Liste UN ENGAGEMENT COMMUN

Liste UN ENGAGEMENT COMMUN
Liste UN ENGAGEMENT COMMUN

jeudi 30 janvier 2014

La pauvreté cachée au cœur des villes

Une étude publiée mardi analyse finement les taux de pauvreté selon les territoires. Elle met en avant la persistance d’importantes poches de misère dans les grandes villes ainsi que de fortes inégalités entre quartiers.
C’est une première. Les sociologues Louis Maurin et Violaine Mazery ont étudié les taux de pauvreté selon les territoires, après impôt et cotisations sociales. Leurs travaux, publiés hier par le Centre d’observation et de mesure des politiques d’actions sociales (Compas), dressent le classement des 100 plus grandes villes de France au regard de leur taux de pauvreté. Les dix premières places sont trustées par les communes d’outre-mer, avec cinq villes affichant un taux de pauvreté supérieur à 33 % (lire encadré).
La banlieue nord de Paris, surreprésentée
Roubaix, dans le Nord, détient le triste record de France avec 45 % de pauvres sur son territoire. Viennent ensuite de nombreuses villes de la banlieue nord de Paris, surreprésentée dans ce triste palmarès avec Aubervilliers (39 % de pauvreté), Saint-Denis (34 %), Sarcelles (32 %), Épinay-sur-Seine et Pantin (30 %)…
Si l’on intègre les cités de moins de 50 000 habitants, des villes comme Grigny (Essonne), Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ou Garges-lès-Gonesse s’invitent dans ce classement, avec 43 %, 45 % et 40 % de pauvres sur leurs territoires. Les cités de banlieues présentent toujours – hélas ! – de grandes concentrations de pauvreté, « n’en déplaise au discours ambiant selon lequel il n’y aurait de pauvreté que dans les zones périurbaines », relève Louis Maurin.
« Il faut faire attention, ajoute le sociologue, à ne pas se limiter à une analyse par commune et par moyenne de revenus, qui peut être trompeuse. » À première vue, une ville comme Paris est reléguée à la 84e place du classement des cent villes comptant le plus de pauvres. « En changeant d’échelle, on s’aperçoit que des arrondissements comme le 18e, le 19e ou le 20e, qui regroupent plus de 200 000 habitants, affichent un taux de pauvreté de 20 %, bien au-dessus de la moyenne nationale (14 %). »
Lire la suite

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire