La fete des Allobroges

vendredi 22 juillet 2011

Ils s'engraissent sur la dette publique

Dans l'Humanité, ce vendredi, spécial crise de la zone Euro: comment la fortune des Bettencourt profite des dettes des Etats européens; notre analyse du sommet de Bruxelles; quelle Europe, quelle solutions? Les points de vue de Francis Wurtz (PCF), Eric Coquerel (PG), Yannick Jadot (EELV), Olivier Besancenot (NPA) et Liêm Hoang-Ngoc (PS). L'analyse d'ATTAC.
Ce jeudi soir, la zone euro a crié une nouvelle fois victoire. A l'issue d'un énième sommet de crise sur la situation grecque et la crise de l'euro, elle a annoncé un deuxième plan d'aide de près de 160 milliards d'euros pour la Grèce, qui risque toutefois de provoquer un défaut de paiement du pays, inédit dans l'histoire de l'Union monétaire.
Le plan. Le montant de ce second sauvetage, qui doit permettre à Athènes asphyxiée par 350 milliards d'euros de dettes, de tenir jusqu'à mi-2014, est bien supérieur aux chiffres qui circulaient précédemment, proches du premier plan décidé en urgence mi-2010 de 110 milliards d'euros. Environ 109 milliards d'euros doivent venir de prêts de l'Europe et du Fonds monétaire international, le reste, 49,6 milliards d'euros, d'une contribution du secteur privé créancier de la Grèce, banques, compagnies d'assurance et fonds d'investissement. Soit 158,6 milliards d'euros au total.
Défaut de paiement. La participation des banques dans un plan d'aide de ce type est une première au sein de l'Union monétaire et pourrait déboucher sur un défaut de paiement de la Grèce, même de courte durée. Il est question de "quelques jours", selon un diplomate. Il n'empêche, la zone euro brise là un tabou au sein de l'Union monétaire.
Tout pour rassurer les marchés. Cette question de la participation du secteur privé a été à l'origine d'un rude bras de fer ces dernières semaines entre Berlin, soutenu par les Pays-Bas et la Finlande d'une part, la Banque centrale européenne, la France et de nombreux pays d'autre part. Ces différends ont alimenté la nervosité des marchés et créé des turbulences qui ont failli emporter l'Italie à son tour dans la tempête de la crise de la dette
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