Appel

samedi 12 janvier 2013

Collectif Stop le Contrôle au Faciès

Communiqué de presse du Collectif suite aux différentes déclarations des membres du gouvernement sur la politique du reçu de contrôle d’identité et sur la lutte contre les contrôles au faciès.

En ce début d’année 2013, le débat sur la politique du reçu de contrôle d’identité refait son entrée. Le 8 janvier, une énième personnalité politique, et non des moindres, a rappelé sa position en faveur d’une expérimentation de la politique : il s’agit ni plus ni moins que de François Lamy, Ministre délégué à la Ville. Soulignant l’importance d’une police « respectueuse et irréprochable », son intervention faisait suite à celle du Premier Ministre, qui le 3 janvier, rappelait son engagement contre les discriminations lors des contrôles d’identité. Le 6 janvier, Libération avait publié une tribune dans laquelle un inspecteur de police anglais témoignait de l’utilité d’un bon usage de la politique de reçu : en 18 mois, disait-il, le «taux de réussite» des contrôles était passé de 4% à plus de 10%, faisant à la fois chuter le nombre de contrôles inutiles et la criminalité, et disparaître les plaintes pour contrôles abusifs.

La liste des Ministres qui ont publiquement exprimé leur soutien à l’expérimentation, dont Benoît Hamon sur TV5 et Cécile Duflot au Grand Journal de Canal Plus, fait écho à celle des parlementaires Esther Benbassa (EELV), Pozzo Di Borgo (UDI) ou encore Marie-George Buffet (PC). Mais à la différence des membres du Gouvernement, ces derniers ont proposé des lois, répondant aux attentes de la société civile.

Les associations membres du Collectif contre le Contrôle au Faciès, qui ont rédigé avec la Ligue des Droits de L’Homme une lettre ouverte au Premier Ministre réunissant aujourd’hui une trentaine d’associations et plus de 8500 signataires, attendent de ce dernier une rencontre sérieuse.

« Cette politique, comprise dans ses détails, est plébiscitée du Parti Communiste au Centre. Elle a prouvé son efficacité chez nos voisins européens. Comment ne pas s’étonner du fait que le Gouvernement, qui doit beaucoup aux votes des quartiers populaires et des minorités, fasse la sourde oreille ? », demande Amadou Ka, membre des Indivisibles.
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