Il démolit la protection sociale. Il sape le financement du logement social et encourage la spéculation et la ségrégation urbaine. Etc.
Les jeunes militants communistes dénoncent ces choix politiques dans leurs actions, avec leurs tracts, leurs affiches.
C’est cela qui dérange le pouvoir qui a dû donner la consigne de ne rien laisser passer la veille de la visite du Président.
Raison de plus pour donner à l’action de nos camarades un écho au centuple !

lundi 2 août 2010

Grenoble est et restera une ville antifasciste !

Vendredi 30 juillet 2010, Nicolas SARKOZY s’est servi des événements de Grenoble pour faire des déclarations de portée nationale sur sa politique sécuritaire (Déchéance de la nationalité française à l’encontre des délinquants d’origine étrangère ? Obligation des jeunes nés en France de parents étrangers de présenter leur casier judiciaire à dix-huit ans pour devenir citoyens ! …) sans apporter de réelles solutions à la crise sociale.

Nous n’accepterons pas que Grenoble, le département de l’Isère et son Histoire, ne deviennent le symbole d’une dérive politique dangereuse, aux relents d’extrême droite, porteuse de division de la population et de stigmatisation des communautés.

Encore une fois, ces déclarations vont à l’encontre de l’image et des principes que nous nous faisons de la démocratie, de l’égalité et de la fraternité.
Pire encore, ce sont les thèses du Front National qui sont mises en avant sans aucun complexe et qui nous ramènent aux années les plus sombres de notre histoire.
Cette position du chef de l’Etat démontre son affaiblissement, tant sur sa politique générale que sur les affaires en cours qui affectent certains de ses ministres.
Nous avons connu en 2002 les résultats de cette dérive, avec l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle, mais aussi avec plus 100 000 manifestants à Grenoble venus s’exprimer contre cette menace !
Alors que le 7 septembre prochain s’annonce comme une grande journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, le gouvernement décide de faire diversion face à l’expression des salariés avec un texte de loi sur la sécurité, sans doute directement inspiré du discours de Grenoble.
La Cgt s’engagera pleinement dans la réussite de cette journée d’action et de manifestations unitaire pour rappeler son opposition à cette politique sécuritaire dangereuse et qui vise également à briser les solidarités nécessaires entre salariés pour gagner sur les revendications liées à l’emploi, au pouvoir d’achat, aux services publics et à la protection sociale.
Grenoble, le 2 août 2010

Où s’arrêtera cette violence d’Etat ?

Le Président de la République sait faire campagne, personne ni à droite, ni à gauche pour mettre en doute cette capacité de Nicolas Sarkozy.

