Appel

vendredi 3 mars 2017

Le PCF soutient la mobilisation européenne des dockers

Le gouvernement Rajoy a promulgué le 24 février dernier un décret- royal portant sur la réforme du système des docks en Espagne, nouvelle étape dans la stratégie européenne de destruction des statuts et conditions de travail des dockers. Dans les prochains jours, les travailleurs des ports et docks se mobiliseront en Europe et dans le monde. Le PCF soutient ce mouvement et appelle à la solidarité des citoyens.
En Espagne 6500 emplois sont menacés. Ce texte, c'est le retour au 19eme siècle, avec la mise en place de travailleurs précaires, voire journaliers, qui seront embauchés directement au cas par cas par le patronat, sans formation ni condition de sécurité. Cette proposition est intolérable ; il s'agit de métiers pénibles, où l'insécurité sociale et de mauvaises conditions de travail peuvent causer de nombreux accidents. La réforme ne vise qu'à augmenter les taux de profits. Cette vision catastrophique pour le développement économique, entraîne une dégradation de la productivité et de la qualité des savoir-faire, et pourrait favoriser le développement des trafics mafieux dans les ports d’Europe.
Le Syndicat international des dockers (IDC), la CGT en France, ont raison de se mobiliser car il s'agit bien d'une attaque aux droits des dockers dans toute l'Europe. Depuis le rejet des directives de libéralisation des ports de 2003 et 2006, suite aux fortes mobilisations sociales, la Commission et le patronat poursuivent leurs objectifs pays par pays, pour empêcher les solidarités et créer de la division. Privatisation des ports en Grèce et au Portugal, réforme portuaire en France, maintenant libéralisation en Espagne. Au moment où les forces xénophobes et d'extrême droite progressent en Europe, en ajouter à la concurrence et au dumping social, jouer les uns contre les autres, c'est une bombe à retardement.
Le Parti Communiste Français exprime sa solidarité aux travailleurs portuaires qui ont déjà prouvé que leur lutte pouvait être victorieuse. Chaque travailleur-euse de notre pays doit se sentir concerné et nous appelons les citoyens à soutenir ce mouvement.
Avec les espagnols, nous demandons le strict respect de la négociation collective, de la sauvegarde des 6500 emplois menacés, de la sécurité, de la formation des travailleurs et des conventions internationales de l’OIT.
A l'échelle européenne, nous demandons l'abandon des libéralisations et des privatisations ainsi que la tenue d'une Conférence sociale, associant les acteurs du monde du travail, pour enfin prendre des mesures concrètes de convergence par le haut des droits et revenus des salariés.

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