Appel

jeudi 5 avril 2012

Laurence Parisot a peur du Front de gauche

La présidente du Medef tremble devant le programme partagé et son candidat. Ce dimanche, Laurence Parisot a dressé un portrait apocalyptique de Jean-Luc Mélenchon et des mesures que le Front de gauche préconise. Après Marine Le Pen, le Front de gauche serait-il en train de faire baisser les yeux du patronat?
Dans une nouvelle version de 1981 et de la crainte "des chars soviétiques stationnés à la Concorde" agitée par la droite de l'époque, Laurence Parisot prédit au Grand-Rendez-vous Europe 1/I>Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France: "Le programme de Jean-Luc Mélenchon installerait une modalité de contrôle de l'économie comme on n'en a jamais vue", a ainsi prédit . "Jean-Luc Mélenchon aime laisser entendre qu'il est un vrai révolutionnaire. On aime bien la révolution, il y a des choses sympathiques dans celles de mai 1968 ou de 1789, mais il y a aussi des phases qui sont terribles et je trouve que Mélenchon est beaucoup plus l'héritier d'une forme de Terreur que l'héritier des plus belles valeurs de la Révolution."
Des ministres communistes au gouvernement?
Puis, elle frissonne: "Au rassemblement qu'il a organisé à la Bastille, il y avait des gens qui avaient des piques et des visages dessus." Elle stigmatise les "ressorts" utilisés selon elle par le candidat: "à longueur de discours, M. Mélenchon adore opposer les uns aux autres. La démagogie flatte des choses détestables et les choses deviennent ensuite non contrôlables."
"Est ce que ça veut dire qu'on aura des ministres communistes si François Hollande était élu ?", s'est interrogée la patronne du Medef, estimant que ce serait "incroyablement ringard" de retomber dans la "nostalgie du début des années 80".
"La crise nous a montré qu'il fallait faire évoluer le capitalisme. Avec le Medef, on s'investit à l'échelle internationale pour qu'il y ait une vraie régulation, qui n'existe pas aujourd'hui, ça c'est une approche moderne", a t-elle défendu sans rire. Une "vraie régulation" qui se traduit partout en Europe par des plans d'austérité, par le recul des protections sociales et du droit du travail  et par le chômage.

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