samedi 31 mars 2018

Ghana : vers un impérialisme américain renforcé

La ratification de l'accord militaire entre le gouvernement du Ghana et les États-Unis d'Amérique est intervenue vendredi 23 mars dernier. Les États-Unis auront le droit de déployer des soldats et du matériel militaire à leur guise. En contrepartie, les forces armées du Ghana devraient toucher un plat de lentilles. En effet il s’agit de vingt millions de dollars, notamment pour la formation et l’équipement de l’armée ghanéenne.
Le parti d’opposition, National Democratic Congress (NDC), a boycotté le vote à l’Assemblée nationale, considérant que cet accord porte atteinte à la souveraineté du pays. L’immense majorité du peuple ghanéen, selon les premières enquêtes d’opinion, rejette cette ratification qui renforce considérablement l’emprise de l’impérialisme américain. Cette ratification intervient également malgré les avertissements sévères de nombreux analystes de sécurité selon lesquels l'accord exposera le Ghana, pays aujourd’hui stable, à des attaques terroristes. L’opposition de gauche annonce également qu'une série d'activités planifiées doivent démarrer avec, comme point d’orgue, une manifestation nationale contre cet accord.
Dans ce contexte, Koku Anyidoho, le Secrétaire général adjoint du NDC a été arrêté et emmené du siège de la police à Accra vers une destination inconnue. Le Parti communiste français appelle au respect des libertés de l’opposition et est solidaire des progressistes ghanéens. Il marque sa préoccupation face à l’évolution de la situation. Le Ghana, terre de Kwame N’Krumah et de Jerry Rawlings, mérite mieux que de se faire vassaliser comme nombre de ses voisins francophones notamment. Les peuples africains ne doivent pas être les pions de politiques de puissances militaires quelle qu’elles soient.

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