Depuis quelques jours, et surtout depuis son intervention à Grenoble, les discours de Président de la République qui, selon Le Figaro, « choquent l’opposition », sont encore plus sécuritaires, très violents et ont une odeur de campagne électorale vingt mois avant l’échéance, avec un contenu droitisé à l’extrême.
Cette violence dans le contenu de la politique et de ses applications ne date pas de cet été meurtrier des expulsions ; l’ancien Maire de Neuilly sur Seine a débuté la manœuvre avec l’adhésion forcée de ses amis politiques à sa candidature à la tête d’UMP. Cette action politique agressive, menée avec le concours des grandes fortunes de ce pays, a écrasé les concurrents de son propre camp pour faire de Nicolas Sarkozy le candidat principal de la droite. Elle s’est développée sur les terres de l’extrême droite entre les deux tours puis a atteint son objectif en envoyant l’ancien ministre de l’intérieur et ami des grands capitalistes financiers à l’Elysée.
Depuis l’élection présidentielle, la violence de la campagne s’est transformée en une violence généralisée de l’Etat.
La violence politique s’est caractérisée par la tentation de faire disparaitre l’influence de l’opposition en débauchant certaines personnalités du parti socialiste dont la conviction change selon la géographie et le cercle du pouvoir, ou en déroulant le tapis rouge médiatique pour certains élus locaux qui veulent tout changer dans leur parti, même son nom. Cette violence politique s’est aussi traduite par une ignorance volontaire du rôle des partis politiques, des organisations syndicales et du monde associatif pourtant nécessaire dans une démocratie parlementaire.
La violence économique, elle, soutient les grandes fortunes, souvent des rentiers, au détriment du monde du travail. Le bouclier fiscal n’est que la partie émergée de l’iceberg, de cette politique qui frappe dans les poches des plus démunis pour envoyer des chèques- cadeaux aux possédants des grandes fortunes, il symbolise une politique violente envers le monde du travail et toute au service des amis du « Fouquet’s ».
La violence dans le dialogue social. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, avait espéré que les syndicats auraient, en la personne d'Eric Woerth ministre du Travail, « un ministre, et non des ordinateurs de Bercy, comme interlocuteur ». Ce souhait n’est pas exaucé. Le dialogue social historique français se transforme en une gestion volontariste et unilatérale de l’Etat, les réunions entre syndicats et ministères se résument à l’annonce de décisions déjà prises par le pouvoir. Comme au temps de l’empire russe, on règne par oukase. Cette politique cible certaines catégories de salariés en les faisant passer pour des privilégiés, et vise à dresser les salariés les uns contre les autres.
La violence institutionnelle se traduit par une réduction du rôle de l’assemblée nationale face au pouvoir exécutif grâce à la modification apportée à la Constitution avec l’appui de certains élus de gauche ayant déjà affiché leur soutien à la droite par le passé, et par la reprise en main forcée des collectivités territoriales avec la réforme en cours.
La violence policière se manifeste dans tous les domaines de la société et touche les populations les plus vulnérables. L’ « expulsion particulièrement violente» qui a eu lieu à la Courneuve est l’exemple récent le plus marquant. La vidéo réalisée par l’association Droit Au Logement montre en effet l’évacuation de militants et de squatteurs, couchés ou assis par terre, résistant à l’opération, agrippés les uns aux autres. Une femme enceinte est évacuée de manière musclée. L’image la plus violente montre une femme, portant un bébé dans son dos, traînée parterre par les policiers.
Cette brutalité policière est l’instrument nécessaire et inévitable d’un pouvoir qui a rompu le dialogue avec la société et ses représentants syndicaux, politiques et associatifs, pour imposer une politique que le peuple n’approuve pas.
Cette violence institutionnalisée, dans les domaines politique, économique, social et policier s’est rarement vue depuis la fin de la guerre d’Algérie. La droite, depuis l’enterrement de la Constitution démocratique de la quatrième république en 1958, se conformait plus ou moins à une présidence et une gouvernance républicaine du pays. Avec la présidentialisation « monarchique » du pouvoir exécutif et la réduction du rôle du parlement face à une société appuyée sur une gauche bien organisée, avec le PCF comme premier parti politique, le dialogue social voire même une gouvernance « centriste » du pays s’imposait.
Depuis l’échec de l’UMP aux élections régionales, Nicolas Sarkozy doute de la possibilité d’organiser le centre, très volatil, à sa guise. Pour le candidat probable des élections présidentielles de 2012, il n’est plus question de copier les idées de Front National ou de le doubler. L’objectif principal de l’ancien ministre de l’intérieur est de donner naissance à un « parti républicain » à sa droite et de gouverner avec lui. Marine Le Pen à la tête de Front national pourrait lui faciliter la tâche, en faisant évoluer son parti vers la droite classique.
Dans cette situation complexe, « diviser pour gouverner » reste le mot d’ordre du camp de Nicolas Sarkozy. La (re)lecture du poème « Je n'ai rien dit*» de Martin Niemöller, rendu célèbre par Berthold Brecht, est encore d’une grande utilité.
Où s’arrêtera cette violence d’Etat ? Pour l’instant personne n’est capable de le dire, ni de prévoir quels en seront les développements ou la profondeur… Mais logiquement ces maux dont sont frappés la République ne pourront cesser qu’en mai 2012. En attendant, pour faire barrage à cette politique droitisée à l’extrême, il n’existe d’autre arme que l’unité dans l’action.
« Voila qui commande à tous les démocrates, à tous les républicains, aux associations et forces progressistes de s’unir rapidement dans une large riposte à la mesure des attaques portées contre nos principes et valeurs républicains » écrit Patrick Le Hyaric dans l’éditorial de L’Humanité d’aujourd’hui.
Faisons des deux rendez-vous de la rentrée, les manifestations du 7 septembre et La Fête de l’Humanité la semaine suivante, de magnifiques et vibrants exemples de cette unité d’action du monde de travail.

