Appel

jeudi 17 janvier 2013

"C'est un véritable coup de massue pour les salariés français de Renault" juge le PCF

L’annonce de Renault, de passer de 44 642 salariés à 37 142 à l’horizon 2016 fait réagir. Si le gouvernement accorde son satisfecit au constructeur, l’aile gauche du PS s’insurge et le PCF juge une telle attitude "consternante".
Le PCF condamne l’attitude du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, qui se félicite qu'il n'y ait « ni licenciement, ni fermeture d'usine » et en parlant d'un « cadre normal » de gestion des effectifs et du personnel et le juge "consternant". "Ce qu'ont dénoncé les organisations non signataires CGT et FO, Carlos Ghosn l'applique aux salariés de Renault : un chantage sur l'emploi avec une augmentation du temps de travail, une baisse des salaires et une remise en cause des acquis sociaux. Bref des efforts qui vont reposer essentiellement sur les épaules des salariés alors que la trésorerie de Renault et les bénéfices réalisés permettent de continuer de verser des millions d'euros aux actionnaires. […] Comme l'affirment le PCF et le Front de gauche, les solutions, pour lutter contre le démantèlement du secteur de l'automobile, impliquent un changement de cap industriel et une relance économique par l'augmentation des salaires et du pouvoir d'achat.Le PCF apporte son total soutien à l'action des salariés de Renault qui débrayent aujourd'hui, dans de nombreux sites. " Lire l’intégralité du communiqué.
De nombreux salariés cessent effectivement le travail, notamment sur les sites de Sandouville et Cléon en Seine-Maritime.
Au parti socialiste, les réactions divergent. Globalement, l’annonce embarrasse sérieusement le parti qui s’est fendu d’un sobre communiqué officiel : "Le groupe Renault a indiqué, comme le lui avait demandé le gouvernement, qu'il n'y aurait ni fermeture de site, ni plan social, ni plan de départs volontaires dans le cadre de cet accord. Avec les organisations syndicales et l'Etat, le Parti Socialiste sera attentif au respect, par Renault, de ses engagements".
Mais l’aile gauche du PS n’entend pas se plier à se discours officiel. Emmanuel Maurel l’a annoncé au Monde : "Ce que fait Renault est dégueulasse", s'insurge le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, dénonçant un "véritable chantage à l'emploi". " Combien de millions d'euros reçoit Renault avec le crédit d'impôt ?", interroge-t-il, amer.
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