La fete des Allobroges

vendredi 17 juillet 2015

Yanis Varoufakis met en lumière les appétits des liquidateurs de la Grèce

L'ex-ministre des finances grec, qui a rejeté l'accord à la Vouli hier soir, décrypte sur son blog les implications concrètes de chaque point du texte imposé par l'Eurogroupe. A travers ses remarques, l'économiste révèle les desseins prédateurs des bailleurs de la troïka. Il montre comment l'accord ouvre un boulevard à ceux qui ont pour projet de faire de la Grèce un paradis social et fiscal pour les entreprises transnationales qui convoitent des pans entiers du patrimoine industriel et des secteurs vitaux dont la privatisation est exigée.

A quelques heures du vote du Parlement sur l'accord du 13 juillet, Yanis Varoufakis, pour qui la démission, n'est pas synonyme de mutisme, a publié une version intégrale du texte, avec ses remarques et annotations (en gras). Loin du "plan de sauvetage", ce texte qui porte une lourde atteinte à la souveraineté du gouvernement grec, constitue un coup d'arrêt à toute tentative de relance économique et éloigne encore davantage la résorption de la crise humanitaire grecque.
(lire la version originale en anglais)

    "Le sommet de la zone euro souligne la nécessité cruciale de rétablir la confiance avec les autorités grecques [le gouvernement grec doit instaurer une austérité encore plus rigoureuse frappant les citoyens grecs les plus vulnérables, qui ont déjà largement souffert], condition préalable pour un éventuel futur accord sur un nouveau programme du MES [pour un report de ce prêt non viable]. À cet égard, il est essentiel que la maîtrise du processus revienne aux autorités grecques [le gouvernement Syriza doit signer une déclaration stipulant qu’il s’est soumis à la ‘logique’ de la troïka], et les engagements pris dans ce contexte devraient être suivis d'une mise en œuvre effective.
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