Discours de Sarkozy à Grenoble: la République "pourrit par le sommet"

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a affirmé vendredi que la "République est en train de pourrir par le sommet", après le discours de Nicolas Sarkozy dans lequel il a proposé la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère.

"Notre République est en train de pourrir par le sommet", écrit M. Dartigolles dans un communiqué.

L'intervention de M. Sarkozy "marque une nouvelle étape dangereuse et indigne, dans une surenchère populiste et xénophobe", estime-t-il.

"Si la parole présidentielle est aujourd'hui totalement discréditée sur cette question (de la sécurité) comme sur tant d'autres, si cette ultra-droite ne fait plus dans le détail, mesurons bien ce qui se joue : par de telles déclarations, c'est au principe républicain et aux valeurs démocratiques que Nicolas Sarkozy déclare la guerre", poursuit le porte-parole, estimant que "Nicolas Sarkozy fait le choix du pourrissement, avec un cocktail explosif jouant sur les peurs".

"Il s'agit, avant (l'élection présidentielle de) 2012, de s'opposer à un climat toujours plus nauséabond", ajoute M. Dartigolles, affirmant que "c'est bel et bien de l'avenir même de notre démocratie (qu'il) est question".

La xénophobie de Nicolas Sarkozy menace la démocratie

Le président de la République a pris la lourde responsabilité de faire des étrangers et des personnes d’origine étrangère ceux et celles qui seraient responsables de l’insécurité.

Parce qu’il a échoué dans sa politique sécuritaire, parce qu’il enregistre des échecs électoraux, parce qu’il entend interdire toute enquête impartiale sur des faits mettant en cause le financement de sa campagne électorale, et parce qu’il aggrave l’insécurité sociale et économique de millions de Français tout en favorisant jusqu’à la caricature les plus nantis, le président de la République et son gouvernement ont manifestement décidé d’agiter les vieux refrains des années 1930 destinés à attiser la haine contre les étrangers.

En se livrant, à quelques jours d’intervalle, à un discours discriminatoire contre les Gens du voyage et les citoyens européens que sont les Roms, puis en recherchant chez les étrangers et les personnes d’origine étrangère les causes de l’insécurité, Nicolas Sarkozy est en train de menacer les fondements mêmes de la République.

Ce ne sont pas les délinquants que Nicolas Sarkozy poursuit, ce sont les Français d’origine étrangère et les étrangers, qu’il désigne comme les boucs émissaires de tous nos maux.

Ce qui est ici en cause, ce n’est plus le débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, c’est l’expression d’une xénophobie avérée. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique ne détient le mandat de fouler aux pieds les principes les plus élémentaires de la République, et de désigner à la vindicte des millions de personnes.

Le président de la République et son gouvernement mettent ainsi en œuvre une stratégie de la tension, espérant sans doute retrouver un électorat perdu, au risque de mettre en péril la paix civile.

La LDH, parce qu’elle porte de manière intangible les mêmes principes depuis plus de cent dix ans quels que soient les gouvernements, appelle tous ceux et toutes celles qui sont attaché(e)s à la démocratie et aux libertés à rejeter ces manifestations de xénophobie.